Oxumorôs

Après la guerre, la paix nouvelle reste précaire et menacée...
 
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 La forteresse aux tours de sable [PV Lenny]

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Alix Craft
Préfet de Serdaigle, 5 ème année
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MessageSujet: La forteresse aux tours de sable [PV Lenny]   Lun 5 Juil - 9:34:19

Les accusations silencieuses ou les insultes, les coups aussi parfois... Tout cela était épuisant pour Alix qui luttait sans vraiment y croire, puis avait cessé de se battre finalement, sombrant doucement. C'était un état presque réconfortant de se laisser aller ainsi, c'était presque trop facile... D'abord le Serdaigle avait délaissé ses obligations de préfet, incapable de maintenir l'autorité de toutes manières, laquelle déjà bien mince, tenant uniquement sur ses actes héroïques passées était entièrement brisée maintenant. La plupart croyaient au fond en son innocence, surtout que les professeurs le soutenaient... Mais c'était si plaisant de trouver de la chair fraîche, d'inventer un traître afin d'évincer l'un des derniers sang-pur du "pouvoir" bien que ce soit malgré lui. D'autres s'amusaient juste de s'attaquer à l'autorité, certains, plus rares cependant, le croyaient réellement coupable de tous les crimes commis. Lenny Pinsker était un taré, un tordu qu'il faudrait enfermer à l'asile avec son frère! Pour une petite remarque, voilà Alix descendu, lapidé... Il avait suffit d'un article pour que toute la gloire tombe. Oh, le métisse se fichait bien de son pied d'estale; mais le mal qu'il avait déjà dans les relations humaines était quelque peu compensé par l'aura de héros qu'on lui prêtait; cette année s'était annoncée comme l'une des meilleures de sa vie, elle était un désastre!

Après avoir tenu jusqu'au bout l'année dernière, il s'effondrait. Rien que de penser à ce second année de Gryffondor qui avait à tout prix voulu le suivre et dont il avait refusé la présence... Puis le drame était arrivé, Rusard les avait vu, forcément, à se disputer les deux garçons avaient fait du bruit... Tous deux avaient été attrapés malgré les tentatives vaines du Métamorphomage pour protéger le Gryffondor, ses réflexes de résistant en avaient fait quelqu'un de capable d'analyser froidement les pires situations, mais ne l'avaient pas rendu invincible. Insensible à la douleur presque ou tout du moins la promesse de torture, le Serdaigle, un peu fou admettons le, se fichait des punitions, il avait vraiment tout essayé mais l'autre avait été attrapé en premier puis torturé pour punir l'adolescent qui semblait se moquer de tout ce qu'on pourrait bien lui infliger physiquement ou mentalement tant il avait été brisé.

Mais que les anciens opprimés protégés avec ferveur par des actions un peu inutiles au début, puis s'affinant jusqu'à devenir très gênantes pour les dictateurs se rebellent encore, et contre lui cette fois... C'était trop! Alix avait d'abord cessé d'apparaître à toutes les occasions où il était sensé jouer son rôle de préfet, alors qu'il s'y appliquait véritablement au début, puis le garçon s'était éloigné de Calypso, comme pour la protéger de la disgrâce qui ne semblait pas atteindre son amie aimée de tous... Sans doute par jalousie un peu également, Après la dégringolade était facile! Ayant goûté au plaisir d'être seul dans son monde, sans craindre les représailles, le jeune sorcier supportant de moins en moins le contact avec les autres avait commencé à rater quelques cours, faisant ses devoirs, lesquels lui étaient emmenés par un camarade de Serdaigle, une connaissance qui le croyait innocent mais ne voulait pas non plus trop traîner avec lui... Ce dernier, un regard plein d'excuses lui apportait ses affaires puis s'enfuyait sans un mot de plus, c'était sa façon de soutenir le métisse, sans trouver le courage de s'afficher avec lui. Ensuite, il avait arrêté de manger dans la grande salle puis cessé tout court de se rendre dans les cuisines, restant dans sa chambre la plupart du temps et se montrant particulièrement discret pendant les cours; seul son don de Métamorphagie, salutaire comme toujours depuis l'année dernière lui permettait de se promener parfois dans les couloirs sans être reconnu.

L'acharnement était une chose terrible, et les rumeurs y contribuaient. Le pire c'était que la plupart des élèves savaient que l'on ne pouvait pas lui reprocher les faits énoncés dans la gazette du château et s'en servaient pour servir leur intérêt général: certains trouvaient inadmissible qu'il soit nommé Préfet à la place d'eux s'estimant plus méritants, d'autres avaient juste à cœur de faire basculer l'autorité, les derniers enfin n'avaient jamais aimé Alix, le trouvant trop différent, au final on ne l'accusait pas vraiment d'avoir été un traître mais plutôt d'être lui et sang-pur. Même à moitié dans la tombe, sa famille maudite le faisait encore souffrir!

A ce régime là, encore affaibli par l'année passée, son corps ne tint pas le choc, d'autant plus que sa santé était déjà fragile; le chagrin a un pouvoir destructeur sur le physique, lequel se détériora vite, le laissant malade et affaibli, refusant de manger. Alix, au grand dam de Madame Pomfresh qui avait apprit à l'apprécier fut emmené en urgence à l'infirmerie. Pris à temps grâce à ce même camarade de Serdaigle si-trop- discret qui le soutenait, il somnolait maintenant en ces lieux sans avoir eu besoin de se rendre à Ste Mangouste cependant. N'en restait pas moins que le Bleu et bronze hésitait fortement à cesser ses études et partir d'ici, c'était ce qu'il murmurait entre deux sanglots en se réveillant, avant que Madame Pomfresh ne le calme en lui parlant gentiment puis en lui faisant avaler une potion de sommeil.

Aujourd'hui comme le jeune sorcier était plus calme, elle l'avait laissé s'assoir dans son lit ou se lever pour faire le tour de sa chambre; ennuyé, la tête vide, s'appliquant à oublier tout cela, après quelques jours bénis coupé de ce monde détesté, le métisse faisait ses devoirs sans autre but de ne penser à rien, ni à ses amis rares-et surtout pas à Jack qui lui manquait terriblement.- ou ses ennemis qui devaient s'amuser comme des petits fous. Ah si seulement Alix n'avait pas été assez gentil pour proposer d'aider l'autre taré de Serpentard, si il avait su s'écraser et ne rien dire une fois poussé dans la boue... Mais pourquoi se taire lorsque les torts qui lui étaient incombé étaient moindres?! C'était injuste!! réellement... Cependant, alors que tout cela remontait en une vague acide dans sa tête, le jeune sorcier submergé par ses souvenirs: tant ceux de la guerre comme de sa disgrâce se remit à apprendre son cours, répétant 100 fois la même phrase sans avoir l'air de réellement s'en apercevoir...

Lorsqu'un bruit se fit entendre, il leva doucement la tête, inquiet, comme si Carrow elle-même allait entrer pour le torturer. Même morte, il semblait que la terrible femme ait gagné, au moins sur un des tableaux puisque Alix était désormais détesté par tous, chose qu'elle n'avait jamais réussi à faire, surtout quand ses actions avaient commencé à être très utiles et dangereuses pour eux! Désormais le sentiment était éveillé, et le métisse aussi se détestait, qu'importait sa vie? Malgré Jack il se sentait très seul et s'infligeait sans peine toute cette souffrance, refusant encore de manger les plateaux repas et recevant des potions énergétiques en guise de nourriture-quand il n'essayait pas de s'y soustraire aussi.- et regardant ses plaies se rouvrir par hasard sans broncher, comme si voir son sang couler lui plaisait quelque part, car la douleur physique évinçait un peu celle mentale. Mais pour l'heure, attentif, dans un geste réflexe acquis par l'expérience, l'ancien résistant se saisit de sa baguette posée sur sa commode, tâchant de faire face à l'inconnu qui s'annonçait, assis sur son lit et le plus droit possible.
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Lenny Pinsker
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MessageSujet: Re: La forteresse aux tours de sable [PV Lenny]   Mer 14 Juil - 18:03:38

A cet instant précis, il sut qu’il le tenait en son pouvoir. La capitulation approchait, en deux manœuvres son compte serait réglé. L’ennemi avait relâché sa vigilance une seconde de trop pour un assaut fatal et inconsidéré. Si la fuite restait possible, le stratège en face jouait les faibles ébranlés, il semblait surpris, très loin de la victoire promise. Une lèvre pincée il laissa flotter sa main au dessus du plateau. Les petits pions noirs attendaient immobiles l’heure du sacrifice. Un soupir balaya le terrain, les épaules se haussèrent, le capitaine ouvrit son armée à l’adversaire qui, semblait-il, l’obligeait à s’exposer. Un rictus se dessinait de l’autre côté. Une tête noire s’effondra dans la poussière, une de plus, morte au combat, expédiée en enfer. Mais le sang était un appât sournois. L’attaque arrivait de côté, le cercle des meilleurs soldats se refermait. Le visage cruel pâlit. D’un bout à l’autre du damier les situations étaient bloquées. Alors, vaincu, honteux, le roi rendit les armes avant l’attaque mortelle. Il rappela ses tours et chevaux blancs, et se retira en faisant grincer entre ses dents la promesse d’une revanche. Une vague sceptique ondula sur le sourcil platine du gagnant. Lenny montrait un air satisfait, celui du bon élève satisfait de la note d’un examen pour lequel il n’avait pas jugé utile de réviser. Il ne perdait pas souvent aux échecs et son partenaire était de toute évidence un joueur amateur mal informé des rouages d’une partie. Le regard indifféremment fixé sur sa mine déçue, le préfet de Serpentard savait qu’il avait accepté ce combat avec l’intention innocente d’admirer la beauté angélique du troisième année. Il lui serra la main. « Reviens ici la semaine prochaine si tu y tiens. » souffla-t-il d’une voix égale. L’enfant acquiesça, trop intimidé par le badge rutilant de l’altesse glacée pour oser un commentaire plus amical. Pendant que le préfet des Serdaigle déclinait, l’élu des verts s’élevait chaque jours plus haut dans sa tour d’ivoire.

