Oxumorôs

Après la guerre, la paix nouvelle reste précaire et menacée...
 
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 Enfin tranquille ! [libre]

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Brittany Engletton
Gryffondor, 1 ère Année
Gryffondor, 1 ère Année
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Messages : 4
Date d'inscription : 24/01/2010

MessageSujet: Enfin tranquille ! [libre]   Mer 3 Fév - 14:54:53

Brittany recoiffa d'un geste de la main sa longue chevelure décoiffé et fixa encore et encore le lac par l'énorme brèche dans le mur. Elle aimait profiter de la tranquillité de cette tour en ruine, c'était presque sa salle commune, elle y faisait devoir, y cachait quelque toast piqués dans la cuisine grâce au conseil d'un serdaigle complètement abruti qui lui avait expliqué comment faire, et la paillasse douillette aménagé au fond de la tour l'avait réchauffé de nombreuse nuits. Enfin, elle prenait toujours la peine de bien cachée ses trouvailles et son lit fait maison ! Ici elle n'avait pas à subir les moquerie de ses camarades sur sa façon de s'habiller et autre fait insolite.

Depuis le début de l'année scolaire, elle avait trouvée un endroit où se sentir bien, elle recevait constamment des courriers de sa famille mais la solitude lui plaisait plus. La guerre effroyable avait soumis au château de nombreuse séquelles : Marches cassées, briques détachées et compagnie mais elle s'en fichait, elle préférait ça à l'endroit qu'on lui avait décrit.

Elle fixa l'horloge rouillée qu'elle avait posée à côté d'elle : 23 h ! Si elle se faisait voir, c'était l'heure de colle, elle avait pas vu l'heure passée, et elle n'allait comme même pas dormir ici une nuit de plus !
Elle cacha ses affaires et sa paillasse sous les vieilles lames du parquet poussiéreux, attrapa sa baguette et sauta au dessus des bout de roche et de débris qui jonchaient sur le sol. Méfiante, elle attrapa la poignée rouillé et l'ouvrit doucement. Mais des éclats de voix la firent tout de suite sursautée, des professeurs près d'ici ? Et en pleine discussion, elle était fichu, elle savait que l'un deux allait sûrement venir dans la vieille tour, et elle serais fichu. Mais elle avait héritée d'un talent impressionnant : Celui de toujours trouvé des issues au coups durs !

Pointant sa baguette magique vers 3 lames de parquet arrachées au sol, elle chuchota :


-Wingardium Leviosa .

Et les trois lames s'élevèrent alors au dessus de sol et, essayant de trouver son sens de l'équilibre, elle monta dessus. Elle ouvrit la fenêtre et, assise sur les trois lames, elle passa la fenêtre, la baguette toujours pointée vers les lames. C'était haut, elle avait peur et savait que c'était risqué, un faux-pas de la part de sa baguette et adieu monde cruel. Mais elle se rapprochait de la terre ferme et, à trois mètres du sol, elle sauta sur l'herbe fraiche.

Abandonnant les lames, elle ne perdit pas une seconde, gardant son sang froid, elle se dirigea derrière un arbre et s'y laissa tomber. Elle venait de mettre sa vie en jeu, et son vertige n'avait pas arrangé les choses, elle était prise de nausée et resta assis là presque 1 heure, sa montre indiquait 00h24 quand elle se leva et se dirigea vers la porte de chêne : fermée ! Elle retourna derrière son arbre, essayant de prendre une décision, elle fit le tour du château, une porte ouverte... Elle s'y dirigea plein d'espoir, mais celle-ci n'était que le placard à balais que quelqu'un avait oublié de cadenassé. Il fallait trouver une solution, elle était fichu, elle ne pouvait pas utiliser les balais, trop risqué ! Mais c'était la seule issue, fixant sa montre, elle constata qu'elle perdait du temps, et dans un élan désespéré, elle attrapa sa baguette et la pointa vers le ciel :


-Avis !

