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Après la guerre, la paix nouvelle reste précaire et menacée...
 
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 Gazette de Poudlard n°3, Novembre 98

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Lenny Pinsker
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MessageSujet: Gazette de Poudlard n°3, Novembre 98   Mer 12 Jan - 17:30:10

Citation :
Édito
En avant vers Décembre !


C'est un mois d'Octobre haut en couleurs que nous laissons derrière-nous. Ou plutôt, dirons-nous pour être plus justes, empreint d'un bien étrange parfum. Pendant que les cours de Défense contre les Forces du Mal reprennent de bon train, Désordre et Chaos prennent leurs aises le temps d'un après-midi, pour le plus grand déplaisirs des autorités de Poudlard et une poignée d'élève touchée par l'étrange parfum qui a traversé le premier étage de l'école, en semant sur son passage troubles et propos des plus saugrenus. Yoel mène joyeusement l'enquête à la Une de la Gazette, tandis que d'autres préparent Noël un peu à l'avance. L'affaire Araley stagne quant à elle et le Ministère se fait de plus en plus avare de renseignements, à mon grand dam, puisque mon travail de reporter sur cette affaire s'en trouve lésé. Le Ministère cache-t-il son incompétence derrière un mur de silence ou, comme il me l'a si bien signifié, est "sur une piste qu'il ne peut révéler au grand jour" ? Une question sur laquelle nous ne pouvons émettre que des suppositions.

Et pendant ce temps, des têtes tombent au Ministère, d'autres s'élèvent, empreintes de nouveaux idéaux émergeant timidement hors des bouches militantes. Un désir d'émancipation envers la tradition semble être né au fil de ces derniers mois et cherche à s'affirmer, sous le regard désapprobateurs des traditionalistes les plus rigoureux. Une part de la population sorcière ose la "modernité", propose réformes de l'éducation et abolition de certaines de nos vieilles lois qu'ils disent "désuètes". Le branle-bas de combat est en marche, mais arrivera-t-il a trouver cohésion et soutien de la part de la majorité ? Que nous propose ces nouveaux intellectuels qui parlent dans les journaux officiels de pédagogie, de renforcement de la culture et de sciences nouvelles ? Une chose est sûr, l'air du temps est au mouvement et la Gazette s'interroge.

La société sorcière est en ébullition, tandis que les moldus, eux, se reconstruisent doucement et font face à la crise qu'à engendrée une guerre ignorée par cette population, et pourtant subie de plein fouet. Des ponts, des bâtiments issus de leur patrimoine historique, des musées et mêmes des écoles doivent être rebâti et les fonds viennent à manquer. Derrière la pénurie, de nouveaux investisseurs émergent, et des plus surprenants. Des sorciers, qui ont senti l'intérêt à placer leur argent entre les mains des moldus. En effet, ces actions aux allures charitables ne semblent pas dénuées de profits. D'autres encore osent quitter un emploi respectable pour investir le marché du travail moldu. Pourquoi ? La Gazette de Poudlard se fera un devoir de cerner les tenants et aboutissants de ces évènements dans ce numéro réservé en partie à la politique sorcière et moldue d'Angleterre.

Cordialement vôtre,
Liliana Vanloock

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MessageSujet: Re: Gazette de Poudlard n°3, Novembre 98   Ven 14 Jan - 21:30:46

Un parfum qui rend fou à Poudlard !

Vous en avez beaucoup parlé alors j’ai décidé de faire un article sur le Mystère du Parfum Magique du quatrième étage ! Trois semaines sont passées et le coupable n’a toujours pas été identifié ! Figurez-vous que je me trouvais sur les lieux du crime à ce moment, parce que je discutais avec Lenny Pinsker. Lenny venait de me refouler méchamment d’ailleurs, alors que je lui demandais simplement de me soutenir auprès de la directrice de sa maison qui m’a pris en grippe depuis le début de l’année. Ok, je suis à Gryffondor, mais on est cousin, alors c’est pas une raison valable ! A croire que les verts et argents sont de grands égoïstes ! Mais comme le parfum l’a fait dérailler ensuite, j’estime que ce n’est qu’un revers de médaille n’est ce pas ? Donc j’ai vu de loin les élèves crier et faire n’importe quoi. C’était plutôt drôle ! Ceci dit, le spectacle n’a pas duré longtemps. Ça a quand même mis le souk dans le château tout l’aprem ! Tout le monde en parlait encore au dîner. Mais Mcgo n’a pas jugé utile de poursuivre le coupable. Alors, que s’est-il vraiment passé ? Moi je pense que ça vaut le coup d’ouvrir une enquête, avec une prime à la clé ! Mais j’ai pas assez d’argent pour offrir son pesant de chocogrenouilles à celui qui le trouvera… Enfin je pourrais toujours m’arranger bien sûr, mais vous pensez bien que si j’avais toutes ces chocogrenouilles, je les garderais pour moi, hey pas fou le petit Yoel ! En tout cas, j’ai décidé de mener l’enquête, et toute enquête commence par le recueil des témoignages ! Voici donc les faits selon les quatre victimes qui ont bien voulu s’exprimer !

Vous faites partie des victimes de l'étrange parfum, pouvez-vous raconter un peu ce qui s'est passé ?

Luna Lovegood : Oh ! a vrai dire, comme d'habitude je marchais vers mon prochain cours, quand tout a coup il m'a apparu qu'il y avait cette grande injustice dans le monde. Les Cannetons SONT aussi mignon que les poussin. ( apparemment, Luna était rester campé sur ses positions) C'était comme une illumination soudaine ! Les idée se bousculais dans ma tête. bien sur, lorsque j'ai quitter le couloir, la tension fut moins forte mais l'idée est rester.

Liliana Vanloock:
Beaucoup de monde a été touché par un étrange parfum dans les couloirs du premier étage et, la plupart n'en gardent qu'un souvenir très embrumé, comme si ce parfum, en plus de leur avoir fait perdre la raison, avait embrouillé leur mémoire. Je me souviens que je marchais dans ce fameux couloir juste avant qu'on ne fasse exploser l'étrange potion et que je réfléchissais à un article pour le journal de l'école tout en cherchant Lenny Pinsker, afin de lui demander son avis sur un point particulier.

