Oxumorôs

Après la guerre, la paix nouvelle reste précaire et menacée...
 
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 Boys noise. [PV Alix]

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Solange Messenger
Professeur de Défense Contre les Forces Du Mal
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MessageSujet: Boys noise. [PV Alix]   Mer 27 Jan - 21:28:13

Première nuit à Poudlard. Je préfère pas en parler.
Hier c'était le discours Machin Truc. Des années que j'avais pas entendu ça. Je m'étais pas précipité sur mes petits camarades professeurs parce que... bah j'en connaissais aucun. Oui tout de suite, ça limite. Puis y en avait qui étaient prof quand j'étais moi même élève à Poudlard, alors c'est un peu gênant. « Hey coucou ! Je suis le sale petit emmerdeur infoutu de passer une heure le cul vissé sur une chaise sans faire une connerie », c'est plutôt moyen comme présentation. Alors j'étais resté en face de ma bouffe avec la tête de quelqu'un qui a un truc coincé à l'endroit où le soleil ne brille pas. Je pensais à mes cours, qui allaient bientôt commencer, et qu'il faudrait que je fasse sans hurler ni faire flamber des trucs. Bon, je dois l'avouer, malgré toute la virilité et la dignité qui occupe mon corps : J'ai les foies. Je suis d'humeur à tuer une grand mère avec les dents juste parce qu'elle a tendu sa canne d'un air un peu trop menaçant vers moi. Évitez les situations stressantes m'avait dit le guérisseur après ma TS... mon cul ! Comment je peux éviter ça sans rester chômeur ? J'suis pas une tante moi, je retourne à la fight. J'y retourne même trop tôt aux goûts de certains, et n'avoir prévenu personne de mon état de santé serait paraît il suicidaire. On m'a dit : faut indiquer tout ça à quelqu'un de responsable, surtout si on bosse avec des enfants gna gna gna... Tu vois quelqu'un t'engager alors que tu spécifies dans ta lettre de motivation que t'es gravement malade et autant capable d'utiliser la magie que de déplacer la lune ? Disons que j'ai mentit par omission, j'suis pas à l'article de la mort bordel, j'ai pas besoin d'aide et tout ça. C'est temporaire putain, un état de transition, j'suis sûr d'ici un mois je peux relancer un sort sans tout faire flamber... enfin cela dit ça flambe pas à chaque fois non plus, disons un coup sur deux.
Bref, c'est pas que le discours de bienvenue et la répartition des élèves était pas cool hein, mais j'me suis tiré relativement vite, dès que ça passait plus pour être malpoli. Puis attends, t'imagine l'affiche si tu traverses la grande salle tout seul au milieu des gens qui mangent avec pour seule explication « bonne nuit j'suis fatigué » ? Pas les peine de faire des efforts pour se tenir tranquille si c'est pour tout foirer comme ça. Et si vous vous posez la question, non j'ai pas des allures de bête traquée en général, j'suis pas spécialement expressif comme garçon, mais bref, tout ça pour dire que j'suis allé me torcher la gueule dans ma piaule – quoi que je m'en étais pas mal mis derrière la cravate pendant le repas, déjà – et que après tout ça j'ai pas réussi à dormir. Y a des nuits comme ça, tu sais pas pourquoi, tu restes qué-blo sur des trucs, et Croquette ne te réconforte pas le moins du monde, même si il est gentil. La famille de furets dans le bide, je t'en ai déjà parlé, bref, t'es sur ton lit, tu te dis que si tu restes là comme ça tu vas te mettre à hurler, mais d'un autre coté tu sens pas capable de te relever pour te lancer à faire un autre truc, alors tu restes là comme un con qui peut rien faire, et si t'as de la chance et que t'es un jeune tellement fou de la vie que tes besoins corporels vont dominer, tu vas finir par t'endormir, et si t'es comme moi, un mec méchamment atteint, tu vas finir par te relever et te lancer à faire n'importe quoi n'importe comment, juste pour occuper ton cerveau malade.
Bref, à une heure du matin, j'ai enfilé un jean et un T-shirt pour aller... Aux archives, quelle délicieuse idée tiens. La lubie soudaine d'aller consulter le nom de mes futurs élèves m'est venue, comme ça tac. Bah, c'était pas plus con qu'autre chose hein. Ayant pas spécialement peur du noir, j'ai pas trop eu de mal à traverser le château, j'en ai profité pour ressasser ce que j'allais faire en cours, les programmes tout ça. Encore une légende urbaine à démentir : Les prof arrivent pas les mains dans les poches en cours pour dire le premier truc qui leur passe par la tête, un cours ça se prépare, un peu. Voyons voir... y avait les épouvantards à faire – désolé je ressasse le premier truc qui me vient à chaud là – et moi je suis pas un mec trop con, je vais pas leur faire vivre un par un ce que ça fait d'être face à ces créatures. Imagine, y a un élève dans le tas qui a un Tonton Roger, cinquante trois ans, dont les grandes passions sont les jeunes enfants et la dilatation anale, t'es pas dans la merde, voilà tes petits gamins face à la vision d'un pédophile dans toute sa grandeur. Ouais, c'est pas parce que c'est des gosses qu'ils ont peur que des araignées et du noir hein, faut se méfier, tu peux avoir de mauvaises surprises. Surtout après la guerre. Le pire, c'est que si un Tonton Roger déboulait, je serais obligé de m'interposer pour que la bestiole se concentre sur moi. Ça m'est déjà arrivé, mais à l'époque j'avais des peurs moins... Effrayantes. C'était style mes gosses crevaient, mais j'arrivais à gérer. Rendre un cadavre de bébé rigolo, c'est pas évident, mais on y arrive – j'suis pas prof pour rien quand même.
Enfin pour le premier cours, je pense que je vais faire comme pour les hérissons crevés au bord de la route : Je vais voir ce qu'ils ont dans le ventre.

Oh bah tiens, me voilà aux archives.
A moitié saoul, je considère gravement cette grande salle. Il est une heure du matin, et j'ai rien de mieux à foutre que de chercher un registre. Que je trouve assez rapidement en fait, c'est les élèves de cette année, et il est planqué dans une bibliothèque presque pleine... Sur l'étagère du haut. Bah oui, y a que sur cette putain d'étagère qu'il restait de la place. Logique. Je vous ai dit que je faisais un mètre soixante cinq ? Non ? J'ai au moins dû préciser que j'étais petit. Bref, je ne pouvais bien sûr pas atteindre ce putain de registre à la con juste debout sur mes jambes. Pas de chaises dans le coin, j'ai essayé d'escalader la bibliothèque par les étagères, mais j'ai senti qu'elle allait se péter la gueule si je continuais sur ma lancée. Calé les pieds nus sur la première étagère, j'ai désespérément tendu le bras vers ce qui m'intéressait. Rien à faire, Poudlard n'était pas fait pour les gens petits et à moitié saoul. Un Accio ? T'es con ou quoi ? Tu veux que je le fasse cramer le registre ?! Puis j'avais même pas pris ma baguette en plus.
Puis j'ai goûté quelqu'un derrière moi, dans le couloir, pas loin.
Oui oui, goûté.
Ce terme me semble plus adapté que « sentir », vu que la sensation n'est ni olfactive ni du ressort du toucher. C'est plutôt un déclic sur mon palais, d'où le terme. Cherchez pas, c'est mon ex-legilimencie qui se manifeste là. Y avait quelqu'un dans le couloir. Après j'suis pas allé chercher ses pensées les plus intimes et tout ça, donc j'sais pas qui c'est, j'aurais besoin d'un contact visuel pour ça. Droit dans les yeux mon gars, détends toi ça pique toujours un peu la sodomie mentale.
Comme je suis pas une flèche, j'suis allé voir qui c'était. Un élève à vu de nez, il faisait quand même bien jeune, et, chose intéressante, il était plus grand que moi. Je suis pas sûr à cause de la pénombre, mais je crois qu'il était bien bronzé aussi – mais moins que moi, un peu de décence enfin. En fait, pour dire la vérité, le premier truc que j'ai pensé en voyant la silhouette, c'est « putain celui là il va pas passer l'hiver », mais c'est pas très gentil alors on va faire comme si je l'avais pas pensé, okay ? ... N'empêche, ses parents doivent pas lui donner beaucoup à manger.

