Oxumorôs

Après la guerre, la paix nouvelle reste précaire et menacée...
 
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 [Defi] Déambulations métaphysiques

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Beedle le Barde
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Date d'inscription : 08/07/2010
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MessageSujet: [Defi] Déambulations métaphysiques    Dim 1 Aoû - 18:46:08

Une après midi d’octobre…

Un petit plaisantin a mis au point un étrange parfum. Indore mais troublante, sa fragrance a le pouvoir d’égarer votre esprit quelques instants. Vous ignorez ce qui en est la cause mais, soudain, une question absurde se glisse au milieu de vos réflexions et devient essentielle.


Citation :
Trois sujets peuvent vous hanter :

+ Pourquoi la pensée populaire veut-elle qu’un poussin soit plus mignon qu’un caneton ? (et ce constat vous agace particulièrement, vous vous sentez une âme militante telle Hermione à l’époque de la S.A.L.E)
+ Il n’y a pourtant pas de honte à gagner sa vie dans une boîte de streap-tease ! (d’ailleurs, vous envisagez sérieusement de faire carrière)
+ Personne ne le sait mais vous êtes en réalité le héros/l’héroïne d’un conte de fée. (Victime d’une malédiction, investi d’une mission, maltraité par une vilaine belle mère, vos frères et sœur ou simple paysan, il est certain que les épreuves vous mèneront vers un bon génie ou l’amour de votre vie).

Les plus touchés auront peut-être envie de se lancer dans un discours pour convaincre leur entourage. Oui, vous vous sentez une âme d’orateur, personne ne devrait ignorer le fond de votre pensée.

+++++++


Les sujets sont au choix. Vous pouvez si vous le souhaitez en traiter 2 mais cela ne pourra pas se faire dans le même rp.
Un paragraphe de 30 lignes minimum doit porter sur l’exercice.
Entre 5 et 15 points seront accordés aux participants qui devront se signaler en précisant leur sujet à la suite de ce topic .
Il n’est pas nécessaire d’interagir avec les autres personnages du topic. Un simple poste de passage peut suffire mais aller à la rencontre des autres pourra vous rapporter plus de points.
Le sujet est ouvert jusqu’à la fin du mois de Septembre.


Ne reculez devant aucune fantaisie et Amusez vous bien ! cheers
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Luna Lovegood
Serdaigle, 7 ème Année
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MessageSujet: Re: [Defi] Déambulations métaphysiques    Lun 30 Aoû - 15:32:41

Luna sortait d'un cou particulièrement facile de sortilège. Le cours avait porté sur les révisions des six dernières années. Bien qu'elle est manquée une grande partie de sa sixième, Luna était bien à jour dans ses études. Elle avait plutôt passé le cours à rêvasser tranquillement. Que se sois sur des sujets pénibles comme son emprisonnement - toujours bien présent dans son esprit- ou sur un sujet beaucoup plus passionnant mais beaucoup plus compliquer : Rolf. Elle n'arrivait pas à cerner le garçon. Ou plutôt elle n'arrivait pas à ce cerné par rapport à lui. C'était nouveau et nébuleux. Elle était encore bien plongée dans ses penser flou lorsqu'elle arriva sur le palier de l'étage. Sans porter attention à l'odeur étrange, mais tellement délicieuse qui flottait dans le couloir. S'emplissant les poumons, elle avança.

Puis soudain, Rolf était bien loin dans son esprit. Un épais brouillard se placer sur ses précédentes pensées. Plus rien ne restait dans son esprit que... Les canards ! Les tout petit et merveilleux canetons. Rien de plus beau. Rien de plus mignon ! Leurs petites démarches hésitante, leurs petits sons paillant. Vraiment ils étaient les rois du règne animal ! Et là, une pensée surgis. Une révélation. Et c'était inamissible ! Les poussins étaient considérés plus mignons ! Pourquoi ! Hein ! Pourquoi ? Qu'avaient-ils de plus ? Rien du tout ! Tout ceci devait cesser. La vérité devait éclater. Et elle, elle allait l'aider à se montrer au grand jour ! Foi de Luna Lovegood, les Canetons auront la place qui leur revient de droit !

Premièrement, un slogan. Il lui fallait un slogan pour avoir une campagne. Et des macarons aussi ! Et une organisation. Oui. La SPLOC Société Protectrice Lumineuse et Officieuse des Cannetons. Maintenant que cela était réglé, vite ! Un slogan ! Mais Luna ne trouvait pas. Et plus elle cherchait, plus elle frustrait. Les canetons devaient être remis à leur place ! Cela ne pouvait attendre. De rage elle cria. Un long hurlement strident. Elle ne pouvait pas laisser ses pauvres petites bêtes se faire détrôner par les poussins. . Sans qu'elle ne s'en rende compte, elle avançait dans le couloir. Et là, au moment bénis où elle allait mettre enfin le doigt sur un slogan digne de ce nom... Oui, Rolf c'était un sujet vraiment compliqué. Le truc encore plus compliquer c'est pourquoi elle avait mal à la gorge comme si elle aurait hurlé et pourquoi Rolf à l'air d'un caneton dans son esprit...

Haussant les épaules, elle continua son chemin vers la salle commune. Une bizarrerie de plus.

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Regardez ! là! un Ronflack !-->ici<--
Tu me crois folle Invité ? Le suis-je ?
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Liliana Vanloock
Serpentard, 6 ème Année
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MessageSujet: Re: [Defi] Déambulations métaphysiques    Lun 30 Aoû - 16:28:50

Un esprit trop occupé ne se souciait de rien de plus que de la gestion de son temps, et ne désespérait sur d'autres choses que l'écoulement trop fluide de ce dernier. Liliana avait bien fait de postuler à la place nouvellement vacante de rédactrice en chef de la Gazette de l'école. Grâce à ce travail, allié aux cours chargés de la sixième et avant dernière année d'études à Poudlard, la Serpentard n'avait guère le temps de se préoccuper des inconstances de son humeur. Elle devait penser avant tout à garder le rythme en potions, à faire enfin des efforts en astronomie, et à considérer avec le plus de sérieux possible quelle position prendre, quels mots choisir dans les articles les plus épineux de la Gazette.
Heureusement, elle n'était pas seule pour tout ce travail. Lenny la secondait assez brillamment. Enfin, elle n'avait pas à se plaindre de lui. D'autant plus qu'elle pouvait lui laisser le sale boulot sans qu'il ne puisse faire grand chose pour s'y soustraire.
Arrêtée au beau milieu du couloir, c'était d'ailleurs son collègue qu'elle cherchait, un oeil sur les jambes qui défilaient à côté d'elles, un autre sur le contenu de son sac. Elle demeurait à demi accroupie, persuadée qu'elle reconnaîtrait le pas de Lenny malgré l'affluence. Étudier la démarche d'autrui était un réflexe inné chez elle. Lorsque l'on savait y prêter attention, le balancement du corps pendant la marche était, lors d'une première approche, le meilleur révélateur de personnalité. Par la suite, il était le moyen le plus sûr de reconnaître autrui lorsque le couloir était chargé de crânes bruns, blonds et roux et que les voix entremêlées les unes aux autres ne devenaient plus qu'un chaos inintelligible. Il suffisait juste, donc, de ne pas rater son passage s'il venait à s'approcher de sa position.

