Oxumorôs

Après la guerre, la paix nouvelle reste précaire et menacée...
 
AccueilPortailFAQMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 ♣ Marshal Cooper ♣ [Finish]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Marshal Cooper
Gryffondor, 4 ème Année
Gryffondor, 4 ème Année
avatar

Messages : 5
Date d'inscription : 20/02/2011
Age : 27

MessageSujet: ♣ Marshal Cooper ♣ [Finish]   Lun 21 Fév - 15:20:12


what's this ♦


    I DENTITÉ ;
    .

    ♦ Nom & Prenom;
      Cooper Mashal

    ♦ Age;
      14 ans

    ♦ Sang;
      Se croit de sang mêlé mais est Sang pur

    ♦ Origine;
      Londre [Dernier renseignement obtenus à l'orphelinat des Bonnes Soeurs étrangères]

    ♦ Baguette ;
      Bois de cèdre. 19 cm. Crin de licorne.

    ♦ Animal de compagnie ;
      Petit renardeau roux énergique et joueur dont la queue provoque souvent des allergies.

    ♦ Autre chose à ajouter;
      Serait-ce une hypersensibilité ? Ou la déformation de la réalité connu des êtres humains ? Ou bien l'illusion de la mort... Ne soyez pas effrayé, n'ayez pas ce recul et ce mouvement de dégout. Ce garçon ne connait pas tout de votre passé, mais ce garçon connait vos morts... Il vous appellera par le nom de votre proche décédé et un rictus apparaitra sur votre visage. Ne pensez pas que cela est une moquerie ou une provocation de sa part... Il sera simplement en train de parler avec ce proche. Sa réalité passant par ses Iris est différente de la notre telle une personne vivant dans un rêve continu. Les yeux bandés, il ne peut se raccrocher aux décors du monde réel néanmoins il ressent les choses autours de lui, et est conscient de l'environnement dans lequel il évolue même si cela reste flou parfois. Vision parallèle dans un monde concret.


    ♦ Situation Familiale ;
      ○ Père et mère biologiques inconnus.
      ○ Adopté en 1992 à l'age de 8 ans par Lynne et Peter Cooper. Résident à Ipswich dans un quartier résidentiel.
      - Peter Cooper, Diplomé de The Manchester School of Architecture, Travaillant dans un cabinet d'architecture avec la collaboration de Chris Campbel.
      - Lynne Cooper de son nom de jeune fille Fallaway, Institutrice à l'école primaire du quartier.




    MORPHOLOGIE ;
    .


    « L'illusion est la première
    apparence de la vérité... »