La vengeance ne réparait rien. Il gagnait et sa vie quotidienne était d’une platitude infinie. Les enseignants n’hésitaient pas à féliciter sa bonne conduite, ses qualités de préfet, son investissement en cours et à la Gazette de l’école. Impassible et irréprochable, il dégageait une impression de vide, celle d’un corps sans âme ni histoire. L’adolescence n’était pas toujours tendre. Un jour, l’enfant gâté réalisait qu’il n’était personne. En dehors du cocon familial, l’avenir n’était nulle part. Alix avait mis en relief la fragilité de son univers. Ses calculs pour le faire tomber bien plus bas que lui s’étaient couronnés d’un beau succès. L’affront porté à son frère ne resterait pas sans réponse. Il se l’était juré la première semaine de la rentrée. Or, les étincelles d’esprit refusaient d’éclater. Il ne voulait pas se mettre en danger, ni ouvrir la discussion, entendre ses lamentations, sa version des faits, … Peu importait la façon dont les choses s’étaient passées, ses paroles avaient franchi les limites autorisées. Son frère devait savoir, une fois de plus, qu’il pourrait toujours compter sur lui, et les autres apprendre le respect dû à leurs noms. Il n’y avait même pas de fierté derrière cette attitude, aucun royaume à préserver, une simple logique de guerre dans une tête hostile au monde entier. L’idée de son attaque magistrale lui était venue après le concert. Deux jours avant le bouclage du journal, il s’était empressé de rédiger un article diffamatoire assez bien documenté pour passer sous silence un vice de forme. Que faisait-il si ce n’était émettre une réserve à l’égard d’un représentant de l’autorité en instillant le doute, le plaisir de la critique et du lynchage massif chez tous les élèves de Poudlard ? Ils voulaient des coupables ? Il leur en offrait un sur un plateau d’argent ! L’article s’était propagé comme un venin fulgurant à tous les étages du château. En quelques heures, Alix était devenu la personne à éviter. Le panurgisme de ses semblables devenait jouissif pour la première fois…

Les détracteurs les plus véhéments étaient contre l’accession du Serdaigle au poste de préfet depuis le début de l’année ou des pro-Sang-Purs dissimulés dans leurs rôles de repentirs. Ils s’étaient fait un plaisir d’étayer la rumeur pour lui. Certains l’avaient même remercié. Les bruits les plus affreux avaient commencé à courir, la mesquinerie humaine avait fait son œuvre. Il avait vu Alix diminuer, disparaitre peu à peu de la place publique, affaibli, les épaules courbées, indigne de son titre et de ses trophées. En deux semaines, il avait constaté sans émotion l’efficacité de son projet. Samuel s‘était beaucoup amusé de sa prose, il lui semblait que toutes choses retrouvaient enfin leur ordre. Craft était un vaincu. Qu’il s’en sorte ou demeure au plus mal n’était pas son problème, il ne le connaissait même pas. Et qu’avait-il fait après tout ? Ses soupçons présentaient un caractère légitime, ses camarades étaient des bêtes entre eux, il ne supporterait aucune responsabilité. Ainsi, il servait à tous les curieux la même réponse. Son article ne dépassait pas la visée informative et entretenait une polémique sur laquelle il faudrait faire la lumière un jour. S’il croyait à ce qu’il écrivait ? Pourquoi pas ? Il cherchait la vérité, sans preuve, aucune supposition n’était à exclure, mais Alix Craft avait refusé de parler aux médias… Ce qui était faux, il ne lui avait toujours pas proposé d’interview. Si les mensonges de Lenny n’étaient pas toujours convaincants leur force tenait à leur ténacité. Il n’en démordait jamais. Tant que des preuves accablantes ne le frappaient pas, les faits seraient comme il le déciderait.

Mais, avec l’envoi du Serdaigle à l’infirmerie, le jeune homme estimait que la tragédie avait assez durée. Alix n’était pas un collègue dérangeant au fond. Il craignait un mauvais choix des enseignants s’il fallait le remplacer. Malgré son crime, il n’oubliait pas non plus la résistance de l’année passée, elle lui laissait une chance ténue de s’en tirer. Le groupe des préfets se retrouvait affaibli par l’absence d’un des leurs. La charge du travail était plus lourde et les étudiants s’agitaient facilement dans un climat où la trahison semblait désormais partout. La partie d’échec lui avait mis les idées au clair. Il évaluerait ce qui était devenu le « cas Alix » de plus près. Délaissant la bibliothèque il traversa d’un pas tranquille le couloir qui menait à l’infirmerie, frappa et entra les mains vides dans la chambre du convalescent. Ce dernier avait manifestement viré à la paranoïa et dirigeait sa baguette sur lui. Piètre duelliste, Lenny ne s’était pas préparé à une attaque. La vitesse lui ferait défaut s’il essayait de sortir son arme maintenant. Quelque peu troublé, il leva les mains à la hauteur de son visage en espérant que le geste soit suffisant pour montrer qu’il n’était pas un danger immédiat.


- Eh ce n’est que moi…
, dit-il avec une désinvolture inquiète de mauvaise foi. Je viens de croiser le professeur Flitwick dans les couloirs et…
- Il inclina son regard vers la baguette. –
- Puis-je poursuivre sans être menacé ?

Sous l’effet de la colère, les gens avaient parfois des réflexes idiots. Lenny s’en méfiait. Il laissa retomber ses mains et attendit. Il connaissait déjà par cœur le récit de sa rencontre avec le professeur Flitwick mais préférait évaluer la réaction du Serdaigle afin de mieux le tourner s’il l’exigeait. Un petit sourire amical forcé se dessina sur ses lèvres. Il n’était pas venu de son propre chef.


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Jack Field
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MessageSujet: Re: La forteresse aux tours de sable [PV Lenny]   Ven 16 Juil - 13:38:41

[HJ : Jack arrive toujours comme une couille dans le potage, c'est ça qui est drôle.]

J'ai pas vu Alix autant que je l'aurais voulu, pour un tas de raison – sans doute pas très bonne je dois l'admettre.
Si ça peut vous consoler, ce n'est pas à cause de bruits de couloir sur ce pauvre homme, pour ça il aurait fallu que je les vois. Ce genre de truc ça se murmure au coin de l'oreille, discrètement, aucune chance que je tombe dessus donc – j'ai un peu tendance à passer à coté de ce qui ne s'affiche pas en néon multicolore juste devant mes yeux.
Comme les p'tits problèmes d'Alix.
Bref, si je l'avais pas vu, c'est pour une raison toute bête : Il s'était cachéééé ! Et bien caché en plus de ça, j'ai jamais pu mettre la main dessus. J'en ai conclu qu'il tenait pas trop à voir ma tête, quoi que quand je le croisais – rarement – il avait l'air heureux de me voir... De quoi être paumé. Dans le corps d'Alix se cache une logique de meuf prêtre à fondre sur mes couilles pour les casser.
Enfin c'est ce que j'ai pensé sur le coup.

Ai je précisé que je ne lis pas le journal de Poudlard ? Non ? Ça se devine quand même hein ? C'est pour ça que j'avais de la merde plein les yeux pendant un bout de temps. Et puis personne est venu me prévenir, évidemment, de toute façon la moitié des gens qui m'ont déjà parlé me prennent pour handicapé mental – difficultés d'élocution – et puis ils vont pas me prévenir qu'un article de la Gazette de Poudlard parle en mal d'un mec à qui j'ai roulé une pelle au concert, je suis pas le centre du monde.
Oui mais quand même, j'ai les boules.
J'ai quand même fini par m'apercevoir qu'il y avait une couille dans le potage à cause d'un truc : Son poids. Quand je l'ai rencontré, il passait à l'aise entre la colle et le papier. En l'état, maintenant, il perdrait à la lutte contre un bébé fourmi tétraplégique. Ça avait rien à voir avec sa métamorphagie, je crois. Je savais qu'il prenait parfois d'autres formes à Poudlard dans les couloirs, mais j'lui ai jamais demandé pourquoi, j'aurais peut être dû.
En attendant, pour détailler un cul, je savais m'y prendre, et le sien changeait dangereusement, dans le mauvais sens hélas (sous la main, ça devait un peu faire l'effet de prendre à poignée un tas d'os enfermé dans une chaussette, rien de bien sexy donc). C'est fou comme ça allait vite, le temps que je me retourne et Alix aurait pu faire une pub pour la malnutrition. J'exagère peut être un peu, mais ce genre de changement chez quelqu'un m'a toujours alarmé.