Les oiseaux jaune la regardaient d'un air suspect. Fouillant dans sa poche, elle y trouva du parchemin et une bouteille d'encre bleu, accompagnés d'une fidèle plume, elle nota : "Je suis fichu, je suis dehors, j'ai froid et je vais me faire prendre, venez m'aider !" Et l'accrocha au pattes des petits oiseaux, ceux-ci s'envolèrent alors, nul ne sais où pour l'instant.

Pris d'un élan de fatigue, Brittany se laissa tomber, ferma ses paupières et s'endormit !
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Siobhan Greene
Serpentard, 4 ème Année
Serpentard, 4 ème Année
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Messages : 68
Date d'inscription : 20/01/2010
Age : 29

MessageSujet: Re: Enfin tranquille ! [libre]   Dim 7 Fév - 13:23:02

J'aimais tant cette sensation. Cette impression que plus rien ne pouvait se mettre en travers de mon chemin. Mes veines brûlaient d'un nectar nouveau et chaque parcelle de mon corps semblait stimulée d'une énergie, comme droguée, alors qu'un sourire pleinement satisfait s'étalait sur mes lèvres. J'étais ivre de bien-être et gonflée de ce salpêtre qui enflammait mon sang, à la manière d'une trainée de poudre dont le but était de me revigorer. L'avantage avec ma maladie, c'était qu'après avoir bu toutes sortes de mes antidotes et dormi tout mon soûl, je me réveillais fraîche et dispose, aussi pimpante que si j'avais une santé de fer. Peut-être un petit peu fiévreuse certes, mais l'énergie qui m'animait alors prenait le dessus. En ces moments-là, bien trop courts à mon goût, il fallait que je bouge, il fallait que je parle, il fallait que je vois des gens pour jouir pleinement de mes sens au sommet de leur puissance.

Cette nuit là, donc, il devait être minuit. J'avais défailli dans l'après-midi, juste après les cours, me retirant avec amertume dans mon antre. Je n'avais pas pu voir Alek, quel dommage - j'avais mis au point un petit scénario histoire de le rendre encore un peu plus fou, de le faire me désirer encore plus, juste par plaisir de jouer. Mais je n'étais pas en état, et j'avais dormi, assommée par mes médicaments. C'était à chaque fois le même sommeil sans rêves ni cauchemars qui m'envahissait; ce genre de sommeil artificiel qui écrase de toute la force de son poids et qui laisse au réveil une sensation cotonneuse. Aussi j'avais pris mon temps pour m'habiller, revêtant ma robe préférée, très courte et grise, mes collants en laine et mes bottines à talons. Je m'étais coiffée, laissant mes longs cheveux détachés avec un air de décoiffé savamment contrôlé. Maquillée, aussi: j'aimais plus que tout plaire et être belle. Certes, c'était le milieu de la nuit, j'avais peu de chance de croiser beaucoup de monde, mais je mettais un point d'honneur à toujours être présentable. Qui plus est, je me faisais belle avant tout pour moi, les autres venaient après.

J'aimais assez l'étrange silence presque oppressant qui régnait la nuit dans les couloirs de Poudlard. Ceux-ci étaient si animés la journée que c'en était déroutant de les voir vides, comme si la guerre avait éclatée à nouveau... J'admirais d'ailleurs avec quelle rapidité ils avaient réparé le château, même si quelques petites traces subsistaient. Poudlard avait toujours l'air d'une forteresse inatteignable, je ne parvenais à me séparer de cette impression, incapable de me faire à l'idée que l'école avait subi et cédé aux assauts extérieurs...

