Oxumorôs

Après la guerre, la paix nouvelle reste précaire et menacée...
 
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 Cours n° 1.

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Solange Messenger
Professeur de Défense Contre les Forces Du Mal
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MessageSujet: Cours n° 1.   Lun 8 Fév - 10:22:44

Cours N° 1
Yah I'm using my magical power, lol !

HRPG, ou "comment bien vivre son cours de DCFM quand le joueur du prof est un branleur" :

- Si vous postez pas cinq minutes après moi, c'est pas grave, faites comme si vous étiez là depuis le début, voir trente perso arriver et dire "oh zut je suis en retard d'une heure lolilol", c'est juste relou ( sauf si vous faites un perso tout le temps en retard, là c'est feun j'veux bien, j'pourrais le punir férocement).
- Vos perso savent pas forcément tout avant d'arriver en cours (oui je sais c'est un master of the obvious là, mais j'aime prendre les gens pour des cons).
- J'adore mettre des tirets et faire des listes. Vous voilà prévenu.
- Ma lecture d'Harry Potter remonte à loin et a été très superficielle, si j'lis un seul "ouais mais le Shilmibidibidi à pois rose il a cinq pattes et pas sept, c'est dit dans le tome vingt six mille à la page 675657 lol", j'vous jette des petits cailloux dans les yeux. Ca fait très mal, des petits cailloux dans les yeux.
- De même, en 98, j'étais en maternelle, alors si y a une ou deux incohérences dû à mon ignorance de cette époque lointaine, je m'en bats les steack complet (mais j'vais tâcher de me rappeler que la game boy avait des boutons violets et que le Loft n'existait pas, promis).
- Je surkiffe vraiment les tirets.


Le RPG (enfin) :

La Grande et Glorieuse école de Poudlard, fondée il y a mille ans par d'illustres sorciers. Ses locaux grandioses, son architecture pour géant, fait la fierté du Royaumes-Unis. Les plus grandes sommités du monde magique y ont enseigné, de gigantesques entités charismatiques aux pouvoirs illimités. La grandeur, les sommets de la gloire.
Oui mais moi j'fais un mètre soixante cinq, et j'ai l'air franchement con face à mon tableau taillé pour le Géant Vert.
Bon, laissons tomber le tableau, t'façon j'peux pas m'en servir, les bras tendus j'atteins à peu près les trois quarts – bon okay pour être honnête, si je me mets pas sur la pointe des pieds en risquant une luxation de l'épaule, c'est juste le milieu que je touche. Mais bref, ils sont farceurs les locaux, je suis sûr qu'ils ont lu dans mon esprit « je suis petit et faible, ne me faites pas de mal », et qu'ils m'ont fait une bonne blagounette comme je les aime pas. Ou alors c'est juste pour m'en mettre plein la vue, ou alors c'est le stress qui me fait voir n'importe quoi.
Bon, le tableau c'est mort, puis ça fait super mal aux bras d'écrire sur ces machins t'façon.
Je préfère le bureau, il est plus à mes dimensions... ou pas en fait. Tu vois là j'viens de m'assoir devant, les bras tendus devant moi j'atteins pas le bord opposé, et il m'arrive à la poitrine. Profond ce siège putain. Faut que je fasse le mariole, ça va me détendre. Les bras tendus devant mon bureau-pour-titans-sous-stéroïde, les yeux exorbités, la langue sortie sur le coté, je déclare un truc en tamoul – quel intérêt de parler en anglais quand on est tous seul franchement, j'ai pas besoin de me faire comprendre.

- Oh oui j'exhale la puissance, oh oui je la sens bien là.

Ouais c'est pas ça la réplique dans Kuzco Empereur Mégalo, mais j'arrive pas à m'en souvenir là, pourtant j'adore ce dessin-animé. Tu sais, c'est quand le gros baraqué et la méchante font la potion et qu'ils s'extasient devant le résultat de leurs efforts. Super marrant ce truc, pour un Disney, je sur-kiffe.
.... Bref.
Je toussote et j'essaye de me donner une contenance, un air de prof un peu quoi. Je croise les bras sur ma poitrine et je fronce les sourcils. Nan, l'air méchant, définitivement, ça me va pas, et puis je me sens minuscule derrière ce bureau à la con, sur cette estrade qui m'arrive au genou que j'suis limite obligé de l'escalader pour grimper dessus. Ça va que la salle est pas trop gigantesque façon hall de gare, sinon je me serais roulé par terre en pleurant. Puis ils seront combien les élèves tiens ? J'ai un peu la flemme de compter les tables, mais à vu de nez j'dirais trente tables. Peut être seront ils plus, des millions peut être... Tous féroces, atteignant des sommets de grandeurs à cause de l'abus de yaourt nature... Un mètre soixante dix ? Plus ? Non, ne rentrons pas dans le déraisonnable, restons dans de l'imagination réaliste bordel de pompe à queue, c'est des petits n'élèves tout mignon merde.... Des griffes comme des lames, avec des dents pointus qu'on pourrait s'en servir comme coupe-papier. Leurs cheveux coupés façon Beatles dépressif hérissés sur leurs crânes plein d'envie de meurtres de prof pas assez charismatique ou autoritaire, prêt à déchiqueter mon petit corps pour le jeter à une armée de lamas indiennophage. Ils me lanceront des sabres, ils ramèneront une catapultes, avec des boulettes de papier d'une tonne cinq dedans, juste pour me faire chier. Aaaarg.
Bref.
Je déambule dans la salle de classe, et les bureau des élèves sont quand même vachement plus à mon format... hm ça mérite réflexion ça quand même... Quoique. Je peux pas foutre un bureau d'élève à la place du mien tout gros, ça fait pas sérieux m'enfin.
...
Je m'arc-boute contre le gros bureau, pour le pousser. J'aurais dû plutôt essayer de déplacer un immeuble, j'aurais eu plus de chance – j'vous raconte pas comment j'ai eu l'air con à pédaler dans la semoule pour pas bouger d'un iota le meuble. Ouais bon, j'suis petit et musclé, mais j'suis avant tout petit, et y a des choses contre lesquelles on peut pas lutter. J'abandonne, je serais en tailleur sur le bureau, histoire d'avoir un peu de présence physique et l'air pas trop con. C'est fou comme le boulot de prof c'est dur, j'ai même pas encore commencé mon cours que j'ai déjà envie de rentrer chez moi et pleurer sur mon chien.

Bon, ça commence dans une demi-heure ( c'est à dire dans une heure, parce qu'il y a toujours des imbécile d'élèves qui arrivent une demi-heure en avance juste pour me casser les burnes), qu'est ce que je peux bien foutre en attendant ? Je saute sur une table d'élève, debout dessus, pour en tester la résistance – hey je badine pas avec la sécurité de ces chères têtes blondes. Bon, même en sautant dessus comme un dingue, ça tient bon... Mais les autres tables hein ? On est pas sûr ! Je saute de table en table, parce que c'est rigolo et complètement idiot, puis j'me sens seul dans cette grande salle où je vais devoir donner une représentation théâtrale. Je me mets à faire une danse imbécile sur une des tables du milieu – j'adore vraiment trop faire le con.

- La la la je vais me faire déchirer la gueuuuule, la la la la qu'est ce que je fous ici ? La la la tirlipimpon sur le chihuahua.

Là dessus je saute souplement sur le sol. Trop de stress, je m'allume machinalement une cigarette et je vais voir Jean Claude. Qui est Jean Claude ? C'est le nom que j'ai donné au squelette super moche sur une étagère. C'est un lutin de Cornouailles, je me demande quand même ce qu'il peut bien foutre là, comme si un con s'était amusé à buter un lutin dans la salle – quelle idée franchement. Imbécile forever, je lui parle.

- Wesh gros, tranquille ? Ouais j'me sens un peu comme qui dirait seul là t'vois, graaand moment de solitude, j'ai jamais enseigné dans une vraie classe et tout... Je me sens vraiment seul dans cette salle, j'ai besoin de meubler le silence si vous voulez tout savoir, et pour vraiment bien le meubler, faut que je chante, c'est plus fort que moi, et en anglais cette fois ci. Je prends le squelette à bout de bras et je le regarde avec des yeux de biche sous mescaline. Je ne t'ai jamais t'autant t'aimé, que depuis que tu t'es t'en allé, je ne t'ai jamais t'autant t'ôter ta culotte... maintenant que t'es morte... Là je révulse les yeux et je simule un petit orgasme, puis je prend une pause genre je déclame du Shakespeare sous exctasy.. NOTRE AMOUR EST ETERNEL, LIBRE ET REBE-EEELLE ! NOTRE AMOUR C'EST POUR TOUJOURS, OH A JAMAIS JE TE FOURRE !

Là dessus je toussote, je rougis et je fume en silence... Bon okay je me suis un peu laissé emporter par mon délire, ça arrive à tout le monde nan ? Jamais tout seul dans une salle de classe trois quart d'heure avant le début vous dites ? Ah oui possible. Je repose le squelette, et j'me décide à aller chercher mon épouvantard – oui j'aurais l'air con sans quand même. Bon ça va il est pas trop loin, cherchons monsieur le vilain n'épouvantard pas beau tout caca... Je grimpe un escalier en colimaçon, je remonte un long couloir, je redescends un autre escalier en colimaçon... Oh oui tu es là mon petit lapin en sucre, je le sais, je t'ai vu y a pas long. Où te caches tu ? Oh oui tu sais que j'aime le cache-cache, c'est tellement romantique !
Ah bah oui, dans une armoire normande, évidemment.
Alors si tu connais pas, c'est un très très gros meuble en gros bois. D'ailleurs tu de demandes ce que fous une armoire normande en Angleterre hein ? Bah moi aussi figure toi, c'est l'aile abandonnée ici, faut pas se poser de question. Je la porte magiquement – oui je suis fort mais pas au point de porter une armoire à moi tout seul – jusqu'à ma salle. Elle remue. En chemin, je croise un groupe d'élèves gloussant, qui arrêtent de glousser pour me regarder passer façon vache dans un pré – moi je fais le train si tu veux.

- J'adore promener les meubles, ça m'détend. Des fois j'lance des bâtons et ils vont les chercher, même.

Non mais à me dévisager comme ça, je me sentais obligé de dire une connerie quoi, me regarde pas comme ça tu sais bien que ça me gêne. J'ai pas envie d'entendre tes reproches, merci, je sais que maintenant ils vont me prendre pour un con... Ben c'est du temps de gagné écoute.
Donc je rentre dans ma salle de classe, mon royaume, mon fief, avec toujours ces gloussant élèves - qui ne gloussent plus, du coup - me mattant comme si ils avaient jamais vu un indien balader une armoire normande de leurs vies – nan mais j'vous jure.
Je pose l'armoire dans un coin, et je m'assois en tailleur sur la table en finissant ma clope. La plus longue attente de ma vie commence. J'imagine des hordes d'élèves assoiffés de sang rentrant dans la classe en parlant bruyamment, ne faisant même pas attention à ma présence. Moi, nain parmi les nains, hurlant pour essayer d'imposer ma petite personne au milieu d'un chahut insoutenable et... rien. Je me sens comme dans ces cauchemars affreux où t'es sur la scène de l'Olympia avec plein de gens en face de toi mais que tu peux pas chanter parce que t'es aphone. Y aura Kimberley qui va envoyer plein de SMS pendant le cours, et Steeve et Vanessa vont se rouler des pelles en se frottant pire que des lapins en rut et Jonathan va écouter son Ipod à fond et Kevin qui va me lancer un sort pour que mon cul prenne feu et et et...
Attends, j'ai le droit de fumer dans la salle de cours ?

- MEEEEEEEEEEEEEEEERDE !

J'ouvre la fenêtre, mais il fait froid, puis bon, qu'est ce que j'espère aérer en un quart d'heure ? Merde, obligé d'utiliser un sort ménager, j'ai jamais pu blairer ces machins là. Je ferme la fenêtre, allez on respire profondément... Un deux trois je lance le sort.
Merde, ça sent la lavande.
Bon tant pis, on a l'impression que j'ai couru comme un abruti partout dans la classe avec un tas de sachets de lavande, mais c'est pas grave. Pas graaaave, on se déteeeeend Solange, respiiiiiiire.
Je retourne m'assoir en tailleur sur le bureau, rageant mon paquet de clope dans la poche de mon jean et retroussant mes manches, littéralement. Ouais nan parce que les fringues à ma taille, j'ai un peu de mal à trouver, bizarrement, donc j'ai le choix entre fringue pour ado et fringues trop grandes. Là comme j'avais pas envie de me balader avec un T-shirt découvrant mon nombril avec des dessins fluo dessus, bah j'ai mis un pull noir trop grand et mes mains dépassent pas des manches. C'est pas ma faute si je suis petit et large d'épaule, bordel ! Bon, ça va, ma veste en cuir est à ma taille, la classe et le fashion sont préservés, même si on peut avoir l'impression que j'ai piqué les vêtements à papa pour rigoler.
Et en plus, le fin du fin de plantafin, y a des traces de mes grôles sur les bureaux des élèves maintenant, parce que j'ai promené le chien et l'Angleterre y a de la boue et, et, et...
Je mets mon visage dans mes mains, les coudes appuyés sur les cuisses, et j'attends que toute la misère du monde me tombe dessus. Déjà, j'ai mal à la tête à cause de l'odeur de lavande.
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Harry Potter
Gryffondor, 7 ème Année
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Mer 10 Fév - 21:07:56

La lavande... irrité par l'odeur prenante le Survivant fronça le nez avant d'entrer dans la classe, marquant un temps d'arrêt. Ses yeux d'un vert émeraude se posèrent prudemment dans la salle, comme s'il cherchait une présence suspecte. Cette odeur masquait les autres que l'adolescent arrivait plus ou moins à déceler en temps normal grâce à son don nouvellement acquis. Se sentant vraiment agressé cette fois, Harry sentit sa tête tourner un instant, il se concentra sur autre chose; essayant de supporter l'idée de passer une heure là-dedans. L'odorat plus développé que la moyenne c'était super mais pas que... Et présentement le Gryffondor donnerait tout pour être privé de ce don. L'adolescent aimait bien ce parfum avant, mais maintenant, il ne supportait plus les odeurs trop entêtantes, éternuant souvent à cause des parfums que les filles portaient ou des produits ménagers. Lorsqu'il entra, ça ne rata pas, un "Atchoum" raisonna dans la salle presque vide; du coup, pour son entrée discrète, le Survivant pouvait repasser...

Revenir à Poudlard était étrange, il n'aurait jamais pensé pouvoir mettre les pieds dans une salle de cours. Son destin semblait scellé depuis sa naissance, passer sa vie à guerroyer. Et le voilà entrant dans une pièce sans penser à son prochain combat contre le Lord. tout était fini maintenant! Harry était un étudiant comme un autre... Enfin presque, le brun était un sorcier pour commencer, il avait un an de plus que ceux de sa classe, ayant gentiment redoublé puisque la guerre lui avait fait sécher les cours... En lisant le programme, tout ça lui paraissait acquis d'avance. La vie lui avait apprit ce que l'école n'avait pu lui enseigner; en pratique il était devenu très puissant et rapide, son don d'Animagus nouvellement acquis améliorant encore ses réflexes... La théorie sur les sortilèges lui avait été apprit en quatrième vitesse par des Aurors pour essayer de le préparer à la coupe de feu puis à son combat contre Voldemort... Ce qui lui manquait c'était la discipline, savoir faire une dissertation comme il faut, avec des arguments dans l'ordre, il lui manquait aussi quelque chose que l'école ne pourrait pas lui apprendre... Les relations humaines! De ce côté ci, son pouvoir était une vraie calamité, et ne serait-ce que pour ce point, Harry regrettait parfois d'avoir tout fait pour l'avoir. Il avait encore plus de mal qu'avant, se méfiant des gens, son instinct de loup l'éloignant de l'homme, les conversations habituelles avaient encore moins de sens pour lui qui revenait tout juste d'une autre vie; c'était comme s'il découvrait la civilisation pour la première fois après deux mois dans le parc du Yellowstone bloqué à l'état de créature hideuse puis animale ainsi qu'une vie entière à combattre, et ce dès tout son plus jeune âge.

La guerre était finie maintenant, et Harry ne pouvait plus foncer sans se poser de questions, il avait eut un répit dans sa réflexion obligatoire en devenant Animagus, ayant probablement voulu ce pouvoir pour se donner une excuse de plus... Une pour vivre dans l'urgence encore, ne pas avoir à penser à ce qu'il était, juste ce qu'il devait faire pour survivre. Mais désormais, le Gryffondor ne pouvait plus se mettre en danger dans l'optique d'éviter la confrontation avec soi-même. Plus calme malgré lui, le Survivant commençait son apprentissage maintenant, à l'instant, en mettant les pieds dans cette salle, ne pensant qu'à des choses normales pour un garçon de son âge... Il n'y avait plus de Dursley pour le maltraiter, plus de guerre pour faire de lui un adulte. Il était redevenu un adolescent, ce qui le faisait paniquer, c'est qu'il ne savait pas comment on faisait.

Peut-être commencer par aller s'installer? Oui c'était là le premier souci d'un jeune de son âge, saluer le professeur, penser au cours qui allait venir, savoir s'il allait falloir beaucoup de parchemins, si le type ne parlait pas trop vite; que sa classe serait intéressante... Et cesser de songer à ces visions cauchemardesques, ces meurtres, le mage noir menaçant sa vie, celle de ses ami(e)s. Harry sentait qu'il avait la tête vide à devoir uniquement se préoccuper de choses frivoles comme cette odeur de lavande qui aurait dû être le cadet de ses soucis. Mais n'ayant plus aucun soucis, son esprit confus, étonné d'être si libre ne savait plus à quoi se rattacher. Il était heureux bien sûr, mais totalement perdu dans ce vide immense de problème qui lui donnait le droit de se mouvoir autant qu'il le voulait. C'était grisant, et magnifique, effrayant aussi... Seul Silence le loup remplissait un peu l'espace, le rassurant vaguement.