Ce qui m'amène à l'instant présent de la narration : je monte à l'infirmerie armé de toute ma bonne volonté et d'un sandwich Donnat pour tenir compagnie à Alix comme un gentil garçon. Peut être que j'aurais dû le faire plus tôt, mais on est toujours con et aveugle quand il s'agit pas de soi. J'ai déjà fréquenté des anorexiques, et peux dire d'expérience que – contrairement à ce que raconte les milieux défavorisés intellectuellement – ce n'est jamais un caprice d'adolescente en manque de cul.
Bon, je dirais pour ma défense que mon sandwich Donnat, j'ai pas grandes illuions de lui faire manger, mais j'ai apporté un petit cas de chouquettes, y a peut être de l'espoir ?
Je rentre.

Oh tiens ! Un blond ! Ou plutôt... THE blond, le seul l'unique, celui qui rougit quand on lui pince les fesses. Bien sûr, je suis au courant de rien, ne l'oubliez pas, c'est donc tout naturellement que je l'interpelle d'une boutade amicale que je réserve aux gens que je connais pas bien - avec du mal à parler distinctement.

- Salut petite bite !

Je papillonne vers Alix (sans oublier d'ébouriffer les cheveux du blond au passage avec brutalité, espérons qu'il me croit débile mental, il me foutra la paix). Hélas, j'ai cassé mes ailes de fée à paillette rose en me roulant par terre et mon tutu est au lavage, mais j'espère qu'Alix sera content de me voir tout de même. Le baggy est tout de même beaucoup moins chic, ça fait moins « je suis un spectacle son et lumière à moi tout seul ! » mais tant pis.
Je me penche vers ce pauvre Alix qui n'attendait peut être pas une telle arrivée de ma part – mais quand on est toujours ignorant du contexte, on a l'habitude d'être comme un chien dans un jeu de quille en toutes circonstances.

- Bonjourrrrrrrr.

Il paraît qu'il faut faire durer les lettres quand on est content (les fille mettent beaucoup de « i » par exemple), j'espère que j'en ai fait assez. Le « r » me paraît plus viril, c'est le cri du phacochère dans les bandes dessinées. Les loups aussi font ça. J'veux bien faire du bruit d'loup, ça m'a l'air cool.
Bien sûr, dans toute la scène que je viens de raconter, n'oubliez pas l'expression de demeuré heureux que j'arbore continuellement sur mon visage tout du long, avec le sourire de dément et tout et tout.
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Alix Craft
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MessageSujet: Re: La forteresse aux tours de sable [PV Lenny]   Ven 30 Juil - 12:38:53

[HJ: bon alors voilà c'est nul... Minable, pas super cohérent et aussi... Bah confus, tout ce que vous voulez! Mais j'ai fais le Rp de mémoire, je n'avais plus vos réponses sous les yeux depuis deux semaines Sad J'espère que vous me pardonnerez! ]

Alix s'attendait à tout, sauf à voir Lenny pénétrer dans sa chambre, oser commettre ce sacrilège en levant les mains, comme pour prouver ses bonnes intentions quand ce dernier l'avait littéralement détruit, le menant à resté cloîtré entre ces 4 murs. Le métamorphomage cligna des yeux une fois avec intensité, prouvant qu'il analysait la situation, essayant de démêler la réalité de ce qui pourrait être un rêve... Ou plutôt un cauchemar.

-Tes paroles sont une menace en elles-mêmes.

Répondit l'adolescent, en grondant comme un animal furieux qui se sent acculé. Malgré son air fragile- impression rendue encore renforcée vu son état présent.- ses yeux luisaient d'une détermination, promettant qu'il n'était pas encore tout à fait éteint; et que même des braises peuvent brûler. Alors qu'il allait envoyer Lenny balader, lui disant que ce dernier ne l'avait jamais parlé, alors qu'il était totalement inutile de demander une chance ou même d'essayer de communiquer avec lui. Cependant, à l'instant même où le Serdaigle allait attaquer, fort de l'intrusion de son ennemi dans son territoire involontaire, Jack fit son entrée. Alix fut très surprit car le Poufsouffle ne s'était pas vraiment manifesté ces derniers temps, il faut dire que le mannequin avait cherché à l'éviter, honteux de la situation; craignant une confrontation. Pourtant le Jaune et Noir ne lui parlait jamais de ces accusations, de ces soupçons de trahison pesant sur lui alors qu'il avait fait ses preuves dans la résistance l'année dernière. Se pouvait-il que Jack se fiche éperdument de ces dires? Qu'il se moque des bruits dans les couloirs? Évidemment, Alix n'avait pas pensé au fait que d'une, Jack n'entendait pas ces rumeurs, et que deuxièmement il n'était pas du genre à lire les journaux, selon lui, un sourd faisait tout pour se rendre compte de ce qui se passait autour de lui d'une autre façon qu'en utilisant ses oreilles... Ne songeant donc pas que sa première hypothèse s'annihilait automatiquement en ce qui concernait ces fameux ragots que le Poufsouffle ne pouvait entendre.

Se tournant vers son aîné, il contempla, étonné, ce dernier traiter Lenny de « petite bite », il pensa que celui-ci était bel et bien au courant, et qu'il était de son côté. De cette façon, le Poufsouffle insultait le Serpentard de manière à peine déguisée-et avouons de manière bien peu subtile- qui fit sourire Alix, heureux de voir que son petit ami était avec lui. D'un geste plus assuré que les précédent, le Serdaigle leva ses yeux dorés vers son chéri qui s'était approché de lui, haussant un sourcil lorsque ce dernier lui dit bonjour en appuyant sur la dernière syllabe comme on le faisait avec un enfant. Cependant sans trop comprendre l'impression que Jack avait voulu rendre, le Bleu et Bronze n'en prit pas ombrage, il peinait encore à saisir ce que sourd signifiait réellement, les limites engendrées, pour preuve, le métisse avait oublié que son compagnon ne pouvait pas entendre les bruits de couloir; pourtant, il comprenait facilement désormais que les intonations étaient mal maîtrisées par Jack, surtout parce que ce dernier lui l'avait dit d'ailleurs, et ce dès leur première rencontre.

Après le concert, Alix s'était décidé à apprendre le langage des signes, c'était très difficile mais il était vraiment à fond dedans. Chose facile à comprendre quand on savait que le jeune sorcier n'ayant jamais connu l'affection avant refusait de voir une barrière le séparer de cet être qui le considérait enfin. Ses notes avaient même baissées un peu tellement il travaillait dans son coin, trois semaines s'étaient écoulées et ce qu'avait fait Lenny l'avait fait tout abandonner sauf le monde du silence où il s'était jeté avec encore plus de forces! A travailler chaque jour au point de s'abîmer les doigts ou de se mettre à pleurer, tant à cause de la difficulté que cela lui causait parfois avec sa main à demi paralysée que parce qu'il se rendait compte du point où sa désespérance était rendu, le Serdaigle avait fini par apprendre, il savait désormais s'exprimer en langage des signes, enfin avec des fautes, des hésitations certes, mais c'était compréhensible, pas étonnant au bout de trois semaines quand on s'appelait Alix Craft; et aussi que l'on avait une histoire comme la sienne qui le poussait à tout donner pour le peu de gens qui l'appréciaient, ainsi que cette affaire qui l'avait finalement poussé dans ses retranchements.

Avec beaucoup de volonté, le préfet tâcha de mettre son apprentissage en pratique, c'était ardu et le jeune sorcier se concentrait pour ne pas dicter ce qu'il racontait avec ses mains, sinon où serait l'intérêt? Le but était sans doute d'isoler Lenny, de le mettre mal à l'aise mais aussi de se protéger soi-même en se donnant l'illusion qu'il pouvait s'envoler vers un horizon autre que celui du blond. C'était plus difficile d'agir devant le Poufsouffle, on ne devenait pas un génie du langage des signes en trois semaines, même avec 4 ou 5 heures de pratique par jour- au point que ses notes habituellement fabuleuses avaient baissée bien sûr.- ou de 7 voir 8 heures ces derniers jours-entre deux sanglots, ici, il n'y avait rien d'autre à faire... Cependant l'on sentait que les choses commençaient à venir et que la conversation était désormais possible. Alix comprenait effectivement assez bien ce langage grâce à un manuel magique qui montrait des photos qui bougent dans lesquelles étaient insérées des dialogues programmés ou autre. En vrai ce serait plus difficile mais Alix avait confiance, il regrettait juste de gâcher la surprise à Jack en s'exprimant de cette façon prématurément-normalement le jeune sorcier préparait ceci pour l'anniversaire de son aîné.- mais il semblait tétanisé autrement, comme privé du sens de la parole par la colère mais aussi la crainte quelque part, tant de Lenny que des réactions de son petit ami, bien que ce dernier ait paru de son côté de part ses actes précédents.- C'était ainsi qu'avait vu la boutade de Jack, selon lui, il était clair que le Poufsouffle avait insulté l'autre préfet, lui montrant son mépris.-

« Salut! Je suis si content de te voir... Moins en ce qui concerne sa présence à lui par contre... Tu as vu? Il ose venir ici, tout est de sa faute et il se pointe là! »

Ses mains avaient malgré tout, des restes évidents de sa gloire passée et pas si lointaine de mannequin; ses gestes étaient gracieux et vifs, parfois bien entendu, Alix se trompait, même dans une phrase aussi simple que celle-ci, et ses doigts de droite étaient un peu à la traîne, mais on sentait toutefois une certaine tenue dans sa manière de s'exprimer en silence, comme une certaine grâce visant à lui donner une dignité, ou plutôt à sauvegardé celle déjà bien entamée.