Le silence qui m'entourait était simplement ponctué de mes talons qui résonnaient sur les dalles du sol. Une sensation de puissance coulait en moi, comme si le fait que je sois la seule éveille me rendait maître de la vie dans ce château. Il y avait du vrai, le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt pouvait aussi être transformé en "à ceux qui ne dorment pas". Je pouvais tout faire, à l'abri du regard des autres, pendant qu'ils étaient bercés de sommeil. Même les pauvres préfets comme ce blond de Lenny ne pouvaient se trouver en travers de mon chemin! Le pauvre, se trouver en dehors de son dortoir alors que le couvre-feu était tombé, c'était le déshonneur assuré. Je finis par déboucher des cachots, puis par arriver dans le hall d'entrée. J'avais presque envie d'aller dehors, moi qui n'y mettais jamais les pieds. Au moins, le soleil de risquait pas de donner à ma peau une affreuse couleur de miel puisqu'il faisait nuit. Et puis il paraissait que la forêt interdite, toute de noir habillée, faisait peur... Moi qui n'avais jamais connu cette sensation, j'étais bien tentée de croire cela. Mais un bruit attira soudain mon attention, un léger son dans les airs se faisait entendre de plus en plus fort, et me faisait penser à un bruit d'étoffe. Un oiseau?! Pas un: plusieurs, plusieurs tout petits oiseaux jaunes arrivaient de je ne sais où et se mirent à tourner en rond autour de moi. Interdite, je les observais d'un œil désabusé, me demandant ce que de telles bestioles fichaient aussi. L'un deux finit par voleter fixement devant moi et je vis quelque chose à sa patte. Comprenant soudain, je tirais le petit bout de papier et le lus, de plus en plus étonnée:


"Je suis fichu, je suis dehors, j'ai froid et je vais me faire prendre, venez m'aider !"

Pardon? Étais-je entrain de rêver? Était-ce là le petit mot de détresse d'un pauvre petit élève pris au piège de la terrifiante nuit au-dehors? Quel joli cadeau du destin!! J'allais bien m'amuser... Je me mis en mouvement sans lâcher les oiseaux du regard et ils me devancèrent, volant vers la grande porte. Hmm... Je pouvais l'ouvrir, cette porte, mais je n'avais pas envie de libérer l'élève qui avait écrit le S.O.S aussi facilement. La main sur la poignée, je la tirai doucement, laissant juste l'espace pour que je m'y glisse. Puis je la retirais derrière moi, la coinçant avec une brindille qui traînait, si bien qu'elle était toujours ouverte mais donnait l'impression d'être close à nouveau. Suivant les petits oiseaux du regard, je les vis s'arrêter un peu plus loin. Le froid me mordait les bras et je frissonnais, mais l'excitation de ce qui allait se passer me rendait insensible à la douleur. Un sourire amusé aux lèvres, je me dirigeais lentement vers ma victime... Un corps était lové au pied d'un arbre, c'était une fillette, première année à n'en pas douter. Parfait! Elle avait dû traîner dehors, se croyant une rebelle parce qu'elle désobéissait aux ordres de rentrer dans les salles communes, mais cette sotte n'avait pas imaginé qu'elle se retrouvait coincée et après avoir envoyé un appel au secours elle s'était endormie, rêvant sûrement que son sauveur serait blond et beau et arriverait sur une licorne blanche...

Respirant profondément, mes yeux brillant d'une lueur démente et un sourire moqueur aux lèvres, je sortis ma baguette magique. J'eus un regard vers les petits animaux jaunes avant de revenir sur la fillette, puis je m'écriais d'une voix aiguë et sucrée:


- Oppugno!

Les oiseaux se précipitèrent en pépiant sur la fillette et l'attaquèrent à coups de bec et de griffes tandis que j'éclatai de rire. Je les laissai un moment se charger de la réveiller avant de les arrêter d'un coup de baguette.

- Allez debout feignasse!

La laissant se redresser, j'envoyai les oiseaux paître un peu plus loin, car s'ils m'avaient bien été utiles ils m'agaçaient à présent. Puis je la regardai de toute ma hauteur, les bras croisés, un petit sourire en coin. Je plantai mon regard glacial dans le sien avant de l'apostropher:

- Comment expliques-tu à une préfète que tu trouves ici alors que le couvre-feu est tombé depuis bien longtemps?

Haha, penser à la réaction de Lenny s'il me voyait usurper son titre me rendait la situation encore plus délectable.
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Brittany Engletton
Gryffondor, 1 ère Année
Gryffondor, 1 ère Année
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MessageSujet: Re: Enfin tranquille ! [libre]   Mar 16 Fév - 21:57:24

Brittany fut tirée de son sommeil par des douleurs insoutenables. Se levant, elle rampa vers sa droite et se retourna. Devant elle se tenait fièrement quelqu'un. Celle-ci, baguette à la main, la fixait d'un air démoniaque.