-Bonjour professeur


Fit-il, s'asseyant au second rang et sortant ses affaires calmement. Pour une fois, les mains du Survivant étaient désoeuvrées, lui qui n'avait toujours vécu que dans l'urgence ne savait pas comment agir dans l'attente, la tranquillité, il avait l'impression de trop se laisser aller, de se reposer sur ses lauriers et de ne pas en avoir le droit... Pourtant, la vie ne lui demandait plus rien, ni exploit, ni larmes, ni inquiétude. Le prof avait une tête bizarre, enfin ses vêtements surtout, cependant Harry ne s'y intéressa pas plus longtemps. Silencieux, mystérieux, il se contenta de baisser ses yeux sur son livre et de le feuilleter un peu. Tout ce qu'il y avait ou presque, l'Animagus l'avait affronté en vrai, pas toujours avec succès mais disons qu'il avait rencontré ce genre d'événements. Comme quoi, tout à coup l'adolescent se sentait vieux! Il avait l'impression d'avoir vécu cent vies en 17 ans. Il relativisa en se rappelant de ses nombreux échecs. L'école pouvait encore beaucoup lui apprendre... Et l'aider aussi à se reconstruire, évoluant dans un domaine cadré; le Gryffondor ne perdait pas tous ses repères, il ne devait pas redémarrer de zéro. Cette année de transition devait rétablir le déséquilibre qui le caractérisait, le manque, tant dans la théorie qui s'apprend dans toute école, l'intégration dans la société et pour son mental aussi.
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Solange Messenger
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Jeu 11 Fév - 7:14:54

[HRPG : Cherchez pas les autres, on est des gros fous mental en manque, on rp en vous attendant. O_o']
[Lick]


Un, un, un, un, un... UN ELEVE !!! Oh mon dieu oh mon dieu ! Il est rentré ! Mon premier ! L'émotion me bouleverse (ou pas) !Alors, qu'est ce qu'il dit le petit monsieur ? Bonjour ? Ah oui c'est un début comme un autre remarque, t'as raison va faut mieux pas faire trop dans l'originalité la première fois. Je redresse la tête et le regarde avec des yeux de poulpe. J'aurais pas été plus surpris si c'était Johnny Rotten* qui serait rentré dans la salle... Bon okay je l'aurais été plus parce que lui il est mort (musicalement du moins) et pas magicien, alors que le type qui se tient en face de moi, là tout de suite maintenant, dans le fond, c'est tout à fait plausible. Mais, franchement, j'ai quoi à lui apprendre moi hein ? Et puis j'ai l'air de quoi ? Moi dans toute ma formidable carrière, j'ai tué un seul petit mangemort de rien du tout, et j'suis prof... Râh, j'ai tellement pas la carrure pour ce job.
Sérieux, t'y crois toi que Harry Potter soit dans la pièce, hein ?
Oui, évidemment, toi t'es con tu crois tout ce que tu lis, mais même moi qui suis dans la pièce, j'ai du mal. Alors j'le regarde avec des yeux de poulpe (charmant). Si j'le reconnais si bien, c'est parce que j'ai vu sa photo un peu partout dans les journaux, tout ça, et puis y a dix sept dix huit ans il avait déjà fait le coup, alors bon, forcément au bout d'un moment ça rentre. Et si vous vous posez la question, non je ne me suis pas roulé par terre en pleurant et en le remerciant d'exister, j'ai juste dit :

- Bonjour.

J'ai pas dit son nom ou un truc comme ça, même pas « Ô grande gloire de l'univers entier, maître de toutes nos vies » pour faire sobre, que dalle, parce que j'ai pas su. Peut être qu'il en a plein le cul d'être aimé et adulé et toutes ces choses là, ça doit fatiguer de sauver le monde. Nan mais ce que je dis c'est logique, il aurait pas continué ses études si il se reposait sur ses lauriers, il serait aller vivre au frais de la princesse, surtout que la-dite princesse doit être bien contente qu'il existe et qu'il lui en veuille pas trop de pas s'être sorti les doigts du cul quand il y avait besoin. Les gens qui veulent lui lécher les couilles, doit y en avoir un paquet, et je n'en fait pas parti hélas. Déjà d'une les couilles, c'est pas trop mon délire (mon trou est un trou de sorti, merci), et de deux, Harry Potter si j'lui lèche les couilles il va être plus traumatisé qu'autre chose. Si si, me voir lécher, ça peut avoir quelque chose de traumatisant. Alors j'ai décidé d'arrêter de le regarder bizarrement et de lui sourire, ou de faire un truc normal, mais j'ai pas eu le temps, parce que dès l'instant où j'ai regardé ses beau yeux, je suis tombé en catatonie.
Tout ce qui n'était pas sur le sol s'est écroulé en avant – je suis assis en tailleur je vous rappelle – le buste sur les genoux, et j'ai eu très brièvement super mal au dos, avant de me casser de ce corps imbécile pour aller voir ailleurs si j'y étais pas. Mes bras pendait lamentablement dans le vide devant mon bureau gigantesque.
Je déteste quand j'utilise la magie sans faire exprès.
Harry a un truc bizarre dans la tête, c'est ce qui m'a attiré, et maintenant que j'y suis bah... Youhou ? Tu m'entends ? ... J'ai l'impression de m'être jeté dans la Tamise. J'arrive pas à me connecter sur sa fréquence, il y a un truc étrange chez lui que je comprends pas, toute une partie de son esprit m'est inaccessible. Je vous l'ai dit hein, les traumatismes ça abime la magie, et c'est comme si j'avais lancé une fois le sort « legilimens », et que... Ça s'était jamais arrêté. Harry a visiblement tenté d'apprendre l'Occlumencie, parce que j'ai senti une vague résistance avant de traverser tout ça (hey attend, j'ai la puissance en moi). Je suis sorti de la Tamise, et maintenant j'erre un peu n'importe comment. Plus loin, quelque part ailleurs, j'ai mal au dos mais mon corps arrive pas à transmettre l'information à mon esprit, parce qu'il est plus là, alors il a mal comme un con dans le vide tout seul, pendant que je fais ma petite promenade dans le monde d'Alice...
Attends mec je cherche comment sortir de là.
... et je pense en Tamoul du coup il peut pas comprendre ce que je lui dit, t'façon c'est moi qui fouille dans son cerveau et pas l'inverse, enfin je crois, les règles sont modifiés, déjà un truc pareil normalement ça aurait jamais dû se produire (bon allez maintenant je pense en anglais). Le problème c'est que je suis hyper tendu parce qu'il y a des choses que je dois pas voir, j'essaye de pas les voir, donc j'avance les yeux fermés et je trouve que dalle. Comment je rentre ? Pas le choix, faut que j'entre un bon coup en lui pour pouvoir faire du retro-pédalage et revenir dans mon corps chaud à moi rien que pour moi.
Attention la sodomie ça pique un peu si on y va brutalement.
Autant Alix je l'avais à peine effleuré, autant là... Un putain de bordel. Qu'est ce que je peux voir de bénin et de pas douloureux ? ... Non, ne pas y penser, c'est une des règles de base de la legilimencie, quand on y est on y pense pas, pas une seule fois, sinon on est direct orienté sur ce truc là, parce qu'il est puissant voir presque omniprésent, et puis je l'ai pas fait depuis longtemps alors ça va foutre un dawa monstre alors faut pas que j'y pense, faut pas faut pas faut pas. Je bats des ailes (cherchez pas) en signe de protestation. Tu sais, quand tu te forces à pas penser à un truc et qu'il vient quand même parce que justement tu t'es forcé ? Bah voilà.
DU CUL !
Ah non ah non je veux paaaaaaas.
Ah bah flûte alors, j'suis désolé j'voulais pas, j'en ai pas fait exprès... Ben merde, moi qui me souciais que Harry Potter me voit pas comme un sale con, là c'est réussi, chapeau bas monsieur, après avoir matté ses souvenirs les plus intimes en l'espace d'une seconde, c'est sûr le jeune il va t'adorer mec ! Nan j'te jure c'est pas exprès, t'énerve pas gars touuuut va s'arranger hey... HEY NAN T'AS PAS LE DROIT ! ... Ah merde putain, t'en fais pas exprès hein ? VA PAS PAR LA C'T'A MOI ! ... « je fais un cuni à ma femme et je me masturbe parce que j'aime ça » AH PUTAIN MAIS LAISSE ÇA TRANQUILLE, LAISSE J'AI DIT ! Je plisse mes yeux de mésange et je le regarde d'un air mauvais. C'est petit, mesquin et fourbe...
Et puis finalement je rentre chez mémé.

- DES LOUPS !

J'ai aucune idée de pourquoi j'ai dit ça, je me suis redressé brutalement (mon dos il a fait un gros crac), j'ai cligné des yeux (les pauvres, ils étaient tout secs) et j'ai gueulé « des loups » (après j'ai essuyé la bave qui avait un peu coulé pendant mon absence, crado hein ?). Bon, l'inconscient tout ça, faut pas chercher, d'ailleurs j'y retourne plus je divorce c'est fini. En plus j'ai super mal au dos, j'ai plus vingt ans moi, me plier comme ça... Tss.

- Désolé, 'pas fait exprès.

Je regarde fixement le bout de ma botte en essayant de toute mes forces de pas être là. C'est raté. Pourvu que d'autre élèves arrivent pas dans les trois secondes là, on doit avoir l'air bizarre.

*C'est le chanteur des Sex Pistols.
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Harry Potter
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Jeu 11 Fév - 20:33:50

Son esprit essaya de résister par pur instinct, avant même qu'Harry ne comprenne ce qui se passait. Malheureusement le Survivant était nul en Occlumencie, le pauvre apprentissage qu'il avait reçu ne tint pas longtemps face à la déferlante de magie qui s'abattit sur lui. Le Gryffondor était tout juste assez doué pour comprendre ce qui se passait, l'Animae loup l'aidait aussi à saisir qu'une présence indésirable rôdait par ici, violant son territoire. L'adolescent leva ses yeux d'émeraude vers le professeur, son regard lançant des éclairs. Ce dernier l'avait regardé un bon moment lorsqu'il était entré en classe, ne sachant quoi faire face à cette observation minutieuse, Harry avait juste baissé la tête... Mais voilà que l'enseignant, possédant apparemment un don de Légilimencie s'en servait pour entrer dans son esprit. La jolie tranquillité qui semblait vouloir l'accompagner cette année lui avait rapidement faussé compagnie visiblement! Et voilà! Encore une truc étrange qui lui tombait dessus. Le sorcier regrettait déjà ses quelques minutes de vide intense... Présentement sa tête était remplie, de souvenirs, de bazar aussi. Ce type était en train de mettre son cerveau sans dessus sans dessous.

Harry se débattit comme il peut, alors que le professeur avait semble-t-il, chuté de son bureau -tant mieux, ça lui apprendrait à vouloir avoir un aperçu de se qui se passait dans la tête du Survivant.- il voulait à tout prix protéger ses secrets. Que l'on puisse percer ce halo mystérieux qu'il offrait à tous le mettait dans une rage indicible! Plus grave encore, ce don obtenu illégalement devait être protégé. Harry ne l'avait pas acquis en cachette pour se faire repérer maintenant. Oh... Il arriverait bien à s'en sortir étant donné son nom, trouvant l'excuse d'avoir voulu copier son cher père disparu... Ou préparer une prochaine attaque, échapper à sa célébrité qui l'épuisait, ou la simple errance d'un pauvre orphelin. Le Gryffondor n'hésitait plus à utiliser son nom en cas d'extrême urgence, la société avait assez profité de lui comme ça. Non, ce n'était pas le fait d'être dénoncé qui inquiétait le sorcier... Juste qu'il aimerait vraiment que son atout reste secret, histoire de le sortir un jour où il en aurait vraiment besoin.

Reculant en titubant après s'être levé, priant pour qu'aucun élève ne rentre en cet instant, Harry essaya de se soustraire à l'esprit envahissant. Il commença à recevoir des flashs à son tour. C'était comme avec Rogue lors de leurs séances d'Occlumentie. Le Gryffondor n'était pas doué, mais il avait quand même su, au bout d'un moment résister... Non pas en repoussant l'ennemi, trop faible pour cela, mais en lui imposant de livrer ses propres souvenirs pour l'embrouiller et découvrir autant sur l'autre que ce dernier essayait de le faire pour lui. C'était inconscient bien sûr, ces flashs de mémoire lui irritait les yeux, et les pensées, pourtant ceux-ci s'imposaient à lui. Une fille nue, enfin une femme et un homme faisant des choses pas très catholiques au-dessus de lui. Ce prof était un pervers pour penser à ça en cet instant. Acculé contre le mur, Harry tomba assis, ses mains sur ses oreilles comme pour essayer de protéger sa tête envahie, les yeux clos et recroquevillé sur soi tel un enfant autiste. Il leva la tête, ses muscles étaient aussi tendus qu'un arc. Grondant intérieurement, le jeune sorcier finit par rouvrir ses yeux, ceux-ci luisaient d'une lumière peu avenante, sauvage. Sans avoir vraiment conscience de ce que disait le prof, l'adolescent regarda fixement l'homme. Celui s'exclama "Loup" ou quelque chose dans le genre, la phrase était peut-être plus longue... Mais tout ce dont était sûr Harry c'était la vision qui s'imposait désormais à son esprit... Alaska, l'immense louve blanche qui avait été son mentor lors de l'acquisition de son don. Revenant à l'été passée dans le parc du Yellowstone, lorsque la meute avait été en danger, le Survivant se releva grondant comme un animal l'aurait fait. Ses dents s'allongèrent même très légèrement, et la transformation aurait continué si l'enfer ne s'était pas enfin terminé. Retombant sur le sol, alors que l'envahisseur partait enfin, l'adolescent mit un certain temps à se remettre... Préférant effacer les images horribles que l'enseignant lui avait imposé avec cette femme.

Le jeune sorcier se redressa en tremblant, totalement choqué mais incapable de faire autre chose que de vouloir paraître normal. Heureusement, Merlin avait entendu la prière des deux protagonistes et aucun élève n'avait fait son apparition. Harry ramassa silencieusement ses affaires, son regard n'osant se poser sur le type fou. Si quelqu'un entrait ici, il se demanderait juste pourquoi le prof était à terre... Comme si presque rien ne s'était passé. Le Survivant se mit sur sa chaise, il aurait bien approché l'homme pour le prévenir que c'était bien la dernière fois qu'il lui faisait ça... Cependant le brun craignait trop une arrivée inopinée. En ayant assez d'être la bête de foire, le jeune garçon préférait agir comme si rien ne s'était passé, puis régler ça plus tard... Ou maintenant, mais d'un air anodin pour pouvoir couper court à la conversation si quelqu'un venait. Les élèves n'allaient sûrement pas tarder.


-Des loups-fit-il d'un air anodin- Ceux du zoo de Londres sont magnifiques.

Son regard se fit cette fois plus sévère une fois la réponse donnée. Ses yeux d'émeraude étaient deux minis tornades de colère et de rage. Il avait connu bien pire, plus impressionnant que cet espèce de pervers... Ce n'était pas l'enseignant qui allait l'effrayer.


-Plus jamais


Gronda-t-il, ses yeux remplis d'insolence et ses mains tremblant sur la table, uniquement d'une colère sans nom... Crainte? Non il ne pouvait pas se permettre d'avoir peur, le Survivant le savait déjà avant, Alaska avait achevé de confirmer cela dans le parc. Les loups n'avaient pas le temps, ni le droit d'écouter leur peur. Remplaçant ce sentiments somme toute normal après ce qu'il avait pu entrevoir par une rage certaine, Harry n'avait de cesse d'insulter l'homme de ses yeux, le méprisant au plus haut point, lui montrant toute la haine dont il était capable. Ses sentiments étaient décuplés par son vécu, et son nouveau don. Désormais plus impulsif et entier encore qu'avant; il ne laissait plus passer l'erreur, surtout pas une de cette taille. Comment pouvait-il comprendre que le prof n'avait pas fait exprès? Harry n'en avait aucun moyen et n'était même pas sûr de croire ce dernier. Rien n'excusait les actes de cet homme, et mis à part le temps, rien ne ferait changer l'avis du Gryffondor semblait-il. Monsieur Messenger aurait beaucoup à faire pour regagner ne serait-ce qu'un brin de confiance du Survivant. Ce dernier le voyait maintenant comme le dernier des petits pervers, avide de connaître ce qui se cachait dans la tête des gens, mais aussi de leur proposer des images de scènes tordues et dégoûtantes- enfin du point de vue de Harry qui n'était vraiment pas éveillé du tout de ce côté là. Il avait du obtenir ce poste à Poudlard et s'en servait désormais pour assouvir ses petits désirs immondes. Harry bien qu'outré ne quittait pas la salle, car il n'avait pas l'habitude de quitter une scène de bataille-bien que des fois il aurait mieux valu- voulant montrer à l'homme que le Gryffondor ne le craignait pas malgré son attaque frontale et brutale. -

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Solange Messenger
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Ven 12 Fév - 6:38:37

[Les autres vous pouvez venir quand même hein. Lick]

La situation est gênante. Oui voilà, bien résumé Solange. On pourrait faire même plus détaillé : AH MON DIEU BORDEL DE MERDE LA HOOOONTE. Là, c'est plus exact, plus proche de la réalité que je ressens, j'ai envie de m'enterrer dans un grand trou juste pour plus qu'on voit ma vilaine tête. En plus comment il me regarde lui... Ça fait froid dans le dos, pire que la fois où j'ai été chopé par le vigile de Carrefour en train de voler une bouteille d'eau, mais ça, c'était vraiment exceptionnel.
Je reste assis en tailleur sur mon bureau, et je le regarde tel un bovin devant une gare SNCF, il parle, je veux mourir. Ah bah oui, il peut se permettre de mal interpréter, après ce qui s'est passé, c'est légitime. Moi aussi je serais monté sur mes grands chevaux (péniblement certes, parce qu'un grand cheval ça tape facile un mètre quatre vingt au garrot et... qu'est ce que je racontais déjà ?), bouh le vilain prof qui m'a envoyé des images de fesses ! Je te jure petite, j'en ai pas fait exprès. Va expliquer ça toi « oui aloooors nous sommes face à une manifestation magique due au manque de self-control d'un très gros gland ». Mais c'est bien sûr.