Comme si avoir réussi à parler en silence à Jack, lui souffler l'évidence avait suffit à le remonter un peu, le Serdaigle se tourna vers Lenny, fronçant les sourcils et laissant ses doigts fins, d'aspect graciles même, il finit par lancer d'une voix impérieuse et méfiante:

-De quoi voulais-tu me parler? Pourquoi te laisserais-je faire? Il ne me semble pas que tu m'aies laissé une chance de m'exprimer... Est-ce pour encore m'accuser de trahison? Ou pour mentir sur mon compte?

*J'avais probablement tort en insultant son frère... C'est LUI qui devrait aller en hôpital psy, l'autre est juste simple d'esprit... Celui-là c'est un taré diabolique, malheureusement plus intelligent que son frère. * songea le garçon avec âpreté...

Alix avait été élevé dans une famille ayant une certaine classe et même si il l'avait renié, quelque part, la colère aidant, la façon de penser restait ancrée dans sa mémoire, son éducation le poussait à mépriser ceux qui lui avaient fait du mal. Les personnes innocentes d'origine modeste avaient en revanche toutes leurs chances avec lui, mais pour Lenny, c'était bien mal parti... Alix le considérait comme souillé par ses propres soins, sa bêtise, sa méchanceté même, il exécrait le préfet qui avait brûlé sa dignité pour emporter la sienne dans sa chute, quelle basse stratégie!

Attendant de voir ce que l'autre avait à dire, se rappelant fugacement d'un regard échangé avec le blond lors du concert-un regard étrange dont il n'avait malheureusement pas su déchiffrer la teneur.- espérant bien l'interpréter, pensant que c'était de la gêne ou de la jalousie-mais ça c'était ce qu'il se plaisait à imaginer, car Alix ne savait finalement pas ce qu'avait Lenny dans la tête à ce moment là.- afin d'attiser ce sentiment mais aussi de bien marquer son territoire-histoire que le blond ne lui vole pas la dernière chose qui lui restait.- le Serdaigle posa sa main légère et délicate dans celle de son aîné, forte, douce, cette main qu'il espérait bien réussir à comprendre quand elle signerait pour lui, si jamais elle acceptait de le faire! Mais Jack ne semblait pas s'être offusqué lors de leur première rencontre quand le Métamorphomage avait maladroitement dit bonjour en langage des signes, ou était-ce bonsoir? Qu'importe! L'adolescent se redressa, comme porté par la présence excentrique de son petit ami qui était encore arrivé comme un cheveu dans la soupe, à sa manière décalée de saluer les gens, d'entrer dans leur monde. Se postant à côté de ce dernier, le jeune mannequin fixa plus intensément Lenny, s'habillant d'un noir profond-qui évinçait presque les limites de ses prunelles.-dont il avait conscience, jetant ses dernières forces dans cette transformation que lui permettait son pouvoir, afin de gagner, espérait-il, ce combat de regards lancé, incitant Lenny à parler sans détour ou à partir prestement.
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Lenny Pinsker
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MessageSujet: Re: La forteresse aux tours de sable [PV Lenny]   Mer 1 Sep - 20:50:10

Le début de cette nouvelle manche ne lui plaisait pas du tout. Les jeux en situation réelle dépassaient le cadre limité des combinaisons gagnantes. Si le pion Alix refusait de l’écouter, il ne pourrait le forcer. S’il choisissait d’attaquer, la seule option était la fuite. Tant qu’il n’avait pas trouvé le moyen d’intéresser sa victime, les manœuvres possibles mourraient dans des impasses. Sa vision s’arrêtait là où la volonté du Serdaigle se bloquait. Lenny recula d’un pas prudent. Il ne dissimulait pas son hésitation à entrer, laisser une position dominante au malade arrangeait ses desseins. Le regard assombri d’Alix indiquait très clairement qu’il se serait rué sur lui toutes griffes dehors si son état le lui avait permis, et qu’il se montrerait hostile à toutes formes de négociations. C’était prévisible. L’artisan de tous ses ennuis venait le hanter sur son lit de mort, signe évident qu’il n’en avait pas fini avec lui. Le Serpentard envisageait une seconde partie avec la promesse d’une trêve. Il ne voulait pas pousser son collègue dans un piège hérissé d’épines. Que ferait-il d’une victoire sordide ? Alix avait insulté un Pinsker, il devait payer son tribut jusqu’au bout. Alors, la main qui l’avait frappée pourrait se tendre vers lui et balayer toutes les médisances qui viciaient les allées du château. Lenny connaissait son rôle par cœur. Les pires stratagèmes s’épanouissaient au fond des solitudes prolongées. L’esprit fermé au monde a la malveillance facile. Il calculait sans émotion, comme il l’avait toujours fait pour diriger dans l’ombre les faibles qui osaient se rebeller. Personne ne tremblait devant les frères Pinsker. Mais personne ne les provoquait ouvertement en dehors d’un cercle de Serpentards autorisé. Ce n’était pas un hasard.

Mais les élans de haine transformaient les dernières ressources des hommes à terre en véritable fureur. Alix avait la force de lancer un sortilège. Sa convalescence lui avait sans doute laissé le temps d’imaginer toutes les tortures qu’il rêvait de lui infliger. Sa phrase en suspend ne suffirait pas à retenir le coup. Allait-il suggérer une menace pour le calmer et l’inquiéter ? L’arrivée inattendue d’un nouveau protagoniste le sauva in extremis de ce très mauvais pas. Hélas, l’intrus était d’un improbable soutient. Jack Fields ne s’était pas manifesté depuis la parution de l’article dans la Gazette de Poudlard. Lenny avait craint ses représailles les premiers jours, l’amour éveillait beaucoup de prétentions héroïques. Mais ce grand échalas sourd de Poufsouffle avait continué sa vie sans Alix, en lui souriant bêtement en classe lorsqu’il surprenait son regard. Etaient-ils vraiment en couple après tout ? Un garçon majeur pouvait embrasser un gamin de quinze ans toute une soirée et n’y voir qu’une distraction de circonstance. Lenny avait tout misé sur cette supposition, elle le mettait d’assez bonne humeur, le Serdaigle était ainsi définitivement seul. Il était presque déçu de voir apparaître ce petit ami indigne et profondément vexé – quoique son expression n’en fît rien paraître – par la vulgarité de son accueil. La commissure de ses lèvres trembla avec crispation. Bien sûr, l’attaque était petite, pathétique, mais il ne supportait pas les expressions salissantes, quelles que fussent leur nature ou leur vérité, elles lui donnaient invariablement l’impression d’être dégradé. Après la gêne, la colère frappait ses prunelles.

Il assista exaspéré aux ridicules retrouvailles de ce couple qui faisait, de toute manière, honte aux bonnes mœurs. Qu’avaient-ils besoin de s’afficher ? Lenny supportait difficilement les épanchements des couples hétérosexuels, et celui-ci était franchement révulsant. A moins qu’il ne le mît beaucoup plus mal à l’aise. Oui, il le savait très bien, mais son mépris pour ces deux garçons méritait l’avis plus tranché de la condamnation. La suite de tempéra pas sa pensée. Fier de sa nouvelle situation Alix en profita pour le narguer en utilisant le langage des signes. Il n’y avait rien de plus désagréable qu’être mis à l’écart dans une conversation entre deux alliés qui pouvaient grâce à un discours codé décider d’une vengeance devant vos yeux. Que disait-il ? Cherchait-il à attirer toutes les foudres de son copain débile mais valide sur lui ? Lenny fronça les sourcils, et tira sa baguette de sa poche. Il lança un sort d’attraction sur une chaise afin de dissimuler la fonction défensive de son geste et s’installa avec une désinvolture qui ne lui ressemblait pas, jambes écartées face au dossier. Il croisa les bras sur le bord et écouta les mots que le Serdaigle daigna lui lancer les lèvres pincées, visiblement embarrassé. Alix parlait trop. Il attendait des explications et le Serpentard savait que ses questions n’avaient rien de rhétorique. Elles étaient même tournées d’une façon qui arrangeait ses plans. Il les ignora cependant pour poursuivre d’une voix indifférente :

- Le professeur Flitwick m’a demandé de tes nouvelles. Je viens de le croiser à la bibliothèque, il semble que ton absence commence à le préoccuper
– Il posa la tête sur ses bras, le visage assombri - et que les répercussions de mon article ne lui plaisent guère…

Le bas de son visage était désormais dissimulé derrière ses bras, puisque Alix avait cherché à le mettre à l’écart, cette discussion n’aurait lieu qu’entre personnes entendantes. Il soupira doucement.