- HEY ! ... euh... TOI LA BAS ! Pas possible de se tromper, on était tout les deux tout seul comme des glands au quatrième étage, il pouvait pas faire l'innocent. VIENS LA DEUX SECONDES !

Bon, je lui poserais la question de savoir ce qu'il foutait là à une heure trente du mat' plus tard, là on avait plus urgent à régler : Choper ce putain de registre. J'ai fait demi-tour pour en retourner à ma bibliothèque trop grande. Je supposais que le gosse allait me suivre et pas se tirer, en plus j'avais capté sa chaîne, si il se tirait j'allais lui foutre la main dessus à un moment ou à un autre, obligatoirement. Il s'en sortirait pas comme ça ce petit con.
Bon, ce qui m'embêtait un peu, c'est que j'étais pas vraiment présentable. Déjà, le plus chiant, c'est que je reflouait l'alcool, de deux j'étais pieds nus, de trois j'avais pas de slip. Bon j'avais le jean, mais pas le slip. J'pense pas que ça se voit, mais on sait jamais, je me penche connement en avant pour faire je sais pas quoi, et boum, le drame, le gamin traumatisé par la vision dantesque de la raie de mon cul. On se penchera pas hein, vaut mieux. Ce qui était un poil relou aussi, c'est que j'avais les bras nus – T-shirt oblige – et qu'on voyait des traces de morsures sur mes avant-bras et mes mains, en regardant bien. Le chien ? Non non, c'est moi. Mes dents. J'avais chopé cette manie à St Mangouste, et le guérisseur m'avait dit que c'était de l'auto-mutilation. Sur le coup, j'avais été vachement vexé. Imagine, moi ce que je savais de l'auto-mutilation, c'était que ma fille était revenue un jour pendant les vacances de Noël, à quatorze ans, toute sourire, avec un pentacle sur le bras qu'elle avait gravé avec sa plume. C'était pour faire cool. Nous – sa mère et moi – on avait paniqué comme des chiens, évidemment, mais en fait c'était pas grave gna gna gna adolescente gna gna gna.... Bon j'pensais que ma crise d'adolescence, elle était fini depuis un moment, donc j'avais tiré une gueule de dix pieds de long. Le gentil monsieur en blanc m'expliqua qu'avant d'être un effet de mode chez les ado, l'auto-mutilation était une vraie maladie, comme l'anorexie et tout ça.
Bref j'me mors et ça me détend vachement, des fois.
Ah il m'avait rejoint le gamin !

- Hey tu vois le bouquin là haut ? J'suis trop p'tit pour l'atteindre, toi qu'a bien mangé du calcium quand t'étais petit, tu veux pas me l'atteindre s'il te plaît ? On fera style qu'il est pas une heure trente du mat' et que t'as pas rien à foutre là.

Y a pas à tortiller du fion, j'suis un peu pété. Déjà parler de « manger » devant un gosse de cette corpulence, c'est presque indécent, ensuite j'ai dit « foutre » et c'est vraiment cré cré pas bien du tout. Il aurait eu onze ans, il aurait relevé avec tact et subtilité (« Oooooh monsieur vous avez dit un gros mot ! » - bruit de gloussement - ).
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Alix Craft
Préfet de Serdaigle, 5 ème année
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MessageSujet: Re: Boys noise. [PV Alix]   Mer 27 Jan - 22:23:03

Une heure et demi du matin... Ronde de préfets, youpi... Enfin, on lui avait promis que ce n'était qu'au début d'année pour éviter que les nouveaux fraîchement débarqués s'enthousiasment trop, commencent à se balader partout et se fassent du mal. De toutes manières il y avait 7 autres préfets, donc à lui bientôt les nuits entières! Enfin Alix ne pouvait pas de plaindre non plus, son tour était tombé aujourd'hui, hors nous étions déjà vendredi... Donc demain grasse matinée. Pour le moment dans le château, tout commençait à s'organiser, les appels en classe, les présentations des premiers cours; l'apprentissage des petits nouveaux sur le monde de la magie, la signature des registres... Les...


- HEY ! ... euh... TOI LA BAS ! VIENS LA DEUX SECONDES !

Les profs qui hurlent à une heure et demi du matin, juste quand il traversait le 4 ème étage pour remonter dans la tour et aller dormir, son tour fini... Le jeune sorcier sursauta devant la fougue de l'adulte; dont les vibrations de la voix ne laissaient aucun doute sur son identité. Un adulte, et un homme. Le garçon soupira pour lui-même, songeant que l'enseignant n'avait pas dû remarquer dans l'ombre qu'il s'agissait du Préfet de Serdaigle, pensant sans doute qu'un élève se baladait par là, outrepassant le règlement. Alix lui laissait le bénéfice du doute, lui-même incapable de reconnaître l'homme. Un instant, le Métamorphomage se demanda ce que le professeur faisait ici, au quatrième étage, à cette heure tardive, néanmoins ce n'était pas vraiment le genre de question à poser, ce serait malvenu! Les enseignants n'avaient pas de couvre-feu eux. Se dirigeant tranquillement vers l'homme, trop heureux de pouvoir brandir son badge-non pas par orgueil- en guise de bonne foi. Il s'était fait avoir mais ne se cachait pas vraiment non plus; donc rien à craindre au contraire de l'année dernière en pleines missions de résistances, là, le préfet était dans son bon droit.

L'adolescent s'approcha alors du professeur, mais celui-ci ne se dirigea pas vers sa personne, se contentant de tourner les talons. Intrigué, Alix fronça ses sourcils fins en un réflexe de questionnement puis suivit l'enseignant, méfiant-son passé de résistant n'aidait pas forcément à se sentir en confiance lorsque quelque chose de louche semblait se tramer-, entrant dans la bibliothèque; s'armant de patience pour ne pas sortir et planter l'homme afin d'aller enfin dormir. Ses yeux d'or se posèrent sur une silhouette un peu étrange; en se rapprochant, le Bleu et Bronze constata que l'homme avait les pieds nus, et qu'en plus il sentait l'alcool. Légèrement inquiet tout de même, le Métamorphomage demeura à bonne distance de la dite personne... Il fut consterner de reconnaître le nouveau professeur de D.F.C.M ... Ce dernier ne leur avait pas encore donné de classe mais l'aperçu que donnait de lui ce drôle de personnage n'était pas positif du tout. Heureusement, une longue année passée à jouer les "guerilleros" sur le champ de bataille de Poudlard lui avait apprit à se maîtriser un minimum. Ce pauvre type n'était peut-être pas heureux, on dit souvent que les professeurs sont des personnes bizarres... Des ratés de la vie même dans la bouche de certains parents! Des gens blasés par la vie qui se retrouvent là à cause de ses aléas... C'était un portrait très généralisé et exagéré certes, mais en voyant ce gars errer comme ça dans les couloirs et la bibliothèque pieds nus, sentant l'alcool donnait fortement envie de valider ce genre de préjugés.

- Hey tu vois le bouquin là haut ? J'suis trop p'tit pour l'atteindre, toi qu'a bien mangé du calcium quand t'étais petit, tu veux pas me l'atteindre s'il te plaît ? On fera style qu'il est pas une heure trente du mat' et que t'as pas rien à foutre là.

Alix, en tout bon Serdaigle s'inquiéta, il aimait le travail bien fait et des registres remplis ou rangés à une heure et demi du matin par un être assez mal dégrossi-tant dans l'allure que dans la conversation- n'allaient sûrement pas être bien traités. Alix retint un geste d'impatience, se contentant de ciller des yeux, visiblement surprit et un peu lassé par la situation. Pourquoi fallait-il que ce soit toujours lui qui tombe sur les choses les plus étranges et les moins plaisantes qui traînaient dans ce château. Non pas qu'Alix ait envie de juger son professeur mais quand même... Le voir dans cet état avant même la seconde semaine avait de quoi l'inquiéter un peu.

-Je suis préfet à Serdaigle

énonça le Mannequin d'une voix douce et modulée, contrastant parfaitement de part son élégance avec le ton bourru et particulièrement viril de son professeur. Après, force est de constater que son interlocuteur était un adulte, donc malgré l'alcool, normal que sa voix soit bien plus caverneuse.