- Je te jure que c'est un accident accidentel !

C'est moi ou il a les mains qui tremblent ? Sérieux, j'ai peur de me faire bouffer vivant là. Mais arrête de me regarder avec tes vilains yeux plein d'une matière gélatineuse qu'on sait pas ce que c'est ! C'est moi ou il fait trop chaud d'un coup ? Mais de quoi j'ai l'air maintenant hein ? D'un gland, effectivement, ouais, mais au delà de ça ? D'un pervers fini, ça c'est sûr. D'ailleurs c'était pas en très très bon anglais bien anglais qui sent bon l'anglais dans la bouche, ce que je lui ai dit, un « accident accidentel », ça pète comme phrase ! Maintenant j'vais passé pour un pervers immigré, encore pire. Je m'enfonce, je coule, je me noie, aaarg.
En plus j'ai pas fait que envoyer des images, j'en ai reçu aussi, avec une rousse mach... VILAIN CERVEAU, TU ES TRES VILAIN ! ... oui bon y avait un truc bizarre dans sa tête, j'ai pas réussi à décoder, c'est le truc qui a tout fait péter. Mon cerveau il s'est dit « allez viens petite, on va aller comprendre ce bordel », mais je sais pas pourquoi il s'est ramassé comme une quiche, comme si il y avait quelque chose de... pas humain.
Hm, y a un truc à creuser là.

- Je euh.. C'est humain de... euh...balancer son esprit par dessus bord sans faire exprès, nan ?

Je veux mourir je veux mourir je veux mourir.

- 'fin j'crois. 'fin désolé quoi. Ça m'arrive tout le temps ce genre de truc de euh... Enfin tu vois quoi.

C'est bien d'être moi quand même, il t'arrive tout le temps de la merde avec que dalle. Et encore, je lui aurait montré n'importe quoi d'autre, ça serait peut être passé. C'est marrant, c'est jamais des visions où je sais... je regarde le papier peint par exemple. Non. Ça serait trop simple. C'est pas marrant la vie si tu montres pas ta sexualité à tes élèves hein ? Mais pourquoi j'enseigne bon sang... Enfin tu sais le proverbe, c'est quand on sait pas faire un truc qu'on l'apprend aux autres. Là je crois que ça tape pile dans le mille dans mon cas.

- On en reparle à la fin du cours si tu veux ?

Collégialité, mon cul ma bite et mes couilles, franchement j'ai donné. Là maintenant ce pauvre Harry, il me connait mieux que personne, parce que d'habitude ce genre de trucs, je le raconte pas sur tous les toits, justement. C'est blagueur la magie quand même, ah bah là j'me suis tapé une bonne grosse tranche de marade, tu me vois pas rire là ? Normal, je tape une gueule de dix pieds de long. C'est pas possible, le cours il va commencer je vais me cacher sous la table en hurlant « VOUS ME VOYEZ PAS J'EXISTE PAS PARTEZ J'AI PEUR ». 'tain j'en ai trop marre, trop de loose pour la journée là. En plus ça pue la mort la lavande, ça me donne trop mal à la tête (mis à part le fait que j'ai quitté mon corps, et que ça donne la migraine aussi ce genre de chose). Envahi d'une intense lassitude, je décide de l'exprimer en Tamoul – parce que de toute façon, que j'en ai marre, Harry Potter, au stade où il en est, il s'en fout complètement.

- J'en ai vraiment plein le cul.

Machinalement, je m'allume une cigarette, le regard perdu dans le lointain très loin qu'est pas proche. Je fume ma clope comme si c'était elle la cause de tout le malheur du monde. Tiens, voilà ! Hiroshima c'est toi ! Tchernobyl aussi ! Et la sortie du concert de Lorie, c'est la même ! Tout c'est de ta faute !
Attends... J'viens pas de m'allumer une cigarette quand même ?
Si si, putain c'est trop con d'être moi.
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Liliana Vanloock
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Ven 12 Fév - 14:48:12

Les murs du château défilaient sous les yeux un peu absent de Liliana Vanloock. Observer les peintures mouvantes, les élèves se pressant à travers le couloir ne lui étaient d'aucun réconfort. La guerre était finie, oui, mais. Tous ses souvenirs ne s'étaient pas volatilisés pour autant, et à la vue du collège qu'elle avait tant aimé, autrefois, ceux-ci ressurgissaient sournoisement, annihilant tout soupçon de joie quant à l'idée de retrouver des cours où les élèves ne risquaient plus que de mauvaises notes, et les amis que l'on avait laissé derrière soit à l'arrivée de l'été. Enfin, quels amis... À Serpentard, la jeune fille avait perdu bon nombre de ses fréquentations à cause de son sang-mêlé. Le peu qui étaient resté auprès d'elle demeuraient lui être un réconfort, certes, mais elle se sentait si lasse, si désoeuvrée à présent que tout était rentré dans l'ordre, qu'elle n'arrivait pas à s'en contenter. C'était comme si les choses avaient continué d'avancer sans elle. Son esprit demeurait ancré à l'époque du Lord, dans ces jours de souffrance où sa vie s'était en partie brisée, où sa mère avait disparu à jamais. Recoller les morceaux était plus difficile qu'elle ne l'aurait jamais imaginé.
Un soupir glissa d'entre ses lèvres, tandis qu'elle vérifiait pour la deuxième fois son emploi du temps. Elle devait se rendre en défense contre les forces du Mal, avec un nouveau professeur, apparemment. Comme toujours, en défense contre les forces du Mal. Alors qu'elle repliait le parchemin pour le glisser dans la poche de son jean, une fille de son année posa une main sur son épaule et l'interpela. La blonde dut faire un grand effort pour ne pas sursauter à ce contact, qui avait été de nombreuses fois les prémices d'une agression, l'année précédente.


« Hey Liliana ! Tu n'as pas oublié quelque chose ? »

La Serpentard se retourna, la mine intriguée par ce salut pour le moins déroutant. Elle s'arrêta dans sa marche et fit face à l'autre élève.

« ...Quoi ? »

La jeune fille regarda Liliana des pieds à la tête, un sourire un peu confus aux lèvres.

« D'enfiler une tenue scolaire plutôt que des habits de... moldus. »

Et merde ! Les yeux de la Vert et Argent s'agrandirent sous le coup de la surprise. Comment n'y avait-elle pas pensé ?! Elle s'était tellement habituée à déambuler dans son loft en jean et débardeur qu'elle avait oublié qu'il était obligatoire de revêtir la tenue scolaire dans l'enceinte de Poudlard. En cours, du moins. Comment pouvait-on être autant à la rue ? Murmurant un vague et sec remerciement, elle se précipita en sens inverse et dévala les escaliers qui menaient jusqu'aux dortoirs des Serpents. Lorsqu'elle ressortit deux minutes plus tard, elle n'avait même pas prit la peine de nouer sa cravate sur le col de son chemisier et quelques boutons de ce dernier n'étaient même pas accrochés. Elle rajustait encore sa robe de sorcière par dessus le tout en trottant avec ses escarpins qu'elle avait oublié de changer. Quelques connaissances habitués à la voir toujours bien habillée l'observèrent d'un regard interloqué. Elle devait vraiment se reprendre en main, se réhabituer à l'environnement qui serait le sien jusqu'aux prochaines vacances scolaires...
Mais lorsqu'elle entra dans la salle de classe, elle constata que sa tenue, finalement, n'était rien en comparaison au professeur qu'on leur avait imposé. On pourrait même dire, compte tenu de la situation, refourgué.

La jeune fille haussa un sourcil doré en direction de la cigarette qui se consumait dans la main de Messenger dont l'odeur âcre de sa fumée se mélangeait à un puissant parfum de lavande. Le mélange des deux odeurs était parfaitement désagréable.


« Vous cherchez à tuer vos élèves avant le début du cours, Monsieur Messenger ? »

Lâcha-t-elle pour tout salut, malgré tout le respect qu'elle adressait normalement aux professeurs. Il fallait dire qu'après les Carrow, les comportements étranges et déplacés n'étaient plus vraiment appréciés, chez elle.

« Ou c'est le sujet du cours, défense contre les forces malodorantes ? »

Continua-t-elle, une pointe désagréable d'ironie et d'effronterie dans la voix. L'espace d'un instant, elle se demanda s'il elle n'allait pas faire demi-tour et retourner se coucher, mais elle prit sur elle et alla s'installer à une place libre, à côté du seul élève déjà présent. Elle lui adressa un regard sidéré, mais, lorsqu'elle reconnut le personnage, son regard s'agrandit un instant de surprise. Que faisait Harry Potter dans une salle de cours ?! N'était-il pas sensé mener sa vie, après avoir arrêté Poudlard à sa sixième année ? Apparemment, non, d'ailleurs, elle se rappela vaguement qu'elle avait crut entendre la rumeur de son retour dans le Poudlard Express. C'était donc vrai. Le garçon qui avait sauvé le monde sorcier du mage noir le plus cruel de tous les temps retournait sagement en cours pour parfaire des domaines qu'il devait, après cette guerre, déjà connaître sur le bout des doigts. Après tout, ça ne la regardait pas, et elle se contenta de baisser les yeux en direction de son sac à dos, comme si elle n'avait pas été gênée et surprise une seule seconde.
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Harry Potter
Gryffondor, 7 ème Année
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Ven 12 Fév - 16:26:13

Certes... Habitué aux bizarreries de ce monde les plus fourbes le jeune sorcier pouvait à la limite, en faisant des efforts intenses de tolérance, imaginer que le prof n'ait pas fait exprès. -Mais dans ce cas il était intolérable d'embaucher quelqu'un qui ne sache pas se servir de son pouvoir... Surtout qu'apparemment ça lui arrivait, selon ses dires "tout le temps".- mais comprendre que ce type était en train de penser à des choses de.. De... Enfin voilà quoi, ces trucs là entre un homme et une femme qu'Harry ne maîtrisait absolument pas et n'essayait même pas d'imaginer, alors là! Là... Il n'y avait aucune excuse, ce type était un pervers... Point barre! Et le Gryffondor avait bien l'intention de lui faire ravaler ses excuses minables qui ne voulaient rien dire en plus. Un accident accidentel, bah si l'enseignant se comportant déjà comme un gosse-les pensées pures et innocentes en moins-parlait aussi comme tel, les élèves n'étaient pas sorti de l'auberge-ou de la salle de classe sentant la lavande dans ce cas précis-. Cependant, le Gryffondor n'eut pas le temps d'agir, une élève arriva. Le Survivant posa sur elle un regard neutre, comme s'il essayait d'évincer toute trace de ce qui venait de se passer dans cette salle... Il n'empêche que le prof ne perdait rien pour attendre; désormais le sorcier ne laisserait s'installer aucune erreur de sa part. Il n'allait pas non plus le provoquer, ayant passé l'âge, cependant, le brun répondrait à la moindre faute, serait ici pour lui apprendre à se tenir correctement. Hors de question que le type recommence avec ses délires de fesses... Beurk... Harry était absolument dégoûté en repensant à ces images horribles.

L'adolescent laissa la fille s'installer à ses côtés, étonné de voir qu'une Serpentarde posait ses affaires à côté d'un Rouge et Or. Fut un temps-il se sentait vieux en pensant à cette expression, vraiment âgé.- même s'il n'y avait personne d'autre dans la salle et que le prof était bizarre, un reptile ne s'installait jamais à côté d'un lion-où plutôt d'un loup en l'occurrence là XD-. Une odeur bizarre s'était installée, la lavande était secondé par un arôme tout aussi entêtant et désagréable. Lorsque Harry reconnu la fumée, il fronça le nez. L'étincelle au bout de la cigarette le mettait mal à l'aise, son animae craignait le feu, du coup, il avait prit le pli et n'aimait plus du tout cet élément... Mais bon, là ce n'était qu'un petit bout grésillant, c'était plus désagréable qu'affolant.


« Vous cherchez à tuer vos élèves avant le début du cours, Monsieur Messenger ? Ou c'est le sujet du cours, défense contre les forces malodorantes ? »

Puisque les temps changeaient... Autant s'adapter, s'alliant à la jeune fille au franc parler, le garçon offrit un sourire amusé à cette dernière, quoique méfiant. Il s'attarda un peu sur elle, alors qu'elle même ne se privait pas pour le détailler, apparemment surprit de sa présence. C'est vrai que beaucoup de gens pensaient que le Gryffondor ainsi que ses amis allaient quitter l'école... Mais où aller? Malgré son expérience, Harry restait jeune, il ne savait pas quoi faire et avait besoin de se reconstruire. De plus Hermione avait bien dit qu'il y avait toujours des choses à apprendre et perfectionner; même avec leur expérience. La fille était une jolie blonde ténébreuse, un peu débraillé, ce qui attisa sa propre curiosité. Lui rendant son air étonné, mais pas pour la même raison-elle pour sa présence ici, et lui pour sa tenue- il ne comprenait pas trop l'idée là... Ce genre de fille n'était pas sensé être bien pomponné et gracieuse comme tout? L'adolescent ne dit rien cependant, ce n'était pas ses oignons... Autant s'occuper du prof. Le sorcier eut un petit sourire conspirateur, un peu à la James Potter. Il se concentra de son mieux... Ce ne serait pas facile, mais ça valait le coup, ce serait amusant si ça marchait! Le sorcier n'était pas doué non plus en sorts silencieux; ceux-là que l'on jette sans un mot, Fol Oeil était toutefois parvenu à lui apprendre quelques bases; Lumos, Nox, enfin, juste quelques minuscules sorts pas très utiles... Comme pour l'occlumencie, Harry n'était pas très réceptif. Sa vague formation allait pourtant lui servir.

Il pointa discrètement sa baguette sur l'homme, sans pour autant se cacher d'être l'auteur de la plaisanterie, ils étaient deux de toutes manières dans cette classe... Du coup le coupable serait vite désigné, enfin bon, le Survivant n'agissait pas ainsi gratuitement; l'enseignant lui manquait de respect, et donc il lui répondait... Logique non? Et au fond, ce n'était pas bien méchant, juste une petite piqûre de rappel si Monsieur Messenger jouait au petit c*n avec eux. Et hop, après s'être concentré sur l'onde de magie qui fluctuait en lui, le sorcier lança un "Aguamenti", sensé projeter un filet d'eau sur la tête du prof. Espérant que ça fonctionnerait, le Survivant attendit le résultat, mirant sa comparse avec un air mystérieux et conspirateur; qui pourrait se douter de quoi que ce soit avant que le sortilège n'atteigne sa cible? Harry avait juste gentiment joué avec sa baguette entre ses doigts... Les millième de secondes s'égrainaient, le jeune sorcier espérait avoir réussi, de quoi justifier le sourire malin qu'il avait offert à la jolie demoiselle assise à ses côtés.

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Siobhan Greene
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Dim 14 Fév - 14:07:17

Mon Dieu, si l'enseignement du prof était au niveau de son look vestimentaire, ça allait donner. Je m'arrêtai un instant sur le pas de la porte, les lèvres pincées, les sourcils arqués dans une expression de surprise choquée. Que voulez-vous, j'aimais la mode moi, j'aimais les beaux habits, la classe et le chic, trois entités que Solange Messenger ne semblait pas connaître, ne serait-ce que de nom. Emettant un soupir, j'entrai dans la classe, le pas nonchalant. Puisque j'avais décidé de venir en cours... Il était trop tard pour faire demi-tour.

Ce matin je m'étais réveillée en pleine forme - chez moi, c'est chose rare. Un sommeil réparateur ajoutée à une bonne dose de médicaments m'avait procuré un repos des plus complets et, aussi rarement que cela arrive, en mettant un pied hors du lit, je m'étais sentie en pleine possession de mon corps et de mes forces, ce dont je devais à présent pleinement profiter. Vivement, je m'étais éveillée, emplie d'une soif aussi intense que violente de profiter de cette magnifique journée. Mon sang bouillait dans mes veines comme s'il était empli de souffre, insufflant dans mes muscles une puissance et une énergie brûlante. Cette sensation me rendait proche de l'extase; en me coiffant face au miroir, je voyais mes yeux animés d'une fièvre étrange tandis que mes joues se teintaient de rose, alors que toute ma peau n'était habituellement que d'une blancheur translucide. J'étais bien, j'étais si bien! Je me sentais capable de tout - j'avais envie de planter mes dents dans chaque chose que la vie m'offrait. Je coiffai donc ma chevelure brune, que je laissai détachée, après quoi j'allai coquettement choisir ma tenue. Que voulez-vous, on ne se refait pas. J'aimais à être belle, n'en déplaise à l'affreux uniforme de Poudlard. J'enfilai des collants fins et noirs, puis la jupe de l'uniforme que j'avais fait retoucher et raccourcir, ainsi que la chemise, que j'avais fait cintrer. Laissant le haut déboutonné, je chaussai ensuite mes escarpins. Oui, j'étais de ce genre de filles qui met des escarpins à Poudlard, et si cela dérangeait quelqu'un, je m'en fichais assez royalement. A vrai dire, pour mon plus grand amusement, j'avais remarqué que cela dérangeait beaucoup les filles mais nettement moins les garçons, qui me regardaient en passant avec une expression assez bovine. J'observai mon apparence générale dans le miroir; malgré l'obligation de l'uniforme, j'étais plutôt bien mise en valeur. Je souris en imaginant Lorelei dans ma tenue; déjà que ses traits suffisaient à faire baver la gente masculine, une tenue comme la mienne aurait eu des effets dévastateurs.