- Mais je ne t’ai accusé de rien Alix, souffla-t-il visiblement navré qu’il le prenne sur ce ton. Mon rôle est de relayer l’information, et en ces temps difficiles où tout le monde se méfie de tout le monde, il est parfois difficile de démêler le vrai du faux. Tu sais comme quoi que certains élèves partisans des Carrows se pavanent encore à l’heure actuelle dans les couloirs. Des bruits ont circulé sur ton compte, comme sur d’autres d’ailleurs. S’il s’agit de pure calomnie, il faut reconnaître que les informations disponibles ne nous permettent pas dans l’immédiat d’affirmer ton innocence. J’aimerais connaître la vérité, comme tout le monde, et éclaircir la part d’ombre de ces tristes événements. Il m’a semblé normal, responsable même, de souligner le fait que l’enquête n’a pas été menée jusqu’au bout avant de t’attribuer une récompense. Je trouvais cela plus juste. Maintenant, si depuis cet article les élèves se sentent trahis et exigent la réouverture de ton dossier, je n’en suis pas responsable.
Il se redressa légèrement pour ponctuer sa tirade d’un sourire vaguement amical. Les lèvres à nouveau exposées à la vue de Jack il ajouta, des plis soucieux barrant son front :
- Je suis même d’accord pour dire que la polémique est allée beaucoup trop loin. C’est pour cette raison que j’ai accepté de venir te voir.


Lenny comptait sur l’effet de surprise et la méconnaissance qu’avait Alix de son caractère pour l’inviter à poursuivre ce qui ressemblait un début d’excuses qui niaient cependant toute sa responsabilité dans l’affaire. Qui pouvait dire jusqu’où allait son insensibilité ? Personne à Poudlard n’avait encore pénétré la complexité de son caractère. Il avait même tendance à manipuler les autres sans qu’ils ne s’en rendissent compte. Quoiqu’Alix puisse dire, il n’y avait de toute manière rien qui ne puisse le contredire. Si son article contenait de fausses accusations, elles étaient données sous la forme de citations aimablement fournies par des Serpentard qui s’étaient eux-mêmes persuadés de ce qu’ils avançaient.

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MessageSujet: Re: La forteresse aux tours de sable [PV Lenny]   Ven 10 Sep - 18:30:48

[HJ: je ne sais pas si de moi ces paroles seront crédibles ( ) mais j'ai du mal à RP ces temps-ci... Donc ce n'est pas génial! Désolé Sad Cependant je tenais à te répondre! Désolé pour le retard aussi Embarassed ]

*Accepté de venir me voir?! Comme si ce qu'il m'offrait était l'honneur suprême de me dédicacer un peu de son temps!*

-Ton article exposait bien plus de diffamation que de suppositions.

Argumenta judicieusement Alix en levant le doigts pour mettre la ola aux bonnes paroles de Lenny. Pour la forme, le Serdaigle comptait bien résister un minimum. Il se méfiait de ce garçon, après tout où était-il celui là lors de la guerre? Dans quel camps s'était trouvé le Serpentard? Sûrement les privilégiés mais l'attaquer par là n'était pas le bon plan, il n'était effectivement pas certain que ce soit le cas et se tromper serait catastrophique... Sans compte que lui-même était sensé être chez les avantagés du système, simplement le jeune sorcier avait refusé cette application de règles bancales et irrespectueuses des droits de l'homme. D'un autre côté bien que le Bleu et Bronze puisse comprendre que l'on doute un jour ou l'autre de ceux qui avaient résisté on ne pouvait pas le faire à n'importe quel moment, celui-ci était passé! Alix avait déjà subi une batterie de tests de sorcellerie, et l'interrogatoire dans une sorte de tribunal pour enfants.

-Le ministère a mis du temps avant de décidé qui méritait ou non la reconnaissance... Ils ont mené une enquête tu sais, donc je ne vois pas pourquoi je devrais encore me justifier! Alors que tout ça s'est déjà produit auparavant. De plus, je me fiche de la récompense, prenez-là si vous le souhaitez... Tu crois vraiment que ça aide quelqu'un? Une petite médaille stupide? Inutile, la véritable récompense c'est la paix, et celle-là je l'ai mérité... Mais pas assez visiblement pour qu'on se pose encore des questions du genre, lesquelles ont déjà été posé juste après tout ça.

En résumé, en quoi tout ceci leur importait? Lenny avait écrit cet article sans rien savoir... Qu'est-ce que cela lui avait apporté de faire des suppositions?

-Il y a un truc que je ne comprends pas... Un journaliste recherche puis écrit la vérité, d'accord... Mais ne doit-il pas tout d'abord rechercher la vérité? Surtout que l'on sentait bien que tu n'était pas objectif là-dedans, merci pour moi mais je sais ce qu'est un auteur subjectif et objectif; tu risques de perdre la face en revenant sur tes attaques. Pas même l'une d'elles n'était fondée... Je ne comprends pas ton mode de pensées. A moins qu'il n'y ait quelque chose de plus que l'article...

Reprit Alix qui traduisait à son chéri ce qui se disait, étonné des progrès qu'il faisait. Alors oui le Serdaigle prenait des raccourcis et ne répétait pas tout à la perfection mais l'ensemble retranscrit était assez bien dit. Le Serdaigle n'avait cependant pas pensé que Lenny faisait exprès de cacher ses lèvres, il était assez intelligent pour penser que son "adversaire" l'était également, et donc normalement incapable d'attaquer sans preuves à moins qu'il n'y ait une vengeance dans l'air. Pour l'instant le pourquoi du comment lui échappait encore car il ne voyait pas quel mal il avait fait à Lenny... Mais ça lui reviendrait sûrement! L'histoire qui s'était passée avec Samuel n'était plus dans sa tête, car ce serait vraiment trop tordu, surréaliste, illogique que tous ses malheurs découlent de cette affaire où là encore, c'était lui la principale victime; qu'il veuille se poster comme tel ou non. Se laissant retomber sur le lit d'un air fatigué, le Serdaigle se dit que d'écouter Lenny lui permettrait peut-être d'en apprendre plus et que rendu là où il en était, après tout, il n'avait plus rien à perdre.

-Alors vas-y, propose...
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MessageSujet: Re: La forteresse aux tours de sable [PV Lenny]   Jeu 23 Sep - 16:41:07

Le tigre s’était calmé. Lenny évaluait l’effet de son petit discours d’un œil impavide. Le canevas lui semblait assez solide pour supporter les arguments de l’opposition. Jack gardait un air parfaitement abruti malgré la traduction d’Alix. Il n’y avait rien à craindre de ce côté, et ce n’était sans doute pas un hasard si ce garçon n’avait pas obtenu ses ASPIC à dix-huit ans passés. La bêtise se lisait sur son visage. Mais le préfet de Serdaigle restait sur ses gardes. Il en faudrait plus pour le convaincre, et le Serpentard esquissa un sourire à cette pensée, ravi de la petite joute verbale qu’on lui demandait de livrer. A l’évidence, l’issue de ce débat lui semblait gagnée d’avance. La première objection de son partenaire annonçait presque la victoire, elle était très facile à contrer et Lenny réplica sobrement :

- S’il y a diffamation, elle ne peut se trouver que dans des commentaires rapportés. Or, je n’ai certainement pas payé ces personnes pour obtenir leurs témoignages. Ils ne sont que le reflet d’un courant de pensée qui circule en ce moment même dans le château. Tu ne pourras pas empêcher les gens de médire Alix Craft.

Mais il savait très bien que cet article était orienté de manière odieuse. Il avait interrogé les principaux détracteurs du Serdaigle et aussi des élèves influençables qui avaient tenu un discours ambigu à cause de ses questions trop sinueuses. Beaucoup de personnes s’appropriaient les opinions des autres par manque de convictions personnelles. Un journaliste ralliait facilement les esprits trop léthargiques derrière sa ligne éditoriale. Il suffisait parfois d’une simple approbation à une question mal comprise pour valider des propos qui n’avaient jamais été dit. Lenny aimait de plus en plus les avantages du métier. Ses victimes oubliaient que les codes de rédaction étaient là pour justifier les pires mesquineries, à condition de savoir les utiliser. Cependant, le Serpentard connaissait ses droits par cœur.

Il laissa Alix verser un torrent de lamentation et ne s’émut pas un seul instant. Le Ministère n’était pas infaillible, les polémiques actuelles autour d’autres récompensés dans le monde sorcier le prouvaient. Toutes les médailles finissent critiquées. Nul homme n’est parfait, et la jalousie des autres n’oublie jamais de le rappeler. L’Histoire portait encore la marque douloureuse de prix décernés à tort. Malheureusement, il n’y avait plus que les historiens pour dénoncer les crimes d’un héros porté par la foule. Et qui s’en souciait ? La vérité ne dégradait pas les légendes inscrites dans la culture d’une Nation. Ce Serdaigle était un idéaliste stupide. Pourtant, il était d’accord avec lui sur le fond. Les actes de résistance lui inspiraient un grand respect. Le retour à la paix était un soulagement pour tous et il espérait que les mangemorts en fuite seraient poursuivit jusqu’à leur mort. Oui, ils pouvaient s’entendre. Et cette carte lui serait peut-être nécessaire si le Serdaigle refusait d’obtempérer.

Les dernières remarques d’Alix compliquaient quelque peu la donne. Un bleu et bronze pouvait analyser chaque élément en détail et tirer de son chapeau une faille qui aurait dû se noyer sous l’afflux d’informations. Il était difficile de nier la volonté sous-jacente de nuire derrière cet article. Personne n’aurait pu l’écrire sans mesurer la polémique qu’il engendrerait. Mais ce n’était pas à Lenny d’expliquer les raisons de cet acharnement, il devrait les comprendre seul, et la lumière commençait doucement à se faire.


