Oxumorôs

Après la guerre, la paix nouvelle reste précaire et menacée...
 
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 Le grand concert de rock !

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Minerva McGonagall
Directrice de Poudlard
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MessageSujet: Le grand concert de rock !   Dim 7 Mar - 21:22:08

-Un concert de rock and roll ? Vous plaisantez ?

Il était fou, c'était la seule explication. Il avait toujours été un peu hors normes, mais cette fois, la démence se déclarait franchement. Patiemment, comme si elle s'adressait à un grand malade, Minerva reprit :

-Mais je ne suis pas là pour organiser des concerts de rock and roll, enfin. Je suis la directrice de cette école, je dois tout reconstruire, préparer les élèves aux examens, faire oublier l'ère de la terreur, essayer de faire revivre un peu Poudlard...
-Faire revivre Poudlard, précisément. Quoi de mieux pour faire oublier, comme vous dites, l'ère de la terreur, qu'un concert à Pré-au-Lard ? Vous ne pouvez pas rêver mieux pour montrer à tous que Poudlard a changé, que le monde magique a changé. Nous ne sommes pas là seulement pour préparer les élèves à des examens, mais pour ouvrir leur esprit. En organisant ce concert, avec un groupe populaire, vous leur montrez que l'école n'est pas un monde clos...

Excédée, épuisée, McGonagall ferma les yeux, et ôta ses lunettes pour masser son visage osseux. Organiser un concert demandait un travail considérable, pour une tâche qui n'avait rien à voir avec le programme scolaire. Elle ne demandait pas mieux que faire plaisir aux élèves, mais il y avait tant d'autres priorités... Une intense fatigue s'emparait d'elle lorsqu'elle pensait à l'immensité de la tâche qui restait à accomplir.

-Vous êtes certain que c'est une bonne idée ? demanda-t-elle enfin en relevant les yeux.
-Sûr et certain.
-Dans ce cas... Je consens à considérer sérieusement cette idée, Albus.

Dans son cadre, Dumbledore cligna des yeux, un sourire malicieux aux lèvres.

**
Finalement; l'organisation du concert n'avait pas été aussi difficile que Minerva l'avait cru. Quelques bonnes volontés s'étaient manifestées dans l'école ; la perspective de cet événement inédit avait suscité un immense enthousiasme. Tous les élèves, y compris les plus jeunes, auraient à cette occasion le droit de se rendre à Pré-au-Lard ; les cours du vendredi après-midi seraient supprimés pour permettre à chacun de profiter du village avant l'heure du concert. Les commençants avaient tout d'abord protesté contre la mise en place, dans les rues, de stands vendant nourriture et boissons au profit des diverses associations de l'école, mais quelques négociations avaient rapidement ramené le calme ; ils ne seraient pas oubliés dans ces festivités, et il y avait fort à parier que les stands scolaires seraient très vite pillés par les visiteurs. Le concert était ouvert à tous, élèves, professeurs, mais aussi personnes extérieures ; la célébrité des artistes retenus ne manquerait pas d'attirer de nombreux spectateurs.

**

Le vendredi, dès le matin, Minerva quitta l'école pour se rendre au village, afin d'y superviser les derniers préparatifs. Toutes les issues du village avaient été sécurisées, de puissants sorts avaient été jetés pour empêcher toute intrusion, et quelques aurors viendraient sécuriser la soirée. Les ruelles centrales du bourg avaient s'étaient couvertes de stands colorés, dont certains arboraient déjà une banderole au nom de l'association qui les tiendrait ; une alléchante odeur de pralines, en provenance de chez Honeydukes, attirait vers la petite place où une vaste estrade tendue de velours rouge avait été dressée. Lorsque Minerva s'en approcha, un musicien gobelin accordait des instruments de musique ; il adressa un signe de la main à la directrice, et l'invita à pénétrer en coulisse pour rencontrer les membres du groupe vedette de la soirée, les Gobelins déchaînés. D'autres petits groupes assureraient l'animation musicale jusqu'à 20h, l'heure du concert des vedettes ; parmi les musiciens qui déambulaient dans les coulisses, McGonagall reconnut plusieurs de ses anciens élèves, et finit par se dire que ce n'était pas une si mauvaise idée d'organiser ce concert.