Mais qu'est ce qui me prenait? Cette pétasse de Vélane pouvait aller se faire voir. La façon dont elle s'était comportée au dîner d'arrivée m'était restée en travers de la gorge. On n'agit pas comme ça avec moi - d'autant qu'on était censées être meilleures amies. Quelle mouche l'avait piquée?! Elle pouvait toujours venir me parler, je resterai froide et hautaine: j'allais lui servir le même plat que je servais aux autres, aux élèves lambdas.

Une fois maquillée - du noir autour des yeux, du rouge sur les lèvres - je jetai un regard rapide sur mon emploi du temps. Défense Contre les Forces du Mal. Mouais. De toute façon, j'étais assez indifférente à l'intitulé de mon cours, ce qui m'importait était d'y apprendre quelque chose ou bien, d'une quelconque manière, de m'y amuser. Je n'aimais pas le temps perdu. Je pris le chemin de la salle, le pas fier et le regard indifférent, et j'y arrivai, me trouvant donc en face d'un étrange énergumène, habillé comme un sac, la clope au bec de surcroît. Si mes parents avaient vu ça... Mon père aurait eu une syncope tandis que ma mère aurait fondu en larmes. De la fumée de cigarette à deux pas de leur pauvre enfant, leur pauvre petite fille, si malade, si malade! Sauf que je riais bien: des cigarettes, j'en fumais, elles me déchiraient les poumons et me faisaient tourner la tête, mais j'en fumais à m'en rendre malade, sachant pertinemment qu'avec ma maladie elles étaient mauvaises pour moi, mais pour le simple plaisir de faire un pied de nez à mes parents et à cette foutue maladie. En tout cas, puisque j'aimais par-dessus tout jouer les pimbêches, j'eus une moue dégoûtée et portai une main fine à mon nez, pour bien montrer que j'étais indisposée par la fumée. Puis, sans un mot envers le prof - si on pouvait appeler cela ainsi - je gagnai les tables des élèves, sentant après le tabac une odeur de lavande. Étrange...

Quelle ne fut pas ma surprise tandis que, jetant un coup d'oeil aux élèves déjà présents, je constatai qu'il y avait Sa Majesté en Chef l'Idole de Tous, le très célèbre Harry Potter le Survivant. Un sourire mauvais s'afficha sur mes lèvres, tandis que je posai sur lui mon regard froid. Un bon point: s'il était là, on allait bien s'amuser. L'aura de célébrité apporte toujours des choses marrantes. D'ailleurs, il avait une expression étrange au visage, entre la colère et la surprise, et fusillait l'autre mec avec sa clope du regard. Tiens, le Survivant était-il allergique à la fumée, ou bien à en juger de l'expression tout aussi étrange sur la gueule de Messenger, se passait-il une idylle secrète entres les deux hommes? De plus en plus amusant. Je m'installai à côté de la fille blonde, Liliana de son prénom, qui appartenait à la même maison que moi. Je la gratifiai d'un petit salut avant de déballer lentement mes affaires. Je pris tout mon temps, mon regard balayant les différentes personnes de la pièce, avec toujours ce même sourire en coin collé à ma bouche. Je sentais que j'allais me divertir.
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Solange Messenger
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Dim 14 Fév - 20:30:50

[Les enfants, faut les brûler. <o/]

Petit Jesus, j'ai jamais cru en toi, je sais même pas ton histoire et je ne te connais que très vaguement, mais il paraît que t'es un mec sympa, alors, s'il te plaît, fais que si je me jette de la fenêtre du deuxième étage, je meurs sur le coup ! Fais que mes cervicales se brisent, que je ne souffre pas. Peut être que si je prenais la position du parachutiste, ça marcherait ! Je veux sortir d'ici, au secours !
… Attends, pourquoi j'invoque un dieu chrétien rappelle moi ? … J'arrive pas à me rappeler de mes propres dieux. Attends, attends, bouge pas petite, c'est quoi les noms déjà ? Merde, je m'en rappelle pas, c'est des trucs à coucher dehors en plus. Bon c'est pas grave, j'invente : Beckam, Cantonat, sortez moi de là. Même pas la fenêtre je m'en fous.

« Ou c'est le sujet du cours, défense contre les forces mal... Frrrghtsfxg ? »

Merde, chier, bite, poil, con, un mot de quatre syllabes, merde merde merde, il veut dire quoi ? IL VEUT DIRE QUOI BON DIEU DE MERDE ?! Je suis sûr que c'est méchant, vil et mesquin, elle a une tête à ça. Et puis j'veux tuer personne, putain, qu'est ce qui se passe ils me fixent, là, avec leurs yeux de poissons. Putain putain putain. Et puis ça pue la lavande. C'est p'tète ça, elle croit que j'veux la tuer à coup de fleur ? Mais, elle est débile ? 'tain, ma clope est éteinte, pourquoi ? Ah, mouillé au bout. Bon ben pas grave j'la rallume, l'eau c'pas trop un problème, on peut fumer sous la pluie même. Y a une fuite au plafond ? Je lève le nez, j'vois rien... Et puis j'suis au deuxième étage abruti, comment y peut y avoir une fuite à la toiture de ma salle de cours ? Cours, cours, cours, merde merde meeeeerde. Ne pas paniquer, respirer calmement, je ne ferais pas parti du quota de prof qui tombent en dépression à cause de leurs élèves ! C'est des gamins, c'est gentil les gamins, j'en ai déjà vu avait... Mais jamais autaaaaant. Putain j'ai envie de pisser, putain, faut pas que je me pisse dessus, faut pas ! Pourquoi ils me regardent, arrêtez bon sang de merde !
Recherche de signes : Rythme cardiaque accéléré, teint plus pâle que d'habitude, expression du type à poil au milieu d'une foule qui sait pas trop ce qu'il fout là, mais qui est sûr d'une chose, il est en train de se taper la honte de sa life.
En plus ils sont pas tous là, y a encore des hordes qui vont arriver, fermement décidées à me démonter la gueule. On rattrape pas une première impression, et là je passe pour un gros gland. J'le sais, c'est l'impression qui se dégage de cette foule énorme, cette armée, ce que tu veux. Qu'est ce que je fous là ? J'aurais dû arrêter l'enseignement, et finir ma vie à Saint Mangouste, oh oui j'aurais dû le faire, j'ai jamais fait cours à des gens aussi âgés et aussi nombreux ! Non j'éteindrai pas ma clope, j'en ai trop besoin là. Si si j'te jure. Tiens d'ailleurs.. C'est peut être pour ça qu'ils font la gueule, nan ? Ah bah oui y a un tas de propagande à la télé, c'est vrai, même que sur mon paquet y a une photo de cancer de la gorge (beurk).

- Bon ben c'est bon hein, dans le monde sorcier un cancer c'est pas pire qu'une angine, me faites pas vos cacas nerveux là.

Nouveau regard de loutre multiplié par cent, oui à cause du stress j'suis pas poli et... Ah non, fausse alerte, j'ai parlé en tamoul. Bon ben pas grave, je retraduit en anglais, j'fais ça tout le temps.

- ...

J'ai ouvert la bouche, j'ai voulu dire des mots, et y a rien qu'est sorti (mis à par un couinement désagréable de souris éprouvée)... Je suis incapable de me rappeler un seul mot d'anglais... Il est où ?! Il est parti où mon anglais ?! Je... je me rappelle de rien, que dalle, nada. Mon dieu. Faut que j'aille pisser ! Je cherche désespérément un mot d'anglais, juste un, et rien me vient du tout. Même une chanson, je m'en rappelle pas, tout il est en tamoul, surtout mon cerveau. Je les regarde avec de grands yeux, dans l'incapacité totale de communiquer. Ils parlent, avec leurs sons chuitants, et moi je sais même pas si ils m'insultent ou pas. Ça me rappelle mon premier jour d'école primaire, j'm'en souviens parce que j'avais jamais trop entendu d'anglais avant ça (il y a une chaîne tamoul à la télé, donc j'ai échappé à toutes les émissions anglaises jusqu'à un âge avancé, on m'en félicite). Là c'est pareil, et c'est tout aussi crispant, je suis devant une assemblée qui ne comprend pas un broc de ce que je dis. C'est totalement risible comme situation, à cause du stress j'ai oublié une langue ! Oh bah c'est balot ça alors.
Faut vraiment que j'aille pisser.

- Je euh... Reviens. Mais vous vous en foutez parce que t'façon vous comprenez pas un putain de broc de ce que je dis, c'est bien fait pour vos gueules vous l'avez bien cherché.

Et puis là dessus je me lève, j'essaye de faire le type qui sait ce qu'il fait, alors que mon seul et unique but actuellement c'est de quitter cette pièce pleine de gens. Non mais je suis pas un gars émotif et... Si, je suis un gars émotif, sortez moi de là.
Sorti de la pièce, hourra, maintenant faut vite que je fuis !
J'ai quand même attendu d'avoir tourné à un couloir avant de courir, vous noterez le courage. Dieu merci, il a des toilettes pas loin (parce que putain, la première nuit, je les ai cherché !), genre un étage au dessus. J'me suis enfermé dans une cabine et j'ai pissé toute la méditerranée, avant de m'assoir sur la cuvette et, les coudes appuyés sur les cuisses, de me couvrir le visage des mains. Bon, l'anglais, c'est quoi ? Non, rien à faire, je me rappelle pas. Je peux pas rester planqué dans les chiottes ! … Quoique. Personne va venir forcer la porte, je peux stationner là éternellement, à essayer de me souvenir de la langue anglaise. Il faut que je me calme, pour que ça revienne. Ou alors je meurs de faim ici. En tous cas c'est foutu je passe vraiment pour le dernier des glands.
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Lenny Pinsker
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Lun 15 Fév - 0:04:40

[Voilà je poste à l'extrême fin du week end, complètement dans les vapes mais c'pas grave, je respecte presque ma parole : p]

Un homme à la peau mate quitta la salle d’un pas raide. Lenny recula, surpris, bloqué dans son élan d’élève modèle. N’était-ce pas le nouvel enseignant, fier remplaçant du terrible Amycus Carrow ? Il haussa un sourcil en suivant l’étrange personnage du regard. Les élèves arrivaient en groupe, intrigués, une question, identique à la sienne, posée sur leurs lèvres. Personne n’avait entendu parler du professeur Messenger. Quelques rumeurs circulaient, mais aucune réputation notable ne le suivait. Les mauvaises langues disaient que l’administration avait regardé ses origines avant d’étudier ses compétences. C’était peut-être vrai. Les nés-moldus étaient les grands favorisés du moment. Beaucoup souffraient de la ruine depuis la chute du régime des mangemorts. Ils avaient tous perdus, emploi, argent, famille. Il fallait les réhabiliter, réparer le mal commis, et pour montrer à quel point le Ministère s’engageait, Poudlard était la vitrine idéale. De plus, professeur de défense contre les forces du mal restait dans les esprits un poste maudit. Maugrey Fol-Œil, Severus Rogue et Remus Lupin, s’était succédés devant le tableau noir. Ils étaient tous morts pendant la guerre, assassinés par les sbires du Lord. Dolores Ombrage, après une mésaventure traumatisante dans la forêt interdite, accumulait les peines de justice. Le frère Carrow croupissait bien évidemment à Azkaban, et Lenny lui souhaitait de souffrir jusqu’à la fin de ces jours. Il n’oubliait pas que ce sinistre personnage avait utilisé des sortilèges de torture contre Samuel, crime tout à fait impardonnable. On avait beau démentir cette histoire de malédiction, les sorciers restaient frileux. Quel genre d’homme avait pu tenter sa chance ? Un désespéré ? Ces derniers mois n’avaient cessé d’en créer.

Quelque peu dérouté le nouveau préfet de Serpentard entra dans la classe. Les élèves ne s’étaient pas pressés. Le vendredi après-midi, il était coutume de flâner plus longtemps dans les couloirs. Sur le visage des présents, une incompréhension générale régnait. L’enseignant avait quitté la pièce trois minutes avant la sonnerie, et les regards allaient de la porte à Harry Potter. Ses prunelles ternes se fixèrent un instant sur le Survivant, élu héros de l’année. La Gazette avait annoncé son retour à Poudlard. Il n’était pas question, disait-on, de décerner un diplôme à des élèves qui, pendant qu’ils sauvaient le monde, avaient négligé le passage des Aspic. La joyeuse bande se retrouvait ainsi à l’école une année de plus, et il semblait que leur retour créait déjà des vagues. Potter se trouvait toujours au centre de l’attention. Oui, vraiment, rien ne changeait en ces lieux. Parmi les élèves présents, il nota également la présence de Liliana Vanloock, sixième année à laquelle il n’avait jamais prêté beaucoup d’attention, et Siobhan, gamine au caractère exécrable… Oui, une fille donc. Samuel était aux abonnés absents. Mais il viendrait n’est ce pas ? Quoiqu’ait pu dire son aimable collègue de Serdaigle, il n’allait pas sécher les cours dès la première semaine. Sa mère en serait malade.

Des adolescents de toutes les maisons s’éparpillaient sur les tables. Le blondinet à la peau d’albâtre n’arrivait pas à choisir une place. L’absence de la figure d’autorité le perturbait énormément. Il lui semblait que le chaos régnaient, tous commençaient à bavarder, livrés à eux-mêmes, enchantés du temps qui se perdait, il n’y avait plus aucun point de repère. Sans trop réfléchir, Lenny s’approcha d’Harry pour la première fois de sa vie. Il détenait peut-être la clé de l’énigme. La voix hésitante, il bredouilla :

- Heu excuse-moi mais…
- Allons que diable… N’était-il pas préfet ? Il bomba la poitrine et demanda d’un ton plus distingué : - Mais que se passe-t-il au juste ?

Leurs yeux se croisèrent, il baissa aussitôt le regard. Le jeune homme avait des iris sublimes. Quelle mouche l’avait donc piquée pour qu’il abordât la grande célébrité du monde sorcier ? Celui qui, trois mois plus tôt terrassait Vous-savez-qui au beau milieu de la Grande Salle ? Brillante idée, vraiment. Il allait se faire regarder de haut, puis jeter. Ne pouvait-il pas interroger un tiers ? Oui, bien sûr. D’autres élèves avaient assistés à la scène, ce Poufsouffle maigrichon au premier rang par exemple. L’ennui était que les autres appartenaient au sexe faible ou à une race d’individus particulièrement insignifiante. Il devait le reconnaître, l’aura glorieuse d’Harry Potter l’avait sournoisement influencé. S’il redoutait la confrontation avec les sommités, son inconscient adorait leur proximité.

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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Mar 16 Fév - 10:58:10

Les temps avaient changé depuis la quatrième année de la jeune McGregor, les gens avaient changé de comportement, c'était évident, maintenant que le plus puissant de tous les mages noirs de tous les temps était mort, tué par le Survivant dans la grande salle quelques mois plus tôt, sous les yeux de tous les sorciers ayant participé à la grande bataille. Pourtant, ce n'était pas comme ça que Megan avait espéré voir les élèves. Tous, sans aucune exception portaient leur regard avec un certain mépris sur les enfants de sang pur comme la jeune fille, et selon elle, ce n'était pas comme ça que les choses s'arrangeraient, car même sans Lord Voldemort, le monde de la magie ne résisterait pas à de nouvelles guerres entre les Nés-moldus et les sorciers, décidémment, il n'y aurait jamais de paix dans ce monde. La brune savait que les gens la détestait, rien qu'au simple regard, ils dégageaient de la haine et la petite sorcière le sentait. Elle ne trouvait plus sa place nul part, ses amis ne l'étaient plus réellement, soit ils s'étaient braqués contre elle l'an dernier, ou bien leurs parents avaient fini par séjourner à Azkaban et les gosses étaient trop tristes et désespérés pour essayaient eux-même d'aider Meg. L'année s'annonçait mauvais, quoiqu'elle ne pouvait être pire que la précédente. Les enfants de moldus s'étaient fait torturer de façon barbare, et cela avait maintenu une ambiance de terreur. Mais bon, désormais, la communauté des sorciers tentaient de privilégier les nés-moldus, et les sang pur craignaient que le Ministère en fasse trop. Cette année, finalement, ce serait peut être les enfants de grande famille qui seraient torturés, après tout, on donnait à ces impurs tout ce qu'ils voulaient. Certes, Megan n'avait vraiment pas apprécié cette façon de les traiter comme des bêtes, voir même pire, mais la situation se dégradait, et ce n'était pas comme cela que l'on rétablirait un peu de prospérité entre tout le monde.

Poussant un profond soupir, la serpentard enfila sa deuxième chaussure, puis, enfin prête, elle abandonna son lit moelleux et chaud, pour affronter l'ambiance froide et les regards insolents des élèves nés-moldus. Elle attrappa la pile de livres et sa baguette posés sur sa table de chevet, puis traversa son dortoir pour sortir. Au dehors, ce n'était pas pareil, il faisait un peu plus chaud, c'était normal, les cachots étaient toujours glaçés, mais l'atmophère restait tendue. La jeune fille ne savait pas si elle réussirait à affronter les insultes et les critiques qui lui seraient adresées, c'était dur. Mais si ces sangs impurs avaient réussi, il n'y avait pas de raison qu'elle, non. Après tout, elle était une McGregor bon sang ! Elle était une riche héritière au sang pur. Pourquoi en avoir honte ? Le monde tournait à l'envers. Elle traverserait cette épreuve la tête haute, comme elle l'avait toujours fait. Et les murmures, elle les ferait taire.
Chassant pour un court instant ses pensées, la brune apperçut un peuplus loin des nés-moldus, la mine triomphante, l'air arrogant, rire à son passage. Nom d'une goule !! Par la barbe de Merlin, ces sales bourbeux allaient voir une McGregor dans tous ses états. La vipère changea de direction pour aller rejoindre d'un pas rapide et déterminé, les trois garçons qui semblaient beaucoup s'amuser. L'un d'eux était à Gryffondor, et les deux autres à Poufsouffle, tous étaient aussi en cinquième année. Voyant Megan monter sur ses grands hypogriffes, l'un des deux représentants des jaunes et noirs rigola de plus belle, dévoilant une dentition aussi belle que celle d'un cheval. L'air niais, il toisa Meg d'un regard impérieux, comme s'il s'attendit à ce qu'elle s'excuse ou bien qu'elle est peur. Loupé. Elle ne s'enfuirait pas, et ne se mettrait pas à genous pour implorer son pardon.