- Tu devrais savoir que la justice humaine se trompe souvent
, dit-il avec une placidité presque inquiétante. T’es-tu seulement intéressé à ces grands héros de l’Histoire ? Sais-tu quel genre de personnes nous adorons parfois ? Autre question… As-tu déjà vu une seule récompense qui ne donne pas lieu à la controverse ? Je te rappelle pourtant que l’Ordre de Merlin de Dumbledore a été contesté jusqu’à sa mort. Les gens sont cupides Alix. Il est dans leur nature d’envier ou d’haïr, même en temps de paix.

Les questions étaient une belle invention de rhétorique. Il n’était même pas nécessaire d’argumenter pour troubler son interlocuteur et le perdre dans une série de justifications trop complexes pour être prononcée avant la suite d’une contre-attaque mieux préparée. Lenny le fixa un instant, la mine désolée. Oui, les hommes étaient bien cruels n’est-ce pas ? Il ignora à moitié les questions d’Alix et enchaîna imperturbable le discours fermé amorcé depuis le début de cette fausse conversation :


- Mais, je te le répète, je ne t’attaque en rien, j’émets une réserve. La vérité ne pourra pas se faire si les langues ne se délient pas, et cet article fait parler. Certains élèves sont aussi prêts à jurer ton innocence. Je ne vais pas en rester là. Je te blanchirais si je le pouvais… Après tout, si les soupçons de mes camarades sont invalides, il ne te reste que du mérite. Sans la victoire des actes résistants, combien d’entre nous trembleraient encore pour leur famille ? Je vous aurais peut-être aidé si cela ne présentait pas de risque pour la sécurité de la mienne.


Ce qui était faux, il n’aurait jamais eu ce courage. Si sa famille avait été du côté avantagé, il se serait contenté de profiter du système, en reconnaissant éventuellement que cette tyrannie était à vomir. Bien sûr, il l’aurait rejetée de toute façon, et sa famille ne se serait pas retrouvée en Angleterre sans les idées d’un dictateur moldu décidément très proche de Lord Voldemort durant la seconde guerre mondiale. Mais Lenny n’était pas fait pour se battre. Ou plutôt, il l’avait décidé. Rien ne lui important plus que sa tranquillité et celle des siens. Son visage était devenu plus sombre cependant, comme creusé par le regret. L’impression n’était pas compliquée à donner. Le souvenir de ce à quoi il avait échappé suffisait à le glacer. Après un temps de silence, il reprit d’une voix plus douce :


- Les élèves attendent la suite de ton affaire dans un prochain numéro. Je peux te donner un droit de réponse qui devrait calmer tout le monde.


Il devait accepter. Il n’avait pas le choix. S’il refusait, Lenny avait déjà préparé un article beaucoup moins compatissant pour poursuivre ce feuilleton.


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MessageSujet: Re: La forteresse aux tours de sable [PV Lenny]   Ven 15 Oct - 21:11:47

-J'avais aussi des gens qui me soutenaient Lenny. Mais je suppose que tu ne les a pas trouvé...

Alix était fatigué par le discours du journaliste en herbe. Il en avait assez de son exposé complexe sensé le sortir d'affaire! Le Serpentard se débrouillait bien et le préfet aurait pu le croire si seulement il n'avait pas déjà vécu tout cela... L'homme était vil par nature et le Métamorphomage l'avait apprit très jeune pendant cette guerre. Le lien entre Samuel et Lenny se fit bientôt, peinant à arriver jusqu'à son cerveau mais finalement, la réflexion avait fait son petit bonhomme de chemin. Bien sûr, le Serdaigle était loin d'imaginer que Lenny avait vengé son débile de frère mais il pensait que ce dernier ne l'appréciant pas à cause de cette petite histoire était parti dès le début avec une idée négative de lui pour ses articles, il avait alors rencontré ses détracteurs principaux. Là encore le garçon malgré son mode de pensée assez pessimiste ne pouvait pas croire une personne de l'âge de Lenny assez cruelle pour inventer certains faits. Pourtant Alix le devrait! Pénombre n'était pas beaucoup plus âgée que le blondinet quand elle l'avait battu pour l'avoir surpris en train d'embrasser un garçon. Et les gosses qui suivaient les idées des Carrow non plus ne s'embarrassaient pas de principes.

-La suite de mon affaire? Dans mon prochain numéro. Tu parles comme un Business man. Je ne suis pas une starlette que l'on interview pour savoir les dernières aventures de sa vie privée... Mais je suppose que tu ne me lâcheras pas sinon... Et que tu continueras de ne rencontrer, comme par hasard, que des détracteurs pour alimenter ton "prochain numéro", n'est-ce pas? Alors vas-y pose tes questions...

Le jeune homme n'arrivait pas à croire que son interlocuteur puisse être à ce point obnubilé par les récompenses, les rôles de héros ou autre. Certes il comprenait que le point de vue de Lenny soit différent... Il saisissait bien aussi que certains avaient dû protéger leur famille avant tout. Lui n'en avait pas ou plutôt si, mais encore pire que d'être orphelin, des proches haïssables. Alix croyait donc saisir que Lenny voulait aussi vivre l'aventure, même si c'était à retardement, après l'action véritable. Le Serdaigle ne lui tenait pas rigueur pour cela, il n'était pas du genre extrémiste à juger qui avait fait la guerre et méritait ses regards ou qui avait déserté et ne méritait que son mépris.

Malgré son statut de mannequin, il était très discret et aimait rester sobre, ce job il l'avait trouvé dans le but d'agacer sa soeur et par curiosité aussi... Sans compter que gagner de l'argent pour ne plus être dépendant de Pénombre était important pour lui, indépendant et débrouillard. être au centre du monde n'était pas son intérêt, il préférait non pas, rester dans l'ombre et souffrir de l'oubli le plus total comme avant mais être tranquille dans son coin avec ses amis. Si Alix avait accepté le rôle de préfet c'était pour mieux prévenir d'une recrudescence éventuelle de la violence, sait-on jamais?! Et cette fois l'adolescent préférait être en première place pour préparer le terrain et pouvoir agir. Non le métisse ne pensait pas être "l'homme de la situation", mais son réflexe était celui d'un combattant, d'un guérillero de 15 ans qui avait fait de son mieux tout simplement. Puis Alix avait aussi accepté pour soutenir Calypso sa meilleure amie.

Maintenant voyons si Lenny allait poser des questions intelligentes et auxquelles il pourrait se résoudre à répondre. Plongeant ses yeux d'or fondu dans les yeux de son principal détracteur, le jeune sorcier lui offrit tout le calme implacable qu'il pouvait exprimer avec les yeux, digne et glacial, méfiant aussi mais tâchant de le cacher sans savoir s'il y parvenait cependant.
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MessageSujet: Re: La forteresse aux tours de sable [PV Lenny]   Mer 20 Oct - 20:25:31

Le divertissement s’allongeait et trainait dans les lourdeurs de la méfiance. Alix n’était pas joueur. La qualité de ses réponses n’appelait aucun débat. Obstiné, il se contentait de répéter que le contenu de son article manquait d’impartialité. Evidemment ! Il avait écrit un article ouvertement orienté sur les soupçons qui planaient autour de son cas. Il ne s’agissait ni d’une enquête visant à peser le pour et le contre, ni d’un reportage écrit pour restituer les faits dans les moindres détails. Il semblait que la perfidie du procédé lui échappait. S’il feignait de ne rien remarquer, il obtenait en tout cas l’effet recherché, celui de le décourager. Une victoire trop écrasante est lassante lorsqu’elle n’est pas fulgurante. Le préfet de Serdaigle était comme un ennemi qui, à terre, continuait à donner des coups de pieds. Il se débattait sans pouvoir se relever, et il fallait s’acharner sur un corps faible pour éteindre la vaine résistance du cœur. Au final, Lenny s’était montré trop prudent. Alix se serait rendu sans toutes ces circonvolutions. Il avait surestimé l’adversaire. Le succès était complet mais amer. Il décida néanmoins d’ajouter une dernière malice avant de reprendre son rôle de chroniqueur.

- J’en ai trouvé quelques uns. Mais ceux qui te soutiennent un jour, se montrent souvent hésitants et lâches lorsque des accusations qui les dépassent sont imputées à leur idole. Ils doutent aussi…


C’était à vous faire désespérer de l’espèce humaine. Il avait vu des gamins s’opposer, poings serrés, à la parution d’un article contre Alix, et bredouiller hébétés qu’ils n’avaient aucune idée de la façon dont les choses s’étaient réellement passées après avoir écouté son discours tout préparé. Peu d’élèves avaient essayé de lui tenir tête jusqu’au bout. Ils avaient tous cédés à la facilité du soupçon implicite, au « je ne sais pas » qui ne prend aucun risque.