Pendant 30 bonnes secondes, Brittany oublia tout. Les yeux qui trônaient devant elle l'a pétrifia instantanément. Les deux iris étaient indéfinissable. Glacés... clair, même trop. Et surtout une lueur blanche au fond de ceux-ci les rendait causeurs de nausées.
La bouche de la demoiselle souriait d'un air machiavélique. Découvrant des dents d'un blanc époustouflant.

Les oiseaux avaient arrêté de attaquer sa peau frêle et fragile. Et ceux-ci étaient à présent des boules de plumes jaunes qui s'envolaient fièrement dans le ciel. Brittany reposa ses yeux vers son assaillante.


- Allez debout feignasse!

Elle se releva d'un bond, cherchant d'une part une excuse, d'autre part une issue à cette malade.
Celle-ci la regardait à présent avec un sourire en coin, les bras croisés. La baguette de son assaillante reposait sur son bras. Brittany essayait de s'expliquer, mais les seuls bruits qui sortirent de sa bouche était de mots incertains et dénués de sens.


-Je, heu ... excusez-moi ! Mais, heu, je suis là, heu ... on m'a ...

Voyant que cette personne n'était visiblement pas là pour l'aidée mais plutôt pour augmenté ses chances de ne pas s'en sortir, elle renonça. Et baissa les yeux vers ses chaussures

- Comment expliques-tu à une préfète que tu trouves ici alors que le couvre-feu est tombé depuis bien longtemps?

Oh malheur, une préfète, alors là c'était cuit, elle devait bien choisir ses mots. Elle pouvait toujours lui sauter dessus, lui arracher les yeux, se barrer à toute vitesse, commencer une vie de hors-la-loi. Oui c'était une opportunité, mais elle ne valait pas le coup.

Il restait 4 grandes solutions, sois jouer la franchise, dire la vérité et se prendre les heures de colles qu'elle n'espérait ne jamais recevoir, sois mentir, essayer de limiter la sanction, ou alors s'enfuir, faire le tour du château au galop et aller se réfugier dans la volière, ou encore magouiller avec cette préfète. Peut-être lui donner un ou deux petits gallions. Décidément, seule une opportunité restait convenable, si elle disait la vérité, c'était des heures de colles à foison. Si elle s'enfuyait elle se ferait prendre, et cette préfète n'avais pas l'air d'être le genre de personnes qui se laisserait tenter par de l'argent. Elle devait lui racontait n'importe quoi, oui n'importe quoi tant que ça avait l'air crédible. Bon, elle devait se lancer, surtout que l'adolescente démoniaque commençait à faire son impatiente.


-Ecoutez-moi d'accord, je dormais tranquillement lorsqu'un bruit énorme me réveilla, bien sûr je me suis levé, pour voir ce que c'était, et entendant des bruits de pas, j'ai passé la tète par le tableau de ma salle commune, là j'ai aperçu une cape noir, donc je l'ai poursuivi. Et là on m'a enfermé dehors. Alors je ferais mieux de rentrer, vous de ne rien dire et comme ça l'histoire sera réglée n'est-ce pas.

Aie, aie, aie ... c'était mal barré, elle avait été trop vite pour que ça sois crédible, et puis surtout l'histoire n'était pas crédible. Bon, autant aller direct se livrer à son directeur de maison ... Se faire enlever une cinquantaine de points, subir 4 longues et douloureuses heures de colles avec le concierge. Subir les reproches et les regards de haine de ses camarades qui l'accuseront de les avoir empêchés de gagner la coupe cette année, puis au bout d'un long mois, les choses redeviendront normale. Nan, la préfète n'avait toujours pas parlé, pas la peine de se rendre, peux-être fondre en larmes rendrait le regard malsain de cette préfète en regard de compassion. Oh et puis il ne faut pas rêvé. Bon d'accord le rictus qui apparaissait sur le visage de la demoiselle ne présageait rien de bon mais il ne fallait pas désespéré. Il fallait au contraire attendre le verdict.
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