    "Que sentez-vous au regard de cette silhouette masculine d'un mètre soixante-dix-sept ? Telle une délation incontrôlable, d'insignifiant détails s'insinuent tout au long de notre corps, laissant aux étrangers le choix de se satisfaire de cette collaboration et de fixer sur nous une première étiquette qu'on nommera "1ere apparence".
    La silhouette s'avançant de plus en plus, se détachant de l'obscurité ambiante, on peut alors apercevoir les premiers détails anatomiques qui nous dicterons la voie que prendra note choix définitif. Les pieds sont les premiers à tenter la clarté de la lampe ternie. Nus, une chainette accrochée à la cheville droite, ils caressent d'une douceur particulière le sol poussiéreux, dévoilant dans une attente impatiente, les mollets athlétiques puis les cuisses bien faites d'un corps dont la musculature tardive rend enfin visible les efforts fournis . Dans le même moment, tel un spectacle où musiciens, acteurs, et soprano rentre en même temps sur scène, les mains surgissent, laissant voir des doigts fins dégageant un sentiment paradoxal de force et de puissance. Dans la continuité de ces lignes, les bras et avant bras d'une taille suffisante pour souligner les formes des muscles suivent la marche, se balançant au grès d'une mélodie imaginaire. Enfin, le bouquet final explosant dans un silence rompu par les pas du jeune homme, un torse sort de l'ombre pour refléter le contours des pectoraux légèrement saillants Tandis que les clavicules ressortent avec vigueurs leur galbe puissant. La remontée du cou se fait telle une caresse de velours croisant les lignes de la mâchoire aux traits détaillés pour remonter au-devant des joues à la peau dure mais au touché délicatement doux et à la teinte immaculée et légèrement blanchie par le peu de contact au soleil. Glissant avec sensualité sur le côté, des lèvres pulpeuses et masculines s'entrouvrent afin de laisser battre le coeur de l'homme, permettant d'entre-apercevoir une dentition sans aucun reproche à faire et dont la blancheur serait égale aux cristaux de neige tombant le premier jour de l'hiver. L'arrête du nez aquilin sortit des ténèbres s'arrête à l'approche d'un bandeau noir cachant le reflet de l'âme que sont ses iris. La vision reprend au niveau des sourcils fins et tracés avec rigueur tandis que déjà le front se voit disparaitre sous les mèches fougueuses et ténébreuses de ses cheveux sauvages dont la couleur jouit d'une multitude de reflets rappelant le camaïeux de la terre.
    Le souffle retenu après la fin du spectacle, la vision se termine par le discernement dans l'ombre d'une touffe de poil reconnaissable à un petit renardeau, se trémoussant avec légèreté derrière la silhouette du jeune garçon enfin sortit de l'ombre de l'inconnu...




    "Les sens abusent souvent la raison par de fausses apparences."
    [Blaise Pascal]




    Une porte grinçante, et un monticule d'affaires soigneusement rangées sur les étagères tandis qu'à côté se traîne des vêtements mit en boule rapidement dont la propreté n'est plus de leur ressort... Le rangement n'est pas l'affaire de Marshal, un t-shirt uni, trainant sur la deuxième étagère, puis un jean dans les couleurs sombres, un peu plus grand que la taille normale pour le confort. Un regard furtif vers la fenêtre, un dialogue rapide avec son ombre et l'idée de prendre un sweat à capuche, ou une veste de même type lui vint à l'esprit. " Et s'il pleut ?" Tâtant dans l'armoire rapidement, non ce n'est pas grave, il ne prendra pas son manteau ressemblant à ceux des snowborder mais dont l'épaisseur est faite pour la ville. Refermant la porte, se dirigeant vers le bureau, d'un coup vif, prend les deux, trois bracelets ethniques trainant, la bague qu'il place immédiatement au pouce gauche puis dans un dernier geste vérifie que sa chaine et son collier soient bien autours de son cou. Enfin il tâte doucement le côté gauche de sa nuque, ressentant le besoin de sentir les lignes de son tatouage discret représentant la vie en caractère chinois. "C'est bon, on peut y aller..."




    PERSONNALITÉ ;
    .



    « Les petits secrets contribuent
    à renforcer la personnalité.»








    Une petite main poussa la porte et entra timidement dans la pièce. Une silhouette féminine suivit le pas :" Voila c'est ta nouvelle chambre", elle s'approcha du garçon mais celui-ci s'extirpa des mains de la femme pour parcourir tel un aventurier la pièce. La curiosité se lisait sur ses traits tirés d'impatience, dans ce petit sourire malicieux et gourmand de découvert et dans ces petits doigts qui tâtaient avec frénésie chaque chose. La jeune femme émit un petit sourire en voyant ce petit bonhomme avide de curiosité, et débrouillard comme pas deux. Elle ne savait pas d'où venait la facilité d'adaptation de chaque environnement pour ce petit dont les yeux avaient été bandés pour signaler son handicap. Marshal s'arrêta devant le lit puis grimpa dessus et d'un coups commença à sauter dessus. Son rire se déploya dans la pièce tel un rayon de soleil chauffant allégrement la peau. La demoiselle fit encore quelques pas puis se posa contre la fenêtre et regarda attentivement ce petit freluquet.
    Il avait déjà pris ses repères.