-Je devais faire ma ronde monsieur

Termina-il par dire d'un ton cherchant visiblement l'apaisement. Il sourit avec élégance, malgré la fatigue. Alix voulait être irréprochable, que ce type le laisse partir une fois sa mission accomplie, qu'il puisse s'endormir et ne plus s'appesantir sur cette aventure! Oublier! Le Serdaigle ne voulait pas commencer son année par des mystères louches à élucider. Non tout serait parfaitement normal cet année; il avait déjà trop donné de ce côté là avec Calypso il y a un an lors de la dictature des Carrow.


-Voilà

Fit-il après avoir attrapé les dossiers, les soupesant avec délicatesse et les rangeant avec ordre et méthode sur le bureau de l'enseignant. Sans oser demander s'il pouvait aller se coucher, pressentant que se débarrasser du prof bizarre ne serait pas si facile que cela, l'adolescent resta sur place, ses grands yeux d'or en amande se posant tour à tour sur l'homme puis sur les registres. Le prof était quelqu'un d'assez trapu, plus petit que lui- cela va de soi, pourquoi aurait-il été mis à contribution sinon?- très mat de peau, comme un véritable indien peut l'être; peut-être plus métissé qu'Alix lui-même. Bien qu'il fasse sombre, exercé à force de voir les couturiers et autres observer les traits des gens avec attention et en retirer une foule de détail; le jeune sorcier pu reconnaître quelques indices annonçant que l'enseignant avait la quarantaine, ni plus ni moins, 42-43 ans, un "mâle" dans la force de l'âge autrement dit.

-Autre chose monsieur?

Le ton du jeune mannequin. n'était pas du tout celui de quelqu'un qui se croyait supérieur, juste très réservé, conciliant et prudent à la fois. Cherchant visiblement à causer le moins de remous possible. Attendant toujours la réponse de l'homme, le Serdaigle s'appuya sur le bureau et posa son autre main sur sa hanche, dans un réflexe acquis on ne sait où mais assez féminin quand même. Portant son regard sur l'immense bibliothèque, fasciné par le calme qui régnait en accord avec la pénombre, il attendit, un peu rêveur, oubliant la présence de l'homme pour simplement rester bouche bée devant la magnifique bibliothèque dans la nuit, lieu de culte pour tout Serdaigle se respectant.
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Solange Messenger
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MessageSujet: Re: Boys noise. [PV Alix]   Jeu 28 Jan - 8:21:13

[HRP : Désolé j'étais pressé.]

Je sens comme un réticence dans les troupes. Bon, j'avoue, être déstabilisé par la présence d'un type à moitié saoul dans les archives, c'est humain comme réaction, mais il aurait quand même pu le garder pour lui un peu. Attends, il a la même tête que si j'lui avait fait « j't'ai volé ton nez ! » là, c'est pas parce qu'on est préfet qu'on peut pas être emmerdé par un prof – oui bah du coup j'ai honte de l'avoir engueulé parce qu'il trainait tiens. En plus, sa voix elle est aussi aigu exprès ou c'est moi ? Enfin c'est pas qu'elle est aigu c'est... Un truc entre maitrisée et féminine. Bizarre quoi, j'trouve pas le mot. Putain un jour faut vraiment que j'investisse dans un calendrier avec un mot compliqué par jour, parce que sinon on va jamais s'en sortir les gars.
Tu vois, j'ai quand même des idéaux masculins dans la vie, même si je suis hétéro, ça empêche pas. Les miens doivent être un peu périmé en fait, j'me dit, quand je vois ce garçon. Parce que qu'il est beau, bizarrement, mais il fait pas vraiment mec quand même. Bon c'est un ado tu me diras, mais j'aime pas l'idée que les mecs plus grand que moi (c'est à dire une bonne partie de l'humanité) aient l'air de pas avoir fini leur croissance. Ça me rappelle quand j'avais amené ma fille à un concert qu'elle voulait voir, « Tokio Hotel » que ça s'appelait (connais pas). Déjà je suis tombé des nues quand on m'a dit que c'était que des garçons, hey ouais, même la chanteuse c'était un garçon. Personnellement je le trouvais super naze physiquement, avec son hérisson sur la tête et sa maigreur maladive, mais en tant que legilimens au milieu d'une foule, j'ai bien sentit ce qui ce dégageait de la troupe de jeunes filles face à ces quatre gars, et c'était pas très catholique. Bon, pas besoin de lire dans les têtes, j'suis pas con non plus, des milliers de filles qui hurlent à la mort face à un chanteur, je peux encore comprendre ce que ça signifie... Je savais plus où me mettre moi. Mais bref, tout ça pour dire que ce que considère comme beau pour un homme doit être sacrément périmé.
Je considère le registre qu'il a posé sur bureau, puis sur le garçon. Il posa sa main sur sa hanche avant de me demander si je voulais autre chose. Je sais pas pourquoi, le ton plus le geste, j'ai pas su comment interpréter. On me l'avait jamais faite celle là tiens, genre faire ressortir sa hanche en me demandant si j'ai besoin de quelque chose. T'es gentil mais euh... J'ai pas besoin de ce genre de chose là. Et pas avec un enfant en plus.
J'ai levé les yeux vers lui, et nos regards on faillit se croiser. Heureusement le drame a été évité, il s'est mis à matter la salle des archives avec son gros tas de bibliothèques plein de registres et de machin comme ça pendant que je me remettais du drame silencieux qui avait failli se produire. Le gamin était un peu stressé parce qu'il savait pas ce que je lui voulais précisément et je l'avais un peu trop bien senti. On parle jamais de l'usage de la magie en état d'alcoolémie, et on devrait parce que la legilimencie, la folie et l'alcool, ça va genre pas du tout ensemble. Là j'étais une putain d'antenne de la NASA qui hurlait « SOYONS AMIS » en boucle et qui cherchait un cerveau à sodomiser dans la douleur. J'étais content de pas être au milieu d'une foule, j'aurais pu perdre le contrôle. Là ça va, et puis tant qu'il me regarde pas dans les yeux, il peut rien se passer de toute façon, j'suis pas un des X-men moi, j'suis pas télépathe, juste cassé, donc forcément ça marche comme ça devrait pas.
Bon ben j'vais le laisser hein... Mais il reste là et moi aussi, on sait pas trop pourquoi. Ah si, c'est un de mes élèves quand même, faut que je me rattrape un peu, sinon il va me prendre pour un poivrot qui se fait chier dans la vie – c'est parfaitement vrai, mais quand même.

- Merci pour le registre. Alors euh... C'est quoi ton nom ? Désolé de t'avoir emm... embêté hein, mais bon tu pouvais être un élève qui fait le c.. qui se balade là où il devrait pas.

Et non j'ai pas fait « salut je m'appelle Solange, nous allons passer une merveilleuse année ensemble, on devient amis ? », déjà d'une parce que être super copain avec les élèves, c'est pas un de mes buts dans la vie, de deux... j'ai un prénom vraiment à chier. Tu sais pourquoi je m'appelle comme ça ? A cause de Solange la Mésange, en français s'il te plaît. C'est des contes pour enfant là bas, super hein ? Mes parents trouvaient que ça faisait 'achement classe, un nom français. Attends moi en français je sais juste dire Mésange et Voulez vous coucher avec moi ce soir, qu'est ce que j'en ai à foutre d'avoir un prénom de tata ? Ben rien. Et tu sais ce que c'est mon patronus ? ... Une fucking mésange. Hein, quand on te dit que les prénoms ça influence pas, mon cul. Hey nan c'est pas quelques chiens gros et lourds ou d'autres bestioles féroces au potrail épais, c'est un peu putain de petit oiseau. Est ce que j'ai un bidon tout jaune et les ailes bleues moi ? Nan ? Bon ben alors.
Bon OK c'est mignon comme piaf quand même.

- Hm, désolé j'en ai un coup dans le nez. Le repas de bienvenu tout ça tout ça...