Lenny Pinsker :
Je venais de me débarrasser de toi, comme tu le sais… Et pendant que tu t’éloignais, Liliana s’est jetée sur moi pour me parler sur un ton surexcité de son idée d’ouvrir une boîte de streap-teese. Je ne me souviens plus très bien de ses propos. Mes idées se sont embrumées ensuite, un curieux parfum flottait dans l’air et je ne m’en suis pas méfié, l’odeur n’était pas désagréable à vrai dire…

Eddie Griggs :
Je parlais avec mon ami Neil Riley, vous savez, le bassiste des Nimbus. Il est vraiment très doué, c’est incroyable d’être aussi doué à seulement quinze ans, hein ? Et en lui parlant je me suis soudain senti… différent ! Tu vois je disais un truc tout à fait normal et ma phrase s’est mise à changer d’un coup, comme si j’entrais dans la peau d’un autre personnage. Ça aussi c’était vraiment incroyable !

Quels souvenirs gardez-vous de l’événement ?


Luna :
Tout, quoique un peu vague. J'ai toujours l'intention de faire savoir au monde l'injustice dont les Cannetons sont victimes. Juste qu'il me faudra un peu de temps pour tout organiser...je pense demander l'aide d'Hermione Granger.Elle si connais bien dans les causes désespérées.


Liliana :
Je ne saurais vous dire comment les évènements se sont associés, mais je me suis retrouvée à penser à des choses pour le moins incongrues sans même le réaliser. L'instant d'après, c'était un véritable capharnaüm. J'ai entendu des élèves parler de canetons, j'en ai vu d'autres se prendre tout à coup pour des princes charmants tout droit sortis de conte de fée et, quant à moi, bien que je l'avoue à reculons, j'ai soudainement nourrit le projet de lancer un club de strip-tease à Poudlard. Quand j'ai parlé de cette merveilleuse ambition à Lenny, celui-ci m'a rétorqué qu'il y avait plus important, comme sauver les canetons de la terrible indifférence dans laquelle ils étaient plongés - pauvres créatures ! - mais mon esprit était tellement embrouillé que je n'ai pas réalisé qu'il y avait un problème. C'est seulement lorsque j'ai atteint les escaliers menant à l'étage du dessous que je me suis rendu compte de la folie ambiante. C'était à voir ! Un flot d'élève à l'air ébahi et dissertant soudainement sur des sujets complètement loufoques.

Lenny :
Une impression de flottement… Je n’étais plus moi-même et mes pensées étaient confuses. Je ne me souviens de rien si ce n’est d’un violent sentiment de révolte. Mais ce n’était rien à côté de la honte qui a suivi cet égarement… Il n’est pas dans mes habitudes de proférer tant de sottises…

Eddie : Toute ma vie a changé d’un coup !! C’était comme si je venais d’entrer dans un conte de Beedle le Barde ! Tu connais l’histoire du petit moldu maltraité par sa famille qui découvre qu’il est un sorcier et qui accomplit un tas de miracles ? Et puis il y a aussi cette prophétie qui lui promet la plus belle fille du royaume, une magicienne fantastique qu’aucun homme n’a encore réussi à séduire ! Bah mon histoire ne ressemblait pas vraiment à celle là mais c’était dans ce genre. Dans mon histoire j’était un pauvre petit bûcheron qui… [/color][ndl : On m’a demandé de couper la suite de ce passage, c’était un peu trop long][color=orange]… et alors mon ami Neil s’est prit pour une sorte de prince charmant et m’a donné un coup pour aller sauver sa princesse ! Mais en fait la princesse c’était Liliana !

Faut-il poursuivre et punir le coupable ?


Luna :
Non. Je suis sur que c'était des Jocheruines. Ils font souvent ça, de donner des idée importante au gens. Ils les aides, pour leur montrer la voie a suivre !

Liliana :
J'avoue que j'aurais préféré oublier cet évènement pour le moins gênant, alors je n'ai fait aucune recherche particulière auprès du corps enseignant, qui aurait peut-être su en dire davantage sur l'origine de la potion qui nous fait perdre l'esprit à tous. Tout ce que je sais, c'est qu'il s'agit de l'œuvre d'un petit malin d'élève, certainement un Gryffondor, car cette blague quelque peu vaseuse correspondrait bien à l'esprit de leur maison.
Je ne pense pas qu'il faille chercher à tout prix le coupable. Il n'y a pas eu de dégât, si ce n'est pour quelques orgueils et rien n'a dégénéré. C'était assez enfantin, comme farce, cela ne mérite pas des heures et des heures de retenues, selon mon avis. Bien sûr, ce n'est pas la pensée de tout le monde. Certains sont arrivés en retard à leur cours, quant aux enseignants du premier étage, ils ont été très irrités de voir arriver dans leur salle de classe une bande de déchainés incapables d'aligner deux phrases cohérentes. Tous s'accordent cependant à dire qu'il voudrait mieux oublier cet évènement plutôt que d'user un temps et une énergie précieuse à la recherche du ou des coupables.
En revanche, si on le trouvait, je ne serai pas contre l'idée de lui faire inhaler de sa merveilleuse mixture devant l'école entière et se délecter de l'attitude grotesque qui en découlera (rire).

Lenny :
Certains élèves assurent qu’avec du recul, la plaisanterie est drôle. Mais je ne trouve pas que rire au dépends des autres soit très amusant. Si la direction ne fait rien, le coupable est capable de recommencer. Et qui sait si la prochaine farce ne sera pas plus grave que la précédente ? Je n’ai aucune envie de voir Poudlard devenir le théâtre de facéties en tout genre. Ne rien faire, c’est s’opposer à de nouveaux débordements.

Eddie :
J’ai trouvé ça vraiment dingue ! J’aimerais bien retrouvé celui qui a eu l’idée de ce parfum pour en prendre encore, je me demande quel genre d’histoire je pourrais inventer. Ça n’a rien de bien méchant, au contraire, c’est une super expérience. Et puis ça ne s’est pas mal terminé pour tout le monde. Il y a des élèves qui se sont parlé à cause du parfum et qui ont passé leur après-midi ensemble ensuite. C’est cool, ça permet de faire des rencontres inattendues, même si je n’ai pas eu cette chance…

L’agent spécial Yoel Yankelowitz !
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Liliana Vanloock
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MessageSujet: Re: Gazette de Poudlard n°3, Novembre 98   Mer 9 Fév - 14:40:05

VENTE AUX ENCHÈRES DE NOËL



Le 24 Décembre dernier, Jane Vanloock - Arrawn mourait des suites de sévices innommables de la main de Rodolphus Lestrange, criminel ô combien tristement reconnu pour ses faits de terrorisme à travers le monde magique et moldu.