    Elle se rappelait encore de son arrivée à l'orphelinat lors du choix inhumain de sélection humaine. Arrivé, elle et son mari, quelques minutes en avance, les mains moites, le cœur battant à tout rompre, leur rêve se tenait derrière cette immense porte en bois sculpté. C'est à ce moment là, à ce moment précis où les sens sont aux aguets, où l'imagination se voit fertile, où les doigts se resserrent dans un amour maternelle inconsidéré autours de la main du conjoint, c'est à ce moment là qu'elle le vit. Trempé de la tête au pied, grelottant de froid, les mains en avant posées à plat contre le mur, les yeux fermés et les habits sales et boueux. Tel le plus pointilleux des timings, la porte s'ouvrit à cet instant et la directrice dont le sourire s'était illuminé en voyant les futurs parents s'évapora aussi vite en voyant le fugueur qu'il avait cherché depuis la veille. La femme fit d'abord entrer l'enfant, le grondant passablement puis s'excusa auprès d'eux pour le coup de téléphone qu'elle devait passer suite à cet imprévue. Elle les fit passer en salle d'attente dont la porte ouverte permettait d'avoir un œil sur le garçonnet. Quelques minutes passèrent avant qu'ils comprirent que certaines choses n'allaient pas chez ce petit. Un sentiment de malaise avait alors émaner en elle. Le garçonnet la regardai comme si ses yeux étaient grand ouvert, il suivait le moindre de ses gestes et parlait à voix basse. Il s'arrêta alors de parler puis s'approcha d'elle et lui prit la main. Un petit geste de recul s'immisça avant que son mari ne l’apaise par une caresse de la cuisse qui lui fit accepter ce contact à la douceur charnelle. "Je m'appelle marshal et vous ?" Troublé par cette voix si craquante et délicate, empreint d'une innocence marquée, elle ne répondit pas tout de suite.
    " c'est vrai que vous vous appelez Lynne ?" A l'appel de son prénom, elle avait retenu son souffle. Il était incroyable de voir un enfant grelottant de froid savoir votre prénom et avoir l'aisance et l'innocence de le dire comme une chose totalement normal.




    Un grand bruit ramena Lynne à la réalité. Marshal venait de tomber du lit, il n'avait surement pas dû voir le bord. Elle s'approcha rapidement mais ne vit personne. Soudain un petit pouffement de rire sortit de dessous le lit. Elle s'agenouilla, un petit sourire malicieux et taquin s'arborait sur son visage. "Tu m'as fait peur coquin !" Marshal rigola puis sortit en rampant de dessous le lit. Il se retourna vers elle et d'une petite voix enfantine lui dit :" pourquoi les enfants ont peur du noir ? " Il tourna son visage vers la fenêtre puis continua "c'est une belle couleur... On peut tout imaginer à partir de ça". C'était au tour de la futur maman de rigoler tendrement. Ce petit rêveur la faisait souvent craquer. Il avait souvent été la cible des plus grands dû à son air candide, leur avait expliqué la directrice de l'orphelinat. Naif, rêveur et pourtant impatient de connaitre la vie dont il ne savait pas les fondements. Cela faisait souvent rire les plus grands, le fait qu'il posait des question à priori imbécile, ou qu'il tentait de comprendre le fonctionnement des sentiments humains... Derrière ce côté qu'il continuait à avoir, Lynne savait parfaitement que ce petit était réfléchi et intelligent. Il cherchait à comprendre les mécanismes de la vie alors que les autres ne faisaient que les répéter. Cela lui avait valu les faveurs de cette maman et de son mari...