La répartie de l’ex-résistant bafoué lui arracha un sourire amusé. Il était vrai que sa prestation pouvait tenir de l’homme d’affaires ou du bonimenteur. Cette image lui convenait bien. Il avait fait du journalisme une arme et se découvrait un intérêt tout particulier pour les intrigues. Un métier qui nécessiterait tout talent de manipulateur lui conviendrait peut-être mieux que l’univers des lettres. De toute manière, l’ère des grands auteurs s’était achevée avec le XIXe siècle. Les écrivains qui vivaient aujourd’hui de leur art s’étaient spécialisés dans le romain de gare ou les lectures de distraction. Plus personne n’attendait d’un livre qu’il restituât les sentiments humains sous la pointe d’une plume fine et lucide. Le public demandait du dépaysement, de l’action, du suspens, beaucoup de dialogues et peu de descriptions. Quel avenir se construirait-il au milieu de la médiocrité ? Lenny ne s’était pas pensé capable d’ourdir une telle vengeance. Il n’avait encore jamais utilisé ce registre. En général, il s’assurait le soutient d’une figure d’autorité. Or, cette fois, l’issue de ce petit combat dépendait entièrement de lui. Il s’étonnait de ses capacités à tenir son personnage sans faiblir un seul instant. Une impression de force exquise, comme il n’en avait encore jamais éprouvée, se répandait en lui. Il espérait que cette confiance grandissante était le signe d’un changement. Lorsqu’il avait su que son frère avait insulté un préfet, la panique l’avait tout d’abord gagné. Mais, finalement, Samuel lui avait peut-être rendu service. Il comprenait qu’il n’avait aucune raison de craindre la colère de ses semblables tant qu’il incarnait une autorité plus puissante.

Une lueur maligne étincela dans ses prunelles lorsque Alix consentit à lui accorder un entretien en supposant qu’il n’avait d’autre choix que celui de se soumettre à sa volonté. C’était bien vrai. Il était cependant dommage que les articles qu’il avait préparés à l’avance ne trouvent aucun lecteur. Lenny se promit de les montrer à Samuel après le dîner. Ce serait l’occasion de rire en imaginant la tête du préfet de Serdaigle à la lecture de ces feuillets.
Lenny quitta sa chaise et la rapprocha du chevet d’Alix avec cette langueur anglaise – et un brin précieuse – qui caractérisait tous ses gestes. Puis il s’installa, tira un calepin de cuir souple de son sac et croisa une jambe pour improviser un pupitre. Une plume de cygne flottait sur son majeur, à peine retenue par la pression de l’index sur sa tige fragile.


- Disons que certaines personnes mettraient plus d’énergie à t’attribuer les pires méfaits que tu n’en mets à te défendre…
, murmura-t-il en fermant ses yeux de moitié. Un droit de réponse n’implique pas de questions précises, mais si certains faits présentés dans mon article te semblent erronés, je te laisse les corriger à ta guise. – Il posa la plume sur le carnet. – Tu pourrais par exemple, donner ta version de cette soirée qui a conduit à la condamnation d’un jeune Gryffondor, et revenir sur cette manifestation meurtrière à laquelle tu n’as pas participé ? Et… puisque tes détracteurs semblent accorder trop d’importance à un simple titre honorifique, qu’aurais-tu à leur dire pour souligner la vanité de ces polémiques qui enflamment le château alors que certains criminels dangereux courent encore à travers le monde ? Je ne veux pas t’assaillir de questions Alix. Sauf si tu préfères que ta parole soit orientée par ma pensée…

La plume se redressa toute seule sur le papier, prête à restituer le discours du Serdaigle. Lenny avait réussi à l’ensorceler de sorte à ce qu’elle puisse prendre des notes avec la même précision qu’un dictaphone moldu. Alix pouvait s’exprimer l’esprit tranquille, il n’y avait pour l’instant aucun vice de procédé à relever.


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Dernière édition par Lenny Pinsker le Dim 24 Oct - 14:45:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La forteresse aux tours de sable [PV Lenny]   Ven 22 Oct - 14:06:19

-Humm

Répondit Alix dubitatif, trouvant Lenny de plus en plus suspect; allait-il oser ou non? Son hypothèse se précisait de plus en plus. Ces articles étaient apparus après son histoire avec Samuel, et le mannequin était loin d'être stupide, il avait tout de même dirigé un bon groupe de la résistance, ses yeux d'or se fendirent d'un anneau sombre, la couleur se modifiant subtilement pour se faire plus obscure, plus menaçant que l'habituel éclat de soleil qui y résidait et défier Lenny qui s'était approché avec une certaine langueur. Une vrai tapette ce mec...[HJ: xD] Irrité par ce rapprochement le préfet recula légèrement sur son lit, assis en tailleur puis ses genoux ramenés posés sur un côté car cette précédente position plus sévère, plus fermée lui faisait malheureusement mal à la cuisse. Soutenant le regard de son "ennemi" le métisse finit par répondre. D'abord dissiper les doutes émis par les questions indiscrètes, parler du petit Gryffondor lui arrachait le coeur et cela se voyait dans ses beaux yeux d'or qui auraient pourtant voulu demeurer implacables. Malheureusement si modifier leur couleur était possible, cacher toutes ses émotions ne l'était pas.

-Je suis retourné sur mes pas... Mais c'était trop tard, il s'est fait avoir et moi aussi; j'ai été puni, mais les Carrow m'ont envoyé à l'hôpital, c'est pour ça que l'on pensait que je me cachais, en fait j'étais dans les vapes après ce qu'ils m'ont fait ce coup là. Ils voulaient justement que l'on croit que j'avais laissé Josh. Je ne voulais pas qu'il participe à la mission mais c'était un petit malin, je ne l'avais que rarement vu auparavant mais lui savait se renseigner, avec sa mine de gosse timide, on oubliait vite sa présence. Plus doué que tous les espions réunis des Carrow ce gamin, il m'a demandé d'entrer dans la résistance, j'ai dis non, il était trop jeune mais ce soir-là il m'a suivi, je ne pouvais plus reculer, je l'ai emmené, c'était trop dangereux de faire marche arrière; je le trainais vers son dortoir en prétextant que je voulais agir chez les Gryffondor pour l'y enfermer, mais Rusard nous est tombé dessus avant, sur lui je veux dire; j'étais un peu plus loin, je suis revenu sur mes pas et c'est Rogue qui m'est tombé dessus cette fois; il avait une couverture d'après ce que j'ai su, ça ne l'empêchait pas de livrer les élèves aux Carrow, sans doute pour ne pas se faire griller. Malheureusement pour le couple infernal, jusqu'à ce que ne parles de cette affaire, rien n'avait pris, la plupart ont cru ma version qui était vrai... Quant aux parents je les ai contacté, ils m'ont toujours dis qu'ils m'accueilleraient chez eux comme un second fils, certes ça les gênait vis à vis de Josh mais ils me croyaient, je leur ai tout montré dans une pensine, parce que c'est vrai qu'au début le père voulait me tuer.

Le sorcier était fatigué de parler autant, pourtant il n'avait pas le choix. Son récit était concis, sans dentelle et sans se mettre en avant, d'ailleurs le préfet reconnaissait son échec sur ce coup là, mais tout n'était pas de sa faute non.

-A l'hosto... Ma disparition était voulue mais ferait tâche. Les Carrow ont bien déboursé pour payer des médecins qui me soignent sans noter que ces blessures étaient dû à de la torture. Seulement le docteur Grimm qui passait par là est venu me voir alors que je n'avais plus assez de morphine et que je délirais complètement. On a discuté après qu'il m'ait aidé avec un médicament, il a fait un rapport réel sur mes blessures qu'il a ensuite planqué. Il l'a ressorti plus tard, photos à l'appui... Comparaison détaillée avec ceux faits avant. On a examiné les preuves avant de me nommer préfet ou "héros" de la résistance même si ce titre pompeux ne me sert à rien, j'ai laissé faire. Le principal pour moi est d'avoir été considéré comme innocent, mais visiblement, même ceci ne m'est pas acquis malgré la confiance des professeurs, les preuves de l'hôpital... Tu n'as pas vérifié toutes les sources Lenny, est-ce vraiment digne d'un journaliste?

L'adolescent se leva, épuisé, il marcha toutefois un peu, esquissant quelques pas et regardant à travers la fenêtre.

-Si tu avais fouillé comme un vrai journaliste, tu aurais vu les registres de l'hôpital. Mais je suppose que ton coeur balance du côté des détracteurs et je crois savoir que tu fais tout ça à cause de Samuel Pinsker ton frère. Tu sais, il pourrait se défendre seul, surtout que tu ne sais rien de ce qui s'est passé, ou tout du moins, d'un seul côté encore. Et puis quand bien même je suis fautif d'une part, je le reconnais, il est assez grand pour régler ça comme un grand non? Un grand gaillard comme lui. L'histoire est minime, j'en ai vu bien plus que ça dans ma vie et lui aussi certainement. N'est-ce pas?