C'était une sorcière qui avait eu pour seules erreurs d'avoir réussi brillamment sa carrière professionnelle et d'avoir épousé un sang-pur d'origine française, Vincent Vanloock, grand chercheur et reporter à ses heures pour l'Académie des Sciences Magiques de Londres.
Jane était une sorcière de grand talent, une battante qui avait percé là où bien d'autres hommes et femmes s'étaient brisé l'échine. Si ce domaine peut paraître bien frivole au vu de la plupart, elle avait élevée la mode et le stylisme à l'ordre de l'art. Ses robes et ses costumes de haute-couture ont été portés à travers toute l'Europe.
Parfois sulfureuses, glamour, distinguées, le plus souvent novatrices, ses robes ont débuté une révolution de l'habillement sorcier dans les plus hauts rangs de la société, là où les lourdes capes et les robes austères prédominent depuis des siècles. La lourde tâche qu'elle s'était confiée était de moderniser le vêtement sorcier dans l'espoir de sortir des carcans de la tradition et peut-être, afin de permettre une ouverture d'esprit qui tarde à se développer dans le monde sorcier vieillissant.
"Une seconde jeunesse", voulait-elle, "qui commencerait par ce que l'on porte pour mener à un changement d'esprit car", selon elle, "ce qui nous vêtit nous détermine, tissus, couleurs, styles, finitions...".

Inspirée par ses origines moldues, elle a remporté en partie le défi. Ses robes étaient bien portées, mais sa vie fut abrégée trop vite, avant qu'elle ne puisse étendre son art à des bourses plus modestes, à faire de la marque Arrawn quelques dérivés plus accessibles au sorcier commun.
Aujourd'hui, la magnifique enseigne Arrawn demeure sur le chemin de traverse avec ses larges devantures surmontées de ce nom en lettres d'or derrière lesquelles les privilégiés ont pu découvrir un véritable palace. Mais Jane ne s'y affaire plus, elle n'est plus.
Seule demeure temporairement aux commandes sa seconde, Diane Rosebury mais les quelques vêtements qu'elle crée en compagnie des fidèles assistants de Jane ne se vendent plus guère. La main de la véritable Arrawn ne les a pas touché et si le talent de Diane reste incontestable, elle ne peut égaler sa défunte patronne. Les dernières créations de la maîtresse de la mode ont été calfeutrées dans le dressing de son ancien bureau dans le loft de la famille Vanloock, Soho. C'est le dernier héritage de Liliana Vanloock, sa fille de bientôt dix-sept ans le douze de ce mois que nous connaissons bien ici, entre les murs de Poudlard, pour être la Rédactrice en chef du journal que vous lisez en ce moment même.

À la veille d'un mois de Décembre bien particulier pour la jeune fille qui se trouve être période de fête autant que la première année de la disparition de sa mère, la Serpentard a décidé de sortir du placard les dernières créations de sa mère et de les exposer dans un défilé haut en couleurs le prochain 23 décembre en vue d'une vente aux enchères qui se déroulera après l'exposition. Les toilettes inachevées ont même été terminées de sa main en suivant scrupuleusement les patrons laissés à son attention dans un des tiroirs du bureau de sa mère, nous révèle-t-elle.
Ce ne sera pas n'importe quelle vente aux enchères, mais qui en parlerait mieux que Liliana en personne ? J'ai eu le plaisir de recueillir sa déclaration qui nous offre des détails plus intéressants à propos de cet évènement très particulier et unique en son genre.

Suite en deuxième page.

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Dernière édition par Liliana Vanloock le Mer 9 Fév - 22:19:14, édité 1 fois
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Liliana Vanloock
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MessageSujet: Re: Gazette de Poudlard n°3, Novembre 98   Mer 9 Fév - 14:52:24

VENTE AUX ENCHÈRES DE NOËL
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La galerie Arrawn ouvrira ses portes le 23 Décembre prochain. Peux-tu nous en dire davantage sur le déroulement de cet après-midi ?

Liliana : Plus précisément, les hôtes qui auront reçu le carton d'invitation sont attendus pour 14H dans le hall. Il y aura un apéritif et le défilé aura lieu à 15H. Après cela, vers 15H30, aura lieu la vente aux enchères. Les bénéfices récoltés par cette vente iront à 90% à une oeuvre de charité tout juste créée dont vous avez peut-être déjà entendu parlé. Il s'agit de la Charity for the War Victims, qui, comme son nom l'indique, reverse l'argent récolté aux sorciers et moldus victimes de la guerre. Ceux qui ont perdu des proches, leur maison, leur travail ou qui se sont trouvés enfermé injustement à Azkaban pendant la période de répression. Ces gens là méritent compensation et, bien que l'argent ne puisse pas réssuciter les morts, c'est la moindre des choses à apporter à ces personnes, afin qu'ils puissent reconstruire leur vie décemment.

Personne n'en parle, mais beaucoup de moldus et de sorcier sont aujourd'hui dans la rue sans aide ni soutien. Le Ministère prend à l'heure actuelle des dispositions qui sont tout à son honneur, mais il a, je le crains, oublié les dispositions sociales dont a besoin le monde sorcier pour surgir hors de ses ruines. CWV est encore une association jeune et modeste qui n'a que peu de moyens, mais sa cause me semble noble et j'y adhère particulièrement, peut-être grâce à ce que j'ai vécu pendant cette année de troubles, mais aussi parce que la situation de certaines familles démunies me touche profondément. Moi, j'ai l'argent qui ne compense certes pas la mort de ma mère, mais qui me permet de vivre très correctement avec un toit sur la tête, de la nourriture dans mon assiette et de quoi vivre une vie de privilégiée. Je n'ai pas besoin de l'argent que rapporteront ces pièces uniques, qui se vendaient déjà à coup de gallion à l'époque où ma mère vivait. Ces gens là par contre, méritent de toucher ce pactole.