    Le temps avait bien changé, et d'année en année, Marshal montait sur le trône réservé aux grands. Ce garçon qui avait grandit de quelques années dans un environnement scolaire basique ne faisait pas de connerie pour le plaisir de faire mal ou pour l'humiliation gratuite comme certains de ses camarades qui au début le prenait pour cible. A présent, il était le roi des coups fourbes mais à chaque fois cela était dans un esprit tel que même les surveillants émettaient des sourires voire des rires à chacune de ses bêtises. Un peu gaffeur voulu, un peu le rêveur des dames et surtout le sérieux des situations complexes. Il n'avait pas encore compris quoique ce soit à l'amour, l'amitié mais savait à quel moment il devait revêtir l'habit de personne responsable, ou celui de déconneur irréductible. Ces parents adoptifs ne se faisaient pas de soucis pour ce petit garçon qui avait su se faire une place dans un monde où on ne voulait pas de lui .




    Cependant le jour de son 11eme anniversaire, date coutume chez les sorciers, ses parents reçurent une lettre demandant la confirmation de l'inscription de leur enfants. Ils furent autant surpris que soulagé. Leur garçon n'était pas fou ce qui pouvait être relativement possible par le fait qu'il parlait à des gens qui n'existaient pas. Ils en discutèrent d'abords entre adultes puis acceptant l'idée d'un autre monde auquel appartenait leur fils, ils en parlèrent au premier intéressé. Dans sa chambre, écouteur sur les oreilles, il chantonnait tranquillement en balançant ses jambes d'avant en arrière, paresseusement allongé sur son lit. D'un geste vif, il leva la tête lorsqu'il sentit ses parents. La discutions fut longue et fastidieuse. C'était comme si une haine nouvelle s'instaurait dans le cœur de ce jeune garçon qui avait enfoui son passé dans les profondeurs de son âme. Était-ce parce qu'il était sorcier que ces gens lui avaient fait du mal ? Pensaient-ils acquérir ses pouvoirs en le torturant ainsi ?
    Une haine paradoxale s'insinua en lui pendant de longues semaine. Méprisant ces gens sans pouvoir qui étaient à l'origine des diverses cicatrices qui se trouvaient sur son corps, et se dégoûtant d'être né sorcier car cela avait été la cause de l'acharnement de ces gens qui l'avaient fait souffrir. Il resta ainsi enfermé deux mois dans sa chambre, essayant comme à son habitude de comprendre les fondement sde sa vie, le mécanisme de ce passé qui le hantait. Les coups à la porte, les appels tendre de ces parents ne firent rien à la douleur qui remontait petit à petit dans son cœur. Qui était-il ? Que devait-il faire ? Haïr ces gens ? Mais lesquels ? Les gens comme ces parents, le gens normaux ? Les sorciers ? Il se referma ainsi sur lui, relativisant chaque seconde, chaque fait de sa vie.

    Néanmoins poussé par sa curiosité, il chercha un moyen de connaitre un peu plus le monde sorciers et écrivit donc de son plus beau stylo plume directement à l'adresse de la lettre qu'ils avaient reçu. C'est ainsi qu'il apprit que les gens sans pouvoir s'appelaient des Moldus, que les sorciers étaient autant que les Moldus et que cette communauté venait de traverser une guerre sans précèdent dont la cause avait été principalement la sauvegarde élitiste d'une société de sorcier de sang pur. Les renseignements fusaient et Marshal du haut de ses 11 ans se posaient de plus en plus de questions sans réponses. Ses vrais parents étaient-ils des sangs pur ? Ou au contraire des sangs-mêlé ? Peut-être avaient-ils été tué durant cette guerre qui opposa principalement les deux camps ? Il ne savait que penser et ces voix qui se répercutaient en échos dans sa tête ne l'aidaient en rien.