- Quelque chose te fait rire Slopper ? demanda-t-elle sur un ton brusque

Et c'était reparti, le trio de choc eu une nouvelle occasion d'imposer leur haleine à la cinquième année. Puis, ce fut Slopper qui se rapprocha dangereusement d'elle, la dépassant de trois têtes au moins, et il lui accorda un regard méprisant.

- Ta famille et toi, vous êtes fini McGregor. Cette année, tu ne seras qu'un misérable insecte.

Avant même que Meg n'ait pu répliquer, il fit signe à ses deux acolytes de le suivre, et il la laissa seule, après avoir prit le soin de la bousculer au passage. Par Salazar, elle ne pouvait pas se laisser persécuter de la sorte !!
Baissant la tête, la verte et argent marcha un long moment avant d'arriver jusqu'au deuxième étage. Là, quelques élèves étaient déjà arrivés, dont le célèbre Harry Potter. Lorsqu'elle croisa ses magnifiques yeux bleus (ou verts ? Suspect ), elle détourna le regard tout desuite. C'était lui. Celui qui avait terrassé le Seigneur des Ténèbres. Celui qui s'était battu pour la liberté des nés-moldus. Celui qui avait survécu. L'Elu. Megan ne pouvait pas le regarder. Elle, qui était issue d'une famille pro-sang pur, dévouée au Lord noir. Elle ne pouvait pas, c'était trop dur. Elle alla s'assoir seule, au fond, à son habitude. Une fois installée, elle observa les autres élèves. Pinsker, Greene, Potter, Vanloock... Et ce prof... Par Merlin, qu'est ce qui lui arrivait exactement ? Meg le regarda quitter la salle, mais n'y prêta pas attention, pour l'instant, elle était juste perdue, elle ne savait plus où était sa place. Elle posa donc sagement sa tête sur ses livres, et attendit que le cours commence.
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Liliana Vanloock
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Mar 16 Fév - 18:41:06

D'accord, ce cours s'annonçait être du délire complet en devenir. Non seulement le professeur avait tout sauf la tête de l'emploi, mais lorsqu'il se décida à sortir de sa léthargie, il lui répondit dans une langue totalement inconnue. La jeune fille poussa un soupir exaspéré et s'accouda à sa table, tout en croisant les jambes. À côté d'elle, Harry semblait s'agiter. Elle lui jeta un regard interrogatif, et baissa les yeux en direction de sa main lorsqu'il lui adressa un sourire énigmatique. Harry Potter s'apprêtait-il à jouer les rebelles ? Après tout, il était réputé pour cela, les ennuis, il les avait cherché tôt, et paraissait-il même qu'il les trouvait sans faire le moindre effort pour. On ne devait pas changer les vieilles habitudes comme ça. Vaguement amusée, la Serpentard répondit à son sourire tout en saluant vaguement au passage Siobhan qui s'installait près d'elle, curieuse de la suite des évènements. Elle s'imaginait déjà le précepteur couvert de furoncles et à lui tenir un discours sur l'aspect néfaste de la cigarette, responsable de sa déchéance physique subite. Mais non, le Survivant se contenta de lancer un simple aguamenti, qui eut cependant le bienfait d'éteindre l'infâme tube incandescent que tenait Messenger entre ses doigts.
La Vert et Argent hocha la tête, l'air faussement désapprobateur, avant de poser les yeux sur Harry.


« Manifestement, tu as la rébellion dans le sang. »

Chuchota-t-elle à son encontre. À peine avait-elle terminé sa phrase que Messenger se leva, parla encore dans son dialecte et... sortit de la salle. Liliana eut le même réflexe qu'à peu près tous les élèves déjà présents ; elle le suivit du regard, incrédule.

« Non mais je n'y crois pas... Qu'est-ce que c'est que ce type ?! »

Ses yeux se levèrent sur Pinsker, son préfet qui arrivait à leur table d'un air qu'elle jugea un peu pataud. Il s'adressa directement à Potter, snobant merveilleusement sa camarade plus âgée et cette dernière lui rendit bien, détournant la tête au profit de la vipère qui s'était installée un peu plus tôt : Siobhan.

« Et encore une année qui commence sur les chapeaux de roues... Avec un talent pareil, il pose sa dem' dans deux semaines, s'il ne se fait pas renvoyer chez lui avant... »

Lâcha-t-elle, l'air las.

« Espérons qu'il soit un minimum compétent, car si en plus ses cours sont ennuyeux... »

Elle laissa sa phrase en suspens, soupira et se laissa aller contre le dossier de sa chaise, avant de sortir sa baguette magique et de jouer distraitement avec. Il fallait bien passer le temps, en attendant que le professeur daigne sortir de sa cachette...
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Harry Potter
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Mar 16 Fév - 21:38:36

[HJ: hérésie Megan :fou: Harry a les yeux très verts, pas bleus^^ Faut pas écouter le film XD]

Les choses se déroulèrent très vite. L'instant après que le sorcier eut tenté son sortilège; une fille arriva, lui jetant un regard particulièrement froid et calculateur. Une Serpentarde professionnelle; pas l'une de celles qui viendrait s'assoir à ses côtés comme la première qui était rentrée en cours, juste après le duel entre le prof et lui. En parlant de ce dernier, l'eau coula effectivement, ce dont le Gryffondor était ravi. Au moins, ses bases en sortilèges informulés étaient certes pauvres mais corrects, pour le peu qu'il savait.

« Manifestement, tu as la rébellion dans le sang. »

Harry jeta un coup d'oeil à sa comparse. S'il l'avait dans le sang, il n'était pas le seul; le sourire de la demoiselle ainsi que ses précédentes paroles prouvaient son attachement aux actes qui donnaient du fil à retordre, non seulement aux professeurs mais aussi à tous les pauvres êtres peuplant cette planète. on lisait dans les jolis yeux de cette fille, la force de caractère et la ruse. Le jeune sorcier répondit à son regard par un sourire léger, ce dernier dessinant un petit pli au coin de ses lèvres. Pendant ce temps, une autre Serpentarde-décidément, c'était l'invasion de vipères- passa devant eux, après un coup d'oeil vif avant d'aller s'assoir seule au fond. Harry haussa les épaules, la fille paraissait mal à l'aise; lui ne savait pas pourquoi, incapable de connaître tous les sang pur qui existaient en ce monde. Répondant à sa voisine d'un ton calme et posé, l'adolescent, un brin provocateur n'hésita pas à jouer sur les mots.

-Disons que c'est elle, qui m'a dans la peau

Ce n'était même pas prétentieux, non, l'effet se voulait juste vif et malicieux. Il aimait bien répondre comme ça du tac au tac, sans nécessairement s'attaquer aux autres comme avant. Et puis là il n'y aurait aucune raison... Liliana ne lui voulait pas de mal.

« Non mais je n'y crois pas... Qu'est-ce que c'est que ce type ?!

L'enseignant se mit alors à agir étrangement. Bon d'accord, il ne faisait que cela depuis le début, mais là c'était de pire en pire! Limite si le type ne semblait pas parler Fourchelang. Enfin, dans ce cas, le jeune sorcier l'aurait comprit... Mais là c'était un langage d'ailleurs, peut-être de son pays qui sait? En effet l'homme n'avait pas d'accent quand il parlait anglais, mais ça ne voulait rien dire, sa peau mate prouvait qu'il avait des origines étrangères et cette langue à laquelle le Survivant ne comprenait strictement rien ne faisait que renforcer cette idée. Franchement, l'adolescent n'avait rien contre l'immigration, mais qu'ils parlent anglais et ne pensent pas histoires de fesses quand ils étaient sensés enseigner à Poudlard bon sang!

Mieux... L'enseignant sortit de la salle après avoir rallumé sa foutue cigarette, un air à demi terrorisé, à demi provocateur fiché sur son visage, ce qui était très paradoxal, mais pas si étonnant que cela vu l'espèce de phénomène de foire qui leur servait de professeur. L'Animagus eut à peine le temps de se remettre de ses nouvelles émotions de début d'année qu'un nouveau fit son arrivée. Par instinct, le jeune sorcier chercha à regarder ailleurs que devant, comme pour paraître occupé à autre chose! Il ne voulait pas qu'on le prenne encore pour l'être qui tourmente, celui qui gaffe, qui fait tout rater et tout exploser. mais c'était un fait Harry Potter était officiellement le fauteur de troubles de cette école. Dès que quelque chose de louche se passait, on s'en prenait au Survivant. Le sorcier fixa nettement le Poufsouffle apathique devant lui, puis Siobhan et enfin Liliana dans l'espoir de faire cesser la malédiction, avant de soupirer promptement. Les magnifiques prunelles d'émeraude de Harry étaient désormais prisonnières de celles, inquisitrices du préfet des Verts et Argents. M'enfin... Il devrait bien survivre à ce petit interrogatoire non? Harry s'enguirlanda intérieurement avec violence, histoire de remettre les choses à leur place. Il était vraiment stupide d'avoir eu, par réflexe, cette peur de tout étudiant craignant d'être prit en faute. D'un côté cela montrait que l'adolescent n'avait pas laissé toute son humanité dans la guerre, toute son enfance n'était pas partie en fumée. Comme tous les élèves ou presque, il était encore capable, après avoir vaincu le Lord il y a de cela trois mois et traverser de grandes épreuves, de craindre les représentants de la lois de Poudlard. L'esprit était une chose aussi mystérieuse qu'insondable décidément!

En tout cas le minet de 15 ans semblait plus apeuré que devrait l'être l'élève prit en faute, les yeux du garçon rendirent les armes devant les pierres précieuses qui servaient de regard au Gryffondor, lequel l'aurait peut-être vraiment enfoncé, descendu il y avait de cela deux ans. Mais maintenant, quoiqu'il soit moins tolérant, plus abrupte et sans concessions, le jeune sorcier n'attaquait plus impulsivement; juste pour une histoire de maison. Il avait moins de pitié, déchiquetait ses victimes à la façon d'un loup qui dévore sa proie vivante-et pour cause-... Mais uniquement si la personne lui faisait vraiment du mal, pas juste parce qu'elle était préfète, un peu prétentieuse dans son allure et venait lui parler de ce qui s'était passé alors qu'il y avait d'autres témoins. Non, ce serait inutile et cruel. Harry n'était méchant que lorsqu'on l'était réellement avec lui... Il fallait pour cela dépasser une certaine limite, plus éloignée que celle d'avant, vu que le garçon avait réussi à augmenter un peu sa capacité de patience. Cependant lorsque c'était fait, comme ce cher Monsieur Solange l'avait réussi en moins de 10 minutes, vous pouviez être sûr qu'il ne vous lâcherait jamais.

-A vrai dire, je ne sais pas vraiment

fit-il en répondant sincèrement à Lenny- mais aussi à Liliana, complétant son exclamation précédente-, son timbre de voix était tranquille, ni supérieur, ni orgueilleux; juste... Neutre, évoquant sa véritable incompréhension face à un être aussi perturbé que le professeur. Cela aurait été une autre personne, celle-ci aurait peut-être tout révélé à Lenny, histoire de descendre le prof, de détruire sa réputation en moins d'une seconde! Mais pour la véritable morsure, Harry n'avait pas besoin de pions, il s'en chargerait seul, inutile d'avoir recours au rapportage en règle pour faire du mal, se venger. Pour l'instant le Gryffondor n'avait pas l'intention de briser l'enseignant gratuitement, mais si ce dernier lui manquait encore de respect, le jeune sorcier passerait à l'attaque sans scrupules ni hésitations. Ce n'était pas une petite guerre entre élève et prof... Mais un combat pour le respect! Le sorcier comptait bien remettre droit cet espèce de pervers tordu. Laissant un sourire malicieux imbibé de ce mystère qui lui était propre se glisser sur ses lèvres, l'adolescent posa ses iris d'émeraude sur le préfet ainsi que ses voisins, parlant toujours de cette voix posée et douce, comme s'il ne voulait pas s'imposer... Ce qui était le cas, contrairement aux rumeurs sorties de l'on ne sait où-peut-être du fantasme de certains?- Le Survivant était une personne discrète et sobre, parfois même sombre.


-Un dilemme se pose Lenny
-Fit-il en posant ses yeux furtivement sur le badge de préfet qui indiquait le nom de son interlocuteur- soit ce professeur est extrêmement compétent et le cache bien, soit il est très incompétent et le montre avec brio.

Le sorcier se demandait si Solange Messenger ne les laissait pas seul pour déclencher quelque chose à distance, quelque chose contre laquelle ils devraient se défendre. Ses sens d'Animagus ne décelaient rien, et la raison lui soufflait de ne rien dire à ses comparses, on allait le prendre pour un paranoïaque à l'image de Fol Oeil. Ils étaient trop nombreux pour que l'enseignant s'amuse à ça... ce serait vite le bazar et dangereux avec cela. Non, cet homme avait juste paniqué ou plus plausible encore, il se fichait royalement d'eux.

« Et encore une année qui commence sur les chapeaux de roues... Avec un talent pareil, il pose sa dem' dans deux semaines, s'il ne se fait pas renvoyer chez lui avant... »

Mirant Liliana qui venait de parler, sans pour autant ignorer Siobhan-son interlocutrice du moment visiblement-, se méfiant déjà de ce que la Serpentarde au regard si froid préparait dans son coin. On ne savait jamais! Et puis sa réaction face au départ précipité du prof pouvait être amusante; malheureusement, il ne voyait de la voisine de sa voisine qu'un bout de nez. Reprenant une allure sereine, l'adolescent se contenta de répondre à Lenny

-Je propose que nous sortions nos livres en attendant que le professeur se remette de ses émotions. Si c'est possible bien entendu. Qu'en pensez-vous?

Il sourit, n'imposant pas son idée, proposant tout simplement, prêt à s'effacer si les autres avaient une meilleure idée. Cependant, le mépris semblait être la meilleure solution pour montrer la voie de la sagesse à ce foufou pervers. Offrir un calme olympien et studieux à sa colère, son affolement vain et stupide, incompréhensible de la part du Survivant qui n'était absolument pas psychiatre et encore moins Leligimens. Le Survivant avait passé l'âge des colères impulsives qui ne servaient à rien, il agissait avec finesse désormais- ce qui ne l'empêchait pas d'être aussi délicat qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine à ses heures.- Moins porté sur l'expression de la rage, il préférait la neutralité, les mots calmes qui veulent tout dire mine de rien. De plus, le Gryffondor ne voulait pas lancer un combat contre l'enseignant, pour l'instant, il s'en fichait! Et si comptes à régler il y avait, Harry s'en occuperait seul.

« Espérons qu'il soit un minimum compétent, car si en plus ses cours sont ennuyeux... »

Un petit sourire amusé se dessina sur les lèvres du Survivant, un éclat joyeux dans le regard venant compléter le tableau, il répondit à la voix lasse de sa camarade de classe par un ton optimiste et un brin moqueur.

-Il me semble que ce début de cours ne relève pas de la plus grande des compétences. Mais au moins, il n'est pas ennuyeux. Ça fait un sur deux.

Se tournant finalement vers Megan, la dernière arrivée, seule dans son coin; il essaya lui aussi d'en savoir plus.

-Toi qui vient juste d'arriver, tu n'aurais pas vu le professeur? Il me semble qu'il se dirigeait vers la droite... Tu ne l'aurais pas croisé dans les couloirs par hasard?

Aussi intrigué que curieux, sans pour autant s'en faire, l'adolescent reporta son regard sur le préfet, proposant son aide pour participer à l'enquête: où est le prof?

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Animagus Loup non déclaré - et probablement mal peigné-

Spoiler:
 

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Solange Messenger
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Mer 17 Fév - 13:59:42

[HJ : J'attendais Lenny pour commencer. :o ]

Dans ma vie d'adulte, m'est il déjà arrivé de me cacher dans les toilettes ? Je ne crois pas, et surtout pas en plein cours. Putain, comment je faisais avant ?
Merde hein, je sais pas. Allez, je sors, je suis un malade mental, d'un courage inouï, d'une volonté sans borne, rien ne m'arrête, j'suis un warrior.
J'ouvre la porte des cabinets, et j'suis tellement surhumain comme mec que j'y retourne, là, comme ça, sans réfléchir. Faut surtout pas que je réfléchisse, je fais de la merde après.

Feuk.

Et l'anglais m'est revenu, là, comme ça, tombé du ciel, j'ai eu de nouveau accès à la partie de mon cerveau qui la parle. Allez, c'est que des putain de mioches, pas la gestapo, j'suis prof merde, j'ai l'autorité, faites pas chier. Au passage, j'arrache la feuille « prière de laisser cet endroit dans l'état où vous l'avez trouvé » au mur des toilettes, ça, c'est pour l'alibi. Allez, on prend une grande inspiration, et on retourne à l'intérieur. Ça va chier les mecs. Et si vous vous posez la question, j'ai fini ma clope dans les toilettes, comme ça ils me casseront plus les burnes au marteau piqueur. Je tiens la feuille de manière à ce que ce qui est écrit dessus ne soit pas visible par les élèves (j'aurais l'air con quand même sinon).

- Désolé, j'avais oublié une feuille.

Je la pose sur le bureau, écritures coté bois, et je m'assois en tailleur à coté. Tiens, y en a en plus, ils ont dû se poser des questions. Pas grave, c'est des élèves, j'suis pas là pour gagner leur amour inconditionnel. J'les emmerde, et toi aussi je t'emmerde, me les pète pas c'est pas trop le moment. J'suis d'humeur à tuer des grand mère avec les dents, ça se voit pas non ?
Allez, allons infliger une prestation orale pitoyable à une armée de gamins qui n'ont rien demandé.