Qu'est-ce qui t'as donné cette idée ? Tu n'es pas réticente, malgré tout, à te séparer des derniers biens créés et enchantés par ta mère ?

Liliana : Je ne sais pas vraiment ce qui m'a donné cette idée, je dois bien l'avouer. La lecture de différents journaux sorciers et moldus m'ont peut-être influencés à force de témoignage sur la misère qui touche les deux mondes aujourd'hui. C'est une période de crise et j'avais envie de faire quelque chose, une chose aussi modeste soit-elle, pour contribuer à la reconstruction de l'Angleterre. Je n'avais pas envie de rester en arrière, dans ma petite vie dorée, à refaire le monde seulement par les mots. Quand j'ai découvert les patrons de Jane, quelques temps après avoir appris que la Maison Arrawn me reviendrait de droit à ma majorité, un embryon d'idée est né et je me suis battue bec et ongles pour trouver une association convenable et honnête ainsi qu'imposer mon idée au reste du personnel d'Arrawn.
En ce qui concerne ta deuxième question, elle est un peu trop larmoyante à mon goût, j'avoue ne pas avoir envie de la commenter. La réponse coule de source.

Combien penses-tu que cette vente rapportera ?

Liliana : Malheureusement, on ne peut pas vraiment prévoir avec les enchères. On sait comment cela fonctionne, il suffit d'un coup de coeur de deux personnes pour faire exploser les records. Cependant, comme je suis habile dans les comptes et que j'ai une armada de comptables pour me soutenir, ça aide beaucoup pour faire un pronostique (rire). On peut espérer quelques quatre mille gallions en étant optimiste, c'est une somme déjà énorme.
Mais à vrai dire, nous n'avons pas seulement prévu cette vente aux enchères pour obtenir le plus d'argent possible. Cet après-midi et la soirée qui suivra occasionneront beaucoup de frais et nous voulons avoir la possibilité de donner le maximum envisageable à Charity for the War Victims.

Et quelles sont ces autres dispositions ?

Liliana : Et bien, à l'apéritif et après la vente, des personnes de l'association seront embauchées bénévolement pour recueillir les dons des personnes qui auront la générosité d'offrir un peu d'argent. Il n'y aura pas de don minimum, ni maximum. Chacun sera libre de donner ce que bon lui semble ou de ne rien donner du tout. Ceux qui n'auraient rien acheté - et il y en aura, il n'y a pas assez de toilettes pour tous les invités - auront ainsi la possibilité d'apporter leur aide et leur soutien. Un livre d'or sera mis à la disponibilité de tous les hôtes afin qu'ils témoignent de leur passage et de leur contribution à l'association.
Je tiens à préciser que les gens enrôlés pour récupérer les dons ne feront en aucun cas la quête, ni ne diront quoi que se soit pour influencer les invités présents. Ce serait une marque de mauvais goût intolérable. C'est ainsi que nous assurons la liberté de décision de chacun.

Que fera la Charity for the War Victims de cet argent ?

Liliana : Une partie sera directement versée aux sorciers dans le besoin, un peu comme une prime ou, si vous préférez, un dédommagement. Une autre sera versée aux moldus en situation précaire par le biais de chèques qu'ils recevront comme s'ils avaient gagné un jeu quelconque dont ils sont friands, ou alors par le biais des associations moldues. Le reste partira en nourriture, dans le bâtiment puisqu'il faut reconstruire les maisons qui ont été détruites, en vêtements, frais scolaires...

Tout cela demande beaucoup d'argent, la vente aux enchères peut-elle prétendre à tout cela ?

Liliana : Elle seule non, honnêtement je ne le pense pas. Mais j'espère pouvoir compter sur l'esprit de Noël... (sourire) Et puis, la Charity est déjà parvenue à obtenir des sommes relativement conséquentes non seulement auprès du Ministère mais des particuliers. On ne reconstruira pas tout d'un coup de baguette magique malheureusement, et il faudra encore attendre quelques années pour que les sorciers et moldus victimes de l'injustice puissent vivre de nouveau en paix.

Tu aurais un dernier mot à transmettre à nos lecteurs ?

Liliana : Oui, même s'il faudra du temps à la société pour se reconstruire, n'attendez pas qu'il se soit écoulé trop de temps et que la situation des victimes finisse dans l'ignorance et l'indifférence générale, d'autant plus que c'est déjà un peu le cas. C'est notre responsabilité de faire en sorte que le monde magique sorte de ses cendres si nous ne voulons pas vivre dans le chaos et la précarité.
Aussi, une trentaine de cartons d'invitations sont disponibles à Poudlard et entreposés dès aujourd'hui dans la grande salle. Viendra qui voudra parmi les élèves et les professeurs, riches comme modestes, pour le plaisir des yeux ou pour apporter son soutien. Vous pouvez également me contacter personnellement si vous désirez particulièrement vous rendre à la vente aux enchères mais que vous n'avez pas réussi à récupérer une invitation.


Avery Wheeler, Gryffondor 5è année.

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Liliana Vanloock
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MessageSujet: Re: Gazette de Poudlard n°3, Novembre 98   Mer 2 Mar - 16:12:28

UNE AFFAIRE STAGNANTE ?
Suite de l'histoire Araley.