    C'est ainsi qu'au terme de 8 semaines de remise en question, de photos jaunies, et de coup de colère qui laissèrent de profondes marques dans les murs, le petit Marshal sortit de sa chambre. Le regard anxieux de ses parents se posa alors sur ce jeune garçon. Un soupir sortit d'entre les lèvres de ce petit martyre et d'une voix lointaine, presque cristalline et angélique il résuma ces 2 mois en ces trois mots « Je suis désolé »
    Marshal avait décidé de ne pas prendre la nostalgie empoisonnée du passé en tant que tel mais d'en tirer des leçons. Il ne voulut donc pas chercher ses parents biologiques et mis en avant le fait que Lynne et Peter l'aimaient comme leur fils et qu'ils avaient était là pour lui. Il leur en était infiniment reconnaissant. Il avait également décidé de ne pas haïr les gens. Il aurait pu, cela aurait été tellement facile de remettre la douleur d'un corps sur le monde, de rejeter la fautes sur les autres, et sans prêter attention à leurs dires... Mais tous les Moldus n'étaient pas ces gens à l'aspect de monstre qui peuplaient ses cauchemars. En partant de la douleur qu'il renfermait en lui comme un démon, il décida de toujours être présent pour les gens qui souffrirait et qui aurait besoin d'aide. Discours pseudo rassurant d'une image utopique d'un bien-être relatif... Mais cela suffisait, des sourires apaisés et soulagés s'affichèrent sur le visages des ses parents qui l'étreignirent avec amour, sentiment avec lequel il avait de plus en plus de mal.


    11 ans et la maturité acquise d'une sagesse des plus grands... Ou des plus candides.








    MY STORY ;
    .




    1, 2, 3, prier sur ta croix
    4, 5, 6 cueillir ses Hantises.
    7, 8, 9 dans un monde tout neuf...

    PROLOGUE




    "Qu'en pensez-vous ? est-ce possible pour la suite ? que devons nous faire ?
    - Je ne sais Monsieur'
    - Nous ne pouvons le garder ! C'est une ignominie pour notre famille et notre sang! est-il trop tard pour...
    -Pour faire ?
    -Vous savez très bien ce qu'il en retourne, vous pouvez faire passer cela pour un décès à la naissance, c'est vous le médecin !
    -Je comprend bien votre situation cher monsieur seulement mon travail est d'aider à vivre et non à mourir...
    -Mais comment voulez-vous qu'il vive ? Il ne saura rien de la vie puisqu'il est aveugle, et je ne vous parle même pas de la honte qui va s'abattre sur notre famille très respectée ? VOUS auriez du nous le dire plutôt, c'est de VOTRE faute si vous n'avez pas diagnostiqué les faits aux échographies ! Si nous avions été mis au courant ça aurait fait bien longtemps qu'on aurait mit un terme à tout ça !
    -Je comprend votre colère, mais je ne peux hélas rien faire pour vous...
    -Et vous vous prétendez médecin et sorcier en plus ! Vous ne valez pas mieux qu'un moldu"


    [...]


    "Chéri ? Tout se passe bien ?... Chéri qu'est-ce qu'il y a... "


    Un cri résonna dans la chambre tandis que l'écho se faisait lointain dans l'hôpital, une larme coula sur le visage fatigué et morne de cette femme qui venait de donner la vie en ce triste jours d'Octobre et à qui on venait de la lui enlevait...



    RÉMINISCENCE I
    - Waiting on the World to change -

    "L'âge de raison, l'âge des choses." Marie-Claire Blais




    Le bruit distinctif mais néanmoins discret d'un transplanage, le cri étouffé d'un enfant, de l'innocence mis en terre par les lois d'une société hautaine, mondaine et pure.
    Les larmes des cieux coulaient sur le béton de ce trottoir déserté tandis qu'une silhouette encapuchonnée dans une vaste cape noire s'avançait d'un pas rapide dans cette ruelle faiblement éclairée. Passant au ras des murs, l'ombre de la justice s'abattait telle la faucheuse. Une impasse, non éclairée serait le lieu de la tragédies. Le cœur battant, rappelant le discours dénonciateur des chœurs grecques, rappelait à chaque instant la monstruosité du geste futur.
    Ouvrant la cape avec une délicatesse déroutante, la silhouette en sortit une boule de chiffon qu'il déposa avec hâte à même le sol, à côté d'immondices. Il se redressa de toute sa hauteur et resta immobile, contemplant ces chiffons qui remuèrent un instant. Remettant en place d'un geste instinctif sa capuche déjà mise, il jeta un dernier regard d'où des flammes dédaigneuses brillaient dans ces iris bleues turquoises avant de se retourner et de partir au détour de l'impasse dans le même bruit discret et distinctif qu'il était venu.
    Donner la vie pour donner la mort...
    [...]