Il était trois heures de l'après-midi lorsque la directrice, après un dernier regard à la scène qui cachait tout un côté de la place, regagna Poudlard pour superviser la sortie des élèves. Il fut assez difficile de donner les dernières consignes à cette horde de mômes hurlants, et lorsqu'on ouvrit enfin les grandes portes de chêne sur ce flot humain, Minerva eut l'étrange sentiment d'avoir lâché un troupeau de fauves.
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Samuel Pinsker
Serpentard, 4 ème Année
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Lun 8 Mar - 21:03:57

« Les cours du vendredi après-midi sont annulés... »

Si cette phrase magique n'avait été prononcée par la voix frigorifique du professeur Hawthorne, Samuel aurait probablement bondi de joie, organisé une ola ou entonné un chant d'allégresse. Chose fort peu conseillée en présence de la nouvelle directrice de Serpentard, dont la sévérité déjà proverbiale avait terni le souvenir de celle de Rogue. Le blondinet écouta donc sagement la totalité de l'annonce, et attendit la fin du cours pour manifester bruyamment sa joie. Non seulement il n'y avait pas cours, mais on était autorisé à aller à Pré-au-Lard pour – cerise sur le gâteau – une soirée de rock ! Les noms des groupes seraient communiqués par voie d'affichage, mais le gamin se réjouissait d'avance ; il était un grand amateur de rock, qu'il ne dédaignait pas d'écouter suffisamment fort pour faire trembler les murs de la maison, à Portsmouth...

La semaine précédant l'événement lui sembla interminable. À ce rythme, le vendredi midi n'arriverait jamais ! De nombreux élèves partageaient son excitation ; il n'y avait que Lenny pour afficher une mine maussade, dont Samuel ne put, malgré ses efforts, connaître la raison. Son aîné esquivait ses questions, répondait à côté, balayait d'un geste las ses remarques encourageantes. Le pauvre préfet n'avait pas l'air en grande forme, et son jeune frère, dévoré d'impatience, n'était guère en état de le réconforter. Il ne parvenait à parler que de ce fameux concert, et chaque fois qu'il abordait le sujet, il semblait que Lenny s'assombrissait davantage. Finalement, le mercredi, Samuel coinça son frère après le cours de sortilèges, et déclara sur un ton autoritaire qui ne lui était pas coutumier :


-Vendredi, j'veux que tu viennes. Pas la peine de chercher des excuses. Si tu viens pas... Au fait, reprit-il sur un ton badin, tu sais que Lorelei cherche à tout prix à sortir avec toi ?

La menace était vile, mais efficace. Lenny promit, jura, ne cracha pas parce que c'est dégueux, mais le coeur y était. Et le vendredi, donc, les deux frères quittèrent ensemble Poudlard, au milieu d'un petit groupe d'élèves, pour se rendre au village. Samuel avait enfilé une tenue de circonstance – jean déchiré, sweat à capuche, baskets épuisées – qui avait tiré à Lenny un soupir apitoyé. Même pour aller dans les bas-fonds les plus sordides, l'aîné Pinsker aurait tenu à arborer une tenue soignée, à la différence du cadet qui n'aurait pas été gêné de rappliquer au château de Windosr en bermuda. Durant les premières centaines de mètres, Samuel tenta d'engager la conversation avec son frère, sur un ton surexcité :

-Tu t'rends compte, Lenny, les Gobelins déchaînés ! Et les Mystic Sombrals en première partie ! Ça va être du tonnerre !

Lassé de n'obtenir que des monosyllabes pour toute réponse, le blondinet préféra parler musique avec un autre garçon qui partageait son dortoir et ses goûts musicaux, et ils discutèrent à bâtons rompus jusqu'au village, comparant la virtuosité du guitariste de Nimbus à celle du leader des Botrucs Vulgaires.