Comment pouvait-on tomber si bas après une guerre? Faudrait qu'on lui explique comment Lenny avait pu dégringoler aussi loin sous terre... Comprenant petit à petit que tout ceci n'était qu'une vengeance débile, le sorcier reprenait des forces à vu d'oeil. Il avait la rage suffisante, la réplique acerbe et la baguette aiguisée. Si Lenny voulait jouer, Alix s'y mettrait aussi. Toutefois ses yeux redevenus clairs et limpides indiquaient qu'il était aussi prêt à enterrer la hache de guerre, parce que se battre n'était pas sa vocation première et qu'éviter tout ce remue ménage serait utile aux deux préfets plutôt que de s'entredéchirer. Lenny devrait profiter, arrivé à ce niveau, Alix ne pardonnait jamais normalement.
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Lenny Pinsker
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MessageSujet: Re: La forteresse aux tours de sable [PV Lenny]   Dim 24 Oct - 17:47:45

Et tandis qu’il s’approchait, sa victime s’éloignait. Lenny ne se laissa pas intimider par le regard hostile du préfet de Serdaigle. Il le tenait en son pouvoir. Sa façon de se recroqueviller sur lui-même était le signe de son échec. Un chien grogne toujours avant de se faire battre. Malgré sa chute, Alix restait un prédateur, une hermine face à un loup. Il pouvait mordre, cela ne changerait rien. S’il s’engageait dans une nouvelle bataille, il essuierait une défaite beaucoup plus douloureuse. Lenny avait toujours su compenser la faiblesse de ses attaques par des procédés mesquins et une aura malveillante qui décourageait souvent ses adversaires les plus violents. Il attendit le récit sans s’émouvoir, les yeux voilés, un sourire fendu sur ses lèvres. La torture mentale préméditée se poursuivait. Alix rampait, il devait justifier son innocence et, surtout, réveiller des blessures encore purulentes. Oui, l’épreuve était cruelle, le Serpentard n’en doutait pas un seul instant. En voulant aider les autres, le jeune homme avait permis la condamnation d’un gamin trop aventureux. La faute n’était pas vraiment sienne. Une tête brûlée est difficile à raisonner. Samuel avait parfois des comportements complètement inconscients. Même s’il le surveillait de très près, rien ne suffirait le jour où son frère commettrait une bêtise fatale, aucun mot n’était assez fort pour faire passer les idées fixes d’un esprit obtus.

La plume écrivait à une allure folle en reproduisant à la perfection le style de son propriétaire, une écriture bouclée, ronde et soignée marquée de majuscules entrelacées aux proportions assez extraordinaires. Cette calligraphie restituait assez mal l’image que renvoyait Lenny. On l’attribuait plus volontiers à la main d’une jeune fille fantaisiste, mais il serait très mal avisé de le lui signaler. Tout en suivant la progression du texte sur le parchemin le blondinet se demandait comment ses parents auraient réagi si l’un de leur fils leur avait été rendu dans un état aussi triste que celui du Gryffondor. Auraient-ils pardonné à Alix d’avoir provoqué malgré lui la perte de leur enfant ? Il en doutait. Mais ces gens n’avaient peut-être plus d’héritier auquel se raccrocher.

Il s’étonnait cependant du soin qu’avaient soudain pris les Carrow d’envoyer Alix à Sainte Mangouste à quelques semaines de la fin. Il avait bien évidemment entendu parler de cette histoire. En fait, il connaissait l’affaire dans les moindres détails. Le souci n’était pas d’être vrai mais d’être vraisemblable. Le préfet de Serdaigle ne pût s’empêcher de revenir sur cette histoire d’enquête journalistique alors qu’il avait été accordé depuis le début de cet entretien que son article se contentait d’ouvrir une polémique. De toute façon, il ne s’était jamais prétendu journaliste. Les explications d’Alix auraient probablement besoin de quelques retouches. Aucun lecteur ne s’amuserait en découvrant un tel discours. Il était néanmoins suffisant pour laisser la paix à son collègue.

Libéré de toutes contraintes, le Serdaigle se leva et lui envoya enfin la réplique qui aurait pu lui épargner cette vaine discussion. Lenny avait obtenu ce qu’il voulait, il n’avait plus besoin de nier le fond de ses intentions, aussi referma-t-il calmement son carnet avant de lever un regard tranquille vers le garçon. Il souriait toujours, d’un air absent. La courbe de ses lèvres s’étirait par habitude. Elle n’exprimait rien sinon le désir de ne rien laisser transparaître. L’avis d’Alix lui importait peu. Il ne savait rien. Il ignorait tout du lien qui l’unissait à son frère. Si un Pinsker tombe, l’autre le rattrape. Pourquoi se défendre seuls s’ils étaient plus forts à deux ? Mais l’étaient-ils vraiment ? Cette certitude s’étiolait au fil des semaines. Lenny avait l’impression régulière de perdre son importance dans le cœur de Samuel. Prendre soin de son cadet était un sacrifice constant, souvent couronné de vexations et de reproches. Son frère ne se préoccupait plus beaucoup de ses sentiments ces derniers temps. L’adolescence le rendait plus instable. S’était-il vraiment investi dans cette intrigue menée contre Alix pour défendre l’honneur de son frère ? N’était-ce pas au fond un moyen désespéré de se rapprocher de lui, et lui montrer qu’il pouvait encore compter sur lui, en dépit des maladresses qu’il commettait parfois ? Son sourire mécanique se disloqua doucement. De telles réflexions ne pouvaient le maintenir. Pourtant, il devait garder ce rôle de protecteur.

- Ce que tu as pu traverser n’a aucune importance pour nous
, dit-il d’une voix terne. Aies au moins la décence de ne pas juger les autres sans les connaître, toi qui oses me reprocher l’absence de preuves de mon article. N’as-tu donc rien compris, toi qui t’échines à te justifier d’un crime que tu n’as pas commis ?

Une lueur mauvaise étincela au fond de ses yeux gris. Il savait, il pouvait bien le reconnaître si Alix y tenait tant à ce qu’il lui dévoile les rouages de sa petite leçon visiblement mal assimilée. Ce garçon était-il idiot ? Il se leva à son tour et avança jusqu’au pied du lit. Les yeux à demi-clos, il poursuivit d’une voix plus dure :

- Les apparences prennent vite des allures trompeuses, et les condamnations les plus fausses peuvent devenir douloureuses. Tu viens d’en faire les frais, je peux même continuer maintenant que la rumeur est lancée. Une histoire minime dis-tu ? Oui, celle qui t’arrive l’est pour moi, je peux te mépriser autant que tu as méprisé mon frère. Mais tant que je serais là, il n’en souffrira plus. Et toi, qui as-tu ? Ce demeuré muet qui suit notre discussion depuis tout à l’heure sans en saisir un traitre mot ?


Un ricanement léger grinça au fond de sa gorge. Il avait désormais une main sur la porte de l’infirmerie. A moins d’un retournement de situation inattendu, il ne voyait pas l’intérêt de s’attarder en ces lieux. Ses prunelles d’acier ne quittaient pas la silhouette pitoyable du préfet de Serdaigle. Lenny ne cherchait pas à ouvrir une guerre ouverte. Il aurait simplement aimé que son collègue comprenne. C’était la seule raison pour laquelle il n’avait pas souhaité le détruire.

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MessageSujet: Re: La forteresse aux tours de sable [PV Lenny]   Jeu 11 Nov - 16:43:35

-ça va on a compris hein...

Le jeune sorcier aurait aimé dire qu'il ferait pareil pour Calypso, qu'elle était tout pour lui, qu'il n'avait pas que Jack-lequel était très bien considéré, même aimé mais hélas trop décalé pour l'aider à se stabiliser.- mais sa collègue de l'année passée avait disparu de la circulation, étant rentrée chez elle ou il ne savait trop quoi. Le Serdaigle n'avait pas de frère à protéger à l'extrême, et ses combats de toutes manières étaient physiques, pas psychologiques, l'adolescent n'était plus assez fort pour ça. Il avait tout donné pendant la guerre et se confronter à ses camarades était bien plus difficile que face à deux affreux incarnant à eux seuls, tous les clichés des grands méchants. Le coeur lourd, le sorcier se leva pour aller près de la porte, là où se trouvait son vis-à-vis. Il s'aperçut que lui aussi aurait aimé pouvoir s'acharner sur quelqu'un de la sorte, juste pour défendre quelqu'un de sa famille à qui il tenait particulièrement. Mais sa soeur était une abrutie et ses ennemis étaient les amis du jeune sorcier; Calypso n'était pas de sa famille malgré tout l'amour qu'il portait à la disparue, le préfet était jaloux de cet amour magnifique entre Lenny et Samuel. Amour qui s'exprimait dans toute sa cruauté au moindre petit changement apporté par quelqu'un de l'extérieur, soigneusement entretenu par les deux frères. Levant ses yeux redevenus dorés vers Lenny il s'appliqua simplement à dire la vérité.

-Je comprends.


Parce qu'il aurait fait pareil si Pénombre l'avait aimé, et si lui avait pu lui pardonner; mais rien de tout cela n'était possible. Ses parents étaient morts et c'était tant mieux car ils représentaient ses ennemis, le Métamorphomage avait lutté contre eux pendant la guerre, sa situation n'était pas facile, loin de là; alors pourquoi continuer de se battre contre celui qui prônait un amour injuste mais rêvé de tous? Il n'avait pas non plus le coeur à se faire plus d'ennemis. Jugeant qu'ils étaient quittes, le sorcier invita Lenny à sortir, il était fatigué et souhaitait se reposer. La porte se ferma doucement, curieusement le sorcier n'invita pas Jack à rester, ce dernier sortit aussi, sans un mot sinon un au revoir avec la main. Se laissant tomber sur le lit, le Serdaigle s'endormit presque aussitôt, son sommeil était agité, rempli de cauchemars mais au bout du compte il retrouvait un frère qu'il n'avait jamais eu et le serrait dans ses bras. Pour un frère aimé, tout aurait valu la peine d'être fait... Cela aurait été merveilleux.
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La forteresse aux tours de sable [PV Lenny]
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