Les deux derniers mois, un article était consacré à l'affaire Araley, le criminel mangemort en fuite et ardemment recherché par les autorités du Ministère de la Magie. Me voici encore une fois au rendez-vous pour un article sur cette affaire, et peut-être le dernier. En effet, bien des sources d'informations finissent un jour ou l'autre par se tarir. Bien des affaires judiciaires ou politiques par être passées sous silence, au dépend d'une information claire et sans contrefaçon. Le métier de journaliste professionnel devient bien ardu quand l'État décide de ne plus coopérer avec les journalistes, intermédiaires entre le Ministère et le peuple. Imaginez celui d'amateur. Ma position est délicate et je n'ai pas les pouvoirs qu'aurait un Barnabas Cuffe (ndlr, Rédacteur en chef de la Gazette du Sorcier) ou une Rita Skeeter. Aussi, mes informateurs m'ont fermé leur porte, et je n'ai à ce jour aucune nouvelle intéressante à vous fournir sur le sujet Valère Araley. La question que nous pourrions nous poser est la suivante : le Ministère a-t-il obtenu une piste qu'il ne peut divulguer au risque d'alerter le criminel, ou l'enquête stagne-t-elle ?
Avant de nous pencher sur le sujet, résumons.
Dans le numéro de Septembre, nous apprenions qu'un sorcier dénommé Valère Araley, sang-pur descendant d'une longue lignée Irlandaise, serait suspecté d'avoir été affilié au groupuscule mangemort, accusé par l'un de ses anciens acolytes, Marcus Quinn, aujourd'hui enfermé à perpétuité à Azkaban. Aussitôt, la police et les aurors s'étaient mis à sa recherche, l'homme ayant disparu peu après la dernière bataille de Poudlard. Comme par enchantement, tous les informateurs potentiels sur les agissements et la situation actuelle d'Araley ont mystérieusement disparu ou ont été retrouvés mort. Par chance, le supposé mangemort a été interpellé dans le pays natal de sa mère, en Grèce. Il portait un faux nom, celui d'Aetíôn Nikomedes, nom de jeune fille de sa mère.
Mais dans la gazette de Novembre, la chasse se révèle plus compliquée qu'elle n'y paraissait au premier abord, sans grand étonnement pour l'équipe de la rédaction, qui estimait cette arrestation trop parfaite, trop facile. Cet homme interpellé, qui avait l'apparence exacte d'Araley, était en fait son cousin et s'ajoutait à la liste des victimes du criminel. En effet, ce dernier avait été manipulé par le mangemort qui serait parvenu à faire disparaître toute trace de l'ancien aspect physique du jeune homme pour le lui voler ensuite, au terme d'un long et pénible rituel de Petro. C'est une magie vaudou particulièrement puissante et néfaste que l'on pourrait aisément associer à la magie noire dans nos continents.
Des spécialistes de cette magie se sont montrés sceptique quant à la possibilité de faire recouvrer au jeune Aetíôn son aspect originel. D'autant plus que les rares maîtres vaudou connus du Ministère anglais se sont montrés très peu coopératifs pour aider les autorités à défaire le sortilège. Les préparatifs et les rituels de désenvoûtement seraient en effet des pratiques plus dangereuses que le charme en lui-même et demande des sacrifices de créatures magiques particulièrement coûteux pour la préservation de la faune magique.

Le Ministère aurait-il osé violer ses propres lois pour mettre la main sur l'un des plus dangereux sorciers courant encore dans le monde magique ? Serait-ce la raison pour laquelle il se refuserait à la moindre information ? Ou bien, l'enquête serait-elle entravée par le manque de moyen et stagnerait-elle depuis un mois ? Au fil de témoignages, je vous propose de vous faire votre propre opinion sur l'affaire.

Woury Ehemba - Sociologue : Révéler un échec serait pour le Ministère une humiliation - pour parler en termes familiers - de trop. Il ne peut se permettre d'ébranler à nouveau la confiance du peuple en ses capacités, elle est encore trop fragile, trop récente. Le Monde magique se relève douloureusement des assauts qui l'ont ébranlés et je pense personnellement que le nouveau Ministre préfèrera taire une information (ou un manque d'information) plutôt que d'inquiéter à nouveau l'opinion. Je ne peux sincèrement supputer ni proposer la moindre affirmation. Je ne fais pas parti du cercle restreint des informés et le nouveau ministère est encore trop jeune pour que nous puissions conclure une chose ou une autre à travers ses actions. Bien sûr, nous pourrions nous baser sur les agissements des anciens Ministères, mais le nouveau est bien différent de ceux qui l'ont précédé. Bien qu'encore une fois, un auror soit à la tête du pouvoir, c'est une politique bien plus offensive et audacieuse qui se met en place, nous l'avons déjà remarqué.
De là à émettre l'hypothèse que la section judiciaire soit dans la capacité d'outrepasser ses propres lois sur l'environnement magique pour la sécurité de tous, il y a encore une large frontière à franchir. Je n'oserais le faire. Vous m'appreniez dans votre courrier, Mademoiselle, que le contre-rituel demanderait, selon les informations que vous avez récolté, le sacrifice d'un nundu. C'est non seulement une créature classée XXXXX sur l'échelle de dangerosité, mais elle est sacrée pour certaines tribus de l'Afrique de l'Est, qui craignent les ravages de son souffle mortel. C'est une espèce particulièrement rare, qui plus est. On en a en tout et pour tout recensé une trentaine dans l'ensemble du continent africain. Ils sont difficilement approchables, et de nombreux sorciers expérimentés ont laissé leur vie en tentant de les étudier. On a jamais réussi à en neutraliser un qu'avec une centaine de sorciers, imaginez donc le travail que cela demanderait aux forces de l'ordre ! Ce serait certainement une des entreprises judiciaires les plus audacieuses de notre époque !

Barnabas Cuffe - Rédacteur en chef de la Gazette du Sorcier : Je suis profondément sceptique sur cette affaire, je veux dire, quant à la capacité du Ministère à mettre en place un rituel d'une telle proportion. Toute cette histoire relève du polar et malgré mon expérience et les centaines d'affaires incroyables que j'ai traité, celle-là arrive à m'étonner. Je pense qu'Araley a un temps d'avance considérable sur les Aurors. Permettre à Nikomedes de retrouver son physique demanderait du temps, non seulement pour engager des négociations avec les autorités africaines pour la capture et le transfert d'un nundu, mais aussi pour neutraliser l'animal et réussir le rituel qui, avec tous les éléments réunis, comporte une marge d'erreur considérable. Je pense que le Ministère se penche vers de potentielles nouvelles pistes. Ce serait ce qu'il y aurait de plus raisonnable et de plus logique. Soit dit en passant, je vous félicite pour votre travail d'investigation qui est digne d'une véritable journaliste et vous souhaite une bonne continuation pour votre Gazette, dont je me plais à lire chacune des parutions.