-Tu verras ce soir si c'est pas les Botrucs les meilleurs !
-Nimbus a un nouveau batteur, ils ont beaucoup progressé, j'les ai vus cet été...
-N'empêche, ils peuvent pas se comparer aux Botrucs... le chanteur a une voix de pintade...
-Mais c'est le concept, dugland !

Lenny semblait particulièrement exaspéré par cette discussion acharnée, et lorsque le petit groupe arriva à l'entrée du village, il entraîna son frère vers la gauche tandis que tous les autres filaient à droite, prétextant « un truc à faire ». Le cadet ne protesta pas ; son regard venait de tomber sur les divers stands et, au-delà, sur l'estrade où se produiraient les groupes, et il avait momentanément perdu la parole. Profitant de ce répit, son aîné lui désigna l'un des stands, aux couleurs du Club de sortilèges de Poudlard, et annonça qu'il lui offrait une Bièraubeurre. Dans son état d'excitation, Samuel aurait été capable de bondir de joie si on lui avait payé une tournée de gratin de courgettes, et il approuva donc la proposition avec un enthousiasme débordant, un peu trop débordant, peut-être, pour une simple cannette de Bièraubeurre.

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Shiyn Yun Mey
Poufsouffle, 6 ème Année
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Mar 9 Mar - 12:44:49

"Exceptionnellement, vous n'aurez pas cours vendredi après-midi ..."

Par de cours vendredi après-midi, le professeur Chourave n'avait pas besoin de le répéter une seconde fois pour que tout le monde saute de joie dans la salle commune de poufsoufle. Même Shiyn un paraissait contente de cette nouvelle, et dieux sait qu'il lui était difficile de lui tirer ne serait-ce qu'un sourire sur son visage. Malheureusement personne ne profita de ce moment si unique, trop occupé à parler de leur futur programme du vendredi. Certains parlaient vivement de faire une visite à Honeydukes et d'autre chez Zonko avant de profiter plus pleinement de la musique. De son côté, la coréenne ne préféra pas faire de programme. A vrai dire, elle se demandait même si elle n'allait pas profiter du calme du château pour aller s'aventurer dans la forêt interdite. Oui, elle savait qu'elle n'était pas autorisée à y pénétrer, mais elle n'irait pas trop loin. Et puis, elle savait pertinemment que cet endroit n'était aussi sûr que les couloirs de l'école.
Durant toute la semaine, tout le monde ne parlait plus qu'une chose : le concert de Pré Au Lard. Shiyn devait certainement être la seule à ne pas se joindre aux autres pour papoter de cette excursion. En fait, elle ne se mêlait à personne, comme à son habitude. Et comme d'habitude, personne ne vint lui demander si elle serait intéressée d'y aller avec eux.
Ce n'était pas très grave, c'était comme ça depuis maintenant sa première année, bien que depuis la début de l'année, elle avait comme la vague impression qu'on lui témoignait autant de sympathie qu'un torchon au point que personne ne veuille s'assoire à côté d'elle en cours ou pour manger. La seule personne qui daignait lui adresser la parole n'était qu'autre son grand frère. D'ailleurs, lorsque le vendredi midi arriva, il l'interpella à la sortie de la grande salle.


" -Shiyn ! Tu vas au concert avec qui ?
- Et bien je pensais que ... mais elle n'eut le temps de terminer sa phrase que Jun reprit parole.
- Forcément avec personne. Dans ce cas, tu viens avec moi, il y a des personnes que je voudrais te présenter !
Mais je ...
- On se retrouve tout à l'heure en bas de l'escalier."

Puis il s'en alla, laissant sa soeur en plan.
Non mais vraiment, pour qui il se prenait ? Il était vrai qu'elle n'avait personne avec qui aller à Pré Au Lard, mais elle n'était non plus obligée d'y aller. Et puis suivre toujours son grand frère n'était pas dans sa liste des choses à faire. Lui, il pouvait faire ce qu'il voulait, mais qu'il ne vienne pas l'embarquer dans ses histoires. Quand au fait qu'il voulait la présenter à ses amis, et bien, elle s'en fichait. Si elle voulait se faire des amis, elle n'irait jamais chercher l'aide de son frère pour y arriver, malgré le fait qu'elle ne soit pas douée pour ce genre de chose.

Après avoir mangé, l'heure passa étrangement vite et alors que la demoiselle se dirigea vers le hall afin de sortir dans le parc, elle fut une nouvelle fois appelée par Jun. Zut ! Elle se fit alors plus petite qu'elle était déjà, mais difficile de se fondre dans la masse des élèves car très vite le coréen l'attrapa par le col de son pull. Shiyn se débattit pendant un bref instant avant de comprendre qu'elle n'avait aucune chance de gagner. Elle se laissa donc traîner vers un groupe de septième année, ce qui n'était pas pour lui plaire. L'aîné présenta donc sa soeur qui préféra rester muette que de sortir le moindre mot.
Enfin arriva le moment de partir. Shiyn traîna les pieds lorsque Jun la poussa vers la sortie. Pendant le chemin, le groupe de garçon faisait la liste de ce qu'ils fallaient acheter chez Zonko, une conversation peu passionnante mais qui avait le mérite de ne pas laisser un silence. Après quelques minutes, ils furent tous au village. Dans les rues se dressaient de nombreux stands. Chacun proposait des choses différentes bien que la bieraubeurre se retrouvait souvent et à des prix différents. Le groupe fit très vite le tour des stand avant de repérer où se trouvait la moins cher : celle du stand du club de sortilège. Aucun d'eux ne faisaient parti de ce club, mais la n'était pas l'importance. Ce qui était important c'était de ne pas se ruiner. Ils prirent tous de quoi boire et avant que Shiyn ne puisse dire ouf, les garçons partirent elle ne sait trop où, la laissant ainsi toute seule.


" Sympa ..."

La soirée qui allait suivre promettait d'être rudement longue.
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Jack Field
Poufsouffle, 6 ème Année
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Mar 9 Mar - 14:33:41

[HJ : En italique : Jack Field.
En normal : Solange Messenger.

Parce que hein, merde.]


Bon, Poudlard c'est bien mais on s'y fait copieusement chier quand même. Donc j'étais à me désoler sur mon triste sort, en slip devant la télé, une bière à la main, quand soudain on frappe à la porte. Oui, dans un monde normal, ce n'est pas un événement, mais on est à Poudlard là, chiantland, l'endroit où tu peux rien faire. Je vais ouvrir, en slip, pensant envoyer chier un élève, et en fait c'est Machine, du grattin quoi. J'lui ai dit que je dormais et que c'est pour ça que j'étais en calbute, et Machine m'a expliqué que je devais aller foutre mes miches vendredi à un concert et faire le prof charismatique. Ouaiiiiis. En fait, je dois juste surveiller qu'il n'y a pas de coma éthylique ou d'orgie pleine de mineurs innocents.
Enfin bref, Machine se tire. Putain, heureusement que j'avais pas encore un coup dans le nez.

Ouaiiiiiiiiiis un concert ! ... Oui je sais camarade d'auge, tu es surpris de mon enthousiasme. Un concert est un événement que je devrais logiquement éviter comme la peste. Certes, ça me dépasse un peu, mais c'est drôle tout de même. Je vois des gens s'agiter sur un estrade, des gens s'agiter tout pareil devant, j'ai les basses qui résonnent dans ma cage thoracique, et ces vibrations, c'est tout ce que je sais du son. En plus, à un concert, les porcs ne parlent pas, c'est tout dans le vécu, donc forcément ça me plaît. Danser, je pige pas encore bien la technique, en général j'essaye de faire pareil que les autres en sautant partout. Une fois la musique s'est arrêté sans que je m'en aperçoive, j'ai pas eu l'air bien malin, mais sinon dans l'ensemble ça passe. Donc voilà, je le dis : Je suis bien content.
Et en plus on a pas cours vendredi aprem'.