    "-tu crois que c'est quoi ?
    -ca m'a l'air d'être un bébé
    -tin' c'est laid...
    -t'es con !
    -je suis con mais ca ! c'est laid... "


    Une main attrapa avec tendresse instinctive d'une mère, le paquet qui braillait faiblement à la lueur de l'aurore. Un regard mielleux se posa alors sur les torchons et un doigt fin releva les côtés, laissant voir la tête du petit poupon. Le visage légèrement fripé, les yeux fermés, le nouveau-né remuait doucement.

    "-dis tu crois qu'on peut le garder ?
    - ppff, Cass' compte pas sur moi pour te filer un coup de main dans ta connerie.
    -Mais si on le laisse là, il va mourir !
    -tu as vu sa tronche, vaudrait mieux pour lui !"


    Un rire gras s'échappa de la gorge du garçon, tandis qu'une claque s'échappait de la main de la fillette. Elle claqua des talons et s'en allant de la ruelle, la main fermement crampé sur le tas de chiffon qui s'était blottit contre sa poitrine. Sans un regard symbolique d'un adieu cinématographique, elle emmenait le nouveau-né vers un nouveau destin, celui de la vie.



    [...]


    Les jours passèrent, défilant avec la nonchalance des saisons. Pelotonné dans une couverture, une silhouette chétive et souffreteuse se tenait debout derrière la vitre transparente de la fenêtre d'un immeuble désinfecté. Les cristaux de neige recouvraient le goudron de sa blancheur. Le regard rêveur, la vision de cette pureté semblait émerveiller la fillette dont le souffle s'échappait en lampé de nuage blanchâtre. Un petit cri la rappela à la réalité. Elle ouvrit avec douceur la couverture qui la maintenait au chaud, dévoilant ainsi la source de ce petit cri. Les mains tendu, cherchant à tâtons le contact charnel, le petit bébé semblait en proie à une renaissance de vitalité. La fillette le souleva de quelques centimètres afin de lui procurer le lait maternel pour sa croissance. Son regard se posait alternativement sur la neige qui tombait, sur ce ciel grisâtre et pourtant envoutant et sur cette vie qui tétait. D'un geste tendre, elle effleura la tête du poupon, murmurant quelques mots de mère improvisée où l'illusion d'une vie à jamais ensemble, d'enfant à soi était surement le thème principal.




    "Fait Divers - Fillette de 16 ans retrouvée morte de froid dans un bâtiment désinfecté.

    Une jeune fille fut retrouvée sans vie par des employés de la mairie venu faire une visite de contrôle dans le bâtiment qui était programmé pour une démolition prochaine.
    Seul son enfant abrité dans la couverture qui lui servait de maintient pour rester en vie, fut retrouvé à l'arctique de la mort."





    RÉMINISCENCE II
    - La douleur qui se tait n'en est que plus funeste -

    - [Jean Racine] -




    Doit-on vraiment déterrer le passé, est-ce aussi facile que de balayer à l'aide de sa main la poussière qui recouvre ces photos jaunies, Trépignant d'impatience, vous tenez dans vos mains votre passé et les bordures atypiques de cette photo vous mènent déjà sur la piste de votre nostalgie. Encore un souffle et la vision de votre passé se fera clair, et ce n'est qu'à ce moment, à ce moment seulement, que vous sentirez votre coeur battre d'un renouveau vivace, d'une vitalité soudaine, et d'un flash, ces instants reviendront dans votre esprits... Mauvais souvenirs hanteront alors vos jours, car le noir de vos paupières fermées sera le symbole de ces photos visuelles et abstraites. Votre esprit vous joue des tours, fermez les yeux jeune inconscient, ces yeux qui sont le reflets de votre âme, qui sont les négatifs à jamais développer mais à toujours ancré en votre esprit...