Natalee Shevelin - Professeur de DFCM : Hm ouais, je les connais, les rigolos du Ministère. Si un paquet d'aurors seraient capables de transplaner en Afrique et affronter l'animal le plus dangereux connu aujourd'hui pour le plaisir de mettre la main sur un mangemort, le monde politique se montrera beaucoup plus récalcitrant. À mon sens, c'est d'ailleurs plus raisonnable.
Je connais et côtoie beaucoup d'aurors malgré ma retraite et suis confiance. Je suis sûre qu'ils ont assez de répondant et de jugeote pour trouver une solution plus adéquate à l'enquête et qui mettra moins de vies en danger. Bien sûr, l'arrestation d'un seul criminel n'est pas forcément la priorité du QG des Aurors. Bien d'autres courent encore et s'accrochent comme des sangsues au système sans que nous n'ayons la moindre preuve de leur culpabilité. Ceux-là sont plus dangereux que les fuyards, dont la capacité de nuisance se trouve largement limitée du fait de leur situation.


Dessin d'un Nundu issu de l'Encyclopédie des Créatures Magiques.

Liliana Vanloock.

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MessageSujet: Re: Gazette de Poudlard n°3, Novembre 98   Dim 3 Avr - 14:21:07

Débat sur l’éducation : Ce qu’en disent les professeurs de Poudlard

Les discussions à propos de la réforme de l’éducation enflamment l’actualité depuis quelques semaines. Les camps sont partagés et il semble difficile de se faire une opinion arrêtée sur les propositions de Daisy Purslow. Présentée comme la sorcière la plus moderne du moment, Madame Purslow ne fait pas l’unanimité. Les débats s’enlisent et force est de constater que ses beaux discours ne sont pas exempts de faiblesses dès qu’il s’agit de les appliquer. La Gazette de l’école ne prendra pas ouvertement parti sur la question, considérant qu’il est encore trop tôt pour se prononcer. Néanmoins, le sujet semble assez intéressant pour mériter un sondage d’opinion et, surtout, une interview des enseignants de l’école qui sont les plus directement concernés. Circé Hawthorne, directrice de Serpentard, et Natalee Shevelin, directrice de Poufsouffle, expriment toutes deux un avis prudent et mesuré, malgré des points de vue résolument différent.


Que pensez-vous de l'idée d'intégrer des matières non-magiques au programme de Poudlard ?
Circé Hawthorne : Je pense que l'enseignement magique de Poudlard est encore très superficiel. Le niveau des ASPIC a considérablement baissé ces derniers siècles et ce n'est pas en intégrant des matières fantaisistes au programme que les choses pourront évoluer.
Natalee Shevelin : C'est vrai qu'il faudrait voir à réévaluer le niveau de Poudlard, j'avoue qu'à mon époque les élèves se montraient bien plus sérieux et disciplinés, ce qui engageaient de meilleurs résultats. Après, tout dépend des matières sélectionnées pour figurer dans le programme, certaines pourraient apporte un "plus" culturel aux élèves et je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose.

Mais l'idée d'apprendre de nouvelles langues et de donner une meilleure approche de l'anglais ne pourraient-elles pas au contraire aider la communication entre sorciers et améliorer la qualité de nos essais sur la magie ?
C.H : La magie ne se parle pas et ne s'écrit pas, elle se pratique. De plus, certaines potions permettent de comprendre toutes les langues. Si les élèves étaient soumis à une discipline plus rigoureuse, ils pourraient se passer d'heures d'apprentissage inutiles.
N.S : L'anglais étant l'une des langues les plus parlées dans le monde, apprendre une autre langue serait secondaire. Mai je ne suis pas entièrement d'accord avec Mademoiselle Hawthorne. Je pense qu'il est nécessaire de glisser dans le programme quelques heures d'études de l'anglais car je le vois bien depuis que je suis ici, certains élèves ont un niveau d'écriture absolument déplorable et leur expression à l’oral laisse aussi à désirer ! Rappelons aussi qu'il y a des étrangers qui viennent étudier à Poudlard grâce à la réputation de l'établissement, certains d'entre eux auraient bien besoin d'une mise à niveau afin de maîtriser au mieux cette langue.
...Et puis, pour répondre directement à Circé, même si on parvenait à relever le niveau tout le monde ne serait pas capable de faire des potions capables d'apprendre sans enseigner. Et comment pourrait-on apprendre sans comprendre ? À ce stade, autant préparer des potions pour tout le monde et finir l'année scolaire en trois jours.
C.H : Ces potions n’agissent que dans un temps limité amplement suffisant pour tenir une conversation avec un étranger ou lire un traité dans une langue non-étudiée. Je ne vois pas où se pose le problème de compréhension. Les moldus utilisent les mêmes procédés avec des traducteurs directs me semble-t-il… Dire que ces potions – très simple à préparer par ailleurs – pourraient épargner sept années d’études aux élèves est donc complètement faux et déplacé. Nous sortons du sujet.

Daisy Purslow affirme que l'étude des runes, l'arithmancie et la divination sont des matières inutiles, êtes vous du même avis ?
N.S : Assez oui. Je n'ai jamais rien compris à l'arithmancie, et je ne vois pas qui pourrait se servir de cette matière dans sa profession. Par contre l'étude des runes peut-être utilisable dans certaines magies, je l'ai déjà vu. Ce n'est juste pas enseigné dans l'étude des runes actuelle car c'est d'un niveau bien plus avancé que les Aspic.
C.H : La divination n'est qu'une facétie de Dumbledore, une vaste farce qui n'a jamais rien apporté aux élèves. Mais il me semble que le Ministère a tenu le même discours il y a trois ans... Le seul intérêt de l'arithmancie est de faire travailler l'esprit logique, c'est utile pour les potions. Supprimer l'étude des runes, en revanche, serait une aberration, le meilleur moyen pour ne plus rien comprendre à la magie et aux objets que nous ont laissé nos ancêtres. Si les emplois du temps sont trop libres, alors il suffit de rajouter des heures aux élèves ou de les ouvrir à d'autres magie du globe, si le ministère tient tant à enseigner des matières supplémentaires aux étudiants.