J'enfile un jean et un T-shirt, et let's go. Tu vas croire comme ça, au premier abord, que j'aime pas la musique, mais c'est faux. J'aime pas la musique pour ado sorciers, c'est pas pareil. Et j'aime pas les films Bollywood non plus, soit dit en passant. Bon, avantage non négligeable du concert : Ça me fait sauter deux heures de cours. Oui, il n'y a pas que les élèves que ça rend heureux, les profs aussi ils sont bien contents qu'on les laisse tranquille. Enfin les autres, je suppose, moi je dois me cogner le chaperonnage. Tout l'aprem et la soirée à parler à personne et à avoir de la musique insipide dans les oreilles, me voilà heureux. Et je peux même pas emmener Croquette, qui aurait eu une attaque au vu du volume sonore, et puis il aurait mordu des élèves ça aurait pas été bon pour mon commerce. Je m'installe assis en tailleur sur une table qui trainait là et je m'allume une clope. Bref, on va se faire bien chier.
En plus ça pue la praline.

J'arrive au concert, où il n'y a pas encore grand monde. En fait je voulais en profiter pour dealer du shit (hey, faut bien me financer). Je note un porcinet blond qui se trouve là*, et avec une technique rodée depuis des siècles, je lui fous une magistrale claque au cul. Il était là, à jouer les bravache, ça m'a trop tenté. Le truc, c'est que juste après faut fuir dans la foule, un groupe de gens, n'importe quoi, faire semblant de rire et d'être occupé à autre chose. Ce que j'ai fait avec maestria. Je vous l'ai dit, c'est une technique bien rodée. Les filles j'évite parce que des fois ça les traumatise vachement. Je voudrais pas avoir un procès pour harcèlement au cul.
Je note une truie isolée, j'irais bien lui faire la discut' et lui vendre ma merde, si seulement... donc j'allume une cigar... Ah merde j'ai oublié mon briquet. Gentil Prof Qui S'ennuie pourra bien m'en prêter un !


Aaaaa-aaah ! Ah mon dieu ! Ah non ah non ! Le... Le... le... LE CHIANT ! Il m'a over baisé en fin de cours, il me fait répéter trois fois un truc que j'avais dit, je hurle à travers la classe, et alors qu'il me demande de répéter pour la quatrième fois je lui demande si il est pas sourd et... il me répond que oui. Il arrivait pas à lire sur mes lèvres parce que je bougeais trop, la honte de ma life. Heureusement que les autres morveux n'étaient plus là, parce que sinon je passais pour un gland (encore).
Donc je lui file un briquet et il se tape l'incruste.

En fait j'ai menti, j'ai un briquet dans ma poche. C'était juste pour m'installer, taper la discut' et... lui filer une bouteille. T'as pas remarqué la couperose très légère sur son nez ? Non, tu l'as pas vu parce qu'il a la peau sombre et que c'est pas encore une épave humaine, mais c'est un signe ça. Je ne suis pas Sherlock Holmes, c'est juste que j'ai des... prédispositions on va dire pour être vachement observateur sur le visuel (oui c'est sûr, la voix c'est pas la peine). Donc je lui donne une bouteille de jus de pomme avec du FireWhiskey dedans et une paille, parce que je me balade pas avec des verres dans les poches. Il fait une tête bizarre parce qu'un élève qui donne de l'alcool à son prof c'est pas courant, mais il moufte pas trop. Le mal est déjà en lui, parfait. J'ai mis de la cocaïne dans la bouteille, il fera pas chier de la soirée (parce que sinon dealer ça pourrait être risqué).
On dit merci qui, hein ?


... Youhouuuuu !

Sur quoi, après avoir constaté que le produit était bien monté en lui, je me tire. Pas que ça à foutre de parler à des prof non plus. Je vais vers la cochonne toute seule qui doit bien se faire chier. Celle avec les mèches blanches et l'air un peu perdu. Bien foutu aussi soit dit en passant, carrément baisable.

- ...Tu veux du shit ?

Comme dirait l'orthophoniste : Phrases courtes, droit au but. Sinon je m'en sors pas.


* Le blond c'est Kain. Et si il est pas là, c'est juste un blond qui trainait.
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Lenny Pinsker
Préfet de Serpentard, 5e année
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Sam 13 Mar - 14:52:45

Depuis l’annonce, il semblait qu’ils ne vivaient plus que pour une seule chose : le concert de Pré-au-Lard. Les plus jeunes rêvaient éveillés, ne se sentaient plus de joie à l’idée d’assister à leur premier festival rock, et les projets les plus fous naissaient dans les imaginations fertiles de ses camarades. Des paris fusaient d’un cours à l’autre, des fans en délire juraient qu’ils feraient tout pour approcher leur idole, les filles au look suspect cherchaient La tenue exceptionnelle du soir, pour une allure osée et originale – le bon goût en option -, quelques intrigues amoureuses se préparaient et beaucoup comptaient tromper la vigilance des professeurs afin de boire et fumer en paix. Ils étaient grands, importants, ils allaient s’amuser, se venger de tout ce bon temps dont on les avait privés. Lenny n’était pas convaincu du bienfait de ce projet. Une telle liesse était le prodrome d’un débordement sans nom. La bêtise de ses camarades se décuplait au fil des jours. Leurs intérêts étaient stupides, leurs préoccupations futiles. Envahi par un flot inextinguible de conversations débauchées, il avait passé la majeure partie de son temps libre à la bibliothèque où s’isolaient quelques snobs qui ne pensaient pas moins que lui. Ensemble, ils s’étaient approuvés, rassurés. Cet événement était d’une infinie grossièreté. Ils n’avaient certainement pas besoin d’y aller pour passer une bonne soirée, au contraire. Le château serait à eux, ils pourraient organiser une veillée paisible en petit comité, ils apporteraient des livres et des jeux de société en se riant de la farce bouffonne qui se déroulait au village. Et quel supplice pour leurs oreilles de plus ! Ils avaient assez de culture pour programmer des musiques plus fines, découvrir entre eux des groupes qui gagnaient vraiment à être connus. Tous n’étaient pas anti-rock, loin de là. Lenny n’en était pas au point de fréquenter le gang des intellos coincés, bloqués dans leurs études et d’une insipidité affolante. Il n’y avait pas moyen de critiquer avec eux, sauf lorsqu’un enseignant osait sous-estimer leur travail. Non, il s’attachait au courant bien plus prétentieux de l’élite marginale, contre la société mais impeccable sous tous rapports. Pourtant, ces gens avaient un côté lassant, frustrant même. Il le remarquait sans se l’avouer. Au fond, s’il ne tenait pas tant à son image, il serait allé au concert, par simple curiosité, en observateur sûr de ne pas s’y amuser. C’était peut-être le cas de ses nouvelles amitiés. Ils affirmaient qu’une soirée blues et rock 70’s autour d’une théière et d’un jeu d’échec serait plus amusante. Mais lequel d’entre eux y croyait un seul instant ?