Je mens, mais lui il peut pas le savoir il est pas legilimens.
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Alix Craft
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MessageSujet: Re: Boys noise. [PV Alix]   Jeu 28 Jan - 18:36:31

Alix reconnaissait une chose au prof étrange; il tenait des discours cohérent et debout... Donc, c'était déjà moins inquiétant. De ce fait le Serdaigle déjà un peu moins impatienté se redressa, quittant l'appui salutaire du bureau pour se diriger vers les étagères sans trop savoir pourquoi, peut-être histoire de bouger tout simplement... Histoire que le bruit de ses pas casse ce silence certes sublime, mais un peu gênant au final quand même. Ses yeux d'or se posèrent au hasard dans les archives et le jeune garçon vint à se demander pourquoi les registres avaient été rangé dans la vieille bibliothèque... Et non pas dans celle qui avait été reconstruite, au second étage; sans doute en hommage à la guerre, que l'on oublie pas cette salle portant encore les stigmates de la bataille de Poudlard. De plus, l'endroit était encore utilisable, il était propre et bien garni d'anciens livres, la seule chose c'était les tâches noircies résidant sur le mur et certains ouvrages abîmés que l'on n'avait pas cherché à restaurer. Le sorcier posa ses doigts fins sur un petit bout d'étagère brûlée, la peinture était écaillée, même dans la pénombre, c'était visible. Passionné par ces souvenirs de guerre, l'adolescent se rappela être venu ici avec son amie dans le but d'apprendre de nouveaux sorts pour résister. Ah... Fameuse époque durant laquelle Alix avait surprit tout le monde, y compris lui-même de part sa ténacité et sa vaillance, Calypso, du même acabit et gabarit avait elle aussi crée l'émoi en révélant sa véritable identité. Les Drôles de Dames avaient sévi en ce temps là et le Bleu et Bronze soudain attentif à un détail repassa sa main sur l'endroit juste à côté du roussi, ayant par miracle échappé à la furie du sort. Il sourit en touchant avec délicatesse le bois: y était gravé D.D.D... Drôles De Dames, le duo de résistance qui leur avait aujourd'hui valu l'insigne de préfet à Calypso et à lui. Une onde de fierté mais aussi de souffrance remonta en lui, il se souvenait de leurs petites victoires ayant aidé à mener vers la grande finale, mais aussi des fois où les dictateurs les avaient attrapé, soupçonnés et torturés bien qu'ils n'avaient jamais de preuves. A 14 ans c'était quelque chose de vraiment horrible, on pensait ne jamais pouvoir se relever, tant physiquement que mentalement... Et pourtant! Du coup, le sorcier en avait presque oublié l'enseignant, il sursauta quand ce dernier lui parla.

- Merci pour le registre. Alors euh... C'est quoi ton nom ? Désolé de t'avoir emm... embêté hein, mais bon tu pouvais être un élève qui fait le c.. qui se balade là où il devrait pas.


Pour l'élève se baladant hors de son dortoir à des heures interdites, il n'avait pas tort l'enseignant là. Le fait qu'il retienne les gros mots -qui paraissaient légion entre ses lèvres! Deux avaient bien failli jaillir dans une seule phrase- fit sourire le mannequin; tournant la tête vers l'homme, le Métamorphomage répondit d'une voix toujours aussi tranquille.

-Alix...-Il hésita avant de dire son nom de famille, symbole d'une grande famille de sang pur détestée- Craft monsieur. Vous avez raison pour les élèves se promenant dans les couloirs, on m'a chargé de faire attention aux élèves de première année qui seraient un peu trop enthousiastes par leur arrivée, incapable d'attendre demain pour explorer. Et vous ne m'avez pas embêté, c'est naturel.

L'adolescent trouvait certes peu naturel de sortir des registres à 1h 30 du matin et d'avoir trop bu mais pour aider, c'était une chose tout à fait logique. Alix aimait bien aider quand il le pouvait et ce n'était pas souvent que le garçon pouvait apporter son soutien, étant donné sa santé fragile, c'était souvent lui qui, à son grand désespoir, avait besoin d'être aidé.

- Hm, désolé j'en ai un coup dans le nez. Le repas de bienvenu tout ça tout ça...


Alix se sentit déjà mieux, car le fait que le professeur ait conscience de la situation indiquait que ce dernier n'était pas si ivre que cela et de très bonne constitution pour le reconnaître. Après tout, pourquoi juger, peut-être que ça lui arriverait une ou deux fois lorsqu'il serait plus vieux à lui aussi? Et puis là, l'enseignant tenait encore debout et ne lui vomissait pas entre les jambes donc il devait être bien pompette mais pas saoul non plus. Le sorcier n'aimait pas juger les gens, il faisait tout pour éviter d'avoir des préjugés, lui-même victime de beaucoup d'entre eux; surtout à cause de ses manières très efféminés, alors forcément, le métisse tentait d'éviter de tomber dans le piège, malheureusement il était humain et ça arrivait parfois. Mais pas cette nuit! Après tout c'était vrai que le repas de bienvenue après un long voyage pouvait vous mener à faire quelques folies. Les élèves mangeaient bien trop parfois, alors pourquoi pas un petit verre de trop? De plus le professeur n'avait pas l'air d'avoir l'alcool impoli ou agressif.

-Je suis content que vous m'ayez appelé, je ne sais pas si j'aurais remis les pieds ici, seul.

Il sourit pour lui-même, désignant sans savoir pourquoi, une table au professeur d'un signe du menton. Alix marcha jusqu'à elle, caressant le dossier de ses doigts fins et agiles. Tant de fois lui et Calypso s'étaient assis ici, concoctant plans et actions pour saccager la dictature des Carrow... Devant le nez et la barbe de tous, juste au premier rang, faisant mine de n'avoir rien à cacher pour justement, mieux protéger encore leurs secrets. Alix avait tremblé mille fois assis sur cette chaise ci, craignant chaque allée et retour de la bibliothécaire qui n'avait pas d'autre choix de de prévenir les Carrow s'il y avait un comportement suspect. Dans la bibliothèque cependant les D.D.D en s'étaient jamais fais avoir, alors cet endroit était jonché de bons souvenir uniquement. Le mannequin songeait que le professeur ne comprendrait rien à ses actes, après tout ce n'était pas comme si ce dernier lisait dans les pensées n'est-ce pas?! Mais c'était tellement étonnant de se retrouvé face à toutes ces preuves, souvenirs de l'existence de la guerre ainsi que de la résistance.

-Vous savez, vous avez le temps pour les registres, en général ils sont mis à jour dans la seconde semaine suivant la rentrée. Ne vous inquiétez donc pas.

Il sourit, surprit par le zèle de cet homme qui, visiblement un peu ivre voulait tout de même s'attacher à ranger des dossiers à 1 h30 du matin! Ce devait être quelqu'un d'extrêmement sérieux finalement pour se mettre à cette tâche malgré des circonstances atténuantes.

-Dites-moi, vous êtes bien le professeur de Défense contre les forces du mal n'est-ce pas? Savez-vous ce que nous étudierons au premier cours? Ainsi, je pourrai prendre de l'avance et lire quelques ouvrages...

Oui, le côté Serdaigle n'était jamais bien loin pour le jeune mannequin qui adorait les études. Il se promettait intérieurement de continuer très longtemps et d'aller loin, répugnant l'idée de faciliter, à savoir se caser comme sa soeur à 23 ans et rester stagner, reposant sur son héritage. Pénombre, soeur honnie, détestée, méprisée aux idéaux Mangemoresques et homophobes avait perdu la guerre! Il ne lui restait plus qu'à s'occuper de son frère cadet, lequel ne se gênait pas pour lui rappeler la déchéance de la famille. Oh oui, Alix haïssait son rang, son sang et il l'avait trahi en entrant dans la résistance... Sa soeur était représentée par la tâche roussie sur l'étagère, un vague flou qui tenait encore debout mais ne représentait plus rien tandis que les initiales des Drôles de Dames trônait, fier, intacte juste à côté. Cet endroit était vraiment fabuleux, et ce malgré le fait qu'il rappelle aussi combien de morts, de victimes traumatisées cette guerre avait fait.
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Solange Messenger
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MessageSujet: Re: Boys noise. [PV Alix]   Ven 29 Jan - 18:42:33

Un basculement s'est fait, je sais pas précisément à quel moment il s'est produit, mais le gamin a arrêté de me considérer comme un poivrot, comme quoi parler c'est la solution. Le lieu lui évoquait des souvenirs visiblement. Je regardai la pièce moi aussi du coup, des traces de cramé, tout ça. J'avais pas fait gaffe. Il y avait eu une bataille à Poudlard, c'est ça ? Ah bah oui j'suis con, le grand méchant en est même mort, quelque chose comme ça. Pour de bon ? Y paraît. Tu m'excuses de pas être super au courant hein, mais j'étais sur une île déserte à l'époque.... Tiens, en parlant de connard, Craft c'est pas une famille de Sang-Pur ? Il me semble bien que j'ai pas tort sur ce coup là. Bon, théoriquement je devrais me mettre à hurler et le tuer sur place, mais j'suis pas d'humeur là, puis il a pas l'air méchant. Non je médite pas d'affreuses vengeance envers tous ces gens, trop blessé pour ça, et puis il serait pas là si il avait participé aux massacres de toute façon, donc j'ai pas de motif pour le tuer mis à part qu'il porte un nom à chier.
Alix – puisque c'est son prénom, autant l'utiliser - me parla encore des registres. A vrai dire j'en avais rien à taper de ces foutus registres, c'était juste pour m'occuper les mains. Non non petit, j'étais pas inquiet. J'le suis toujours pas d'ailleurs. Trop beurré pour ça. Note quand même que je vomis pas partout et que j'essaye pas de peloter le gamin, c'est parce que je suis alcoolique – autant appeler un chat un chat – depuis pas longtemps. J'ai pas encore une assez bonne descente pour être ivre mort en moins d'une heure, à vrai dire je buvais pas souvent avant, je pensais même pas avoir ce genre de tendance, c'est fou comme se mettre à vivre tout seul d'un coup ça peut vous révéler à vous même !
Bref.
Après il continue de parler sans que j'puisse en caser une, et là je reconnais le coté violemment Serdaigle. Ouais, les cours tout ça, faut s'y intéresser, prendre de l'avance. J'avoue que sur ce coup là, je suis surpris, ma seule préoccupation pendant ma propre scolarité, c'était de perdre mon pucelage, ce qui explique pourquoi j'étais à Poursoufle, le coin des gros blaireaux, des vrais. Remarque, j'étais pas si con que ça puisque j'ai quand même fini prof dans la plus grande école de magie d'Angleterre, c'est pas rien tout de même, c'est qu'en fin de compte j'avais quelques dispositions... Et que je fais parti d'une minorité opprimée aussi, faut bien le dire, ça a joué. Franchement, je cumule, j'suis un né-moldu et j'ai la peau foncée. J'ai vraiment pas de chance. Remarque, on pourrais faire pire, en plus je pourrais être une femme homosexuelle, là ça aurait été le fin du fin de plantafin.

- Aye*, je suis bien c'prof là.... Et pour le premier cours... Hm... J'suis pas encore fixé... Le problème c'est que d'un coté y a des élèves pas forcément très doués et faut pas leur charger la mule, et de l'autre des gens qui on participé aux... Évènements de l'année dernière à Poudlard, ceux là j'peux pas les prendre pour des c... euh j'veux dire leur faire faire des trucs ch... ennuyeux. On finit toujours par s'en sortir. Donc j'sais pas, ça pourrait être les démons qu'on croise jamais qu'il faut étudier quand même, style Kelpie, ou alors le très consensuel cours sur les épouvantards, surtout qu'y en a un beau là dans l'aile abandonnée. J'dis consensuel parce qu'en général c'est celui là qu'on fait en début d'année pour foutre les boules aux élèves pour leur faire comprendre que les forces du mal c'est vraiment pas cré cré rigolo du tout, mais bon... C'est naze comme truc. J'sais pas, t'en penses quoi toi ?

Oui je parle beaucoup, et ça tient à trois choses, ce long discours : Premièrement, j'aime bien ça, causer, je suis pas spécialement associal et quand on me pose une question j'y réponds, parce que je suis poli. Deuxièmement, je suis un peu saoul et ça joue pas mal, et troisièmement... Vous avez idée de la solitude dans laquelle je baigne ? Je suis dans un endroit où j'ai contact avec personne, et tous ceux que je connaissais sont morts ou pire. C'est rafraichissant d'entendre quelque chose qui ne soit pas un éloge funèbre sérieux, puis j'adore les gosses, même quand ils sont plus grands que moi.
J'suis relativement détendu, un petit blanc s'installe, dans ma tête seulement. Le ronronnement satisfait d'un Canal+ plus crypté que jamais, et le ronronnement prend du sens et des sons. Rien de bien précis hélas, mais je peux pas m'empêcher d'écouter, surtout quand mes yeux se posent sur un truc gravé au mur : D.D.D. Qu'est ce que c'est ? La réponse m'apparait, mais je la comprends pas. Je tends l'oreille pour capter quelque chose de plus précis, comme si j'utilisais réellement mes oreilles pour entendre ça. J'dois avoir l'air très concentré, bizarre même. Mais rien de plus, faudrait que je chercher vraiment à m'étendre pour en avoir plus, et quelque chose me dit que j'y tiens pas plus que ça. Bah écoute comme tu veux hein mec.

- ... C'est quoi Drôles de Dames ? Je... je comprends pas. T'es pas une fille en plus.

Très perturbé, je me roule une cigarette (alors oui quand je sors, je prends pas ma baguette mais mes clopes, on sent le sens des priorités). Du Golden Virginia, le meilleur tabac du monde**, et sans filtre. De quoi se choper un bon gros cancer du poumon d'ici dix ans... Si seulement j'étais un moldu. Dans ce bled, attraper un cancer c'est comme attraper une angine, un coup de baguette et c'est guéri.
... Attends merde, j'viens quand même pas de lire les pensées, d'Alix, si ? Et meeeerde. J'me demande quand même comment je vais rattraper un coup pareil.

* Aye = Oui en argot écossais, classe nan ?
** Non en fait c'est dégueulasse, y a tellement d'amoniaque que t'as l'impression de fumer du vinaigre, mais les anglais on vraiment des goûts de merde...
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Alix Craft
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MessageSujet: Re: Boys noise. [PV Alix]   Ven 29 Jan - 22:26:22

Au fond, il était amusant, attachant ce drôle d'énergumène! Alix se souvenait d'une bande dessinée sur les profs, là on mettait en scène des gags à chaque fin de page, sur leur métier, leurs déboires ect... Dans l'une des histoires on en voyait un, très âgé-non pas que Monsieur Messenger le soit- qui débarquait de nulle part et entrait dans la classe; commençant à déblatérer tout un tas de bêtises en histoire géographie, en réalité ce n'était qu'un retraité fou qui s'échappait à chaque fois de l'asile, ne parvenant pas à faire le deuil de son ancien métier et s'enfuyait pour revenir en cours; ligotait le professeur du moment et allait dans sa classe pour faire cours. Autrement dit, le parallèle à faire avec l'enseignant présent devant lui était que ce dernier semblait n'avoir rien à faire à un poste de professeur... Sa manière de parler, sa nonchalance sans oublier la bizarrerie qui émanait du personnage. Mais bon, il connaissait quand même bien son sujet, étant donné qu'il parla de Kelpie dont le Serdaigle avait vaguement entendu parler, sans compter l'épouvantard. Ainsi Monsieur Messenger-Le Métamorphomage se souvenait maintenant de son patronyme, comme ça, tout à coup.- voulait prendre en compte les états d'âme des élèves pour ses classes, un bon point pour lui. Alix réfléchit un instant, surprit qu'on lui demande son avis, mais bon sur ce fait il avait toujours été timide, craignant de se tromper et d'entraîner une catastrophe à cause de l'une de ses maladresses. Ainsi le garçon mit du temps pour choisir ses mots, ne sachant trop s'il avait vraiment le droit de se prononcer comme ça, au nom de toute une classe! Sans compter que le professeur avait parlé de la bataille de Poudlard. Alix ne trouverait jamais des cours ennuyeux, ce n'était pas ce qui s'était passé l'année dernière qui lui avait tout apprit-où plutôt si mais de la mauvaise façon, peu conventionnelle en fait-; il ne pouvait pas croire qu'un écart monstrueux se soit creusé entre les élèves "pas doués" et les "résistants", l'enseignant les surestimait peut-être! Comment répondre lorsque votre interlocuteur vous questionnait librement, sans même savoir combien vous étiez impliqué... Oh oui tellement, tellement impliqué! Un traître à son sang qui avait vécu la résistance, pas la bataille de Poudlard vu qu'il était trop jeune et qu'on l'avait forcé à rentrer chez lui-douce ironie du sort, car Alix était en sécurité partout sauf avec les trois tarés qui lui servaient de famille.-

-Je ne sais pas trop. Pour l'épouvantard, personnellement je ne pense pas être capable de me retrouver face à lui mais... Puis-je priver les autres d'une telle expérience à cause de ma trouillardise maladive?

Il sourit faiblement, la lueur que diffusait l'immense salle éclairait leurs visages tremblotaient, donnant à la peau sombre de son enseignant, une impression de flou artistique, d'ombre à peine plus claire que la nuit de dehors; ses yeux brillants paraissant à deux petites étoiles vives, étrangement clignotantes.

- ... C'est quoi Drôles de Dames ? Je... je comprends pas. T'es pas une fille en plus.

-Qu...oi... Mais... Je

Il recula d'un bon souple, tel un chat, mirant le professeur à la dérobée, absolument consterné, cherchant à savoir s'il avait parlé tout fort. Le garçon avait une excellente mémoire, ce qui lui servait à emmagasiner ses cours... Aussi se souvenait-il parfaitement ne pas avoir parlé de ça... Même en y pensant fort, jamais ce n'était arrivé et Alix était certain qu'il se serait aperçu si jamais cette fois-ci aurait été la première, mais alors comment? Encore que Monsieur Messenger voit écrit D.D.D sur l'étagère là où Alix avait passé ses doigts... Mais il n'y avait pas leur nom en entier. Le Serdaigle finit par se tourner vers le prof, l'observant toujours d'une mine inquiète et intriguée à la fois. Il se rappela sans plus tarder d'une série d'images. Le Métamorphomage avait alors encore du mal à contrôler son don; et pourtant les D.D.D -ne portant pas encore leur nom- avaient besoin d'une couverture, un genre d'élève fantôme qui circule dans les couloirs et puisse disparaître en fumée dans un coin, qu'on ne l'attrape jamais où que si ce soit le cas, n'ayant son visage sur aucun registre, ne puisse être retenu. Alix avait essayé plusieurs combinaison, changeant son nez, ses yeux mais c'était bien plus dur qu'il n'y paraissait! Aucune combinaison n'avait donné de visage potable... Jusqu'au jour où, effrayé, il avait vu ses cheveux s'allonger jusqu'à atteindre le bas de son dos, ses traits se modifier un peu et ses yeux d'or virer en un bleu océan intense... Le tout n'était qu'un apanage de traits légèrement changés mais qui le rendaient méconnaissables! Par contre son visage était encore plus androgyne qu'à l'habitude, ce qui le faisait involontairement passer pour une fille. Au début le garçon en avait eut très honte; mais il était si facile d'adopter cette combinaison, cette identité qu'Alice la résistante avait fini par prendre vie... Sauvant les Drôles de Dames-nom d'abord refusé par Alix atteint, blessé dans le peu de virilité dont il disposait mais Calypso avait vraiment insisté alors bon- un bon nombre de fois. L'adolescent esquissa un petit sourire mystérieux à l'encontre de son professeur, gêné aussi se demandant toujours comment l'autre avait pu connaître leur pseudonyme, il en avait peut-être entendu parler au repas de répartition qui sait? Un prof parlant des préfets et les désignant tous deux formant les Drôles de Dames sans expliquer le pourquoi du comment.

-Disons que les filles étaient majoritaires, le nom a une référence moldue, -un film avec trois filles détectives, pas vraiment taillées pour le métier mais douées dans leur genre! Exactement comme Alix et Calypso d'allure assez fragile et n'ayant sûrement pas l'apparence de preux héros sauveurs de ce monde.-et il s'agissait d'un groupe de résistance

fit-il, avouant du même coup sa participation active à la lutte contre la dictature. Une inquiétude certaine lui noua le ventre mais c'était plus par habitude qu'autre chose. Un vieux réflexe de "guérillero" qui venait de dévoiler sa vraie identité, risquant d'être encore torturé... Pourtant le Métamorphomage savait qu'aujourd'hui, dire qu'on avait été résistant n'était pas une ignominie bien au contraire! Pourtant Alix n'aimait pas s'en vanter, allez donc savoir pourquoi il avait répondu au prof... On sentait qu'il avait été récitent, se refusant aux honneurs mais, ce type avait un regard tellement hypnotisant, un peu comme si il lisait dans vos pensées. Ahah! Alix avait dû trop regarder Star Wars visiblement!

-Et vous, comment savez-vous pour le nom de ce groupe? Et aussi, que j'en faisais parti?


Enfin groupe... Ils avaient été deux, refusant d'essayer de recruter, à deux c'était plus dur mais les risques de trahison et de divulgation involontaire étaient moindres, c'était déjà ça.

HJ: précision: lorsque Alix devenait une "fille", il ne change pas de sexe, c'est impossible! Il cachait son manque de poitrine avec sa longue chevelure ou des habits mixtes... Voilà deux photos présentant le double d'Alix, soit Alice; cliquez dessus pour voir en grand: ]


Dernière édition par Alix Craft le Jeu 11 Fév - 21:43:23, édité 1 fois
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Solange Messenger
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MessageSujet: Re: Boys noise. [PV Alix]   Ven 29 Jan - 23:35:58

Un groupe de résistance... Oh, quelle courage, quelle vertu, j'en suis tout admiratif.. Oh consterné devant tant de... Je sais pas. Je crois qu'à leur place j'aurais fuit. Et rapidement en plus de ça, avec ma compagne et ma fille sous le bras. Peut être en Inde. Mais je dis des conneries, fuir on l'aurait pas fait. Pourquoi on ne l'a pas fait d'ailleurs ? Oh, vous savez ce que c'est, on passe quarante ans dans le même pays, on y prend ses petites habitudes. Tout ça, c'est allé tellement vite, un déménagement pareil, ça s'improvise pas, et puis notre réaction aurait peut être été déplacé n'est ce pas ? Fuir pour une telle ineptie, voilà l'œuvre des fous, et peut être que ce discours sur les nés-moldus était vrai et... Oh.

- Ouais ouais j'connais ce film, j'suis né-moldu... Tu faisais parti de la résistance donc. Eh bé, putain de bordel, c'est pas rien ça.

Ça se relâche les gars là, c'est pas bon. Regardez moi tout ces gros mots, pire que le marché. En plus, j'avais été faire un tour dans sa tête, et j'étais pas très fier de moi. J'sais pas, c'est aussi malpoli que si j'lui avais pris sa température là, comme ça. Pire même. Le pire c'est qu'il s'en était pas aperçu. Ouais c'est pas logique parce ce qu'on t'as dit de la legilimencie à toi, c'est que ça te retourne la tête tellement c'est violent. Déjà ça dépend comment t'y vas là dedans, et ce qu'y cherche. Moi j'y cherchais rien, j'en ai pas fait exprès, et puis j'ai juste capté « Drôles de Dames », en substance, j'ai pas vu ses séances de branlette au môme. Mais comment j'allais rattraper ça moi... je hurlais des « merde » dans ma tête tandis que j'allumais une cigarette bien méritée. Il a posé la question – légitime – de comment je savais ça moi d'abord hein. Mentalement, je suis passé des jurons anglaises aux jurons tamoul – une langue du Sud de l'Inde, hé ouais. J'en connais plus dans cette version là.

- Bah euh... J'en ai entendu parlé.

J'ai pas décroché un mot depuis que j'suis arrivé, mais j'en ai entendu parler, parfaitement. C'est touuuut à fait ça. C'est bien, je me fous pas de la gueule du monde là. Et surtout pas de la sienne. Mais tu voulais que je lui dise quoi ? « Oui j'ai glissé dans ta tête sans faire exprès, désolé hein, c'est depuis que j'suis malade mental, ça marche pas très fort pour moi... On s'fait une partie de Wii ? » Non attends, arrête de déconner là. Pauvre gosse.
Changeons de sujet.