Néanmoins, l'Etude des moldus est devenue obligatoire et son contenu, plus sérieux, a été très bien reçu de la part des élèves. Y voyez-vous une évolution encourageante ?
C.H : Sans doute... Mais il me semble que les sorciers n'ont pas besoin d'intégrer les moldus à leur champ culturel pour éviter une nouvelle guerre. A trop vouloir se mêler de leurs affaires, ils provoqueront probablement de nouvelles tensions et des conflits qu’ils ne maîtriseront pas.
N.S : Je suis d'accord avec vous sur ce dernier point, Circé. Bien que je pense que l'étude des moldus soit nécessaire. Avoir côtoyé des moldus pendant ma jeunesse m'a permis de réussir brillamment certaines missions d'infiltration en milieu moldu. Seulement, c'est une affaire encore délicate. Il faudrait veiller à ne pas lever certaines barrières car cela reviendrait à les envahir, d'une manière certes différente à ce qui s'est passé l'année dernière, mais d'une façon bien plus insidieuse. S'ils découvraient notre existence, ils seraient capables de nous détruire à coup de bombes dans la gueule. Même s’ils n’ont pas de baguettes magiques ils disposent désormais d’armes très puissantes. Sans vouloir être alarmiste, bien sûr...
C.H : Il me semble que vous lisez beaucoup trop de romans d’anticipation… La technologie moldue ne pourra jamais rivaliser avec la magie. C’est de la pure fiction. Cependant, ils sont plus nombreux et pourraient effectivement nous détruire en intégrant leur culture à la notre. Beaucoup de sorciers né-moldus essayent déjà de faire le lien entre les deux mondes.

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MessageSujet: Re: Gazette de Poudlard n°3, Novembre 98   Lun 4 Avr - 13:36:20

Débat sur l’éducation : ce que veulent les élèves.


Après avoir sondé l’opinion des directrices de Serpentard et de Poufsouffle, il nous semblait intéressant de nous tourner vers les principaux lecteurs de ce journal : les élèves. Largement ignorés par la Gazette du Sorcier, les étudiants de Poudlard gardent la même prudence que les enseignants sur la question. La réforme n’est jamais refusée de bloc, elle semble nécessaire, mais aucun programme ne semble faire l’unanimité. Si le gouvernement se réfère à l’opinion publique pour faire évoluer le système de l’école, le débat s’annonce mouvement jusqu’à la rentrée prochaine. Afin de rester le plus impartial possible, je suis allé à la rencontre de trois élèves issus de milieux sociaux différents : Line Cast, née moldue, Darla Steadworthy, Sang Pur et Samuel Pinsker, sorcier « simple ».

Vous sentez-vous concernés par le débat actuel sur l'enseignement ?

Line Cast : Certainement. Cela concerne tous les élèves de Poudlard et même les parents qui influencent leurs enfants pour le choix des options en troisième année.

Darla Steadworthy : Oui, qui ne l'est pas? Tous les sorciers sont déjà passés par une école de magie et les changements qui risquent de s'opérer pourraient avoir de graves répercussions sur l'avenir des jeunes sorciers.

Samuel Pinsker : A vrai dire, je ne l’ai pas vraiment suivi…


Le professeur Mallaghan (voir fiche pnj) enseigne l'étude des moldus depuis trois mois en parallèle avec les cours d'Histoire de la Magie. Avec le recul, la décision de rendre cette matière obligatoire vous semble-t-elle pertinente ? Peut-elle vraiment modifier les mentalités ?

L.C : Oui, c'est important de pouvoir s'ouvrir aux moldus, comme l'a si bien fait remarquer Daisy Purslow : « il est nécessaire de s'ouvrir aux moldus si nous ne voulons pas étouffer ».
Je pense que l'étude des moldus peut changer beaucoup de mentalités et que les diplômes de Poudlard sont bien trop centrés sur la magie...

D.S : Loin d'être pertinente, cette décision se révèle plutôt inutile. Il y avait déjà nombre de sorciers qui y assistaient depuis la fin de la guerre. La rendre obligatoire n'y a amenée que les gens réticents qui se sont vu forcés d'écouter quelque chose pour lequel ils n'avaient aucun intérêt. Personne ne pourra jamais changer les mentalités avec la force de son désir seul, il faut du temps et de la patience. Prendre les gens de front, les agresser ainsi en les pointant du doigt ne leur fera pas dire qu'ils sont désolés et s'agenouiller à vos pieds en attendant une possible punition. Mme Mallaghan a de l'ambition et des idées innovantes qui ne collent malheureusement pas avec la réalité dans laquelle nous vivons. Ses méthodes sont plus adaptés à des aurors aguerris et réticents qu'à des élèves qui se découvrent.
Un professeur incapable d'accepter tous les éléments de sa classe serait surement la première personne à devoir changer de mentalité. La discrimination dont elle fait preuve à l'égard de certains élèves ( notamment les sang-purs) ne correspond pas à l'image de Poudlard. Pourtant, les classes ont évolués et le monde change déjà, études des moldus obligatoire ou non.

S.P : Je pense que c'est une bonne décision de rendre l'étude des moldus obligatoire... Certains élèves de l'école n'ont aucune idée de ce qu'est le monde moldu, et ils ont des idées toutes faites... leurs parents leur disent n'importe quoi... Par exemple, dans ma classe, une fille croyait que les Moldus n'avaient pas d'hôpitaux et qu'ils ne savaient pas soigner les maladies... pour ces élèves-là, les cours sont vraiment indispensables, mais je ne sais pas si ça suffira à faire évoluer les mentalités, certains préjugés seront difficiles à supprimer !

Y a-t-il une matière non magique que vous souhaiteriez voir enseignée à Poudlard ?


L.C : Oui, les langues vivantes ou l'anglais seraient des matières importantes à étudier à Poudlard pour pouvoir communiquer avec les moldus et s'ouvrir à eux...