    Des bruits de pas claquaient contre les parois froide de béton. La lampe scintillait faiblement, instaurant une atmosphère oppressante. Une porte grinçante, un battement de coeur qui s'accélère, un tremblement instinctif, un souffle saccadé, une main brusque qui se referme sur ce bras d'enfant innocent, et un cri. Ce cri de détresse, ce cri où se mêle l'espoir et la peur. Et comme toute réponse, la dureté d'une main qui s'abat sur le visage pour mettre un terme à cette plainte déchirante, à cette plainte humaine.
    Mais de quel droit pouvait-il revendiquer une plainte humaine, lui, ce garçon de 7 ans qui n'avait rien d'humain.

    Les mains en avant pour se repérer, le petit bambin fut poussé contre un mur, tandis qu'on lui enlevait le t-shirt. Grelottant de froid et de peur, il ne disait plus rien. Il savait.
    Il fut placé sur une une table de métal semblable au table d'autopsie. Des sangles lui bloquèrent les mains et les pieds, tandis que sa tête était bloqué par une attache. Une main l'effleura ce qui lui provoqua un frisson, puis il sentit la texture de son bandeau glisser et dévoiler ses yeux fermés. Au même moment, une autre main lui compressa le bras et un picotement u niveau de la pliure le fit sursauter. Son souffle s'accentua, son coeur également, ses paupières commencèrent à trembler. Des doigts caressèrent celle-ci puis d'un geste, ouvrit les yeux de l'enfant effrayé. Une lumière aveuglante transperça alors les iris qui fit hurler le garçon tandis qu'une douleur inhumaine montait et s'insinuait dans son cerveau.

    [...]


    -Salut ?

    Marshal leva aussitôt la tête et regarda autours de lui, aperçevant dans le noir de sa vision la silhouette d'une jeune fille. Il déglutit difficilement, se racla la gorge et renifla bruyamment. Tentant de se lever, il sentit ses jambes trembler sous son poids alors que sa mains s'agrippaient vainement au mur le plus proche.

    "qui es-tu ?" demanda-t-il alors de sa voix d'enfant trop longtemps rester muette.
    "je m'appelle Cassandra, Cassandra Hopkins ! Mais tu peux m'appeler Cass" déclara la jeune fille visiblement fière, l'esquisse d'un sourire apparaissant sur son visage. La jeune fille s'avança vers lui puis lui prit la main. Marshal frissonna en sentant ce contact diffèrent de celui qu'il avait pu connaitre. "suis- moi"- lui dit-elle doucement. Le jeune garçon marcha alors dans les pas de la jeune fille qui lui fit traverser la pièce. Elle posa la main du garçon contre le mur et lui fit faire le tour de cette prison visuelle. "tu sens, c'est du béton, c'est gris, froid..." Le noir de la vision de Marshal s'éclaircit alors, les murs apparurent, grand, haut, et gris. La pièce était carré. Un murmure raisonna alors comme un cri dans cette salle.

    - je vois...


    Murmure d'espoir mêlé cette fois, et pour la toute première fois à de la joie... Connaissait-il seulement ce sentiment..