- Bon, comme vous avez pu le constater, j'ai un anglais plutôt mer... – Ah non, pas les gros mots, ça pourrait heurter certaines oreilles sensibles – enfin c'est pas ma langue maternelle quoi. Donc très clairement, des mots comme « paradigme » ou « procrastination », c'est pas la peine de les utiliser, j'préviens. C'est pour l'autre neuneu qu'a dit « malo-j'sais-plus-quoi », mais j'vous rassure, les deux mots que j'ai cité, j'les connais en fait, sinon j'les aurait pas retenu. Sinon j'ai un autre problème, c'est que d'un coté j'ai des élèves qui ont participé à la résistance à Poudlard ou des trucs du style, et qui vont doucement rigoler si j'propose un cours sur le sort de désarmement, de l'autre des gens qui débarquent, qu'on pas eu le moindre cours de D.C.F.M l'année dernière – parce que je suppose que ça pas trop été le délire du moment – et qui vont vite être paumé si on fait un truc sur la démonologie ou je sais pas quoi. Donc, je suggère que si vous avez envie d'apprendre un truc en particulier, vous le proposiez, sinon j'ai un épouvantard dans l'armoire là, à ma droite, mais c'est relou ce truc là, j'ai pas envie de voir venir l'autre abruti ou un pédophile au milieu de la pièce. Sinon y a un marécage dans la forêt interdite à dix minutes de marche, y a un Kelpie qui zone dedans.

J'tripote – sans le retourner – mon papier. J'crois que j'vais faire un canard en origami avec, c'est marrant l'origami, ça sert à rien mais c'est joli, comme les filles. Mais ils vont me prendre pour un barjot si je fais ça. Putain d'élèves. Bon, ça faisait une bonne intro ou pas ? J'en sais rien, comment tu veux que je juge ma propre performance hein ? Après avoir joliment corné la feuille, je remets mes mains dans les poches de mon cuir - c'est qu'il fait pas chaud dans un chateau en pierre, j'vais finir tout bleu si ça continue. Voyons si y en a un qu'a une bonne idée, ça serait intéressant.
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Siobhan Greene
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Mer 17 Fév - 17:58:32

Après avoir craché quelques paroles vaseuses dans une langue désagréable, le pseudo-professeur se barra en courant, sa cigarette aux lèvres, l'air complètement catastrophé. Non mais j'avais l'impression de nager en plein délire. C'était marrant, quand on songeait à la réputation si prestigieuse de notre si grande école qu'était Poudlard... Qui avait sérieusement pu engager un prof comme ce Messenger qui, manifestement, n'avait strictement rien à faire ici? J'étais prête à accorder à quiconque un minimum de bénéfice du doute mais là je devais avouer que l'homme avait déjà usé de ce privilège... J'en étais presque peinée. Poudlard tombait bien bas, décidément!

Un énergumène s'en va et l'autre s'en vient; c'est avec un malin et sadique plaisir que je constatai que la tête si blonde qui avait pénétré dans la pièce était celle de Lenny Pinsker, le Préfet Plus Que Parfait. C'était sûr, j'allais m'amuser! Ah... L'air d'effarement - mon Dieu, mon Dieu, où courait le professeur, non c'était impossible, il ne pouvait laisser ses chers élèves assoiffés de savoir tous seuls! - et d'inquiétude mêlée au sentiment de supériorité qui gonfla sa poitrine quand il réalisa qu'une fois le professeur parti, c'était lui, le digne Préfet qui était en charge de la classe, me rendit hilare. Sans me cacher, j'éclatai d'un rire aigu et froid qui me fit un bien fou. Je ne regrettais déjà pas d'être venue! Je dévisageai Lenny; c'était impossible, il était une caricature à lui tout seul. Je doutais vraiment qu'il enlève son insigne de préfet pour dormir. La vision du pâle blondinet dans un pyjama vieillot à rayures avec son insigne chérie épinglée sur la veste redoubla mon fou rire, bien que je riai à présent sans faire de bruit - mon rire n'était pas très bruyant. Je ne quittai pas des yeux la scène qui se déroulait devant moi et c'est ainsi que, avec un sentiment grandissant d'excitation, je notai l'espace d'un instant l'étrange regard échangé entre Sa Majesté des Préfets et Harry le Survivant... Pincez-moi je rêve...

Aviez-vous déjà remarqué que c'était lorsque vous aviez le moins d'attentes que l'extraordinaire se produisait? Ce matin, le bien être éphémère qui coulait dans mes veines m'avait rendue si heureuse de profiter de cette journée que je m'étais levée dans l'optique que quoi qu'il se passe, je m'amuserai. Il se passe toujours quelque chose d'amusant au cours d'une journée. Mais là... Je devais avouer que mes attentes commençaient à être dépassées, et de loin...

J'avais envie de me pincer pour me réveiller de ce merveilleux rêve dans lequel je flottais... J'aurais connu le sort je l'aurais lancé pour que Lenny se retrouve avec une cascade de boucles blondes, une robe rose et une couronne de princesse. Je mettais ma main au feu que le regard entre les deux garçons était plus qu'un simple échange de regard - un peu comme si ils vivaient une idylle secrète ou bien qu'une passion dévorante les brûlaient l'un l'autre sans qu'ils soient capables de se l'avouer. Non mais le Survivant GAY mes amis, vous voyez un peu le truc? Je détenais le potin du SIÈCLE si c'était le cas!!!! Certes je ne devais pas m'enflammer mais mon intuition était souvent très bonne en ce qui concernait les relations humaines et j'avais envie de hurler de rire: si Harry Potter était gay, je jurai devant toute la gloire du monde que je couvrirais de compliments Lenny pendant trois...enfin disons deux... disons une journée! La sexualité du Préfet Parfait ne m'intéressait en rien, mais celle de l'Elu en revanche, elle m'intéressait autant qu'elle devait intéresser toute la communauté sorcière.


« Et encore une année qui commence sur les chapeaux de roues... Avec un talent pareil, il pose sa dem' dans deux semaines, s'il ne se fait pas renvoyer chez lui avant... »

Quoi, pardon? Hahaha oui, c'est vrai, j'étais encore en cours, je n'étais pas dans la rédaction de la Gazette en train d'imprimer en gros et gras sur la une "Notre Harry Potter national est gay!". Un sourire aux lèvres, les yeux étincelants, je me tournai vers ma voisine. J'avais l'impression que des crocs aiguisés m'avaient poussé et que j'étais prête à mordre n'importe quelle nouvelle bien fraîche et juteuse, et mon ouïe était sur-développée, à l'affût du moindre soupir un peu trop étrange.

- Non mais t'as vu ça? Et dire qu'on parle de la grandeur de Poudlard... Des profs comme ça moi j'appelle ça une épine dans le pied! fis-je à Liliana, prenant un air blasé, mais au fond de moi, je jubilais. Ce Lenny, j'avais envie de l'embrasser. Faîtes qu'il ait effectivement conquit le cœur de ce cher petit pote Potter!!!

« Espérons qu'il soit un minimum compétent, car si en plus ses cours sont ennuyeux... »

Pouffant d'un rire mauvais, je fis la moue:

- T'y crois sérieusement? Vu sa dégaine et sa fuite dès son premier cours franchement je doute que "compétent" puisse le qualifier... Ils l'ont peut-être récupéré à la dernière minute parce qu'ils manquaient d'effectifs... Je pensais à la guerre qui avait ravagée notre monde magique; je pouvais comprendre que certains professeurs ne veuillent plus enseigner...

Une autre Serpentard venait de faire son apparition, Megan de son prénom. Je la suivis des yeux, elle gagna le fond de la classe. Une voix me tira de mes observations:


-Je propose que nous sortions nos livres en attendant que le professeur se remette de ses émotions. Si c'est possible bien entendu. Qu'en pensez-vous?

Surprise, je tournai lentement la tête. Ne cachant pas un gros soupir qui montrait mon mépris, je regardai Harry Potter en levant un sourcil. Pourquoi les Gryffondors avaient toujours ce genre de réactions maternelles et altruistes? Et pourquoi Harry s'évertuait à énoncer une série de platitudes des plus inintéressantes? C'était incroyablement énervant. Il croyait peut-être que nous allions tous exclamer "oh, oui, Harry! Mettons-nous tous gentiment au travail!!" ou quoi? C'était d'une bêtise désespérante... Pis encore, Lenny devait trouver cela une merveilleuse idée, ce qui m'agaca encore plus. D'une voix perçante et sur un ton moqueur, je répondis calmement à l'adresse du Rouge et Or auquel j'avais bien envie de mettre une paire de claques:

- On peut toujours compter sur le Survivant pour prendre la situation en main... Vas-y Harry, puisque tu as bravé des forces au pouvoir incommensurable, pourquoi ne ferais-tu pas le cours à la place de cet incapable et ridicule professeur?!

Oh, oui, qu'il m'offre cette faveur... Un sourire aguicheur flottait sur mes lèvres. Une petite prise de bec avec Harry Potter serait la consécration de ce cours... Or je savais que dans cette attitude, avec mon regard fixe et froid braqué sur eux et mon petit sourire d'allumeuse, je mettais les gens mal à l'aise. Je n'avais plus qu'à attendre!

L'autre déglingué de prof finit par revenir, nous assommant d'un long discours sans queue ni tête. Je n'arrivais pas à me fixer: était-il complètement fou, ou bien doté d'une intelligence mais terriblement nerveux et impressionné? A la fin de sa tirade, je ne dis rien. A vrai dire, je n'en avais que faire de ce que nous allions étudier, même si j'aimais apprendre des choses. Les expériences nous apprennent toujours quelque chose, de toute façon. En fait mon attention était plus focalisée sur les gens qui m'entouraient... Je restais immobile, dévisageant sans retenue Solange Messenger avec une petite moue dégoûtée. Elle était belle, la grandeur de Poudlard...



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Lenny Pinsker
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Sam 20 Fév - 19:29:05

Alors que le célèbre Harry Potter hésitait à lui répondre, le regard insistant de Siobhan le vrillait de l’intérieur. La quatrième année avait décidé de le mettre mal à l’aise et risquait d’obtenir la plus belle avanie du jour si, comme il le craignait, le gryffondor le rabrouait. Il se maudissait. A cause d’une rivalité stupide entre Drago Malefoy et lui Harry Potter avait méprisé les Serpentard tout au long de sa scolarité. Certes, on ne le disait pas adeptes d’attaques gratuites, mais les regards mauvais au coin des couloirs dominaient. Ses camarades s’en plaignaient de temps en temps. Tous les vert et argent n’étaient pas résolument anti-rouge et or. Il existait d’autres courants de pensée à côté de la cour de Malefoy. Approcher les grandes personnalités du monde sorcier était le petit rêve secret de plusieurs vipères. Quel dommage, sifflaient les bas héritiers de Salazar d’être rejeté d’emblée ! N’avaient-ils pas aussi de belles qualités à faire valoir ? Quelques filles soupiraient discrètement. Il avait déjà surpris des conversations chuchotées très suspectes à ce sujet. Qu’importait le blasphème, la mise au ban, disait une jolie blonde deux ans plus tôt, si le Survivant lui témoignait de l’intérêt, il n’était pas question de se refuser ! Lenny avait d’ailleurs tendance à croire que toutes les demoiselles de sa maison renieraient vite toutes leurs convictions si le héros de la nation osait s’intéresser à elles. Toutes se courbent devant les garçons populaires. Cependant, elles n’avaient pas tort de reconnaître un certain charme au Gryffondor. Son regard avait changé depuis les confidences de ses comparses. Il était étrange de voir à quel point une simple suggestion peut tout faire basculer. Des filles le trouvaient pas mal, et son âme innocente de troisième année avait fini troublée par cette idée. Il n’avait plus jamais osé tourner son attention sur Potter, sûr de rougir en entendant à nouveau l’écho des commentaires féminins. Comme s’il pouvait former lui-même ce genre de pensées futiles, vulgaires, et déplacées ! Elles l’insultaient.

Lenny anticipait le coup. Son cœur s’arrêta de battre lorsque Harry déclara le plus simplement du monde que la situation lui échappait également. La mine déconfite, il acquiesça en silence et reçut, contre toute attente, le choc le plus violent de sa semaine. Au lieu de l’ignorer, le survivant s’adressait à nouveau à lui. Il l’avait même appelé Lenny ! Oh gosh, il avait retenu son prénom ! Cette révélation le renversait. Il n’entendit ni la suite de ses propos ni la réplique de Liliana. Le professeur Messenger n’était plus qu’une donnée secondaire, sans importance. Soudain, le personnage le plus célèbre du monde sorcier le tirait de l’anonymat. Il fallait que le bonheur déroutant de l’instant passe. Et pourtant, il recevait cette joie d’une curieuse manière. Rien n’avait changé sur son visage pâle. On pouvait, tout au plus, constater une fixité anormale, comme s’il venait de quitter le monde des vivants. Harry était vraiment étonnant. Le succès ne l’avait pas rendu plus suffisant qu’un autre. Bien loin du portrait tracé par les Serpentard médisants, il faisait tout pour leur paraître amical, s’adressant à l’un et à l’autre et en revenant surtout sur lui, le sourire aux lèvres en s’affirmant maître de la situation. Et s’ils préparaient le cours comme si de rien était ? Oui, excellente idée. Les joues piquées d’un rouge délicat – il détestait cette peau de blond si prompte à s’émouvoir… - Lenny opina une fois de plus. Il fallut évidemment que Siobhan s’applique à descendre l’initiative du rouge et or en dénigrant un enseignant dont elle ne savait encore rien. Ses prunelles grises glissèrent vers la jeune fille, dédaigneux, puis virèrent sur Harry, à la hauteur fuyante de sa poitrine :


- On raconte en effet que tu es bon pédagogue
, dit-il d’une voix onctueuse en soulignant d’un sourire les actions de l’AD. Je n’ai pas encore vu l’enseignant à l’œuvre, mais si j’en crois vos commentaires, les premières impressions sont mauvaises. J’ose espérer que le début du cours pourra le démentir…

Il poussa un soupire ennuyé et quitta le trio en gratifiant Harry d’un vague signe de tête. Il ne voulait pas s’imposer. Sa proximité combinée à celle de Siobhan ne lui disait rien de bon de toute façon. Au bout de la salle, Harry avait attiré son attention sur Megan, Serpentard de son année et l’une des rares filles dont il pouvait apprécier la compagnie. C’était une demoiselle assez drôle lorsqu’elle s’en donnait la peine. Et s’ils n’avaient jamais eu de sujet de conversation très élevés, elle lui épargnait au moins les discussions de chiffons et ces dialogues dignes d’un roman-feuilleton des plus sirupeux. Mais, depuis la rentrée, la fière Sang Pur semblait diminuée. Il la connaissait assez peu pour connaître son histoire. La fréquenter n’était cependant plus très avantageux, raison pour laquelle il avait gardé les distances habituelles sans chercher à la soutenir. Cependant, avec le professeur particulier qui s’annonçait il préférait choisir une personne de confiance.


- Bonjour Megan
, dit-il en esquissant un petit sourire amical.
Il posa son sac et sortit à la hâte ses affaires en ajoutant après un silence :

- Je me demande où il a pu passer… Les autres semblent subodorer une incompétence manifeste et une incapacité à gérer cette classe. Ce n’est guère rassurant…

Il ne pensait pas si bien dire. Messenger, un homme petit et trapu aux origines visiblement indiennes revint quelques secondes plus tard, une feuille blanche à la main. Il l’avait, disait-il, oubliée. Mais le parchemin fut vite abandonné et il s’installa à même le sol pour commencer un discours d’introduction assez déstabilisant. Quelle mascarade jouait-il donc ? Lenny haussa un sourcil consterné. Cette attitude affolait son amour des conventions. La défense contre les forces du mal était une matière dangereuse, qui ne devrait jamais être à ce point prise à la légère. Cet enseignant était-il seulement assez responsable pour les encadrer correctement en travaux pratiques ? Embaucher un né-moldu étranger n’était peut être pas la meilleure des choses à faire. L’administration de Poudlard finirait pas les tuer avec leur politique d’ouverture totalement improvisée ! On ne pouvait rien révolutionner décemment en deux mois ! Enfin, cet homme n’avait même pas de programme construit ! Il avait l’air de miser sur l’improvisation totale. Ce n’était vraiment pas sérieux… Il leva une main pour en exprimer le simple commentaire d’une voix posée.

- Excusez-moi monsieur mais… Il me semble que les élèves qui se sont entrainés à titre personnel l’année passée ne sont malheureusement qu’une minorité. Quelques bases restent donc très importantes… Même si, effectivement, nous avons tout de même dépassés le niveau épouvantards et désarmements.


Du reste, cette matière n’était pas forcément sa préférée. Il n’aimait pas se battre, n’avait aucun don dans ce domaine et ferait toujours tout son possible pour que les enseignements de ce cours n’aient jamais besoin d’être appliqués en situation réelle. Rien à proposer donc. Et de toute manière, son esprit très formaté était convaincu que ce n’était pas à lui de le faire. C’était à l’enseignant d’organiser ses sujets d’études, pas aux élèves de le trouver pour lui.

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James Russell
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Dim 21 Fév - 22:25:48

Ah les joies de la nouvelle année ! James adorait cette ambiance bonne enfant dans le dortoir. Après le drame du divorce de ses parents, revoir Poudlard lui avait fait du bien. Après tout vivre quatre ans dans le même endroit ça vous crée des liens et de l'attachement aux vieilles pierres.

Il y avait dans l'air un je ne sais quoi qui le rendait presque heureux d'aller se faire chier en cours. Il se leva sans râler. Son réveil resta bien à sa place sur sa table nuit et ne partit pas en vol plané à travers la pièce. Nul doute que dans une semaine le traditionnel concours de lancé de réveil avec jurons pourrait reprendre. Passage rapide aux douches, enfilage de robe de sorcier et bien entendu séance d'ébouriffage de cheveux dans le genre je rentre d'un match de Quidditch. Enfin, le rituel du départ : un petit clin d'oeil au poster de Lindsay Lohan la sexy et célèbre capitaine des harpies qui ornait la tête de son lit et go, go, go.

Un bon petit déjeuner, c'était l'occasion de revoir des vieilles connaissances, de discuter du mercato de l'été dans les clubs de Quidditch ; un scandale comme d'hab. Pire que ça à croire que tous les bons joueurs avaient décidés de partir jouer à l'étranger : une honte.

La gazette du sorcier sous le bras (pour la page des sports) James se dirigea vers la salle de cours, et plus précisément de défense contre les forces du mal. Il aimait bien ce cours où on apprenait vraiment des trucs utiles ; dommage que tous les professeurs disparaissent au bout d'un an. Perdu dans ses pensées, ses pas le menèrent automatiquement où il voulait aller. Après tout lorsqu'on est en cinquième année on commence à être un vieux de la vieille. Le château n'a presque plus de secrets pour vous. En septième année – si par miracle il pouvait obtenir au moins une B.U.S.E – il pourrait se balader un bandeau sur les yeux sans se cogner.

Il consulta sa montre...Bigre ! Il était en avance de deux minutes. Ça n'allait pas le faire. En effet James mettait un point d'honneur à arriver exactement au moment de la sonnerie. Il n'aimait pas les cours, hors de question qu'il fasse du zèle, même pour quelques secondes.

Woussssshhh, une bombe sur patte sortit en trombe de la salle et le dépassa. Peut être un athlète moldu qui s'entrainait pour les J.O. Après tout, depuis la fin de l'ère Voldemort les moldus étaient partout. Donc, il n'y avait rien de choquant à ce qu'on ai transformé un couloir de Poudlard en piste de Sprint. Au loin il entendit une porte claquer. Visiblement l'arrivée de la course se situait aux toilettes. De plus en plus étrange.

Dans la classe c'était le gros délire. Visiblement après la tyrannie de Rogue, le relâchement de rigueur. Poudlard était il en train de tester un nouveau concept : le cours dont vous êtes le professeur ? Aucun prof en vue ? Parfait.

Un petit salut de la tête à Harry qui une fois n'est pas coutume était entouré d'une cour de serpentards en chaleur - les miracles du fourchelang - et James alla s'asseoir au fond de la salle, près de la fenêtre.

Le professeur sprinteur « c'était donc lui ! » revint. Pour James ce fut une révélation : il adorait ce prof. Tout chez lui plaisait au Gryffondor frondeur : son air j'm'en foutiste, ses fringues cool, sa posture totalement speed. Bref quelqu'un de bien. Et comble du bonheur visiblement leur nouvel enseignant n'avait pas de programme construit.

Bon prince et enthousiaste James allait proposer un petit quelque chose pour venir en aide à l'enseignant mais une quatrième année de serpentard lui grilla la priorité. La demoiselle – dont il avait oublié le nom – était en train de faire ouvertement du lèche à Harry, ses tentatives de drague éhontées et éculées semblaient oublier une chose : l'explosive Ginny Weasley.
James secoua la tête, visiblement le monde était devenu complètement fou. Les serpents – lâches jusqu'au bout de leurs langues fourchues - avaient totalement oubliés qu'ils étaient censés être les méchants dans le château. Où était passé la saine rivalité Lions-Serpents ? Pourvu que les disputes reprennent comme avant histoire de rigoler un peu. On en était presque à regretter Malefoy et son génie pour monter Gryff contre Serpy.

Le blondinet de serpentard intervint à son tour. James aurait voulu lui clouer le bec. Ils avaient un prof génial et une occasion unique de passer un cours de folie et pourtant le préfet de serpentard cherchait à transformer ce chaos en un truc construit et donc chiant au possible. Il ne fallait surtout pas gâcher cette occasion unique de se triper un bon coup avec leur nouveau prof.

Il leva à son tour sa baguette et proposa :

-On pourrait peut être commencer par des travaux pratiques. Pourquoi ne pas nous dérouiller un peu, et exercer nos baguettes ? Quelques duels amicaux histoire de bien reprendre nos marques, ça pourrait être sympa monsieur. En plus rien à organiser. On vire les tables pour faire une arène. Deux groupes face à face, et que le meilleur gagne !


Dernière édition par James Russell le Lun 22 Fév - 12:24:02, édité 1 fois
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Liliana Vanloock
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Lun 22 Fév - 12:07:39

Aux paroles de Harry, Liliana lâcha un léger rire, court et franc. Il avait de la répartie, c'était un bon point pour elle, au moins ne regretterait-elle pas de s'être installé à ses côtés au bout de cinq minutes. Elle lui jeta une oeillade amusée, puis détourna le regard, s'appliquant à fixer le tableau comme si quelque chose allait y apparaître et sortir les élèves de ce chaos surréaliste.
Ce fut à ce moment que Siobhan se mit à renchérir aux propos de la blonde, qui lui adressa un haussement d'épaules suivit d'un sourire narquois. Potter, de son côté, se moqua à son tour de Messenger, avant de proposer, plus neutre, de sortir les manuels scolaires en attendant le retour de ce grand malade qu'il leur servirait de professeur. Allons, pourquoi pas. La jeune fille jeta un regard sur son sac et lâcha un léger soupir, avant de sortir son livre de cours et de le laisser tomber négligemment sur sa table. Bien sûr, la seconde Serpentard n'hésitait pas à renchérir, non sans, Liliana le sentait, un fond de cynisme parfaitement calculé. La sixième année, de son côté, faisait comme si elle n'avait rien entendu. De toute façon, l'autre type étrange venait de revenir dans le cours, une feuille à la main, qu'il prétendit avoir oublié. Un fin sourcil doré se haussa au dessus de son oeil azur. Maintenant, il se lançait dans un discours sur son anglais un peu faiblard.


« Ça n'est pas une raison pour nous parler dans une langue qu'on ne comprend pas, imbécile. »

Murmura-t-elle en français. L'autre enchaîna, expliquant que, face à un dilemme Shakespearien, il ne savait que faire durant ce cours. Ca commençait bien. Vraiment bien. Les sourcils légèrement froncés, la vipère passait de l'amusement à l'agacement. Ce fut Lenny qui signala au professeur que c'était à lui de faire la part des choses et non aux élèves de créer leur propre programme scolaire. Il n'avait pas tort, certains avaient des BUSE et ASPIC à passer, ils devaient maîtriser des thèmes bien précis. Cela ne signifiait certes pas que ce serait la joie et l'engouement si Solange Messenger proposait de leur faire un cours normal et construit, mais c'était nécessaire pour leurs études. Ils n'étaient pas là pour s'amuser, du moins, Liliana ne se voyait pas à Poudlard pour cela. Elle aurait autrement passé toute l'année précédente quelque part en France, sur le dos d'un griffon à parcourir les paysages divers et variés du petit pays paternel.
Mais non, d'autres imbéciles avaient l'air de trouver l'idée de faire n'importe quoi et d'improviser « cool ». La sixième année parcourut la salle du regard, à la recherche du garçon qui proposait à présent une série de duels. Il s'agissait d'un Gryffondor de cinquième année, un dénommé James, lui semblait-il.


« Oh mais quelle bonne idée... »

Renchérit aussitôt la vipère, tout en braquant son regard sur la nuque du garçon.

« C'est vrai qu'après l'année dernière, on ne se lasse plus de s'affronter entre élèves. Personnellement, j'adore me prendre des sorts au visage. »

En vérité, ça n'était pas que l'idée lui aurait normalement déplut, c'était une raison plus personnelle qui la poussait à réagir avec virulence aux idées du jeune homme. La dernière fois que la Vert et Argent avait jeté un sort, ça avait été pour faire mal, très mal. Avec les embuscades de l'année précédente, les maléfices jetés aux sang-mêlés au hasard des couloirs, la jeune Vanloock n'était pas certaine de parvenir à se contrôler lors d'un duel amical, et de ne pas prendre au premier degré l'exercice. Cette idée était assez effrayante, surtout pour la malheureuse victime qui serait face à sa baguette. D'autant plus que sa maîtrise erratique pour certains sortilèges alliée à son impulsivité créait parfois de véritables cataclysmes. Une réelle puissance coulait en elle, associée à sa baguette très particulière héritée de son ancêtre, dont l'histoire était quasiment légendaire, dans la famille. Avouer la faiblesse de sa maîtrise était en revanche au delà de ses forces.
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Dim 28 Fév - 13:14:37

[Désolée pour le retard ^^ En espérant que ça conviendra à tous]

Le soleil brillait et laissait ses fins rayons traverser les fenêtres du château sans aucune autre forme de procès, tels des spectres sans corps réellement solide. Quelle autre plus belle satisfaction que d'avoir le pouvoir d'être translucide, de pouvoir se fondre n'importe où, traverser des murs, et s'y bon nous sembler, y rester caché ? Sous la fine brise matinale fraiche et douce, qui anticipait un hiver plutôt glacial pour les mois à venir, le chant mélodieux et régulier qui berçait le chateau et aurait pû être note de joie et de paix, s'élevait dans les airs, s'échappant du bec fin d'oiseaux bleus vifs, qui voletaient autour des vitres. L'été s'achevait doucement, et Megan laissa échapper un baillement, son regard clair toujours fixé sur un point indéterminé, certainement perdu tout comme le reste de la jeune fille. Ses paupières étaient lourdes, et l'appel de Morphée l'invitait à le rejoindre, l'appelait à se laisser aller, il était difficile de résister à une telle invitation, mais soudain, une voix toute autre, différente et plus froide peut être, interpella la jolie petite brune, qui releva brusquement la tête, pour faire face à.. Harry Potter ? Que lui voulait-il ? Quelque peu perplexe, la vipère haussa un sourcil, mais très vite, le professeur fit apparition, feuille de parchemin à la main, l'air encore plus niais qu'au début du cours. Le Survivant se retourna donc, tout comme le este des élèves qui cessèrent aussitôt de parler, et reportèrent toute leur attention sur l'homme.

Seul Pinsker, le préfet des verts et argents se leva en vitesse, pour venir s'installer à côté de Megan, lui adressant un sourire sincère, que l'héritière McGregor ne manqua pas de lui rendre. Elle enleva son sac pour lui laisser de la place. Il réussit à lui arracher un sourire narquois, lorsqu'il parla de l'incapacité des autres élèves à rester tranquilles, et à se contrôler. Pas faux. C'était désolant. Et dire que tous les élèves présents dans la classe avaient quinze ans ou plus, le manque de maturité était effrayant. On aurait dit des gosses de cinq ans dans un magasin de jouets, incapables de se tenir dix minutes tranquilles. Ce qui restait le plus accablant, c'était surtout le dit "professeur", ce poste maudit de Défence contre les forces du mal avait fini par accueillir un attardé, incompétant et un imbécile. Il fallait juste espérer que la malédiction ne s'était pas levée, et que le sorcier partirait aussi vite que ses prédécesseurs. Il ne savait même pas quoi enseigner.

Laissant soin aux autres élèves de débattre sur le sujet du cours, Meg se retourna vers Lenny :

- J'ai vu que Greene avait un problème avec toi, lors de la répartition. Je ne connais pas vraiment cette fille, mais de ce que j'en ai entendu, elle ne vaut pas la peine que l'on s'intérresse réellement à elle.

La jeune héritière McGregor lança un regard méprisant à l'adresse de la quatrième année. Finalement, on ne change pas les bonnes habitudes, pourquoi diable se priver de critiquer des petites pestes de Serpentard ? Certes, Megan n'était pas mieux dans le genre, elle avait toujours eu ce caractère impulsif et dédaigneux à l'égard des autres. Après tout, ils n'étaient que pauvres pions sur son échiquier. Mais justement, dans un jeu il n'y avait qu'un meneur, qu'un maitre du jeu, et comme toujours, c'était elle. Et puis pour tout dire, ce Pinsker, elle l'appréciait plus particulièrement. C'était un des rares avec qui elle s'entendait. Ils partageaient le même point de vue. Un complice dirons-nous. Pour l'instant, Megan ne pouvait le qualifier d'ami, c'était un titre trop haut pour quelqu'un qu'elle ne fréquentait que depuis peu. Il fallait du temps pour aquérir la confiance de cette noble jeune fille de grande famille. Peut etre un jour, Lenny aurait l'honneur de faire partie de cette liste si limitée de fréquentations privilégiées.
En fait, la cinquième année avait été présente lorsque Greene avait vainement tenté de.. de blaisser la fierté personnelle de Lenny ? ou plutôt, de jouer à la plus maligne avec des plus grands. Ou plutôt était-ce une nouvelle sorte d'humour inconnu à Meg ? Quoiqu'il en soit, elle avait plutôt ri en voyant les tentatives désespérées de ridiculiser le préfet des verts et argents, renvoyées vers leur créatrice, en quelques répliques bien saucées, digne d'un vrai Serpentard.

Décidant qu'il était temps de changer de sujet, Meg poussa un long soupir exaspéré. Puis, reprit d'une voix plus claire :

- Autrement ces vacances ?

Bon d'accord, le professeur était revenu, il était peut être temps de travailler, mais de totue façon, même Messenger ne semblait pas savoir comment traiter son premier cours. Autant profiter de son incapacité pour se changer les idées.
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Harry Potter
Gryffondor, 7 ème Année
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Mar 2 Mar - 15:17:37

[HJ: désolé si ce n'est pas super, ou si j'ai raté quelques répliques... Je poste vite entre deux cours pour ne pas vous coincer! Comme vous avez pu le voir dans le topic "poudre de cheminette" j'ai de gros bugs chez moi, je ne sais pas si j'aurais le net aujourd'hui et demain, voir le reste de la semaine... Donc j'ai vite écris (et le mieux possible) pour ne pas vous bloquer. Donc mille pardons si j'ai raté des remarques ou faits et gestes! Ce n'est pas du mépris ou de l'inattention, absolument pas! Si quelque chose ne va pas, n'hésitez pas à me le dire. Donc après ce HJ presque aussi long qu'un poste... Voici le message, bonne lecture Wink ]

Que d'agitation dans cette classe. Après avoir connu le calme de Ste Mangouste- se prendre un second avada kedavra dans la figure avait laissé ses empreintes et Harry était resté à l'hôpital 10 jours- et celui du parc du Yellowstone où il avait séjourné plus de 3 semaines pour devenir Animagus; le Gryffondor était un peu perdu... Sans compter que ce n'était pas une agitation à laquelle il était habitué. La dernière année avait été particulièrement horrible: sortilèges, morts, victimes... On était loin de l'effervescence gagnant le coeur des étudiants, qui prouvaient combien ils étaient vivants, remplis de flux d'énergie en se dispersant de cette manière. Ceux-ci parlaient, tournaient, viraient pour se voir, se jauger et surtout... Juger le professeur qui était revenu, physiquement en tout cas, parce que mentalement il paraissait tellement éprouvé que son "retour" paraissait presque improbable. Comment comptait-il avoir de l'autorité? Surtout que c'était un cours qui avait absolument besoin d'être encadrée, calmement et posément.. Les risques existaient et le professeur ne pouvait pas laisser les élèves s'éparpiller de cette manière, allant jusqu'à proposer des duels n'importe comment. Harry sentait que ce cours allait être une catastrophe! Et bien qu'il fut content d'un côté de voir le pervers perdre pied... De l'autre le jeune sorcier hésitait à l'aider un peu, fatigué de voir les choses piétiner de cette manière.

En attendant, malgré la guerre, envers et contre tout, la bataille entre Gryffondors et Serpentards semblait continuer. Une fille que Harry ne connaissait que de vue s'adressa à lui avec un tel mépris que le Survivant ne put s'empêcher de froncer un sourcil, ne répondant pas de suite à la pique lancée... Il faut dire que le brun revenait de loin, il était un peu décalé, perdu dans son monde à l'image du prof bien que ce soit d'une autre façon. Le septième année n'était juste plus habitué à interagir de façon aussi "gamine" avec ses pairs, ayant plus souvent parlé de stratégies à utiliser contre Voldemort avec l'Ordre du Phénix sans que l'on épargne ses trop jeunes oreilles.... Harry avait été vu comme un adulte, pas un adolescent ces deux dernières années, dur donc de retomber dans l'adolescence; quoique d'avoir pour seul souci de refermer le clapet de cette arrogante petite personne était plutôt plaisant...

- On peut toujours compter sur le Survivant pour prendre la situation en main... Vas-y Harry, puisque tu as bravé des forces au pouvoir incommensurable, pourquoi ne ferais-tu pas le cours à la place de cet incapable et ridicule professeur?!

-Au point où nous en sommes, j'ai l'impression que le mot "survivant" s'applique à nous tous. Quant au reste, n'est incommensurable que la bêtise de tes propos pour l'instant. Et pour le dernier point, non merci, je ne me sens pas l'âme d'un professeur.

Un peu rouillé... Faudrait penser à faire mieux la prochaine fois. Mais il avait au moins sur garder son calme; adoptant un ton tranquille et doux, presque empreint de torpeur, ce qui montrait clairement que Siobhan ne le blessait pas. En même temps sa pique quoique moqueuse n'était pas vraiment méchante, elle devait avoir un fort caractère mais ne pas être aussi horrible que Malefoy au fond. Va savoir ce qui se passait dans la tête des Serpentards aussi ... D'ailleurs il ne comprenait pas plus ce qui se passait dans celle de sa charmante voisine qui semblait vouloir être amicale avec lui. Harry ne pensait pas à la moquerie; franchement de ce côté là il avait grandi... Cette petite paranoïa, c'était terminé depuis un certain temps, depuis qu'il avait découvert que la vie était pleine de vrais problèmes comme les trahisons à la guerre... Pas celles entre voisins de table ou maisons; si Liliana était aimable avec lui, il fallait l'être ne retour au lieu de se demander si tout ça n'était pas calculé. Si elle changeait de bord et devenait méchante, il répondrait sur le même ton, point barre... Inutile de créer un problème qui n'existait peut-être même pas; en plus il faut avouer que le sourire de la demoiselle était à tomber.