Enfin, Liliana parvint à extirper de son sac surchargé de notes de cours, de manuels et de documents divers un long parchemin contenant le brouillon d'un article de presse, rédigé à la main. Des ratures et des annotations couvraient le feuillet jusque dans les marges.
Ce simple morceau de vélin était la raison pour laquelle la jeune fille déambulait dans les couloirs à la recherche de la tête blonde de Pinsker. Elle avait besoin de son avis pour un article spécial qu'elle comptait rendre le soir même aux étudiants chargés de la publication. Le sujet était grave. Il concernait un criminel affilié aux Mangemorts qui venait d'être arrêté par les Aurors.
Son intuition lui faisait soupçonner que la situation était beaucoup plus compliqué que le Ministère n'avait bien voulu le faire savoir. En ces temps encore instables, la communauté était éprouvée et avait besoin d'être rassurée, néanmoins. Liliana, au vu du profil de l'homme arrêté, doutait de la véracité de son arrestation. Cet homme était d'une grande intelligence, malgré le fait qu'il soit assez dément pour assassiner jusqu'à sa propre soeur. Les circonstances prêtaient à penser que le Ministère était tombé dans un piège, ou qu'il mentait tout simplement à la population, pour les rassurer à propos de leur pouvoir. Or, il n'y avait pas besoin d'avoir le QI de Merlin pour se douter qu'ils avaient essuyé de trop grands échecs pour maîtriser pleinement la situation actuelle. Le dilemme était alors le suivant. Quel profil adopter ? Le cynisme ne serait pas de bon ton et une trop grande confiance en les propos du Ministère passerait pour de l'hypocrisie, voir pire encore, de la niaiserie. L'objectivité, la neutralité, seraient les qualités les plus adaptées à l'article. Cependant... Les mots avaient du mal à venir. Elle voulait trouver un moyen, par un ton des plus anodins, à dresser le profil de l'homme sensé avoir été assez stupide pour prendre le nom de jeune fille de sa génitrice.
Et le pensait-elle, ce profil ne collait pas. Cela transpirait le piège, et la précipitation de la part des forces de l'ordre. Imaginez, s'argumentait-elle mentalement, tandis qu'elle jetait son sac sur l'épaule et qu'elle s'engageait dans le couloir. Un sorcier qui avait eu la puissance pour tuer de nombreuses vies, comme le supposait son état de Mangemort, assez intelligent pour conserver sa vie sociale comme le plus parfait des citoyens. Cet homme serait-il prit aussi aisément ? Non, bien sûr que non.

C'était tout de même fou. Un mangemort, un dément qui a du pratiquer les rituels les plus obscurs, était capable de conserver une vie tout à fait normale, comme si de rien n'était et avoir un passé scolaire et professionnel des plus brillants. L'homme est un caméléon. C'était comme ces filles, belles et souriantes, qui la nuit, se transformaient en véritable image du péché. Dénudant leur corps pour gagner leur pain, dansant comme des diablesses toute la nuit durant, pour reprendre le jour venu la vie la plus normale et la plus simple qui soit. Aller faire les courses, aimer, vivre une vie de famille, qui savait. Liliana devait bien se l'avouer, cela avait quelque chose d'admirable. Cette dualité était fascinante. Au fond, elle aussi rêvait de montrer sa face la plus secrète et la plus sombre au monde. Être reconnue pour ce qu'elle était au plus profond d'elle, qu'il y avait-il de plus excitant, de plus exaltant ?
Cette pensée sortie d'une inexplicable association d'idées la transportait. C'était comme si, tout à coup, elle était enivrée. Son esprit flottait dans un nuage de pensées qui faisait gémir et rugir de plaisir la jeune femme sagement camouflée derrière sa parfaite petite tenue d'écolière. Rien qu'une fois elle pourrait... laisser sortir ses pulsions, ses fantasmes ? Oh, et pourquoi qu'une seule fois ? Quel mal y avait-il à ça ? Les bonnes moeurs le condamnaient, mais au contraire, c'était parfaitement valorisant. Peu de gens osaient s'assumer tels qu'ils étaient. Elle ne voulait pas faire partie de cette majorité là. Être comme le commun des mortels serait une insulte à ce qu'elle était, ainsi qu'à sa beauté. Cueillez, cueillez votre jeunesse : Comme à cette fleur, la vieillesse fera ternir votre beauté, comme le disait un certain Ronsard. Elle ne voulait pas pleurer son potentiel de séduction perdu à jamais, lorsque le temps serait écoulé, emportant sa peau lisse et sa chevelure épaisse, ses jeunes formes rebondies qu'honorait sa démarche chaloupée. Il n'y avait plus à hésiter, la gloire l'attendait.

C'est à ce stade de ses réflexions que Liliana aperçu parmi la foule une chevelure blonde qu'elle crut reconnaître comme celle de Lenny. Elle cria son nom avant de trotter dans l'assemblée, manquant à plusieurs reprises, dans sa précipitation, de renverser des petits premières années. C'était la cohue dans le couloir. Des étudiants s'arrêtaient par moment pour scander des choses qu'elle n'écoutait pas, d'autres se réunissaient avec des airs de conspirateurs. C'était sans importance.

- Lenny ! Je te trouve enfin, il faut absolument que je te parle.
Lâcha la Serpentard à bout de souffle, en empoignant le bras de son vis-à-vis.
- Il faut que tu sache, je dois accomplir quelque chose de grandiose. Il faut que j'ouvre une boîte de strip-tease !
Oublié l'article, oublié les criminels en fuite. Cela n'avait aucune sorte d'importance depuis que la jeune fille s'était trouvé un nouveau cheval de bataille, une nouvelle passion. C'était plus important que tout. Un sortilège d'explosion aurait put retentit au beau milieu du couloir que cela ne l'aurait pas extraite de ses projets.
- Ce sera géant. Des filles danseront nues avec des boas autour d'elles, il y aura des sortilèges d'envoûtement pour que les hommes paient mieux mes filles, je ferai fortune et les propulserai vers la gloire ! Qu'est-ce que tu en penses ?

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Lenny Pinsker
Préfet de Serpentard, 5e année
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MessageSujet: Re: [Defi] Déambulations métaphysiques    Jeu 2 Sep - 21:21:32

[Je ne fais que passer, et je crois que ça vaut mieux vu le contenu chaotique et profondément inepte de ce rp Grom ]

Préfet était un rôle flatteur chargé d’inconvénients. Lorsque la sonnerie du dernier cours retentit, les véritables ennuis commencent. En classe, l’autorité des professeurs fait loi. Dans les couloirs, les élèves excités par une trop longue journée de cours commencent à s’échauffer et les détenteurs du badge argenté sont les seules figures de référence. Un mois avait suffi à atténuer le sens du devoir de Lenny Pinsker qui avait appris à fuir les allées trop fréquentées et à se dérober dès qu’un Serpentard le cherchait. Ils venaient parfois par dizaine lui parler de leurs différents idiot avec un Gryffondor de deuxième année, ou le supplier de faire revenir un enseignant sur la punition injuste dont ils étaient victimes. Quand les professeurs ignoraient les réclamations, on appelait le préfet. Malheureusement la pratique était largement répandue dans sa maison. Aviez-vous déjà vu un disciple de Salazar supporter avec abnégation le poids d’une punition méritée ? Ils étaient toujours innocents, et ne se rendaient pas en retenue sans avoir épuisé toutes les sorties possible. Aujourd’hui, un groupe de troisième année le poursuivait en scandalisant à propos d’un professeur de métamorphose qui ne donnait pas assez de points à Serpentard. « Il faut que tu le signales à Hawthorne, ce n’est vraiment pas normal ! » « Attend, Joyce lui a donné une réponse hyper complète au dernier cours et elle n’a eu que 5 points ! Et juste après il a balancé 15 points limite gratuits à un Serdaigle pour un mot traduit en latin ! Tu lui trouves rien de bizarre toi ??? ». Ils s’écoutaient parler, s’envoyaient tour à tour la réplique en sautillant près de lui. Lenny avait un vague avis sur la question… Ses camarades souffraient d’une paranoïa de persécution classique et l’enseignant était du genre à entrer en transe en récitant des formules antiques. Il n’y avait rien de plus à comprendre. Argumenter serait une perte de temps, et l’idée d’un favoritisme plaisait trop à ses cadets pour qu’ils en démordissent.

Une curieuse intuition lui disait que la fin de cette belle journée d’étude n’était pas prête de s’améliorer lorsqu’une main se referma soudain sur son épaule et qu’une voix hypocrite chantonna un « couuuuuusin !!! » anormalement enthousiaste. Les Serpentard se dispersèrent pour laisser place à la dernière personne qu’il aurait souhaité voir, même sur son lit de mort… LE morveux de Gryffondor, Yoel Yankelowitz. Arrivé cette année même à Poudlard, cet affreux gamin à moitié roux venait pleurer auprès de lui dès qu’un professeur l’ennuyait. Le pire étant qu’il ne le connaissait même pas.

- Yoel…, lâcha-t-il dans un soupir, Je t’ai déjà dit que si tu as un problème quelconque à régler tu dois-t’adresser aux responsables de ta maison. Or je ne crois pas être…
- Oui mais pour une fois ça te concerne directement !
- C'est-à-dire ?
Il n’avait pu retenir un air plus intéressé. Le rouquin avait peut-être entendu quelque chose dans la salle commune des lions à propos d’un coup monté qui devait lui porter préjudice, ou surpris Samuel en pleine effraction du règlement, ou reçu quelques nouvelles de sa famille qui n’avaient pas pu remonter jusqu’à lui…

- Je crois que le professeur Hawthorne a décidé de pourrir mon année…, souffla-t-il le plus sérieusement du monde.
Un élan de violence inconsidéré fit trembler son avant bras, qu’il mettrait à couper si le gamin n’avait pas joué sur l’effet d’annonce pour se faire écouter. Il se demandait de plus en plus souvent ce qui avait expédié un enfant si mesquin sous l’étendard de Godric.

- Mais que veux-tu que ça me fasse ??!
rugit-il en espérant couper court à cette conversation forcée.
- Tu peux peut-être essayer de lui parler non ? Tu te rends compte que si elle reste à Poudlard jusqu’à ma cinquième année je risque de rater mes études de BUSE à cause d’elle ? Ma mère pense que tu peux peut-être faire quelque chose alors…

- Ta mère ? reprit-il consterné. Depuis quand est-elle une amie proche de ma famille ?
- Oh ça n’a pas d’importance. Elle m’a dit qu’on était cousins de toute façon, on a le même sang, on est tous de la même Grande Famille, c’est pour ça que quoiqu’il arrive nous devons rester soudés et nous entraider et…

- Nous ne sommes même pas cousins au troisième degré Yoel. Prend des cours particuliers de potion si tu es si mauvais.
Que s’imaginaient-ils ? Qu’il allait s’impliquer corps et âme dans leurs petite vie misérable parce qu’ils étaient ashkénazes ? Maman ne lui avait pas recommandé cette famille de toute façon. Miss Yankelowitz n’était qu’une profiteuse, le genre de femme qui se souvenait de votre existence à sa convenance en invoquant le très arrangeant « soutien à la communauté », valable à sens unique évidemment. Il semblait que son fils ait hérité de ce trait de caractère détestable.

Le bal des personnalités à fuir n’était cependant pas terminé. A peine débarrassé du Gryffondor, une voix surexcitée l’interpela. Quand Liliana l’abordait sur ce ton, il s’attendait systématiquement au pire. Qu’allait-elle lui demander cette fois ? Il refusait de retourner dans les vestiaires du stade de Quiditch ! Elle serra sa main autour de son bras avec une force très peu rassurante pour lui annoncer qu’elle devait ouvrir une boîte de strip-tease…… Pardon ? C’était une plaisanterie ? Lenny tombait des nues. La rédactrice-en-chef n’était pas une familière des blagues idiotes. Alors que sa déclaration était la plus grande aberration de sa journée, elle semblait même parfaitement sérieuse. La mine interloquée, il l’entendit parler de son projet d’avenir comme s’il était déjà mûrement médité. Un élément crucial avait été oublié cependant, les canetons. Pendant que ses crétins de Serpentard s’inquiétaient de leurs places au classement, que Yankelowitz réclamait de meilleures notes en potions et que Liliana construisait son univers de débauche, tout le monde ignorait le malheur de ces adorables créatures. Si ces pauvres esprits adoptaient un caneton, leurs problèmes se résoudraient pourtant d’eux-mêmes. Impossible de souffrir des aléas de l’existence avec un si beau compagnon. Comment pouvait-on dépenser une fortune dans des projets pharaoniques qui incitaient à la débauche quand justice n’était pas rendue à ces petits coincouinous ? Si les hommes de Liliana payaient plus, ne pouvait-on pas utiliser cet argent pour leur fondation ? Elle n’y avait bien évidemment pas songé ! Le plus révoltant était de voir le culte que l’on réservait à ces poussins ridicules pendant que les canetons n’évoquaient rien d’autre l’histoire tragique du vilain petit canard. Vilain ! Quel affreux adjectif ! Offrait-on des œufs de cane à Pâques ? Non ! Des œufs de poules, toujours ! Des poules en chocolat entourées de poussins, telles étaient les idoles de ce rite chrétien. Encore une preuve de l’infériorité chrétienne ! De leur incroyable absence de jugement et de goût ! C’était leur faute si ces pauvres cannetons se retrouvaient persécutés ! Il était temps de faire éclater la vérité.


- Comme s’il n’y avait pas plus important avant ! Des milliers de cannetons meurent chaque jour dans l’indifférence générale et tu oses parler de bénéfices pour ta boîte de strip-tease ?! Tu devrais avoir honte, la Cause ne sera pas mise sous-clé aussi facilement. Je jure de trouver assez d’adeptes pour démanteler ce complot chrétien qui donne la suprématie aux poussins !


Il se retourna et partit à grands pas vers le fond du couloir, il avait l’impression que sa tête bouillonnait d’idées, qu’une mission incroyable lui avait été donnée et qu’il avait assez d’idées pour endoctriner le monde entier. L’illusion s’effondra dans les escaliers. Admettre qu’il n’avait pas rêvé lui pris ensuite tout le restant de la soirée…


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Liliana Vanloock
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MessageSujet: Re: [Defi] Déambulations métaphysiques    Ven 3 Sep - 20:36:08

[Désolée... Comme dirait Denisot.]


Elle avait espéré du soutien, de l'enthousiasme. Deux choses à ne pas espérer d'autrui dans ce monde de requins assoiffés de pouvoir, où régnait en maitresse incontestée Dame Individualité. Alors que Liliana venait de lui confier le plus grand projet de sa vie, la clef de son épanouissement, Lenny lui renvoyait à la tête un discours abscons à propos de canetons. La chute fut rude, la déception grande. Elle le regarda lui tourner le dos sans en croire ses yeux. Il osait.
- Mais tu ne te rends pas compte, je te parle d'un projet autrement plus important !
S'écria-t-elle dans son dos.
- Je pourrais te payer mille fois de quoi sauver tes canetons si te me soutenais un petit peu, mais non, il faut que comme toujours, on me tourne le dos ! Lâche !
Avant qu'elle n'ait put terminer son argumentaire, la chevelure blonde du préfet avait disparu, absorbé dans le capharnaüm de voix qui s'écriaient, discutaient et s'enthousiasmaient autour d'elle. La cacophonie la plus totale l'entourait. Elle ne s'était jamais sentit aussi oppressée dans un couloir du château depuis le début de sa scolarité. L'idée qu'un évènement inhabituel se produisait lui traversa l'esprit, mais fut balayé aussi vite par les méandres confus de ses pensées. Qu'importait-il d'autre que de prouver qu'elle pouvait facilement faire carrière dans une boîte de strip-tease et propulser d'autres filles comme elles vers la gloire ? Des roturières, des bourgeoises, des petites comtesses, toutes ces femmes qui n'étaient considérées que par leur rang pourraient enfin dévoiler leur Moi intérieur grâce à elle. Les canetons pouvaient mourir.

Sans réfléchir, la Serpentard se jeta à la poursuite de son camarade. Les épaules se heurtèrent, des cris indignés retentirent, mais elle n'en avait cure. Elle fila à travers les escaliers alors que la cape du Préfet disparaissait à son embouchure, et dégrafa soudainement son chemisier blanc. Son soutien-gorge immaculé apparut à la vue de tous et de toutes.

- Et ça, ça suffira largement à la retraite de tes canetons, et plus encore !
Des élèves se figèrent, interloqués. Quelques sixième et septième année arboraient des airs de macaques à la vue de la poitrine de la jeune fille qui s'arrêtait soudainement à la moitié des marches. Le far lui monta aussitôt aux joues, tandis qu'elle demeurait immobile, ses bras tendus retenant les pans de son chemisier, l'esprit embrouillé. Qu'avait-il bien pu lui prendre pour oser faire une chose pareille dans l'enceinte de l'école, et à la vue de tous ? C'était bon, sa réputation était détruite, qui sait si cette honteuse anecdote ne la suivrait pas jusqu'à la fin de ses jours.
- Je...
Non, elle n'avait aucune excuse. Elle ne pourrait jamais rattraper un coup pareil. C'était la honte dans sa plus strict appellation, celle qui vous suivra jusqu'à ce que l'oubli ternisse le souvenir, et encore.
Les boas étaient retombés morts aux pieds de femmes honteuses de leur nudité, l'engouement s'était affadit derrière la gêne atroce qui cernait l'instant présent. Liliana referma son vêtement avec précipitation et descendit le reste des escaliers le menton bas, les yeux rivés sur ses pieds. Horreur. Si elle pouvait taire l'évènement dans la gazette de l'école, elle ne pourra jamais faire fermer la bouche des quelques bavards qui l'avaient vu s'exhiber au beau milieu des escaliers du premier étage.
Ce devait être un affreux cauchemar, à moins qu'elle ne se soit prit un sortilège de confusion sans s'en rendre compte. Certes, elle ne méprisait pas les Strip-teaseuses, mais de là à en faire sa propre carrière...

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Neil Riley
Poufsouffle, 5 ème Année
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MessageSujet: Re: [Defi] Déambulations métaphysiques    Mar 7 Sep - 22:07:50

[Je fais comme si tu avais édité ton message Lili ^^]

Certains enseignants confiaient les travaux de groupe au hasard. Et il n’y avait pas de chance moins heureuse que celle de devoir travailler ses sortilèges en compagnie de la frêle Alyson Lindon. C’était une adorable jeune fille de Poufsouffle, une aimable créature aux joues rondes qu’il était doux de tenir contre soi. Elle avait suivi Neil depuis sa première année. Sa présence souriante était un réconfort les jours où le monde entier croulait sous une avalanche de problèmes. Elle respectait sa tranquillité, lui remontait le moral dès que son humeur faiblissait et savait le reste du temps entretenir une conversation agréable, loin des ragots incessants qui animaient le cercle de ses camarades. Le jeune garçon la tenait en grand respect. Il lui faisait parfois découvrir les premières notes de ses dernières compositions, sûr de la qualité de son jugement. Hélas, les amitiés trop idéales ne sont pas toujours faites pour durer. L’affection d’Alyson était plus tendre qu’il ne l’aurait souhaité et ce sentiment s’était accru avec l’âge. Il avait fallu attendre la guerre et tout son lot d’horreurs pour que l’étroitesse anormale de cette relation le frappe enfin. Il n’avait jamais regardé cette fille comme autre chose qu’une camarade de classe. Mais Alyson possédait aussi ces attributs propres à son sexe qui la rendaient jolie. Alors que sa condition de sang-de-bourbe l’isolait, elle continuait à lui tenir la main. Etait-ce le désespoir ou la reconnaissance qui l’avaient poussé dans ses bras au mois d’avril ? Il s’était laissé embrasser sur un malentendu et n’avait fait aucun effort pour la repousser. Ils avaient essayé d’être ensemble. Qui sait si l’amour ne finirait pas par arriver avec le temps ? A quatorze ans, on ne saisit pas toujours très bien le fonctionnement de ces systèmes. Et les sentiments ne vinrent pas. Il n’avait pas su expliquer les raisons de la rupture en juin. Les pourquoi éplorés de la jeune fille recevaient des « je ne sais pas… » égarés. Quels arguments valables auraient-ils pu donner ? Ces choses-là ne se justifiaient pas. Alyson avait trouvé cruel son refus de « tout reprendre à zéro ». Elle l’évitait depuis la rentrée. L’heure qui venait de les réunir s’était passée sous une tension palpable. La magie d’Alyson était devenue trop erratique, et son regard chargé d’une colère prête à tomber au moindre signe aimable de sa part rendait la concentration de Neil très difficile.

Le soulagement était grand à la sortie du cours. Chacun partait de son côté, tout rentrait dans l’ordre. Hélas, cette association attirait trop de curiosités pour passer inaperçue. Eddie Griggs, un poufsouffle très collant qui s’était autoproclamé « meilleur ami » , le rattrapa en trottinant sur ses jambes courtes en le hélant d’une voix nasillarde à faire grincer des dents.
- Eh Neil ! Qu’est-ce qui se passe avec Alyson ??
- Rien, répondit-il simplement en accélérant le pas.
- Enfin, je sais que vous n’êtes plus ensembles mais c’est définitif ? Enfin je veux dire… tout le monde raconte qu’elle tient encore beaucoup à toi…
Eddie avait un talent certain pour retourner le couteau dans la plaie. Il ne le faisait même pas exprès. Sa maladresse pathologique blessait tous ceux qu’il voulait aider. Mais Neil était trop troublé par ses mots pour les lui rapprocher. Il aurait souhaité pouvoir faire quelque chose. Seulement, tant qu’Alyson s’obstinait à l’aimer, il n’y avait rien à espérer. Les sentiments ne se forçaient pas. La jeune fille n’aurait jamais dû quitter sa place d’amie.
- Je tiens aussi à elle Eddie, mais c’est différent… Est-ce que tu peux comprendre ça ?
- Vous formiez un joli couple tous les deux, qu’est ce qui n’a pas marché en fait ?
Non, ce garçon était complètement bouché. Neil se contenta d’un soupir ennuyé. Il n’avait aucune envie d’engager une discussion sur ce sujet. De plus, Eddie risquait de tout prendre au premier degré et de débattre jusqu’au dîner sur les mêmes questions.
- Tu vas sortir avec Amalia alors ?
lança-t-il soudain après quelques secondes de silence manifestement intenables.
Amalia, Gryffondor de sixième année qui l’avait pris pour cible – semblait-il – depuis que le chanteur des Nimbus avait quitté Poudlard. Elle le trouvait très à son goût selon les dire de quelques commères et ses sollicitations devenaient de plus en plus éloquentes. Neil ne savait plus très bien par quels moyens s’en défaire. Il grimaça, plus embarrassé.

- Qu’est-ce qui te fait dire ça ?
- Ben… Peut-être le fait qu’elle vient tous les matins manger à notre table depuis deux semaines… Elle est vraiment j… jolie… A ta place je lui dirais oui tout de suite si… elle voulait bien de moi…
Le pauvre Eddie s’empourprait et bafouillait. Il aimait parler de ce vaste sujet qu’était les filles avec lui parce que Neil ne se moquait pas de son intérêt désespéré pour l’autre sexe. Il souriait, répondait patiemment. Mais en son for intérieur, tout n’était que condescendance. Ce garçon avait à peu près autant de chances de se trouver une copine qu’un poney de gagner une course équestre… Son absence de charme et d’intelligence n’avaient jamais joué en sa faveur, tout comme son physique relativement ingrat et sa voix irritante. Néanmoins, si céder quelques temps à Amalia pouvait aider Alyson à tourner la page, il devait peut-être suivre son conseil… Cette fois, il était à peu près sûr de ne pas être aimé de la Gryffondor. La situation serait peut-être moins délicate… non ?
- Mais je crois qu’une fille bien plus belle m’attend.

Cette fois, Neil put difficilement cacher son désarroi.
- Comment ça ?
- Eh bien c’est ce qu’une fée m’a prédit le jour de mes quinze ans. J’étais parti couper du bois en forêt pour nourrir le foyer de notre pauvre chaumière quand, au moment d’abattre un jeune arbre, il m’a semblé entendre une voix qui me suppliait de n’en rien faire. Décidant d’accorder foi à cet étrange phénomène, j’ai pris soin de laisser à cet arbrisseau maladif tout l’espace qu’il lui fallait pour grandir. Au bout de quelques mois, une fée m’a promis que la plus belle fille du royaume serait ma récompense, mais que je devrais pour la trouver braver tous les dangers et faire preuve d’une grande vaillance !
D’accord, Eddie avait l’habitude de s’emporter dans des tirades absurdes. Neil se serait figuré une plaisanterie idiote si son camarade avait l’habitude de pratiquer le second degré. Il l’étudia d’un regard inquiet. L’abstinence pouvait-elle rendre un homme fou si jeune ? Fallait-il le conduire à l’infirmerie, lui conseiller de prendre l’air ou de se reposer ? C’était ennuyeux. Mais après tout, ce misérable ne serait pas un obstacle à sa quête. Il savait très bien que la plus belle fille du royaume lui était destinée, n’était-il pas de haute lignée ? La légende parlait d’une belle princesse égarée, frappée d’une terrible malédiction par la jalousie d’une sorcière qui ne supportait plus de voir le jeune homme dont elle était éprise courtiser cette beauté. Elle s’était débarrassée de la rivale en prenant sa place au château. Depuis, la contrée où régnait autrefois la famille de la belle s’étiolait. Tous les sujets hypnotisés se laissaient docilement conduire par l’odieuse souveraine et seul un prince pouvait rendre tous ses esprits à la triste princesse amnésique qui errait déguenillée à travers tous le pays.
- Neil, regarde, c’est elle !
Eddie venait de repérer Liliana en pleine conversation avec un garçon blond. La princesse était sur le point de se perdre avec un personnage des plus obscurs. Il devait la tirer de cette sombre affaire et évincer le prétendant de pacotille qui essayait de lui voler sa gloire. Un coup de coude bien placé mis le manant hors d’état de nuire. Il se précipita à la suite de Liliana qui s’élançait dans les escaliers en criant comme une forcenée. La malheureuse n’avait vraiment plus toute sa tête. Il la retint par le bas et la fit se retourner face à lui. Livrée aux pires licences, la jeune femme avait défait son corsage et exposait sa gorge à la vue de tous comme la dernière des ribaudes.

- Calmez-vous gente damoiselle. Vous vous oubliez. Est-il donc bien vrai que vous ne gardez nul souvenir de votre noble lignée ? Ne prêtez aucune attention au drôle qui vous fuit, j’aimerais vous conduire en des lieux bien plus digne de vous, où tous les honneurs qui vous sont dus vous seront enfin rendus.


Il espérait que la princesse ne serait pas assez folle pour crier au scandale en pleine rue et aurait la présence d’esprit de se rhabiller au plus vide. Cette vue plongeante était tout de même indécente, et terriblement troublante. Même sa condition de prince ne résista pas à la gêne qui s’emparait de tout son corps. Ses yeux retombèrent sur la poitrine de Liliana avant qu’une affreuse prise de conscience ne lui révèle la pire situation de sa vie toute entière. Diable, que venait-il de faire ? Etait-ce sa faute si la chemise de la Serpentard était déboutonnée ? Les dernières secondes le laissaient dans une extrême confusion. Il lâcha le bras de la jeune fille, recula d’un pas, se heurta à une marche et se rattrapa de justesse à la rampe.


- Je… heu désolé… J’étais dans le couloir avec Eddie… et maintenant je suis là et… je n’y comprends rien, excuse moi…


Quel vilain tour lui avait-on joué ? Il ne se souvenait de rien, si ce n’est d’un rêve étrange où il s’était réincarné en prince de conte… Dire qu’il avait espéré voir ses rapports avec Liliana évoluer depuis la fin de son concert… Elle allait le détester à présent. Il détourna son regard pudiquement tout en sachant qu’il était trop tard pour atténuer l’impact de cette rencontre malheureuse.

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Liliana Vanloock
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MessageSujet: Re: [Defi] Déambulations métaphysiques    Mer 8 Sep - 16:50:58

[C'est tout nul mais bon, au moins j'ai fait quelque chose aujourd'hui qui m'a changé les idées. ^^']

Essayez de rattacher la boutonnière de votre vêtement lorsque vos doigts tremblent et que votre vue se trouble sous l'effet de l'émotion et de la honte. Essayez, et vous rirez moins de la pauvre Liliana, qui les joues piquantes, peinait à cacher sa gorge dénudée aux regards de malotrus qui ne cherchaient même pas à cacher leur émoi. Quelle folie ! Des rires crispés retentirent, quelques regards se détournèrent, certains passèrent leur chemin avec l'air de celui qui vient de croiser un fou, quand on l'attrapa tout à coup par le bras. Son chemisier quitta sa main sous l'emprise de la poigne qui enserrait son bras et elle se retrouva à nouveau exhibée, la mort dans l'âme. Ce devait être un professeur, elle était fichue. Elle se ferait exclure de son poste à la Gazette et peut-être même pour quelques temps de l'école. On la verrait d'un mauvais oeil dans le corps professoral, à jamais. Elle venait de ruiner sa réputation et sa scolarité.
Mais non. Lorsqu'elle osa lever les yeux sur l'individu qui la tenait par le bras, elle découvrit avec stupeur un visage connu, et qui n'était pas celui d'un enseignant. C'était ce type pas mal, qu'elle avait jugé relativement à son goût malgré ses fringues douteuses, le bassiste des Nimbus. Finalement, elle aurait préféré se retrouver nez-à-nez avec McGonagall.

Qu'est-ce qu'elle pourrait bien dire pour justifier sa tenue ? Elle ouvrit la bouche, mais aucun mot n'en sortit. D'ailleurs, elle n'en aurait pas eu le temps, car Riley se jetait dans une tirade tout droit sortie d'un conte de fée, lui promettant des contrées féériques où elle serait adorée à son juste titre. C'était un rêve, ce n'était pas envisageable autrement. Elle s'était prise pour une future strip-teaseuse, et maintenant Neil avait tout l'air de se considérer comme un prince. Pincez-moi !
Mais dans un rêve, le prince charmant ne jetterait pas un regard oblique sur sa poitrine, et n'aurait pas cette expression troublée que le bassiste était en train d'afficher. Ou alors, ce serait un cauchemar où le prince charmant – pourquoi serait-ce Neil, d'ailleurs ? – s'offusquerait et la traiterait de dépravée. Il n'en fit rien. Il lâcha son bras, trébucha et manqua de dégringoler dans les escaliers si une rampe ne l'avait pas sauvé de justesse. Et il s'excusait.
La Serpentard profita de se répit fermer quelques boutons de son chemisier et aider le jeune homme à se relever. Liliana sentait ses joues en feux et ce détail l'agaçait terriblement, cela accentuait son embarras. Elle lâcha pudiquement la main de l'adolescent lorsqu'il fut remis sur pieds avant de s'accrocher à son tour à la rampe. Il n'y avait pas trente-six solution. Fuir lâchement et, ce faisant, ancrer dans l'histoire la honte de sa vie, en rire, ou assumer et dire la vérité. Mais dire qu'elle avait rêvé l'espace d'un instant faire carrière dans une boite de strip-tease était tout de même honteux, même si cela était l'effet d'elle ne savait quel sortilège dont Neil avait aussi été frappé
.

- C'est très embarrassant.
Murmura-t-elle pour elle-même. Bon, autant assumer. Aucune autre solution ne lui permettrait de s'en sortir avec un peu de panache.
- Merci de m'avoir rappelé à ma "noble lignée", Monseigneur, je crois qu'autrement j'aurais signé mon arrêt de mort. Socialement, du moins.
Elle termina de fermer sa boutonnière puis lissa son chemisier, comme si ce geste pouvait lui conférer à nouveau toute sa crédibilité. Elle savait très bien que ce ne serait pas le cas, et c'est pourquoi elle s'extirpait de ce moment de gêne par l'humour.
- Je crois que les lieux dignes de moi sont le plus loin possible de ce couloir. Je ne sais pas ce qu'il s'y passe, mais Spinker se prend pour un sauveur de canetons et moi je... Tu me verrais bien en strip-teaseuse ?

Oh non, l'idée lui était encore passée par la tête, assez longtemps pour qu'elle puisse formuler cette question stupide, et trop fugace pour qu'elle ne se rende aussitôt compte de l'ineptie qu'elle venait de lui lancer au visage.
- Et merde.
Lâcha-t-elle en français.

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Neil Riley
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MessageSujet: Re: [Defi] Déambulations métaphysiques    Jeu 23 Sep - 21:44:58

[J'osais pas le poster paskil est naze]

Le prince charmant avait perdu le fil héroïque de son histoire. Une main posée sur la rambarde, un genou plié sur une marche, il contemplait les pieds de sa princesse avec un trouble consommé. Il s’extirpait d’un rêve sublime où Liliana lui était promise, et où sa fière allure mettait les jeunes filles en pâmoison. Un instant d’ivresse lui avait laissé croire à toutes les folies. Il ne s’était jamais senti aussi fort. Une odeur agréable parfumait l’air et il lui semblait qu’il pouvait soulever des montagnes, triompher de tous ses ennemis armé de son courage et guidé par une âme vertueuse bénie des dieux. Rien ne lui résistait. L’insignifiant bassiste des Poufsouffle courait soudain vers un destin couvert de gloire. Mais ce n’était qu’un fantasme trop réel. La belle élève de Serpentard n’avait pas besoin d’être sauvée, il craignît même d’être l’auteur de sa nudité. Avait-il pu la déshabiller ? Connaissant le personnage, cette brutalité scandaleuse lui aurait value une paire de claques cuisantes et instantanées. Or, elle n’en faisait rien, et resta figée de stupeur avant de se rhabiller d’une main tremblante. Elle l’aida ensuite à se relever, signe qu’il n’avait apparemment rien à se reprocher. Le contact de ses doigts électrisa tout son bras. Il lui semblait qu’il allait tomber une seconde fois. Et il fallait bien reconnaître que l’uniforme règlementaire de Poudlard faisait honneur aux longues jambes des jolies jeunes filles… Hum… Neil se redressa, un air pataud qui n’avait plus rien de vaillant fiché sur son visage rouge de honte.

Ce n’était pas en plaisantant que Liliana le mettrait plus à son aise. Son discours confus lui revint en mémoire. Il n’avait donc pas imaginé ces paroles idiotes, prononcées dans un style très éculé. Les dialogues des contes de fées n’étaient pas faits pour être adoptés, surtout au XXe siècle. Qu’y avait-il de plus ridicule qu’un garçon s’exprimant sans forfanterie dans la langue de ses ancêtres Classiques ? Eddie se prenant pour un dom Juan peut être. Neil se mordilla la lèvre. Il ne se sentait pas de rebondir sur la répartie de la Serpentard. Un mauvais sort l’avait de toute évidence frappé mais cette explication ne suffisait pas à lui faire passer l’embarra de ses égarements. Les autres élèves en avaient-ils seulement été victimes ? Liliana le lui confirma, comme pour lui assurer que son attitude n’avait rien de dramatique, Spinker – ou n’était-ce pas plutôt Pinsker ? – se prenait pour un sauveteur de canetons, et s’il en croyait la réputation du préfet des verts, il n’était certainement pas du genre à scander des inepties pour amuser la galerie. Quand à Eddie… Son imagination flottait quelques centimètres au-dessus de son intelligence. Il allait toujours au plus évident et s’étonnait parfois des histoires grotesques qu’on lui racontait en les prenant pour vraies. Sa fable était inspirée de toutes pièces par l’étrange sortilège qui les avait envoutés. Etait-ce aussi pour cette raison que Liliana avait déboutonné son chemisier ?

La question de la jeune fille répondit – semblait-il – à son interrogation. Neil ne savait plus où se mettre ni quelle réponse lui donner. Ferait-elle une bonne strip-teaseuse ? La phrase avait été prononcée avec tant de sérieux qu’il avait hésité sur le coup. Il ne voulait pas la vexer. Certaines filles étaient tout à fait capables d’utiliser une ruse aussi grossière pour mesurer leur effet. Mais Liliana n’avait pas besoin de jouer à ce petit jeu. Il était évident que son physique n’avait rien à envier à celui des filles de sa classe. Ce corps était parfaitement proportionné, opulent là où il fallait, comme l’avait confirmée la vue sur sa gorge entièrement libérée. N’importe quel garçon était capable d’invoquer à son tour l’humour en saisissant l’ambigüité de la demande. Il suffisait de rire doucement en réclamant une prestation privée pour s’en assurer. C’était le meilleur moyen de voir si la fille attendait d’être courtisée. Si l’ensorcèlement faisait tomber les barrières qu’ils se posaient en s’enfermant chaque jour dans leur rôle d’élève modèle, qu’attendait-il pour essayer ? D’être un autre sans doute. Neil n’était qu’un jeune homme désarçonné tout juste capable de bredouiller un :

- Heu peut-être… enfin non ! Je veux dire il y a plus valorisant… - Puis sa voix reprit une assurance inhabituelle. - Votre seule place se trouve au château de vos pauvres parents que je m’en vais libérer des fers de cette sorcière maléfique ! Ce sont ses artifices qui vous maintiennent dans cet état d’égarement. Mais croyez bien que… heu…

Les effets du sortilège étaient plus aléatoires mais toujours présents dans cette partie du château. Neil s’empourpra de plus belle. Impossible de lutter contre les effets de ce maudit poison. Les idées de son double « Prince Charmant » n’étaient cependant pas idiotes. Il esquissa un sourire forcé, et poursuivit de la façon la plus décontractée possible :


- Je ne sais pas qui a lancé ce sortilège ou ce parfum mais il m’a l’air très étendu et très puissant, je crois que nous ferions mieux de nous éloigner le plus possible en attendant qu’un professeur ne règle le problème.


Il invita Liliana à descendre un étage plus bas et attendit qu’elle fasse un premier pas avant de la suivre. Au moins, il restait galant, songeant-il amèrement. Avant de se rappeler que les règles de bienséances voulaient qu’il fût devant. Qu’importait, les filles indépendantes ne disaient-elles pas elles-mêmes que ce code était un tissu de machisme ? Ses rencontres avec la Serpentard tournaient toujours à la catastrophe. Ils étaient encore partis pour s’ignorer la moitié de l’année après une telle mésaventure…

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Liliana Vanloock
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MessageSujet: Re: [Defi] Déambulations métaphysiques    Dim 26 Sep - 15:38:55

Il était bien rare de voir la jeune Vanloock perdre de sa superbe et de sa confiance naturelle. Jusqu'à aujourd'hui, elle aurait pu dire que celui qui la verrait rougir n'était pas encore né. Ce n'était plus d'actualité. Le menton un peu bas, elle se sentait aussi gênée que le paraissait Neil. Celui-là s'était empourpré comme s'il venait de se prendre un coup de soleil aussi soudain que violent en plein visage. Une arrière pensée étrange gravita dans l'esprit de la Serpentard, cette gaucherie empreinte d'embarras redoublait le charme du Poufsouffle. Là où un autre aurait renchérit d'une façon vulgaire ou déplacée, Riley se contentait de bredouiller, cherchant quels mots pourrait être apprécié par l'oreille de la blonde. Son regard trouble le rendait attirant. À coup sûr, c'était encore une empreinte de ce satané sortilège, qui répandait une odeur poivrée dans l'air, très agréable et sensuelle. Son esprit était encore en délire total et... apparemment, celui de Neil également. En effet, il avait reprit sa voix de héros éculée pour la rappeler à son rang, que d'étranges artifices lui avaient oublier. Il était ridicule, mais ce double des plus surprenant n'avait, dans le fond, pas tort. Ce qui ne l'empêcha pas d'éclater de rire, tout en se reculant d'une marche avec méfiance. Elle n'avait plus aucune envie de se trouver à son tour prise dans l'effluve pernicieuse du sortilège. Imaginer ce qui pourrait se produire entre un prince charmant et une strip-teaseuse l'effrayait trop.

La jeune femme posa sa main sur sa bouche dans le but d'arrêter ce rire qui pourrait passer pour de la moquerie pure, alors qu'il n'était que le reflet de la honte qui se dissipait. Neil n'était pas un Serpentard, mais elle n'avait aucune envie de se gausser de lui et de prendre alors le risque que toute l'école sache qu'elle lui avait offert une vue plus que plongeante sur sa poitrine, ce quasiment corps à corps. Ce souvenir nébuleux fit rosir une nouvelle fois ses pommettes, mais Liliana cacha l'empourprement soudain de ses joues en détournant le visage en direction de la fenêtre qui libérait un flot de lumière solaire dans les escaliers.
Neil, pendant ce temps, tentait de reprendre contenance. S'éloigner, oui, c'était la meilleure solution pour éviter une nouvelle catastrophe, d'autant plus que la Rédactrice n'avait plus rien à faire ici. Elle pourrait retrouver Lenny, dans l'espoir de lui parler enfin sérieusement de l'article qu'elle avait prévu d'écrire, mais cela ne l'enchantait guère. Elle espérait qu'il avait oublié les propos qu'elle lui avait tenu, mais elle en doutait sérieusement. Ils demeuraient vagues, chez elle, mais la réponse de Pinsker était encore parfaitement claire dans son esprit. S'il osait en parler, la vengeance serait bien piètre en révélant qu'il avait tenu un discours à la gloire des canetons. Non, ils parleraient plus tard, lorsque cet incident ne serait plus qu'un souvenir duquel on pourrait rire. Dans dix ans, peut-être, se dit-elle amèrement.

- Tu as raison, fuyons cet endroit, en espérant que le problème soit rapidement réglé.

Elle suivit Riley dans les escaliers sans plus lui adresser un regard. Après le rire, elle se sentait tout bonnement mortifiée. Le garçon était sur ses talons, mais elle n'avait plus qu'une envie, le fuir. Cependant, elle savait que si elle restait seule, elle allait tourner et retourner dans son esprit ce moment de honte publique. Certes, elle n'avait pas été la seule touchée par l'étrange phénomène, mais cela n'amoindrissait pas l'évènement, pas encore.
Après quelques pas dans l'escalier, et lorsqu'elle fut sûre de ne plus sentir l'effluve empoisonnée qui flottait plus haut, elle s'arrêta et releva le visage en direction de Neil. Une question s'imposa aussitôt à son esprit : l'avait-elle vraiment trouvé attirant ? Ses yeux perçants parcoururent le jeune homme. Ses cheveux cendrés en bataille invitaient à y plonger les doigts, son visage fin mais dur avait une aura particulière et originale, qui ne se retrouvait que chez de rares personnages, aussi bien à Poudlard qu'à l'extérieur du château. Il était beau garçon. Grand, bien fait, et il n'avait pas l'air de s'en rendre réellement compte. Du moins, il n'en usait pas comme ces quelques imbéciles qui se prenaient pour des Don Juan en devenir. Mais... Non, ce n'était que le sortilège qui avait exacerbé son sentiment. Liliana avait d'autres choses à faire que de jouer aux minettes à fleur de peau. Elle n'avait jamais été ainsi, et ses prétendants avaient été rares à obtenir d'elle moins de froideur et de secret. Cette idée avait pour elle quelque chose de déplaisant, de rabaissant. Comme si se prendre de tendresse pour un garçon était révéler une part de faiblesse qu'elle préférait voir demeurer cachée bien au fond de son coeur.

- Je suis sincèrement navrée, je crois qu'il vaudrait mieux éviter pour notre bien à tous deux de parler de cet évènement, tu ne penses pas ? De toute façon, sache que si tu oses prononcer un commentaire sur ce que tu as vu, je t'égorgerais à mains nues.
Elle agrémenta cette menace - pourtant bien réelle - d'un sourire complice. Ses paroles passaient pour légères, cependant, elle n'hésiterait pas à mettre à exécution sa menace, et même si elle ne pouvait l'égorger au risque de finir à Azkaban, l'équivalent serait tout aussi meurtrier.
- Nous ferions bien de prendre l'air, des fois qu'encore un peu de cet envoûtement se trouve dans nos poumons. Un air plus pur nous ferait du bien. De plus, je n'ai pas envie de croiser quiconque ayant déambulé aux alentours de ce couloir. Je suppose qu'il en est de même pour toi, et je serai toi, je ne prendrais pas le risque d'aller chercher ton ami Eddie qui fanfaronnait en sautillant la dernière fois que je l'ai vu...
L'invitation était très claire, et Liliana s'étonna elle-même de l'avoir proposé alors qu'un instant auparavant, elle désirait se soustraire à la présence de Riley. Il fallait dire qu'elle changeait rapidement d'avis. Cette idée dépourvue de calcul trouva cependant un intérêt. Elle pourrait, si Neil acceptait de la suivre hors du château, savoir s'il comptait reprendre son rôle de batteur au sein de l'équipe des Poufsouffle. Son esprit accaparé par la charge de travaux diverses avait reprit le dessus, laissant derrière lui les réflexions ambigües qu'elle s'était posé plus tôt.

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Beedle le Barde
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MessageSujet: Re: [Defi] Déambulations métaphysiques    Mar 28 Déc - 15:59:53

Défi terminé, les points seront distribués dans les sabliers.
Merci d'avoir participé, et à bientôt !
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MessageSujet: Re: [Defi] Déambulations métaphysiques    

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