Oxumorôs

Après la guerre, la paix nouvelle reste précaire et menacée...
 
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 Une rencontre le temps d'un songe [Camille]

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Adam Audley
Préfet en chef, 7e année
Préfet en chef, 7e année
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Messages : 57
Date d'inscription : 03/03/2010
Age : 28

MessageSujet: Une rencontre le temps d'un songe [Camille]   Sam 25 Sep - 17:14:54

La salle commune des Serdaigle s'était transformée en véritable arène. Derrière ses lunettes à la fine monture rectangulaire, Adam n'en croyait pas ses yeux. Il était las après deux longues heures d'inspection des couloirs, comme son titre de Préfet en Chef l'y obligeait. Suite aux jérémiades et autres plaintes diverses, duels improvisés dans des coins obscurs et conversations avec quelques préfets rencontrés sur le chemin - qui se plaignaient à leur tour de la responsabilité que leur conférait leur rôle - le jeune homme avait pensé trouver un peu de calme dans l'antre des Aigles. Il s'était largement fourvoyé. Deux filles se disputaient violemment sous les yeux amusés ou ébahis de leurs congénères, qui formaient un cercle de spectateurs attentifs autour d'elles. Les deux sortaient leur baguette magique au moment même où la porte se refermait derrière Audley.
- Stop.
Sa voix grave ne libérait pas une grande puissance, cependant, tous l'entendirent. Une fermeté naturelle se dégageait d'elle, si bien qu'on ne pouvait louper une parole du Serdaigle, s'il ne le désirait pas. Les deux apprenties duellistes tournèrent leur visage empourpré de colère vers lui, décontenancées, les yeux brûlant encore d'une rage non dissimulée.
- Je suis épuisé, alors je ne veux pas savoir ce qu'il s'est passé entre vous deux. Peu m'importe. Ce qui me gêne, c'est que vous soyez toutes les deux prêtes à vous égorger au risque de l'exclusion, et de perdre assez de points pour rabattre notre Maison au dernier rang du classement. Cela, vous voyez, m'ennuie beaucoup. Alors Mesdemoiselles, je vous prie très humblement de ranger vos armes et de régler vos comptes dans vos dortoirs, sans débordement.
- Mais cette garce m'a... Entama l'une d'elle.
- Vous troublez les élèves qui sont venus ici pour se reposer ou travailler, et vous devriez déjà être heureuse, Miss Stones, que je ne vous retire aucun point et que je sois assez clément pour fermer les yeux malgré ce que je viens de voir.
Ses paroles avaient la tournure exacte de ce qu'un directeur de Maison aurait pu dire, malgré cela, personne ne se gaussa d'Audley. Jamais quiconque n'osait, et lorsqu'il se mettait à parler de la sorte, tous savaient que son seuil de tolérance avait été dépassé.
Adam était très aimé, admiré, mais malgré le calme divin qu'il libérait, chacun le respectait et craignait de dépasser la frontière de sa patience. Certains avaient d'ailleurs été témoins l'année précédente de ce qui pouvait se produire lorsque Adam Audley se mettait en colère. On se souvenait bien du sortilège qui aurait du lui être inconnu et qui avait terrassé un Serpentard qui s'en était prit à son cadet, Neil Riley. Le garçon avait passé une semaine à l'infirmerie, pourtant, aucun jeune partisan n'avait osé venger son confrère. Quant aux heures de colle qui s'étaient ensuivies avec les Carrow, personne n'a jamais pu dire ce qu'il s'y était produit. Quelques téméraires avaient osé lui poser la question, s'inquiéter de son état, mais n'avaient obtenu aucune réponse. Les autres se taisaient. Le Préfet était trop fier pour se plaindre des stigmates que la violence des deux enseignants avaient laissé plusieurs mois sur son corps. Il passait pour un jeune homme fort, il préférait souffrir dans l'intimité plutôt que de briser son image.