Tout à coup le sorcier dû se détacher des deux Serpentardes pour en venir au préfet de la même maison qui parlait de nouveau. Décidément Harry avait mit les pieds dans un vrai nid de reptiles! Mais comme le blondinet avait toujours une voix correcte et des propos posés, aucune raison de s'énerver encore plus. Jouer à la guéguerre inter maison ne l'intéressait pas vraiment; en plus il avait un peu perdu le goût vu que son meilleur ennemi Drago Malefoy avait disparu... Et ça, ça calmait beaucoup de ses pulsions d'agressivité.

- On raconte en effet que tu es bon pédagogue

Ah non alors! Mais qu'avaient-ils tous avec ça??? L'A.D jusque la pratiquement inconnue avait-elle donc une telle notoriété maintenant? Le Survivant se promit d'écorcher vif Hermione dès que cette dernière pointerait le bout de son museau car c'était de sa faute s'il s'était taillé cette réputation de professeur improvisé.

-Il paraît

souligna Harry en rendant son sourire au préfet dont l'attitude lui donnait envie de le qualifier de "mignnone petite poupée en porcelaine". En effet, le jeune garçon était tout mignon avec ses petites manières délicates, on aurait plus dit un frêle et joli petit moineau qu'un serpent à vrai dire. Oups! Il s'égarait là... Faudrait arrêter la période post traumatique de l'après guerre la... La période Bisounours devait se terminer... MAINTENANT! Déjà qu'il ne réponde pas méchamment à Siobhan pouvait s'expliquer... Mais qu'il trouve Liliana jolie et Lenny adorable ça n'allait pas du tout, non non non... Si ça continuait il allait retomber en enfance sous pretexte de ne pas en avoir eu et jouer à la barbie avec sa blonde voisine et le préfet tout aussi blond.

Je n’ai pas encore vu l’enseignant à l’œuvre, mais si j’en crois vos commentaires, les premières impressions sont mauvaises. J’ose espérer que le début du cours pourra le démentir…

-J'avoue que j'ai du mal à être optimiste en ce qui le concerne

Répliqua le Gryffondor en retrouvant un peu de sa verve. Ouf, tout rentrait dans la normale, il était capable de haïr quelqu'un... C'est sûr qu'en se promenant dans son esprit puis en lui imposant certaines images pas très catholiques le prof n'avait pas vraiment aidé l'Animagus à le porter dans son coeur. Le préfet quitta finalement les lieux de sa démarche toute légère de moineau puis s'assit presque en voletant sur sa chaise à côté de Megan qu'il avait interrogé et qui ne semblait rien savoir de ce qu'il était advenu de l'homme. De toutes manières, aucune importance puisque l'autre était là depuis un certain temps... Tellement méprisable que l'adolescent ne l'avait même pas vu envahir le décor de nouveau.

Le prof commença à parler à moitié dans sa langue bizarre et à moitié en anglais, évoquant un Kelpie dans la forêt... Franchement Harry ne se sentait pas d'aller dans un tel endroit accompagné d'un pervers irresponsable... Non merci! Liliana à ses côtés râla dans une langue qu'il comprit comme étant du français, incapable de savoir ce qui se disait... Déjà parce que sa belle voisine murmura, et que ce fut seulement grâce à son ouïe améliorée depuis qu'il avait acquérit son don qu'il entendit quelque chose et ensuite parce que l'adolescent ne parlait pas le français donc bon... Il comprit juste le mot " langue", et "parler"... Le reste demeurait un mystère! Tout ce que savait Harry c'était que si tout le monde se mettait à parler sa langue, ils n'avaient pas finis! Si un seul élève s'exprimait encore dans un langage inconnue, Harry se promit de se mettrre à parler en Fourchelang ou en loup (XD)... Ah! Ca leur ferait bien les pieds comme le dit l'addage familier tiens.

Harry rendit distraitement son salut à James, un camarade plus jeune que lui qu'il connaissait grâce au Quidditch. Pendant ce temps il sortit ses affaires le plus tranquillement du monde, faisant fi de l'agitation régnant à ses côtés pour se concentrer un peu et ne pas sombrer dans la folie douce qui semblait envahir le corps et l'esprit de ses compagnons de classe dissipés.

Bon, comme par hasard le Legilimens fou ne savait pas quoi faire, du coup, mauvaise idée... Il demandait à ses élèves de choisir! En soi; ce n'était pas un mal, non pas, la démocracie était importante... Mais pas quand on est déjà dépassé par les événements! Il fallait être sévère au début, juste mais sachant montrer son autorité. Le Gryffondor avait bien été forcé de sortir de sa coquille pour l'A.D. sous peine de se faire dévorer tout cru par ses camarades et que l'incohésion totale ne règne...

- Excusez-moi monsieur mais… Il me semble que les élèves qui se sont entrainés à titre personnel l’année passée ne sont malheureusement qu’une minorité. Quelques bases restent donc très importantes… Même si, effectivement, nous avons tout de même dépassés le niveau épouvantards et désarmements.

-On pourrait peut être commencer par des travaux pratiques. Pourquoi ne pas nous dérouiller un peu, et exercer nos baguettes ? Quelques duels amicaux histoire de bien reprendre nos marques, ça pourrait être sympa monsieur. En plus rien à organiser. On vire les tables pour faire une arène. Deux groupes face à face, et que le meilleur gagne !


« Oh mais quelle bonne idée... C'est vrai qu'après l'année dernière, on ne se lasse plus de s'affronter entre élèves. Personnellement, j'adore me prendre des sorts au visage. »

Harry reconnut bien là l'intrépidité de James, cependant il n'était pas d'accord avec lui; penchant plus pour l'idée de Lenny et de Liliana. Franchement le Gryffondor n'avait pas envie d'intervenir là, sa timidité était encore présente, la peur de parler en public était une des choses qui n'avait pas évolué chez lui, d'ailleurs, ça s'était bien vu lors de son discours pour recevoir l'ordre de Merlin. On voyait bien qu'il se fichait de la médaille en cet instant et n'aspirait qu'à fuir dans un petit trou de souris. Enfin bon Monsieur Messenger avait choisi cette voie, donc il était sensé savoir s'exprimer et surtout tenir ses élèves. Soupirant l'Animagus finalement lassé de l'incompétence notoire du pervers de l'esprit leva la main à son tour, s'exprimant avec calme; essayant de tendre la perche à l'enseignant pour l'aider.


-Je suis d'accord avec Lenny, ainsi que Liliana. Les bases sont importantes, même pour ceux qui croient avoir un bon niveau; dans un duel, le sort le plus élémentaire peut nous sauver et les bases permettent par la suite de rebondir sur quelque chose de plus puissant... Il est donc nécessaire de voir si chacun possède ces bases. Pourquoi ne pas lancer des sortilèges élémentaires avant de se jeter dans la bataille, à corps perdu contre un épouvantard? Le sortilège de patronus, l'experlliarmus (Son préféré XD), le stupefix, protego et quelques autres permettront de s'entrainer, de vérifier les réflexes et le savoir faire de chacun sans se faire de mal. Quant à l'épouvantard, pourquoi ne pas le proposer par la suite, mais uniquement aux personnes qui s'en sentent la force

Personnellement il n'avait aucune honte à se désister, il avait déjà assez vues d'horreurs comme cela... Et se retrouver face à un reflet de ses cauchemars passés ne le tentait pas du tout! Même s'il était normalement capable de se débarasser d'un épouvantard.

-Ces exercices pourraient être pratiqués à deux, dans une sorte de petit duel amical encadré, toujours dans le but de vérifier la connaissance de sorts de défense et d'attaques élémentaires ou de petits groupes pour la réalisation d'un sort plus complexe ne demandant aucune cible; comme le patronus. Nous sommes peu, autant en profiter, non?

Finalement le Gryffondor se tu, toujours un peu rouge après s'être ainsi exprimé devant un public.


_________________________________
Animagus Loup non déclaré - et probablement mal peigné-

Spoiler:
 

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Solange Messenger
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Ven 19 Mar - 15:18:30

[HJ : OUAIS ALORS HEIN !]

J'avais une folle envie de retourner me cacher dans les toilettes, va savoir pourquoi. J'avais envie de leur hurler que oui, j'étais incompétent, et que oui, je les emmerdais, mais ça n'aurait pas arrangé mon commerce. Bon, y en a qui bavardent, mais disons qu'à les laisser tout seul comme ça, j'ai pas à râler tellement je l'ai bien cherché. Y en a un qui se met à causer, un blond de Serpentard, pour me dire des évidences. Si c'est juste pour prendre la parole histoire de faire entendre ta jolie voix, tu pouvais tout aussi bien la boucler hein... En gros il répète ce que j'ai dit, mais en mieux formulé. C'est limite vexant.
Ensuite il y en a un autre qui parle, et en gros lui il veut qu'on meurt tous. J'aime bien ! ... mais je crois que ça ne serait pas très raisonnable. J'aurais les condés au cul après... Non, décidément non. Tant pis, ça avait l'air feun, les lancer tous comme ça les uns contre les autres et regarder en mangeant du pop-corn. Avant que j'ai eu le temps ou l'envie d'en caser une, une blonde freine les ardeurs de notre jeune combattant en lui rappelant les délicieux souvenirs de l'année dernière. Elle les a sans doute connu, le brun, peut être moins...
Oui bon désolé je connais pas encore leur prénom hein.
Harry Potter (celui là, difficile de ne pas le connaître) prit la parole. Il ne dit pas de la merde, ne me sabra pas, et ne fit pas de blague, j'en aurais pleuré de joie. Si vous vous posez la question, hé bien non je ne suis pas arrivé en cours les mains dans les poches armé seulement de ma bite et mon couteau (c'est une expression), j'avais proposé mes idées. C'était visiblement de la merde, je n'en ai pas vu un seul se mettre à hurler « OUAIII-IIIIIS TROP BIEN TROP COOOOOOL UN KELPIIIIE ! ». Tas d'ingrats. C'est super un kelpie ! Enfin moi je kiffe, un cheval qui se noie pendant dix minutes comme un con, je trouve ça hyper marrant... mais je dois être un peu tordu. En fait, les différents types de fantômes (les dames blanches, les lavandières, l'ankou...), je suis fan. Mais faut aller dans les landes de Bretagne pour en voir, et ça c'est tout nul.
Bon, que répondre maintenant à tout ça ?

- Ouais voilà, on va faire comme il dit.

Je n'ai pas de dignité, je n'en ai jamais eu. Tu crois quoi ? Que je vais contredire Harry Potter pour le simple plaisir d'avoir raison ? Il dit pas de la merde, je vais pas le sabrer, j'avais posé la question, on me répond c'est bien.
Ouais bon, j'ai pas de dignité quoi.

- Ben vous vous mettez par deux et vous faites ça, si y en a un qui sait pas il pose une question, et si il y en a un qui explose bah j'le sauve, et puis voilà.

Merci Solange, c'est une magnifique intervention.

- Quant au Patronus... Enfin j'suis pas en Angleterre depuis une éternité maiiiis... Oui je mens je mens, c'est pas bien de justifier son ingnorance comme ça. Ils sont où les détraqueurs ? Z'ont pas quitté Azkaban ?

Non mais le cours de défense contre les forces du mal, c'est un concept que tu peux pas percevoir, toi, humain. C'est vrai quoi, j'vais pas faire de la théorie, c'est chiant la théorie, c'est plein de mots. Et j'vais pas faire mon péteux non plus en formulant ça comme « alooors ouiiiii, mettez vous par deux en suivant l'ordre alphabétique et obéissez moi parce que j'ai un balais dans l'cul ». Moi, j'ai l'autorité d'une huître et je suis incompétent, mais j'ai pas de balais dans le cul. On peut pas avoir toutes les tares non plus.
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Lenny Pinsker
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Jeu 1 Juil - 14:46:05

[Voilà désolé pour l'attente, ce n'est pas génial non plus mais je voulais relancer un peu.]

Lenny était plutôt surpris. Le manque de compassion d’Harry Potter vis-à-vis de ce nouvel enseignant était inattendu. Il ne croyait visiblement pas en lui alors que cet homme avait, disait-on, participé à la guerre et subit de lourdes pertes. A Serpentard, les élèves murmuraient souvent que Saint Potter était un grand défenseur de causes perdues et cas désespérés… Le nouveau statut de Messenger était-il à ce point dramatique ? Gagné par le pessimisme ambiant, Lenny retrouva Megan pour lui faire part de ces heureuses conclusions. Elle ne le repoussa pas, à l’instar d’une personne dépressive en colère contre tout le monde, mais l’accueillir avec un soulagement visible. La pitié à l’égard des sang-purs ne se pratiquait plus depuis la rentrée. Tous devaient payer les erreurs de leurs parents, y compris ceux qui s’étaient contentés de se protéger. Le préfet comprenait très bien cette attitude. Si sa famille s’était trouvée touchée il n’aurait pas pardonné la collaboration passive, elle ne s’excusait pas et autorisait les plus grands prodromes. Mais Megan était restée ce qui s’apparentait le plus à une amie. Il voulait continuer à lui parler comme avant. En quelque sorte, il redoutait aussi la solitude. La brève discussion avec Harry et Siobbhan lui rappelait qu’il n’était à sa nulle part. Sa camarade revint sur le souvenir cuisant de la cérémonie de répartition. Une semaine plus tôt, il vivait le premier désastre de sa scolarité. Les Serpentard s’acharnaient déjà à lui rendre la vie impossible. Or, la jeune fille délaissée lui affirmait son soutient. Il tourna un regard terne vers l’irlandaise. Harry l’avait rabrouée lorsqu’elle avait essayé de se faire remarquer. Au fond, elle était peut être la plus à plaindre, ses petites attaques n’atteignaient personne. Il hocha doucement la tête. Qui s’intéressait à elle ? Il se sentait vengé. L’approbation implicite de Megan lui rendait le sourire après des jours de plus en plus sombres. Son frère collectionnait déjà les ennuis, ses relations avec ses collègues étaient mises à mal, rien n’allait, si ce n’était cette rencontre avec le jeune professeur de runes. Peu importait la nature du soutient, il était rassurant.

Le discours de l’enseignant ne l’était pas en revanche. Sa maîtrise de l’anglais était aussi confuse que celle de ses cours. Ils avaient appris la torture l’année précédente, la passivité deux ans plus tôt, et cette année, il y avait des chances pour que la défense contre les forces du mal devienne une initiation à l’art du suicide. Un Gryffondor idiot semblait d’ailleurs trouver l’idée excellente malgré son intervention. Megan préféra le lancer sur une discussion plus privée et pour une fois Lenny ne s’opposa pas à une fuite indisciplinée en pleine salle de classe. La tension montait de toute façon. Messenger gardait un air égaré et Liliana, furibonde, semblait prête à égorger James Russel. Ses vacances s’étaient bien passées. La fin de la guerre avait effacé les dernières souffrances de l’année. Il n’avait pas quitté ses parents, trop heureux de voir sa famille réunie et en bonne santé. Et ces derniers avaient eu besoin de se retrouver en voyageant d’un foyer Pinsker à l’autre.


- Très bien
, dit-il en suivant le débat que le professeur avait lancé. Je suis resté chez moi en juillet, à Portsmouth. Et en août, nous sommes allés chez de la famille en Pologne et en Israël. Je ne les avais plus vus depuis quelques années. Et toi ?

Il espérait que Megan n’avait pas de réponse négative à lui opposer. La chute du seigneur des ténèbres était difficile à supporter pour beaucoup de familles pures à qui on avait demandé tout l’été de régler des comptes. Il regrettait déjà de lui avoir retourné la question. Cependant, Harry l’arracha à ses préoccupations en prononçant son nom devant toute la classe. « Je suis d’accord avec Lenny ». Le célèbres Potter, celui qui venait de terrasser le Lord, lui donnait raison. Il croyait rêver. La gêne empourpra doucement ses joues, et une fierté soudaine emballa son cœur. Comme il avait bien fait de parler ! Grâce à Harry, l’ordre semblait prêt à revenir. Ils n’apprendraient rien de ce cours mais tant qu’ils révisaient les sorts défensifs, rien ne pourrait arriver. Le préfet n’en demanderait pas plus pour ce cours. Il n’apprendraient rien mais éviteraient de peu le désastre… Messenger ne savait même pas les décisions prises par le ministère à propos des détraqueurs ! C’était affligeant. Il leva la main et répondit d’un ton monocorde à sa triste question :


- Ils y sont retournés le mois dernier monsieur. Le ministère a finalement décidé que malgré leur trahison, Azkaban était le meilleur endroit pour les surveiller. Les détraqueurs en liberté sont un danger pour tous, il n’était pas possible d’annuler ce compromis.


Un soupir lui échappa et, se tournant vers Megan :


- Alors, si nous nous mettions ensemble pour faire semblant de nous intéresser avec passion à l’exercice surprenant du jour ?
railla-t-il discrètement.

Sa place était définitivement bien choisie. Il n’avait rien à craindre de la jeune fille, rien à lui prouver non plus. Puisqu’il n’aimait pas les duels, il s’en réjouissant et comptait passer la fin de ce cours en sécurité, loin des catastrophes de certains.


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Minerva McGonagall
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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   Ven 27 Aoû - 14:46:25

Message Admin : Solange Messenger ayant malheureusement annoncé son départ, la suite du cours ne sera pas assurée. Le topic est verrouillé (à vous d'imaginer la suite Wink ) et les points seront distribués en fonction du standart défini par Circé Hawthorne (puisque Messenger ne nous a laissé aucune indication à ce sujet).

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MessageSujet: Re: Cours n° 1.   

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Cours n° 1.
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