    RÉMINISCENCE III
    - Totale Eclips of The Heart-

    - "Qui cherche la vérité de l'homme doit s'emparer de sa douleur." -



    [Registre, 25 juin 1991 - Haley Jess - Directrice de l'orphelinat des Bonnes Soeurs Etrangères]

    - Nouveau venu arrivé le 24 juin 1991.
    Prénom : Marshal
    Age : 7 ans
    Père et mère inconnu.
    Caractéristiques : Traces de coups et de sévices visibles. Cécité effective marqué par un bandeau. Arrivé en haillons. Pas d'objet personnel. Parle tout seul, preuve sensible de folie dû peut-être à son passé. Ne répond pas aux questions traitant de ce sujet. Peu bavard. Pas de trace de violence envers les autres.

    "Souffrir passe. Avoir souffert ne passe pas." Louise-Marie de France


    _____________________________________________





    [Alors oui il manque encore l'histoire qui est pratiquement fini (ouf !) et non je vous en prie ne hurlez pas d'indignation :" RRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA MAIS C'EST QUOI CE TRUCS TOUT MOCHE AVEC UN BANDEAU ET UN SUPER POUVOIR ! STE QUICHE EST AUSSI AVEUGLE QUE SON PERSO"
    hiiiiiiiiiiiiii ben nan, pas totalement on va dire. J'ai bien lu le fait qu'on est tous des êtres humains et non des ptits hulk (HUUULK !!, seulement je me demandais (U_u) si cela pouvait être vu plus comme une hyper sensibilité ? *se jette dans le courant froid des réfractaires* Enfin bon je m'en remet à vous pour ce passage =) et essais de terminer tout ca le plus vite (ce soir ?) ]

    [TADAA voila... c'était tout.. juste que le Tada est primordial pour faire de l'effet ] Mouhahaha.. ahah...ah... hum bref -__-"



    ______________________

    Et autrement en HRP :

    Surnom : Boudou
    Age et caractéristique : une ptite vingtaine de baguettes prenant n'importe quel excuse pour partir en trip \o/ (non je ne suis pas folle U_u)
Revenir en haut Aller en bas
Lenny Pinsker
Préfet de Serpentard, 5e année
Préfet de Serpentard, 5e année
avatar

Messages : 489
Date d'inscription : 19/01/2010
Age : 28

MessageSujet: Re: ♣ Marshal Cooper ♣ [Finish]   Lun 21 Fév - 21:12:31

Bienvenue dans notre merveilleuse communauté cheers

Très bien pour la fiche customisée Razz Je n'ai pas grand chose à ajouter, et je te laisse gérer ta petite intrigue.
Pour ce qui est d'accueillir un élève aveugle à Poudlard, je pense qu'avec la magie la prise de notes et les relectures ne doivent pas poser de gros soucis donc à toi de bien penser à ces questions pratiques.

A priori la sensibilité exacerbée du personnage ne pause pas beaucoup de problème, considérant qu'il est à la fois sorcier et aveugle. Il peut sentir des entités non-définies (qui doivent bien circuler dans le monde magique...) mais pas de conversation directe avec les morts. Les fantômes dans les livres n'ayant aucun contact avec les esprits ni moyens de connaître l'au-delà, je ne pense pas qu'un humain, fût-il plus sensible, puisse trouver plus de réponses. Voilà, je le rappelle simplement au cas ou.

Mis à part cela, je te laisse rejoindre Gryffondor !

Tu peux participer aux cours de Défense contre les forces du mal ou à celui de potion qui vient de commencer, ou encore faire une demande jeu dans ce sujet o/

Amuse toi bien Wink

_________________________________
Cliiique sur Chantale !

Estiamsi omnes, ego non
Revenir en haut Aller en bas
http://oxumoros.forumactif.org
 
♣ Marshal Cooper ♣ [Finish]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Heartbreaker version girl [Finish]
» Abby Cooper is here o/
» [Finish] Because I love you ... Athens [Caly' & Alecto]
» Maxime Cooper [VALIDE]
» you here to finish me off, sweetheart ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Oxumorôs :: Avant le Jeu... :: Le Grand Grimoire :: Sous le Choixpeau-
Sauter vers: