Oxumorôs

Après la guerre, la paix nouvelle reste précaire et menacée...
 
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 Looking for Lucrèce (Libre)

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Samuel Pinsker
Serpentard, 4 ème Année
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MessageSujet: Looking for Lucrèce (Libre)   Ven 19 Mar - 12:08:35

-Non ! Lucrèce !

Plusieurs têtes se tournèrent vers Samuel, mais l'adolescent n'en avait cure ; sans prêter attention aux curieux, il venait de bondir à la poursuite d'un éclair blanc, lequel avait profité de l'entrée d'un élève dans la salle commune pour se précipiter dehors. L'éclair blanc en question, dénommé Lucrèce, était le chinchilla de Lenny ; le préfet, convoqué à une réunion, avait confié l'animal à son frère en lui demandant de vérifier s'il n'était pas malade. Depuis quelques jours, Lucrèce faisait grise mine, ne mangeait plus guère, et arborait un pelage terne et tombant. Fier que ses capacités à s'occuper des animaux soient reconnues, Samuel avait accepté la mission avec plaisir ; il avait profité du calme de ce samedi après-midi ensoleillé pour s'installer dans la salle commune avec la bestiole afin d'observer son comportement. La sournoise créature s'était laissée câliner un moment, et avait endormi la méfiance du blondinet avant de s'échapper à toute allure. Au moins, c'était une bonne nouvelle : Lucrèce n'était pas malade, juste hypocrite en diable.

Samuel traversa en deux bonds la salle commune, se précipita dans le couloir, mais aucun chinchilla blanc ne l'y attendait. Si Lenny revenait et s'apercevait que son animal avait réussi à se faire la malle... Il fallait absolument retrouver cette pourriture de Lucrèce avant le retour du préfet. De deux choses l'une : soit la bête était partie à droite, soit elle s'était barrée à gauche. Raisonnement imparable, mais qui n'aidait pas Samuel à choisir une direction de recherches. À tout hasard, il tira sa baguette magique, inspectant du regard chaque recoin du couloir ; après quelques instants de silence, la bête, mise en confiance, finit par sortir d'un renfoncement du mur. Samuel prit son élan pour tenter un plaquage dans la plus pure tradition rugbystique, mais le chinchilla lui fila entre les bras, le bout de sa queue caressant au passage le poignet de l'adolescent.


-Lucrèce ! Reviens bordel ! Lenny va me tuer...

L'animal savait-il seulement que cet appel s'adressait à lui ? Il ne ralentit pas son galop, probablement effrayé par ce gamin qui le poursuivait ; il s'engouffra dans un couloir mal éclairé, au grand désespoir de Samuel qui ne pouvait même plus le suivre du regard.

-Lucrèce ! Allez viens ! Viens voir tonton Samuel, il va te donner des bonbons... allez, rapplique, saloperie...

Sa baguette éclairée levée devant lui, le gamin s'avançait lentement dans le couloir, inspectant soigneusement chaque recoin, tout en continuant à appeler la sale bête, promettant alternativement de lui donner à manger et de la passer au four.

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Jack Field
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MessageSujet: Re: Looking for Lucrèce (Libre)   Ven 19 Mar - 16:30:57

J'aime bien les animaux, mais je n'en ai pas, et bizarrement des fois, ça me rend un peu triste. Pas assez de blé, alors je suis allé dans les sous-sols me taper un rail. Normal quoi. En fait, même au mieux de ma forme et tout ça, je me serais quand même tapé un rail. Bref. J'avais un miroir, une paille, la dope, les narines. Trop bien. Tandis que je me masse le nez d'un air satisfait, je sens comme une petite présence sur mon flanc gauche.
Oh, un gros rat difforme.
Je prends le gros rat dans mes mains et l'examine dans la pénombre, il se débat. C'est vraiment un très joli rat trisomique, tout blanc avec une petite queue poilue. En fait, même réveillé il a l'air endormi. Il est vraiment très rigolo. Est ce seulement un rat ? J'aime bien penser que c'est le fils débile une famille de rat, et qu'il est parti explorer le monde pour trouver un copain humain et vivre plein d'aventures du genre récupérer un trésor ou sauver des enfants. Pas de chance, j'ai oublié ma pelle chez moi, je serais pas son copain pour faire plein d'aventures. Mais je peux pas le laisser là tout seul hein ? Peut être qu'il crie, un cri de rat. Je sais pas. Je le mets dans mon sac avec mes petites affaires pour me repoudrer le nez et je me lève. Je taxerai du manger pour rat à mes petits condisciples de dortoir. Je marche un peu pour ralier les hauteurs.
Oh, un élève. Il a l'air essoufflé, sans doute l'humain-copain pour faire plein d'aventures du rat débile. Je lui rends ou pas ? Dilemme difficile. Autant lui demander. Si ça se trouve, il est là pour la même raison que moi : Ennuie complet. Qui voudrait d'un rat débile franchement ? Il a des gros yeux et des oreilles cons, c'est pas un beau rat pour gamin en manque d'affection ça, ils choisissent toujours les petits et mignons, avec des moustaches qui ressemblent pas à rien. Généralement les pauvres bêtes meurent de maltraitance, parce que changer la cage et s'en occuper, c'est fatiguant. Ça doit être dur de mourir d'ennui dans une cage pleine de merde quand même.

- T'as perdu quelque chose ?

Je m'avance vers lui pour baisser la baguette allumée, avec de la lumière plein la gueule je peux pas lire sur les lèvres, et puis ça fait mal aux yeux. Je me demande encore ce que je vais faire du gros rat quand même... sans doute le rendre, et puis à tous les coups, il crie dans mon sac et je l'entends pas (forcément). J'aurais pas l'air con. Le truc ultime, ça serait de faire payer guguss pour avoir mon propre rat, mais il serait pas trisomique comme celui là, pas cool. Je lui demanderai où c'est qu'on trouve des rats comme ça, il sait forcément. Tout blanc, avec une petite queue poilue. Très important la petite queue poilue. Et puis il est tout doux... je suis forcément obligé de m'en séparer dis ? Au pire je fais celui qui comprend pas, genre sourd-muet quoi... ah bah oui, mais j'ai déjà parlé. Râh le con. Bon sang, apprendre à parler a été la connerie ultime d'une longue série, maintenant on arrive à me prendre pour un entendant ! Bordel.

- J'ai vu un gros rat à moitié trisomique tout blanc, c'est à toi ?

T'as vu comme je progresse à parler, hein ? Une virgule, un point d'interrogation... Bientôt je pourrais chanter Grease. Super ! Je m'allume une cigarette en mattant le type en stress. Il est blond, jeune, sale, et en stress. Voici la description la plus concise que je puisse faire sur ce jeune homme. Je crois l'avoir déjà croisé dans les couloirs, ce qui n'a rien d'exceptionnel en soi. Il m'a peut être déjà croisé lui aussi (logique, on se croise rarement unilatéralement) en talons-aiguilles, mais là j'ai pas voulu me casser la tête, jean/T-shirt et puis c'est marre. On est samedi merde, un moment pour se faire magnifiquement chier.
Pour le mot de la fin : Vive les gros rats blancs trisomiques.
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Samuel Pinsker
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MessageSujet: Re: Looking for Lucrèce (Libre)   Dim 21 Mar - 15:50:33

Un machin blanc au sol ! Samuel pointa sa baguette sur l'objet, déjà rassuré d'avoir retrouvé cette saloperie vivante de Lucrèce, mais l'examen lui révéla que la chose blanche en question n'était qu'un vieux mouchoir en papier usagé abandonné là. Le gamin maugréa un juron tout en reprenant ses recherches ; pourvu que la sale bête n'ait pas été trop loin... en particulier vers le bureau du professeur de potion, pas très éloigné, où se tenait un énorme serpent qui aurait certainement été ravi de croquer un chinchilla évadé. Et s'il ne retrouvait pas Lucrèce ? Comment annoncer la nouvelle à Lenny ?

Lenny, tu es un homme à présent, il va falloir être courageux.
Déjà, ça partait mal. C'était le genre de phrase qui tirerait à son frère un cri strident.
Lenny, j'suis désolé...
Non, celle-là, il la lui servait douze fois par jour, à chaque fois qu'il avait besoin de l'intercession du préfet.
Lenny, j'ai eu un problème...
Même remarque, trop rebattu comme entrée en matière.
Ou alors se taire ? Faire la gueule, laisser le grand s'inquiéter, et après quelques instants de silence angoissant, annoncer d'une voix blanche le décès du chinchilla ?
Je l'ai enterré, je voulais pas que tu le voies comme ça...
Oui, bonne idée ; aller préparer un petit trou dans le parc, pour pouvoir montrer à l'éploré la tombe de son animal, et le tour était joué. Enfin, c'était le dernier recours, si cette viande à mouches de Lucrèce ne se montrait pas.

Tout doucement, Samuel progressait vers des parties moins fréquentées du château, les sous-sols mal éclairés où l'on ne se rendait que pour une bonne raison ; la consommation de substances illicites, les ébats sexuels plus ou moins réprimés, les complots en tout genre, les cours clandestins de magie noire lorsque celle-ci ne figurait pas au programme... En général, les Serpentard formaient l'essentiel du public que l'on pouvait trouver dans ces coins-là ; des légendes circulaient encore sur les redoutables disciples de Salazar, et bon nombre d'élèves des autres maisons étaient assez nigauds pour croire aux histoires les plus folles. « Tu sais que l'an dernier, Drago Malefoy et quelques autres ont mutilé un Poufsouffle de première année ! Ils lui ont coupé quatre doigts ! Je te jure, je l'ai vu ! » Samuel aussi avait vu le Poufsouffle en question ; en réalité, il s'en était tiré avec quelques mandales et un sort qui l'avait privé momentanément de l'usage de ses mains. Cela n'empêchait pas les rumeurs d'aller bon train, alimentées par le comportement peu affable de bon nombre de Verts et Argent sous la Carrowcratie.

Tout ça pour dire que la présence d'un autre élève dans cette partie des cachots était déjà plutôt rare, alors d'un élève non Serpentard... C'était carrément une apparition. Pas divine pour un rond, regretta le blondinet en constatant que la personne ne présentait aucune excroissance mammaire digne d'examen. En y regardant de plus près, le garçon – car c'en était un, vous l'aurez deviné – était un élève de Poufsouffle que Sam connaissait vaguement pour l'avoir vu en cours. Un nommé Joey. Ou James. Ou Jack. Ou Jésus-Christ. Enfin quelque chose avec un J. Un gars un peu bizarre auquel le blond ne pensait pas avoir jamais parlé, mais qui l'intriguait quelque peu par son côté marginal. L'air ennuyé, sans cesser d'inspecter les alentours, Samuel l'informa de l'objet de sa quête
.

-Ouais, j'ai perdu une bestiole... le chinchilla de mon frère...

Le gars expira une bouffée de tabac qui fit légèrement tousser Samuel – le vertueux garçon n'avait jamais touché à une cigarette, la preuve qu'il pouvait passer à côté d'une connerie. Le Serpentard recula machinalement d'un pas pour éviter le nuage bleuté, et posa un regard plein d'espoir sur celui qui pourrait, d'après ce qu'il disait, être son sauveur.

-Un gros rat à moitié trisomique blanc... ça pourrait bien être ça ! Il est où ?

Curieux, ça ; Joey-James-Jésus disait qu'il avait trouvé la bête, mais ne la montrait pas. C'était quoi, une prise d'otages ? Et quel serait le montant de la rançon pour cette petite crevure de Lucrèce ? Parce que si c'était trop cher, il restait l'option tombe dans le parc. Lenny pleurnicherait cinq minutes, et puis en garçon fort et digne qu'il était, il ferait le deuil de son bestiau. Allez, J-Man, annonce la couleur.

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Jack Field
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MessageSujet: Re: Looking for Lucrèce (Libre)   Mer 24 Mar - 14:13:19

Et là, une déception immense m'envahit. Le gros rat blanc trisomique n'en était pas un, juste un chinchilla de merde. Je les croyais gris moi. Enfin excusez moi, mais quand on a prit assez de trucs pour tuer un jeune cheval, on peut se permettre de se tromper sur la nature d'un putain de rongeur. Bon, très sincèrement, si ça avait été un gros rat blanc trisomique, je l'aurais volé, mais là, un chinchilla... Je peux pas me permettre d'avoir un animal normal et inintéressant, quitte à m'encombrer d'un trou à fric et à temps, autant prendre un chien guide.
J'allais donc lui rendre sa merde.

- Attends je l'avais pris je savais pas à qui il était.

J'avais un peu de mal à parler là, genre parce que je suis défoncé comme un porc.
J'enlevais mon sac de mon dos pour récupérer le chinchilla du frère de monsieur le châtain pas très soigné, et fourre la main dedans avec la confiance sereine du gars qui ne s'y connait pas en animaux. Grossière erreur, une douleur violente me saisit soudain à la jonction du pouce et de l'index. Je retirai vivement ma main, une bête accrochée au bout. D'un geste violent j'arrachai la saloperie qui alla se faire mettre ailleurs, sur le sol par exemple. Pendant l'opération, j'avais l'expression faciale d'un gars qui souffre bien profondément, mais je savais ne pas produire un seul son. C'est pas de l'ordre du réflexe ça encore. Enfin on s'en fout, la seule urgence valable actuellement était qu'une putain de bestiole de merde de mes couilles m'avait charcuté la main dans les grandes profondeurs et que si je n'appuyais pas immédiatement mon pied sur son échine de tout mon poids, j'allais être très frustré dans ma vengeance.
Mais notez ce grand avantage que j'ai sur l'adolescent de base : Je n'ai pas hurlé un seul gros mot.
Portant ma main blessée à ma bouche tout en souffrant consciencieusement, je regardais successivement la réaction du gars, l'emplacement de la souris débile et la quantité de sang qui coulait de ma main. Conclusion : J'allais sans doute me faire déchirer, les rats ça court vachement vite et je n'allais pas mourir d'hémorragie dans l'immédiat. Que de bonnes nouvelles.

- Merde.

Le pauvre gars, l'ascenseur émotionnel qu'il avait dû se prendre. « Ah si j'ai ton rat... Ah en fait non ! ». C'est très gênant comme situation. C'est vrai que de base, je suis un emmerdeur de première, mais c'est pas une raison, il y a un temps pour chaque chose (c'est à dire que là j'ai plus envie de dormir que de faire chier mon monde). J'étais bon pour un cache-cache avec le rat, juste par acquis de conscience.
Tout en essuyant ma main (très délicatement, un petit tapotement pour enlever le surplus, tout au plus) sur mon jeans, je regardais autour de moi pour trouver le vilain rat trisomique et anthropophage. Il me fixait avec ses petits yeux noirs et vicieux, le goût de mon sang encore en bouche, alors que moi j'avais eu de la compassion pour lui et tout. Posté à deux mètres, en sachant pertinemment que même si je lui sautais dessus de toute ma vitesse, je l'attraperai pas. Un rongeur sadique, prompt à se cacher sous les meubles, d'une roublardise sans précédent. Le tueur de la patience, le fléau du zen.

- Comment on l'attrape ?

Je suis sûr qu'il n'existe pas de sort pour ça, et une giclée de sobriété m'arrivait dans les veines tandis que je constatait la situation : J'avais balancé le rat du gars, je me devais de l'aider à l'attraper. Quelque chose me dit que ce type l'avait perdu d'une façon presque aussi conne précédemment. Peut être pas aussi bêtement que de le fourrer dans son sac comme un vulgaire livre et se faire chiquer, mais pas loin. Je lui poserai la question plus tard. En attendant, il y en avait qui allait finir en purée de chinchilla faisandé.
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Samuel Pinsker
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MessageSujet: Re: Looking for Lucrèce (Libre)   Sam 27 Mar - 21:02:27

La mine anxieuse, Samuel guettait la réaction du garçon ; à vrai dire, il n'avait pas l'air tout à fait dans son état normal, et son histoire de rat trisomique pouvait bien être le pur produit d'une imagination fertile... De toute façon, dans cette partie du château, on rencontrait facilement des gens un peu bizarroïdes. Le blondinet n'avait rien contre ces pittoresques populations ; il était plutôt tolérant et acceptait sans barguigner toutes les perversions, ou presque. Il éprouvait même, sans le dire, une certaine attirance vers ces élèves dont on disait qu'ils s'en mettaient plein le pif, ou plein les poumons... et, plus encore, vers ceux qui avaient la réputation de mener une vie sexuelle débridée. Ne parlait-on pas de parties fines, organisées entre initiés dans les lieux les moins fréquentés de l'école ? De quoi alimenter les rêves secrets d'un adolescent de quatorze ans, dont les hormones se faisaient chaque jour plus envahissantes... Quel garçon de son âge n'a jamais rêvé de se retrouver au milieu d'une séance de débauche, avec des tas de filles folles de leur corps ? Il n'y avait que Lenny pour trouver effrayante une telle perspective...

Peut-être – allez savoir- que le Poufsouffle revenait d'une de ces fameuses parties, ce qui aurait expliqué sa présence dans cette partie déserte du château. Peut-être qu'il pourrait parrainer Samuel pour qu'à son tour, il puisse se joindre au cercle fermé des initiés. À quatorze ans, le blond avait en effet décidé que cette année scolaire serait celle du grand saut dans l'inconnu ; fini les baisers sans suite, les tripotages approximatifs, les morceaux de chair à peine entrevus au hasard d'un coup de chance ; au matin de son anniversaire, à la mi-août, le gamin avait juré devant l'Eternel, qui n'en demandait pas tant, de faire dans les douze mois ses premiers pas dans la cour des grands. Autant dire que la disparition de Lucrèce venait de passer au second plan avec les idées que Samuel venait de se faire sur le type. Comme le Poufsouffle plongeait obligeamment la main dans son sac pour attraper la bestiole, le blond demanda innocemment :


-Tu faisais quoi dans ce coin ?

L'air entendu, de façon à lui faire comprendre qu'il savait bien qu'on ne vient pas là par hasard. Ensuite, il ne resterait qu'à engager gentiment la conversation pour gagner la confiance du mec, et se débrouiller pour savoir s'il était oui ou non un des habitués des ébats au sous-sol. Si non, qu'il aille donc zoner ailleurs ; si oui, il deviendrait immédiatement aux yeux de l'adolescent un véritable héros... Un sourire aux lèvres, Samuel avança la main pour récupérer Lucrèce, mais le type ouvrit la bouche comme pour hurler, le doigt en sang.

-Putain !

Lucrèce, évidemment, s'était carapatée, et Samuel ne put s'empêcher de penser que cette bestiole était vraiment le vice incarné... À se demander pourquoi Lenny l'aimait tant. Bref, deux options : courir après la saloperie vivante, ou s'inquiéter d'abord de l'état du Poufsouffle. Lucrèce semblait ne pas vouloir se cacher tout de suite, et le blond en profita pour s'enquérir gentiment :

-Ça va ?

Après quelques recherches dans ses poches, il attrapa un mouchoir en papier relativement acceptable, et le tendit au gars pour qu'il puisse étancher le sang ; c'est que ça saigne énormément, les doigts. Cette garce de Lucrèce ne perdait rien pour attendre. Dès qu'il l'aurait remise dans sa cage, Samuel se jura de la punir en la piquant avec une plume, ou en la forçant à avaler du poivre moulu, ou en lui cramant de dessous des pattes. Des sévices pas très avouables, mais ce rongeur de malheur ne les aurait pas volés. Pour une fois que Samuel rencontrait un gars susceptible de l'introduire dans les parties fines de Poudlard, il fallait que Lucrèce lui entame une phalange à coups de dents... Aucun tact, vraiment. Et elle les regardait à présent, de son air le plus crétin... Comment l'attraper ?

-Soit on lui saute dessus pour le plaquer, proposa Samuel, mais il risque de se barrer... soit on tente un sort... genre pour le stupéfixer... Tu sais faire ça, toi ?

Samuel était censé maîtriser ce sort depuis l'année précédente, mais sa dernière tentative de lancer ce sort s'était soldée par une gerbe de flammes bleues au bout de sa baguette, et par un D donné en soupirant par le professeur Flitwick. S'il faisait flamber le chinchilla de son frère en essayant de le stupéfixer, les conséquences seraient encore pires qu'un D. Mais le type devait savoir faire... à condition qu'il puisse viser juste, ce qui dans son état ne semblait pas gagné.

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MessageSujet: Re: Looking for Lucrèce (Libre)   Lun 5 Avr - 13:08:03

[HJ : JE SUIS A JOUUUUUUUUR !]

Je surveillais la bouche du gars du coin de l'œil, tout envisageant ce connard de Chinchilla. Quelle idée de parler aussi. Il me demandais si ça allait d'un air compatissant. Soit il est gentil, soit il se fout de ma gueule. J'hésite.

- Ca va, je ne suis pas encore à l'agonie.

Là dessus il se fout de moi pour de bon. Enfin je l'ai pris comme ça sur le coup. Je l'ai regardé comme si il venait d'assassiner des bébés chats sous mes yeux, à la fois surpris et choqué. Me demander si je sais lancer un sort, c'est comme demander à Ray Charles de faire un puzzle : C'est super drôle, mais de mauvais goût.
Après je me suis dit que j'étais pas Paris Hilton, que tout le monde ne connaissait pas tout de ma vie, et que c'était pas écrit sur ma gueule. Bordel, j'arrive à feinter d'être entendant ! YOUHOUHOUUUUU ! ... Mais comment je vais lui dire moi maintenant ? Nan parce que c'est un peu humiliant à expliquer, et puis il pourrait ne pas me croire, c'est déjà arrivé. J'vais feinter tellement je suis un ninja de la mort qui tue en vrai.

- Les cours, j'ai toujours eu un peu de mal à vrai dire.

On appelle ça un mensonge par omission, c'est mal. Enfin vu comment je dois parler bizarrement, il va finir par se dire qu'il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark. J'en reviens au chinchilla. C'est entre toi et moi bébé, pire que les cowboys qui se matent face à face dans je ne sais quel film – bizarrement, la télé, c'est moyennement mon truc aussi. J'vais lui niquer sa mère, en lui sautant dessus, parfaitement. Enfin j'essaye, parce que le temps que je lui arrive dessus, il était reparti, ce petit con. Je m'autorise un juron de circonstance, il faut savoir extérioriser son mal-être parfois :

- Sa mère la pute.

C'était la minute de poésie, merci de votre présence.
Pas le choix, je vais devoir... lancer un sort. Horreur et damnation. Je sors ma baguette vers la bestiole. Théoriquement, si elle bouge pas et moi non plus, ça devrait marcher, je suis pas assez déchiré pour oublier comment viser. Ne sachant pas signer le mot « stupéfix », je l'épelle, parce que oui, il y a un alphabet sourd. Alors effectivement, c'est pas Speedy Gonzalez hein, je fais les lettre une par une. T'imagine comme je chie dans la colle pour « spero patronus » ou ce genre de saloperie. Enfin ça prend pas cent ans non plus de faire des signes avec la main, mais c'est d'un frustrant...
Je ferme les yeux quand le sort se lance, espérons que ça fasse pas sauter la bête.
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Samuel Pinsker
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MessageSujet: Re: Looking for Lucrèce (Libre)   Mer 7 Avr - 22:36:14

Pour une raison qui échappait à Samuel, le garçon avait l'air contrarié – enfin, encore plus contrarié qu'après s'être fait manger une phalange par Lucrèce. Pourtant, il n'avait rien dit de méchant, ou alors il ne s'en était pas rendu compte... Possible, après tout ; ne disait-on pas que les Serpentard portaient en eux tant de bassesse qu'elle s'exprimait dans chacun de leurs gestes ? Rien que leur façon de respirer était emplie de fiel... C'était du moins la teneur du discours délirant tenu depuis la rentrée par les martyrs de naguère. Samuel avait entendu toutes sortes de théories, mais il n'y avait guère accordé d'importance ; à vrai dire, le restant de l'humanité, à l'exception de quelques personnes, n'avait strictement aucun intérêt à ses yeux. Il n'allait tout de même pas s'inquiéter parce qu'un abruti inconnu bavait sur le compte des Verts... Et, de même, il n'allait pas se mettre la rate au court-bouillon parce qu'un Poufsouffle sorti on ne sait d'om avait l'air de mal prendre... de mal prendre quoi, d'ailleurs ? Qu'on lui demande si ça allait bien ? Ou qu'on ose s'enquérir de sa capacité à lancer un sort ? Ben quoi... on peut être incapable de faire de la magie convenable et passer tout de même dans les années supérieures... Samuel en était la preuve. Le redoublement avait été envisagé pour lui en première année, mais Rogue avait
compris qu'à ce rythme-là, le gamin devrait repiquer toutes ses années, et terminer sa scolarité à
trente ans, en supposant qu'il apprenne à lire correctement d'ici là. Il passait donc malgré des notes souvent plus que pitoyables, et se trouvait parfaitement démuni pour récupérer un imbécile de chinchilla fugueur. C'était d'ailleurs le principal motif de son amabilité envers Jack-Jeremy (ou George ? Finalement, ce n'était peut-être pas un J) ; ce mec pouvait l'aider à rattraper la bestiole, premier point positif, et peut-être l'introduire, sans mauvais jeu de mots, dans les séances secrètes des bas-fonds de Poudlard.

Le blondinet approuva d'un sourire lorsque son interlocuteur confessa avoir du mal en cours – ça, il comprenait – en éprouvant, paradoxalement, un élan d'amitié pour ce gars. Ils risquaient fort, les deux bras cassés, de ne pas pouvoir attraper Lucrèce, mais la plaisir de rencontrer un compagnon de galère scolaire faisait oublier ce détail à Samuel. D'autant que pour se saisir d'un chinchilla, on n'avait pas forcément besoin de recourir à la magie... Un bon placage façon rugbyman, et le tour était joué... Ou presque.


-Mais merde ! Putain de bestiole !

Excédé, le Serpentard administra un violent coup de pied au mur, furieux de voir Lucrèce se faufiler entre les bras du Poufsouffle et aller les narguer un peu plus loin. Cette chiennerie d'animal avait l'air de s'amuser follement, mais si elle continuait, elle allait gagner le cocotier ; à savoir un sort lancé n'importe comment par Samuel, qui risquait fort de la rendre aveugle, diabétique, ou de la faire flamber...

Heureusement, le Poufsouffle tira sa baguette le premier... Le soulagement du blond ne dura guère ; visiblement, il savait encore moins lancer un sort que le cancre de service des Serpentard. Ça prenait un temps fou, et surtout, le mec ne prononçait pas d'incantation... Un éclair fusa en direction de Lucrèce, et la bête se retrouva les quatre fers en l'air, avec une drôle de petite fumée sortant de ses oreilles... Samuel se jeta sur l'animal et l'empoigna, bien décidé à ne pas le laisser repartir ; d'un geste brutal, il comprima les oreilles de Lucrèce pour faire cesser leur combustion, en commentant :


-Hé, c'est fort ça... tu lui as foutu le feu aux oreilles en le stupéfixant ! Il l'a pas volé, d'ailleurs, cette pourriture. En tout cas, merci... j'le ranimerai quand il sera dans sa cage, au moins il aura fini de vadrouiller...

Sans ménagement, il glissa Lucrèce dans la poche de son sweat, en se promettant de lui faire regretter sa fugue, mais il ne tourna pas les talons. Quitter si vite ce garçon visiblement en marge lui semblait être une erreur majeure ; après quelques instants d'hésitation, il finit par demander :

-Tu... tu venais faire quoi ici ? C'est pas un endroit très fréquenté... enfin, je veux dire... en général, c'est... on y vient pour de bonnes raisons... enfin... je..

Tu t'embrouilles, Sam, et comme à chaque fois, tu te mets à bafouiller, on ne comprend plus rien à ce que tu dis, et te voilà écarlate... Les joues brûlantes, le Serpentard songea qu'il aurait mieux fait de partir sans chercher à prolonger la conversation, mais il était un peu tard pour revenir en arrière et éviter de se lancer dans cette phrase perdue d'avance. Dommage, vraiment dommage...

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MessageSujet: Re: Looking for Lucrèce (Libre)   Ven 16 Avr - 18:33:59

Maintenant que j'avais stupéfixé et cramé la bête, je m'épongeais soigneusement la phalange avec le mouchoir qu'on m'avait donné. Je pense que si le rat trisomique avait pu bougé, il m'aurait déchiqueté avec ses petite dents. Ou alors il aurait hurlé de douleur en se roulant par terre. J'allais pour m'excuser d'avoir fait cramé les oreilles du rat, mais l'adolescent trouvait ça visiblement cool, je me ravisais donc. Il me remercia, même, en mettant cette saloperie de bête dans sa poche avec délicatesse (ah ah).
Ensuite, il bafouilla – suivre la conversation d'un ado qui parle vite (pléonasme) est une véritable torture, je plisse les yeux de concentration – quelque chose à propos de ce que je faisais là. La question me paru incongru jusqu'à ce que je me rappelle des rumeurs qui couraient sur les sous-sols du château à l'époque où j'étais jeune et innocent, elles devaient courir toujours de toute évidence. Les pièces du puzzle de Ray Charles se mirent en place dans ma tête : Adolescent vouloir vivre expériences palpitantes et repousser limites en flirtant avec interdits.
J'aurais pu lui dire qu'ayant parcouru les sous-sols en long, en large et en travers, je savais mieux que personne que le seul drogué que j'y ai jamais vu c'était moi, et que personne n'avait jamais perdu sa virginité ici – les filles ne sont pas grandes fan de caves sombres – mais ça aurait été trop honnête (et trop long à dire). Je me souviens pendant ma propre scolarité, vers mes quatorze ans, à l'époque où ça me travaillait pas mal, qu'on m'avait bizuté en me disant – enfin écrivant - « ramène toi ici samedi soir à une heure du mat', toutes les salopes en manque viennent là ». J'avais pas marché, mais couru à m'en faire péter les poumons, et finalement dormi en attendant l'improable nymphe qui viendrait me pomper. Malheureusement la nouvelle génération est sans doute plus intelligente que moi, et elle ne me croirait sûrement si je lui disais que de jeunes adolescentes venaient se faire ramoner dans les cachots de Poudlard par des puceaux qu'elles ne connaissent pas. Je sais pas, je pourrais présenter ça comme un lieu d'échange, ou toutes les différences étaient oubliées à l'entrer, un genre de club secret où même le pire thon avait sa chance, un idéal de l'amour libre. Avec un peu de chance, je pourrais même dériver sur communes auto-gérées sans que ça fasse improbable, mais ça serait trop long à dire.
Oh et puis merde hein. Je prends un air mystérieux et j'allume une cigarette, en regardant au loin, comme vers l'improbable orgie.

- Ouais on y vient pas pour rien, effectivement, tu m'as grillé... – J'vais pas rajouter « ah ! Que tu es malin et observateur ! », ça serait trop exagérer - Je faisais des repérages pour mardi prochain, ce couloir paraît assez discret, enfin j'en sais rien en fait... Niveau sonore je suis pas très bon.[b] Je désigne mes oreilles, parce qu'il serait temps qu'il comprenne qu'il y a quelque chose qui cloche, sinon il va gaffer et ça va me retomber sur la gueule.[b] Tu veux un pétard ?

Super Connard, mais oui c'est moi !
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Samuel Pinsker
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MessageSujet: Re: Looking for Lucrèce (Libre)   Mer 21 Avr - 22:14:28

Du bout des doigts, Samuel caressait le chinchilla stupéfixé, tout raide, en se demandant avec inquiétude comment il pourrait bien le ranimer. Il devait bien y avoir un contre-sort, quelque chose à faire, mais bien entendu, le blondinet n'en avait pas la moindre idée. Il ne savait déjà pas stupéfixer, il aurait eu du mal à annuler le sort... D'ordinaire, lorsqu'un acte magique lui posait problème – soit, approximativement, tous les deux jours – il appelait Lenny à l'aide ; lorsqu'il s'agissait d'un sort vu en classe, son aîné faisait mine de le réprimander, lui faisait promettre d'étudier plus sérieusement la théorie des sortilèges, puis exécutait l'enchantement demandé en ayant l'air de penser à autre chose – et Samuel le maudissait intérieurement ; était-il possible que d'autres puissent pratiquer la magie avec autant d'aisance alors que lui-même avait tant de mal ? Car même en étudiant (à supposer qu'il y parvienne, ce qui était rare), il avait toujours des difficultés ; lacunes importantes, concentration à éclipses, manque de confiance en lui, le cocktail explosif qui l'empêchait de réussir la pratique des sorts...

Les oreilles de Lucrèce étaient bizarres au toucher, un peu rêches, et une curieuse odeur de poulet grillé flottait dans l'air ; il faudrait aussi réparer cela avant que Lenny s'en aperçoive, et c'était encore moins dans les cordes de Sam que ranimer la bête... De toute façon, énervé comme il l'était contre l'animal, il était bien capable de finir de le carboniser en essayant de le réparer. Bon, il faudrait donc trouver un Serpentard serviable qui voudrait bien s'occuper de cette raclure de Lucrèce...

Mais il y avait d'autres priorités, pour le moment. Il y avait ce mec qui venait carrément de raconter qu'il était venu en repérage... À ces mots, Samuel oublia totalement Lucrèce, ses oreilles cramées et tout le reste. Mardi prochain, dites-vous ? Très bien, on y sera... L'adolescent feignit de ne pas relever l'information, mais elle s'était imprimée dans l'un des nombreux espaces libres de son cerveau. Pour le moment, une autre précision l'avait perturbé ; le mec avait montré ses oreilles, et parlé d'un problème sonore. Sourd ? Non, impossible, puisqu'il entendait ce qu'on lui disait... mais alors ? Bouchons dans les oreilles ? Le blond avait très envie de demander des éclaircissements, mais un vieux restant de bonnes manières l'en empêchait., et il se contenta d'approuver :


-Ouais, c'est calme, ici...

En marmonnant, conformément à sa bonne habitude, sans égards pour un sourd potentiel. On ne se refait pas en quelques instants... Le gamin parcourut le couloir sombre d'un regard ému, avant de revenir au mec. Un pétard ? Ce machin qui fait des étincelles et qui explose ? Non, Samuel était parfaitement au fait de la double signification du mot ; il n'avait jamais touché à une de ces cigarettes artisanales, mais faute d'avoir de l'expérience, il avait du vocabulaire. Par exemple, il savait bien que dans certaines circonstances, un joint ne désigne absolument pas un élément de plomberie...

-Ouais, j'veux bien, merci, répondit-il d'un ton dégagé, en essayant de se donner l'air du gars à qui on ne la fait pas. Il n'allait tout de même pas raconter que son unique rencontre avec une cigarette filtre s'était soldée par une quinte de toux de dix minutes... Poussé par le besoin de se montrer poli et de parler, il lâcha, sans aucun rapport avec rien : Au fait, j'm'appelle Samuel. Samuel Pinsker, j'suis en quatrième année...

Il joignit nerveusement les mains, cachant mal son impatience de toucher enfin à un pétard. Bien entendu, il ignorait que ces substances pouvaient rendre malade, et il n'avait pas la moindre idée de l'élémentaire prudence à observer pour une première utilisation. Autant dire qu'il risquait fort de passer le reste de la journée à gerber.

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