- Nan mais par rapport à ce que tu disais tout à l'heure, faire parti d'une résistance et avoir trop la trouille, j'trouve ça incompatible. 'fin j'sais pas après hein. Puis t'façon si je faisais ce genre d'exo, ça serait sur la base du volontariat, j'suis pas si c... - merde hein - si stupide, j'pense qu'y a des peurs qui se surmontent pas, partir du principe que les élèves – vu que c'est des mineurs – ont juste peur des araignées et des clown, c'est être un gros naïf. Surtout après la guerre.

Quant à moi, je sais même pas si j'y arriverais. Je pense, quand même, mais ça serait pas la bonne grosse tranche de marade quoi, plutôt les cris et les larmes. Quoique, les larmes... je pleure pas moi. C'est pas mon mode d'expression privilégié pour dire que ça va pas, disons, pour faire moins macho man. Enfin pour en revenir aux cours et aux épouvantards – j'parle beaucoup de moi quand même, ça me fait dériver – on l'dit pas mais y a des cas de mort par épouvantard. Des Pacemakers qui sautent, des machins comme ça, ou alors le schizophrène du coin qui décide de faire son caïd et qui se suicide devant. Ah bah oui, la magie c'est pas que merveilleux et gentil, y a des gens qui en claquent aussi. Attends, ta pire peur au monde qui s'affiche, faut de sacré nerfs pour pas se mettre à hurler comme une bête. Enfin mettons qu'un gamin passe – volontairement – devant la bestiole et se laisse déborder, moi j'suis obligé d'intervenir et de m'interposer. J'le ferais, j'suis pas un monstre quand même.
Mais au gamin derrière j'lui fout une putain de paire de claques.
... Pour parler complètement d'autre chose, j'en reviens au gosse qui fait partit de la résistance tout ça... Tu trouves pas ça énorme toi ? Moi prof, adulte, j'en ai fait carrément moins que lui. Voir j'ai rien fait du tout. En tous cas, ça force l'admiration, au final. J'lui poserais bien un tas de questions, mais je crois que si moi j'ai pas envie de parler de cette période là, lui non plus. Il a pas l'air gravement endommagé à vu de nez, mais peut être que sa « trouillardise maladive » vient de là hein, j'suis sûr qu'on préfère pas savoir.
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Alix Craft
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MessageSujet: Re: Boys noise. [PV Alix]   Dim 31 Jan - 11:44:53

Alix rougit tellement que son teint mat peinant même à cacher la rougeur, étrangement, le compliment du professeur bourré de gros mots le touchait plus que beaucoup d'autres, comme si c'était plus authentique. Bref, il ne savait pas trop mais l'enseignant avait l'air assez admiratif quand même! Du coup l'adolescent ne savait plus où se mettre. Certes le Serdaigle commençait doucement à avoir l'habitude que l'attention se tourne vers lui dans le bon sens depuis qu'il était mannequin mais quand même... C'était quelque chose quand un professeur vous disait ces mots avec un air admiratif! Pourtant le Métamorphomage n'avait pas l'impression d'avoir accomplit quelque chose de fantastique, ce n'était pas comme s'il avait eut le choix en fait, c'était souvent la remarque que le jeune garçon se faisait. Il se disait que Calypso et lui avaient été forcé d'agir, trop fragiles pour se laisser faire, devant attaquer les premiers ou peut-être trop en colère pour laisser passer ça, c'était deux raisons paradoxales mais il y avait en fait un peu des deux! Car si les inséparables amis avaient une allure générale plutôt légère, paraissant quelque peu fragile, ils avaient tous deux, cachés derrière un caractère de romantiques éthérés et doux, une personnalité très forte, l'injustice était sans doute ce qu'ils supportaient le moins! Ajoutez à cela la guerre, la violence, Calypso et le jeune sorcier n'avaient pas pu se résigner, c'était ainsi, ils n'auraient jamais pu se regarder dans un miroir en laissant passer ça, se cachant dans leur coin-ce qui aurait superbement fonctionné! Vu leur gabarit, on les aurait vite relégué au rang de simples suiveurs et oubliés sans faire d'histoire-.

-On n'avait juste pas le choix, voilà tout. Nous aurions fuis si cela avait été possible, enfin... Je suppose.

Il se souvint de leur première action... Un sourire naquit sur ses lèvres, Cela avait été une soirée fantastique. Décidés à répondre à la violence par le pacifisme, alors que certains résistants avaient saccagés la bibliothèque et tous les ouvrages sorciers, les DDD avaient simplement décrochés les images morbides de la salle d'étude des Moldus pour y mettre à la place-avec de la glue éternelle s'il vous plaît- de belles images de cinéma ou de peintures moldus; posant sur les tables des livres sur leur art, mais aussi les médecines, les vaccins, les aides aux enfants handicapés et autres... Juste pour ne pas priver les élèves d'une salle de classe comme les fameux résistants-d'ailleurs dénigrés par les DDD qui trouvaient leur acte très déplacé- qui avaient détruits bêtement une partie de la bibliothèque, rendant peu crédibles la résistances et permettant aux dictateurs d'accuser à raison les rebelles de délinquants. Leur acte à eux avait eu beaucoup d'impact et les Carrow n'avaient rien pu dire vu que les sorciers n'avaient rien abimé du matériel ou autre. Toujours est-il qu'en entrant dans une classe où l'on voyait des représentations des plus beaux tableaux des artistes, de la musique de Beethoven et des livres de Nature géographique ou de Shakespeare étalés sur les tables avaient été absolument ravis! Les sang-pur avaient dû se forcer pour faire mine de ne pas s'intéresser à toutes ces couleurs et sons qui les appelaient. Les autres actions avaient été moins gentillettes, plus ardues aussi, une vraie guerre avec des blessés et de la torture mais toujours en essayant de ne faire tort qu'aux dictateurs.

- Entendu parler? Dès le premier soir? Et bien, nous sommes plus célèbres que je ne le pensais... Mais par contre, pour la peur et le courage, je crois que non... Je veux dire, lorsque nous faisions de la résistance, l'autre fille et moi étions totalement effrayés. Nous tremblions de tous nos membres, mais le tout était d'avoir le courage de vaincre cette peur, voilà la véritable vaillance à mon humble avis... On peut être craintif tout en étant courageux; mais comme je vous l'ai dit c'est surtout que nous n'avions pas le choix, alors quant à savoir si la fille et moi étions courageux... Je n'en sais rien, c'est comme l'épouvantard, je ne peux rien promettre, je ne sais jamais à l'avance si j'ai la force de combattre mes peurs.

Fit-il avec douceur. Il était si fragile que son corps pouvait le lâcher n'importe quand! Sa santé était déjà très abimée depuis tout petit... N'ayant jamais vécu heureux, souvent punis par des parents mangemorts pour les contredire puis ayant connu la guerre; l'adolescent peinait à grandir sans accrocs. Il aurait pu se remettre encore si la lubie d'accepter de devenir mannequin avec toutes les privations que cela impliquent ne lui était pas venue, tout ça pour continuer de lutter contre le vestige de ses chaînes, celle qui avait tabassé son propre frère pour avoir embrassé un garçon et qui, aujourd'hui faisait office de tutrice: sa soeur Pénombre Craft. Non, la personnalité d'Alix était bien trop forte pour qu'il ploie devant elle volontairement, s'il le faisait, ce serait à cause de l'épuisement, tombant au sol pour avoir perdu un combat-un de plus- qui était bien trop difficile à mener pour lui.

Le silence s'instaura entre eux et Alix ne savait pas comment relancer la conversation. Un bonne nuit après avoir parlé de la guerre serait peut-être trop solennel; après il se sentirait mal à l'aise en revoyant le prof. Non, franchement, se quitter à Deux heures du matin-déjà 30 min qu'ils étaient ici!- sur une telle discussion serait vraiment gênant. Mirant le professeur un instant, l'adolescent chercha à parler de quelque chose de moins lourd, moins triste aussi histoire d'effacer un peu la gêne qui semblait s'être installée en même temps que le silence. Ses yeux d'or se posèrent tranquillement sur l'homme, l'évaluant sans le juger, juste curieux. Puisqu'on avait parlé de lui! Pourquoi ne pas faire de même avec Monsieur Messenger maintenant? Au fond, ce type avait l'air intéressant, en tout cas c'était un sacré observateur, rien ne lui échappait, au point qu'on dirait qu'il lisait dans ses pensées parfois... S'en était effrayant et intriguant à la fois. Si le prof était aussi lucide alors qu'il était un peu saoul, le Métamorphomage se dit qu'il faudrait bien se tenir en cours sous peine d'être tout de suite remarquer; Monsieur Messenger n'avait pas l'air d'être du genre injuste mais pas celui de laisser passer le moindre détail non plus.

-Et vous, comment en êtes-vous arrivé à vouloir prendre le poste de Défense contre les Forces du mal à Poudlard?

Alix ne voulait pas le mettre mal à l'aise avec la fameuse malédiction-s'étant jusque là toujours révélée vraie- de ce poste. On disait qu'un enseignant n'avait jamais tenu plus d'un an dans cette matière! Et jusque là cela avait été vrai! Alix avait vu défiler entre autre Maugrrey Fol Oeil-apparemment un usurpateur selon les rumeurs- Ombrage, Severus Rogue et il ne savait plus qui encore, le nom du dernier lui échappait, étant donné le contexte comment lui en vouloir aussi? 4 profs pour ses 4 premières années; le 5 ème serait-il le bon? D'autant plus qu'avant l'arrivée d'Alix, il y avait eut un certain Quirrel retrouvé mort et Lockart devenu plus fou encore qu'il ne l'était, ainsi que Remus Lupin qui avait démissionné ou avait été renvoyé... Quelque chose dans le genre, mais là les années de malédiction s'allongeaient quand même aux environs de 7 ans. Enfin bon, l'adolescent n'avait pas quitté une conversation solennelle et triste pour en recommencer une autre dans le même registre, n'est-ce pas?
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Solange Messenger
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MessageSujet: Re: Boys noise. [PV Alix]   Mar 9 Fév - 20:53:04

Rôh là là il tient de ces discours, j'pensais entendre ce genre de chose uniquement dans une bouche plus vieille, genre avec plein d'expérience de la vie tout ça. Parler d'avoir agir dangereusement parce qu'on avait pas le choix... Franchement, tu t'attends à ça dans la bouche d'un môme de quinze seize ans ? Ah ça, la guerre ça a pas fait que du bien, effectivement. Moi j'ai rien à dire sur le sujet et je dis rien, alors on s'installe tout les deux dans un silence douloureux où on se rappelle des trucs (enfin moi, lui peut être qu'il pense juste à sa petite copine). Je regarde un peu nul part avec mes yeux bleus délavés. Ouais je sais c'est très bizarre comme couleur d'yeux pour moi, mais j'vous rappelle que de base j'ai un père blanc, et c'est bien le seul endroit où ça se voit, j'suis quand même vachement typé indien comme mec.
Bref.
Bon c'est pas que j'aime pas parler, mais y a ma bouteille de Sky qui m'appelle, ça se fait pas de laisser une bouteille à moitié entamée comme ça. Et puis j'ai froid aux fesses, j'ai pas de slip je vous rappelle, mais ça à la limite c'est gérable, c'est surtout picoler que j'ai envie, et je peux pas le faire devant un élève. J'sais pas, c'est l'évocation de la guerre, j'ai pas envie de me prendre la tête, et la seule façon de me détendre qui me vient là à froid, c'est de boire un verre. Puis la bouteille est entamée, je peux pas la laisser à moitié vide, c'est comme une demi tablette de chocolat, ça me travaille. J'ai comme un poids sur la poitrine, c'est horrible, j'ai du mal à respirer, j'dois être tout blanc (euh...). Bref, il faut que je me tire, et puis est ce que c'est des façons de parler avec les élèves hors du contexte des cours hein ? Comme si c'était des êtres humains normaux... Brrr, n'ayons pas des idées angoissantes comme ça, c'est un coup à pas en dormir de la nuit. Y a quelques dissidents dans le professorat qui croient que les élèves ont leurs problèmes, comme tout le monde. Moi à ces gens là je leur dit fuck, et si l'exo de la page vingt six mille est pas fait en temps et en heure, je pique une crise de nerfs parce que c'est franchement me manquer de respect ! ... Comment ça je fais de l'ironie ? Mais point du tout. Je suis devenu prof pour emmerder les étudiants, c'est bien connu.
Et puis Alix pose une question, encore.

- Bin parce que Défense Contre les Forces du Mal, j'trouvais que ça avait plus de sens que botanique comme études supérieures, en fait... Et puis à cause de la guerre je me suis retrouvé sans emploi pendant longtemps, au point d'envoyer des CV un peu partout, en Inde, au Sri Lanka et en UK, et à ma grande surprise j'ai été accepté ici... Voilà.

Peut être que j'aurais pas dit autant de choses à jeun, mais bon, c'est pas très grave j'lui ai pas parlé de ma vie sexuelle non plus hein (puis de toute façon je suis arrivé à un point où je crois qu'une érection, ça sert à pisser au dessus d'un mur), mais pour en revenir à ma fabuleuse embauche, sachez que c'est la chance qui a surtout joué. Bon je devrais pas trop le dire ça, mais en substance ça a donné quelque chose dans ce goût là : « Boooon, qui on va prendre en prof de DCFM ? Lui ? Ah non flûte mort, tué parce que trop puissant. Lui ? Ah mort aussi... Lui ? Il est à Saint Mangouste, il se prend pour une chèvre, c'est bien triste. Elle ? Ah elle est partie vivre en Poitou-Charentes pour élever des chèvres et s'occuper du gars cité précédemment. Tous les autres ? Morts, crevé les tripes à l'air ! ... Ah tiens y a un né-moldu masochiste qui se présente, c'est cette connerie d'assoc' de parents d'élèves Sang-de-Bourbe qui va être contente, en plus il est black, ça fait bien sur le fascicule de l'école ! » ... Okay, j'exagère peut être un petit peu, mais tu vois l'idée, sous le régime de l'autre abruti, les spécialistes de Défense Contre les Forces du Mal, ben ils avaient pas trop la côte, donc y en a pas mal qui sont morts ou pire. Pour te dire combien on les blairait pas, ils en ont tellement buté qu'il restait que les loosers comme moi à abattre, c'est dire comment ils y allaient pas de main morte (oh oh oh le jeu de mot). D'ailleurs, ils ont voulu m'abattre, mais moi j'ai pas eu le bon goût de mourir, pas faute d'y avoir mis de la bonne volonté pourtant, mais le destin à joué contre ces pauvres gens, voilà tout. Et pour en revenir à mes CV envoyés et tout ça (histoire d'aborder un sujet un chouilla plus rigolo), bah j'ai envoyé en Asie parce que je pensais pas trop trouver ici, et puis comme il y a que le Sud de l'Inde et le Sri Lanka qui parle tamoul... alors si tu te poses (pas) la question, il y a trois écoles de magie en Inde, et pour un pays d'un milliard d'habitants, excuses moi mais je trouve que ça fait pas beaucoup, mais bref. Ça m'aurait fait chié de devoir habiter là bas en plus, j'aurais été vachement dépaysé.

- Oui bon c'pas tout ça mais j't'ai déjà assez emm - pas de laisser-aller s'il vous plaît - embêté pour cette nuit, puis il est tard, j'suis crevé, et les registres sont pas à jour - ouh la fausse excuuuuse ! - donc on va tous joyeusement aller se coucher, 'nuit.

J'ai dit assez de merde pour ce soir je crois, ma réputation nouvelle à Poudlard est totalement détruite, c'est bon, j'ai bien merdé ma journée, je peux aller au pieu avec la satisfaction du devoir accompli. Et puis j'ai ma bouteille à finir.
J'ai sourit au gamin, j'lui ai fait coucou de la main, et j'me suis donc tiré. Une fois dans ma piaule je me suis livré à mes rituels nocturnes : Finir la bouteille, couvrir la télé – on sait jamais ce qui peut sortir de la télé – fermer toutes les portes et volets, flipper pas mal, boire une bière, faire un câlin de la mort qui tue en vrai au chien, découvrir la télé pour jouer à Super Mario, recouvrir la télé, se branler, boire une autre bière, se re-branler (ça détend), se sentir seul, flipper, boire une autre bière, se branler, boire, branlette, vomir, pleurer sur le chien, vomir, dormir.
Et puis j'fume plein de clopes entre les deux.
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Boys noise. [PV Alix]
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