D.S : La seule matière non magique qui puisse me sembler intéressante, pour nous sorciers, est la mécanique. Je m'explique. Il existe une différence fondamentale entre les sorciers et les moldus : nous avons la magie, eux pas. Ils ont donc par conséquent à répondre à des besoins que nous ne connaissons pas puisque nous avons des sorts : ils utilisent des transports quand nous nous téléportons, ils utilisent plusieurs inventions four, machine à laver, téléphone, stylo etc. quand nous utilisons des sorts pour ces besoins quotidiens. Pour améliorer leur niveau de vie, ils ont du créer des matières comme les mathématiques, les sciences (qui trouvent une certaine équivalence dans la botanique), la physique (dont notre équivalence serait les potions). Des matières qui ne nous sont d'aucune utilité puisque nous obtenons le même résultat avec des sorts ( nous défions même certaines de leur loi!). Les langues pourraient certes s'avérer intéressantes, mais là encore un sort d'apprentissage rapide permettrait en une année de maitriser les bases de n'importe quelle langue.
Il en est de même pour la musique et les arts - à quoi bon apprendre à faire ce que l'on sait jouer d'avance ? Avant même qu'ils créent les instruments, nous sorciers jouions avec le vent, les roseaux, le froissement des feuilles. Qui a inventé la lyre à votre avis ? Qui leur a bien mis la puce à l'oreille ? Il en est de même pour les arts: nous étions les premiers à changer les couleurs, à créer dans la nature ce que notre esprit nous dictait de créer.
La différence principale réside dans la mécanique: ils créent des objets dont nous n'avons aucune utilité mais qui leur facilite la vie. Il est vrai qu'aucune machine n'arrivera jamais à faire bouger une image sur du papier, mais ces inventions sont des inventions de l'esprit. Comprendre leur fonctionnement, le raisonnement de ceux qui les ont créés, nous permettrait d'évoluer à notre manière. Nous ne créerons peut être pas d'inventions, mais nous pourrons voir plus large et apprendre quelque chose qui est fondamentalement opposé à la magie. Chez les moldus, l'avenir est dans la mécanique, les évolutions et les nouvelles découvertes scientifiques. Chez nous sorciers, la clef se trouve dans l'utilisation de notre magie.

S.P : J'aimerais bien pouvoir suivre des cours de musique, ou de dessin. Chez les Moldus, ces matières font parties de l'éducation, et c'est dommage que les sorciers ne les enseignent pas. C'est peut-être pour ça que les seuls bons artistes sorciers sont ceux qui ont fréquenté le monde moldu ! Je pense aussi que ce serait pas mal de pouvoir faire du sport... autre chose que le Quidditch... Nous sommes limités à une seule discipline, or certains élèves ont besoin de bouger un peu plus !

Que pensez-vous des matières optionnelles actuelles de Poudlard ? Vous semblent-elles indispensables ?

L.C : Les matières optionnelles sont toujours indispensables pour l'apprentissage de la magie. En savoir plus sur son monde est toujours essentiel donc les matières comme la divination ou l'arithmancie sont des matières décisives pour notre formation de sorcier...

D.S : Elles peuvent paraître désuètes, mais il y a une raison pour laquelle ces matières ont été conservées au cours des siècles. Les runes sont les fondements de notre magie, elles ouvrent sur des horizons plus grands que n'importe quel sort bêtement étudié. De même, l'astronomie et la divination ont bien souvent sauvé le monde magique. Nous ne pouvons pas, comme les moldus, nous baser sur un système pour prédire des évènements dans un futur proche. Chez eux, la vie ne présente qu'une fourchette limitée de surprise que notre magie vient étendre. La magie est aléatoire, elle varie selon pleins de facteurs. Notre humeur, notre condition physique ou mentale, notre maitrise et notre chance peuvent faire varier le résultat d'un sort. Il est donc essentiel de pouvoir entrevoir quel sens prend notre avenir pour se préparer. Les plus grands sorciers de ce monde ont eu recours à la divination, l'astronomie. Et quel grand sorcier n'a jamais vu sa prophétie se réaliser ? Supprimer ces matières, c'est supprimer une partie de ce que nous sommes, de ce dont nous avons besoin. Y a t-il besoin d'expliquer pourquoi il est essentiel d'avoir un cours sur les animaux magiques ? Cela relève du bon sens, n'est ce pas?

S.P : Je ne sais pas si je suis très bien placé pour en parler. Je fais seulement l'option de soins aux créatures magiques, et je crois qu'elle est importante. J'ai parfois un peu de mal à suivre quand le cours est trop théorique, mais c'est indispensable pour un sorcier d'apprendre à connaître les créatures. Les autres options ont l'air assez difficiles à suivre, mais elles sont importantes aussi... les runes, par exemple, ou l'arithmancie. Les élèves qui en font trouvent que c'est intéressant, et puis ça donne des possibilités pour travailler plus tard... L'option que je trouve la moins utile, c'est la divination. Ça ne sert à rien pour trouver du travail, en fait.

Une partie de l'Opposition affirme que d'autres matières magiques auraient plus d'intérêt à être enseignées. Que manque-t-il, selon vous, à votre formation de sorcier ?

L.C : Il manque peut être à notre formation de sorcier des matières optionnels qui pourraient nous aider pour tel ou tel métier qu’on fera peut être à l’avenir. Nous ne sommes pas vraiment orientés sur notre avenir en cours. Il est difficile de savoir si les métiers que nous envisageons nous plairons vraiment en pratique…

D.S : Ce qu'il nous manque surtout c'est de la pratique. Il nous faudrait un cours de géographie sur le monde magique. Notre monde est le même que celui des moldus mais il existe encore beaucoup de lieux comme Poudlard qui ne sont accessibles qu'aux sorciers et que nous ne connaissons que trop peu. Le programme m'a l'air complet, et les autres possibles matières ne seraient que des ajouts qui ne sont pas réellement nécessaires, puisque les points les plus essentiels sont déjà repris dans nos matières actuelles.
Néanmoins il est certains que, comparé aux matières proposées par Mlle Mallaghan, la plupart de ces anciennes matières auraient plus d'intérêt. Honnêtement, entre un cours de mathématiques et un cours sur les propriétés des vélanes, lequel nous serait le plus utile ? Il y a un temps pour les rêveries, mais il faut aussi affronter la réalité.

S.P : Je trouve un peu dommage qu'on soit obligé de prendre des matières optionnelles même si on a des difficultés dans les cours de base. Il faudrait pouvoir faire des cours supplémentaires en métamorphose, par exemple, pour reprendre les bases, en petits groupes... Ce serait mieux pour les élèves qui ont du mal à suivre, plutôt que de devoir étudier d'autres matières.

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