- D'accord... D'accord.
- Vous feriez mieux de vous excuser l'une et l'autre et d'en parler plus calmement, ce serait plus sage, vous ne trouvez pas ?
Les deux filles lui adressèrent un sourire contraint et se séparèrent. La petite foule se dispersa et reprit son activité première. Quelques-uns, cependant, eurent un sourire à l'attention d'Adam, et firent des signes rabaissant au sujet de la discorde qui venait d'éclater. Oui, ces deux filles étaient certainement stupides pour oser aller si loin devant autant de témoin, et il partageait le "elles sont maboules" muet de son camarade de classe. Cependant, il se contenta de froncer les sourcils et de faire demi-tour. Il régnait encore dans la salle commune une atmosphère guerrière particulièrement déplaisante. Mieux valait prendre l'air.

Le parc était l'endroit idéal pour tout étudiant qui se respecte. On y trouvait les rires entre amis, les discussions, le calme... Les inopportuns, le plus souvent. Cette fois, personne ne remarqua la traversée d'Adam en direction d'un banc libre, si ce n'était Bryan, un garçon avec qui il avait eu une courte aventure, et qui le salua amicalement avant de replonger le nez dans sa lecture. Ce jeune homme était un littéraire dans l'âme, qui ne sortait jamais sans un roman en poche. Il prêtait d'ailleurs bien plus de temps et d'enthousiasme à ses livres qu'à ses proches, mais ceux-là en avait l'habitude, et respectaient cette manie pourtant souvent incomprise. C'était une des raisons pour laquelle Adam s'était attaché à ce Poufsouffle. Il n'était pas de ces "petits amis" collants et tous deux avaient respecté leur besoin de liberté et de solitude communes. Lorsqu'Adam s'était lassé de lui, la séparation s'était faite avec le plus parfait des respects. Il leur arrivait, parfois, de se retrouver de temps à autre, quand le besoin s'en faisait sentir. Leur intimité avait quelque chose de magnétique, tous deux se libéraient l'un contre l'autre, et leur ressemblance se transformait en une barrière infranchissable qui avait bannit le trop plein de tendresse et de passion que l'on retrouvait chez la plupart des adolescents. Leur maturité leur conférait le recul nécessaire à un accord durable, ainsi qu'au déchaînement du corps lorsque le moment se présentait.

Bryan était en sixième année. Le Préfet se demandait s'ils se retrouveraient, lorsque l'année serait achevée. Il ignorait encore ce qu'il ferait lorsque ses études seront achevées et que le monde sorcier s'ouvrira à lui. Garderait-il contact avec ces gens qui avaient une petite place dans ses pensées ? Cette interrogation le porta, tandis qu'il prenait place, sur le sujet de ses parents adoptifs, et de Neil. Que deviendront-ils, pour lui ? Ces gens avaient été les parents parfaits, mais ils étaient moldus. Lorsqu'Adam aura fait le premier pas dans le monde magique, cela sera comme si deux états les séparaient. Et Neil... Neil sera toujours de l'autre côté. Adam aura son univers à lui seul, comme il en avait toujours rêvé, mais alors qu'il était si proche du but, il doutait de vouloir laisser derrière lui sa famille. Après avoir été protégé et nourrit par eux, il les avait protégé à son tour de la guerre. Quelque chose avait changé, était-ce une affection plus exacerbée ? Il l'ignorait, et peinait à creuser davantage le problème. Sa froideur se rebiffait à chaque fois qu'il tentait d'ouvrir à lui-même son coeur.
Enfermé dans les limbes de ses pensées, Audley s'était évadé du monde réel. Il observait les autres élèves passer et s'agiter devant lui avant de s'arrêter sur une jeune fille, non loin. Ses longs cheveux bruns, presque noirs, oscillaient à chacun de ses mouvements, avant que leur regard ne se croisent. Mais Adam ne la voyait pas. Il la fixait, ses onyx noires demeuraient braquées sur elle, mais il ne s'en apercevait pas. Il ne la reconnu même pas. Elle n'était qu'un élément du décor que sa vision enregistrait, sans transmettre les informations à son esprit. Un bel objet, aux yeux qu'il aurait trouvé percutants, s'il avait fait l'effort de s'extirper de ses songes.

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Camille Edzi
Serdaigle, 4 ème Année
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Date d'inscription : 23/09/2010
Age : 24

MessageSujet: Re: Une rencontre le temps d'un songe [Camille]   Sam 25 Sep - 18:37:04

Camille tournait sèchement les pages de son livre, ses yeux n’effleurant même pas les caractères tracés sur le fin parchemin. Seule dans la bibliothèque, la jeune fille s’était installée à une table près de la fenêtre avec l’idée de faire ses devoirs. Depuis quelques temps la jeune serdaigle avait l’impression que les gens l’évitaient. Cette impression, qui l’avait d’abord laissé indifférente, mina rapidement son moral au point de la rendre malade. La mort dans l’âme Camille s’était donc résolue à profiter de cet instant de paix forcé pour faire diminuer de manière significative la pile de devoir qui s’empilait dangereusement sur son bureau. Par la fenêtre, les rayons de soleil inondaient de leur luminosité la feuille toujours immaculée de la jeune galloise. Comment se concentrer dans de pareilles conditions ? Qu’avait-elle donc fait pour se retrouver seule ? La tête de la jeune fille débordait, laissant peu de place aux potions et à la métamorphose.
Pour tromper son humeur lugubre, la serdaigle grignotait un imposant morceau de chocolat qu’elle avait été dérobé dans la cuisine quelques heures auparavant. Les rayons de soleil caressant sa peau blanche et se prenant dans la masse de ses cheveux alliés à son ventre se remplissant peu à peu de matière sucrée commencèrent à détendre la galloise. Un doux engourdissement pris peu à peu possession de son corps et une profonde chaleur l’envahi. Camille ferma doucement les yeux, savourant ce simple moment de répit, les lèvres légèrement entrouverte et un morceau de chocolat encore à la main. Doucement elle…

_ DEHORS !

Ce cris aussi agressif qu’inattendu surpris tellement la serdaigle que celle-ci glissa de sa chaise et se retrouva étendue sur le sol les yeux grands ouverts, se demandant ce qui venait de se produire. Au travers de ses mèches de cheveux qui lui tombaient en cascade devant les yeux, Camille put distinguer la silhouette de madame Pince, la bibliothécaire. L’inquiétude commença à naitre au creux de son ventre en sentant la douceur sucrée du chocolat encore présente dans sa bouche. Quelle gourde !

_ J’ai dit dehors ! Et immédiatement. Sale petite peste, que je te revois encore une seule fois mangé dans ma bibliothèque et je t’amène devant ton directeur de maison !

La galloise se releva derechef, attrapa son sac et y déversa ses affaires en quatrième vitesse puis entrepris de quitter rapidement les lieux, sous les insultes de madame Pince, qui devenaient de plus en plus inventive et vexante au fur et à mesure que la sèche bibliothécaire s’énervait.
Une fois sortie et à l’abri de la voix perçante, Camille soupira et se laissa glisser contre un mur. Madame Pince ne lui avait jamais fait peur et ses menaces de l’amener devant une autorité supérieure ne l’inquiétait pas outre mesure. Disons simplement que cette dernière avait l’immense faculté de survenir aux moments les plus inattendus, ce qui pouvait perturber les élèves les plus chahuteurs.
Son rythme cardiaque reprenant une cadence normale, la galloise se releva tant bien que mal. Ou allait-elle bien pouvoir travailler à présent ?
Un rayon de soleil passa par une fenêtre et vint lui chatouiller la joue lui apporta la réponse. La jeune fille glissa son sac sur ses épaules, en direction le parc !
La traversée du château fut brève et silencieuse. Les quelques élèves et professeurs que Camille croisa ne semblèrent même pas apercevoir sa présence, ce qui augmenta encore la frustration de la jeune fille. Le bol d’air frais qui accompagna sa sortie dans la cours du château lui fit le plus grand bien et c’est quelque peu ragaillardi que la serdaigle se mit en quête d’un banc libre où poser ses affaires. Elle préféra finalement l’ombre d’un chêne imposant à la froideur des bancs de pierre et posa son sac dans l’herbe. Le ciel était bleu et le temps radieux mais seul quelques élèves étaient présent dans le parc. La jeune fille remarqua un poufsouffle perdu dans sa lecture ne relever la tête qu’au passage d’un serdaigle. La galloise pencha la tête perplexe et joua avec une mèche de ses cheveux. Comment quelqu’un pouvait il se couper du monde de la sorte ? Existait-il vraiment un bonheur à se créer un monde à sois, dépourvu de contact humain ? La jeune serdaigle se promis d’y réfléchir quand son regard se tourna vers le serdaigle qu’elle avait aperçu quelques secondes auparavant. En le regardant mieux Camille se rendit compte qu’il s’agissait d’Adam Audley, le préfet en chef, avec qui elle avait eu quelques anicroches notamment lors de petite promenades nocturne. Rien de grave en soit mais suffisamment pour que la jeune perturbatrice prenne soin de ne pas croiser son chemin trop souvent. De plus elle devait s’avouer à elle-même que le jeune homme la perturbait. Légèrement plus âgé qu’elle il avait dans sa voix une autorité et un calme qui rendait la galloise honteuse quand il la prenait en flagrant délit de non-respect du règlement.
Le regard de Camille s’attarda sur le jeune homme et leurs yeux se croisèrent. Contre toute attente la jeune fille ne ressentit rien et elle plissa les yeux pour mieux l'observer. Le regard d’Adam était légèrement opaque, comme si un voile d’ombre le recouvrait et ne reflétait aucun sentiment. La serdaigle compris alors qu’il la regardait sans la voir. Ce fut la goutte qui fit déborder le vase. Cette absence de relation qui faisait souffrir l’étudiante depuis plusieurs jours avait mis ses nerfs à rude épreuve et son sentiment d’être ignorée par tout le monde n’avait fait qu’accroitre cet état. Une résolution téméraire s’empara alors de Camille. Ah elle était invisible ? Et bien c’est ce qu’on allait voir !

_ Flipendo !

La baguette pointée vers les lunettes du jeune homme, le sort peu puisant mais effectué à la perfection suite à ses heures incalculables d’entrainement arracha les lunettes au nez de leur propriétaire et les envoya voler dans l’herbe quelques mètres plus loin.
Au moment où les lunettes touchaient le sol, la jeune fille repris ses esprits et se mordit la lèvre. Qu’avait-elle encore fait ? Sa mauvaise humeur de la journée s’était attaquée à une personne qui n’en pouvait absolument rien. Encore que cela n’aurai pas autant perturbé la galloise si cette personne n’avait pas été préfet en chef. L’abattement la submergea alors et les larmes menacèrent de percer le barrage de ses yeux. En quelques battements de cils elle les chassa et la tête haute attendit l’inévitable.
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Adam Audley
Préfet en chef, 7e année
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MessageSujet: Re: Une rencontre le temps d'un songe [Camille]   Mar 5 Oct - 12:45:03

Des yeux percutants. Comme ceux de Neil, lorsqu'il découvrait le mensonge et la tromperie qui se cachaient derrière l'élégant sourire de son frère aîné. Au dessous de ses cheveux cendrés, son regard en avait toujours dit long sans que sa bouche n'émette la moindre phrase qui pourrait confirmer l'intelligence et le recul avec lequel le jeune garçon abordait les particularités étranges, enrobées de mystères, qu'avait son frère de coeur. Il l'en aimait d'autant plus, aujourd'hui.
Autrefois, ces yeux empreints d'un soupçon de rancoeur l'exaspérait, et les piques anodines, passant pour phrases banales, qu'il lui avait et lui adressait encore le blessait. Adam n'aimait pas l'idée de pouvoir être touché par les sentiments d'un autre. Il avait toujours préféré se croire seul dans sa bulle, maître de son espace, libre des rouages sibyllins de son coeur. Mais au final, il n'y réchappait pas. Il était fait de la même matière que les autres.
Ces autres, dont il méprisait tant les émois. Ces autres, qui s'immisçaient justement lorsqu'il espérait enfin se retrouver en tête à tête avec lui-même. Ses lunettes à la fine monture argentées volèrent par dessus l'arête de son nez aussi violemment que si un souffle apocalyptique venait de s'élever dans le paisible parc de Poudlard. Elles avaient atterri quelque part dans l'herbe avant même qu'il n'ait eu le temps de se rendre compte de ce qu'il venait de se produire, hors de son champs de vision restreint par sa myopie. Bien que guère avancée, elle ne lui permettait pas de trouver cet objet fin et discret dans l'immensité verte qui s'étendait autour de lui. Mais la fille, il la voyait toujours. Elle se dessinait dans ses iris, floue petite, recroquevillé. Elle aurait été inepte, si Adam n'avait pas été certain que cette gamine était l'auteur du sortilège qu'on venait de lui lancer. Personne n'avait jamais osé un tel geste envers Adam Audley. Lui qui semblait pourtant charmant et prompt au rire n'était pas la victime des blagues idiotes qu'on réservait plutôt à ses congénères moins pointilleux sur le respect qu'on devait à soi-même. La bulle de ses songes éclata, les méandres délicats de ses pensées se volatilisèrent.
S'en était trop. D'abord les geignements, ensuite ces deux filles de Serdaigle, et maintenant une autre qui bravait encore les interdits cette fois à l'encontre de sa propre personne. Audley se leva vivement, avec une raideur qui ne présageait rien de bon pour la jeune fille. Il sortit de la manche de sa chemise blanche sa baguette magique, où elle demeurait toujours, attachée par un bracelet noir à son avant bras depuis la guerre. L'envie de lui jeter le pire des sortilèges qu'il lui viendrait traversa l'esprit du Préfet-en-Chef. Celle-là méritait punition. Ses lèvres fines et pâles s'entrouvrirent pour libérer la formule qui éveillerait les pouvoirs magiques de son arme.

- Accio lunettes.
Il savait qu'il ne pouvait pas s'en prendre violemment à une élève. Tout au long de sa scolarité, cela l'avait fiévreusement démangé, mais répondre par la violence physique annihilerait tout espoir de conserver l'image de droiture qu'il représentait. Il ne passerait plus pour quelqu'un de bien. Certes, il ne l'était pas. Cependant, il tenait à ce masque comme à sa propre peau.

Par chance, la paire de verres qui venait d'atterrir dans sa main était intacte. Seuls quelques mèches de ses cheveux de jais avaient été ébouriffé. Il n'y avait pas grand mal, mais le geste, lui, restait un affront. Le Serdaigle remit élégamment son précieux outil contre son nez et tourna un regard digne d'un aigle sur celle qu'il avait désormais reconnu. Camille Edzi, cette fille qui ne manquait pas de se faire remarquer dans la Maison malgré ses résultats qu'il savait honorables. Qu'avait-il bien pu lui prendre pour s'attaquer à la personne qui avait été son propre Préfet, et qui désormais occupait la place la plus importante parmi les étudiants du château ? Le jeune homme ne lisait pas dans les pensées mais s'il avait voulu, il aurait analysé ce geste, avant de s'avancer d'un pas décidé vers elle. Cependant, il n'était pas d'humeur à cela.
Il s'arrêta en face d'elle, à quelques centimètres seulement de ses pieds. Son regard la jaugeait durement, tandis que sa baguette demeurait toujours fermement tenue entre ses doigts. Les larmes semblaient border le bord des beaux yeux de la quatrième année, cependant, cela n'émut guère l'armure de pierre du Préfet. Il demeura droit, la dominant de toute sa taille, ses sourcils noirs froncés au dessus de ses paupières ourlées de cils fins. À ce moment, il transpirait l'autorité et la rigueur. Et ce moment dura un long moment, avant qu'enfin il ne se décide à apostropher l'ersatz de rebelle qu'il avait devant lui.

- Camille Edzi.
Prononça-t-il sur un ton qui avait quelque chose de particulièrement cassant, malgré la simple constatation qu'engageait la prononciation de son identité.
- Ta capacité à commettre des imbécilités a réellement quelque chose de mystique, le sais-tu ? Je te prie de te lever, je n'aime pas parler à un individu qui ne semble pas assumer ses propres faits et gestes.
Sa voix était calme, dépourvue d'agressivité. Mais pourtant, c'était une intonation qui sonnait comme un bris de verre, comme si elle dispersait en éclats de tessons la personne victime de sa colère grondante et contenue.
- Le directeur m'a déjà parlé de toi il y a quelques jours. Voudrais-tu me forcer à lui confirmer la mauvaise impression qu'il a vis-à-vis de ton comportement ? J'enlève deux points à Serdaigle pour comportement odieux et injustifié vis-à-vis d'un Préfet. Maintenant, tu vas me dire quel éclair de génie t'as poussé à commettre ce geste contre moi. J'ai été très tolérant jusqu'alors car nous sommes sous le même Blason, et ce malgré les âneries que je t'ai déjà vu faire. Mais là, tu te penches sur la mauvaise pente, Camille.

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