A force de le répéter, ils s’en persuadaient bien cependant. L’appel de Samuel le contraria presque lorsqu’il l’obligea enfin à le suivre. Son frère l’avait ennuyé toute la semaine avec ses groupes stupides dont il aimait secrètement quelques morceaux – ok, certains rythme étaient efficaces, ce n’était pas sa faute – et, à présent, il fallait aussi qu’il le rejoigne physiquement dans un délire où il n’avait pas sa place. Il savait très bien comment les choses allaient se terminer. Son cadet s’amuserait loin de lui et il s’ennuierait dans un coin, si la bande de déchainés qui l’entourerait acceptait de le laisser en paix. Mais pouvait-il abandonner son frère à cette horde de sauvages ? Maman préfèrerait sans doute le savoir près de lui. Il ne lui avait d’ailleurs pas parlé du concert. Même s’il n’aimait pas dissimuler, il connaissait assez les excès de ses réactions pour éluder certains détails du quotidien à Poudlard. Elle était capable d’écrire à la directrice pour annuler leur autorisation de sortie à Pré-au-Lard. Voilà, le mal était fait. Il commençait à se trouver des excuses et Samuel osa lui présenter un argument imparable. Que comptait-il dire à Lorelei qui s’intéressait de beaucoup trop près à lui ? Il n’avait aucune envie de le savoir. Cette fille était de plus en plus difficile à supporter depuis qu’elle partageait le même titre que lui. Il ne voulait pas qu’on lui offre des armes en plus. Comment arriverait-il vivant à la fin de l’année si on compliquait cette situation infernale ? Disons le, il n’avait d’autre choix que celui de se rendre. Un préfet était aussi responsable de tous les élèves de sa maison. La décision de cette sortie venait de haut qui plus est. Rester au château serait s’opposer à McGonagall, quand il était de son devoir de la soutenir. Sous cet angle, suivre la masse semblait tout à fait louable. Il ne le ferait que pour cette raison.

La route jusqu’au village lui laissa le temps de regretter sa faiblesse. Samuel surexcité, habillé comme le clochard junkie du coin, s’extasiait pour la énième fois sur ces groupes de rock adolescent minables et trouva d’autres amateurs enfiévrés pour poursuivre la discussion en l’ignorant complètement. Il resta en retrait, le pas plus lent, en réajustant inutilement les manches de sa chemise. Sa tenue n’était pas dans le ton. On l’aurait imaginé plus volontiers sur le chemin d’une pièce d’opéra. Il aurait lui-même préféré que ce fût le cas. Quand il voyait les élèves éparpillés à Pré-au-Lard, il avait l’impression s’assister à une fête de carnaval très avancée. Certains s’étaient donnés beaucoup de mal pour ne ressembler à rien. D’autres étaient fidèle à leur n’importe quoi habituel. Il reconnut par exemple une élève de Poufsouffle dont la moitié des cheveux étaient blancs, et un autre, de la même maison, un « redoublant », qu’il avait vu passer des talons hauts aux baggys… Les phénomènes étaient de sortis. Ah que faisait-il ici ? Il proposa à son frère une béraubeurre pour dissiper son malaise, et le sentiment oppressant de ne vraiment pas être à sa place. Le quatrième année éclata d’un enthousiasme disproportionné avant de s’élancer vers le stand. Faute d’idées plus brillantes la plupart des étudiants l’avaient déjà pris d’assaut. Il attendit son tour avec un agacement affiché, quelques regards mauvais à l’adresse de ceux qui l’approchaient trop près avec leurs boissons, et passa la commande. Des élèves avaient été engagés. Ils bavardaient l’air de rien, en oubliant à moitié ce qu’on leur demandait. Cette soirée commençait décidément très bien… Les noises furent étalées sur le comptoir avec un long soupir et il se tourna vers Sam’ pour lui tendre un gobelet en carton.


- Pourrais-tu m’expliquer ce que nous sommes censés faire ici au juste ? Le premier concert ne commence pas avant une demie heure, était-il si tragique d’en manquer le début ?


Critiquer lui faisait un bien fou. Il était bon de se rappeler dans ce genre de situation qu’on se trouvait ici contre son gré. Samuel n’avait pas franchement plus d’amis que lui, et les personnes avec qui il discutait lorsque la société humaine lui manquait n’étaient pas de la partie. D’autres diraient qu’il ne lui restait plus qu’à boire. Certes. Mais il ne fallait pas compter sur lui pour s’adonner à ce genre de pratiques dégradantes. Ses yeux noirs égarés cherchaient désespérément un point de fuite, une personne à laquelle se raccrocher. Hélas, rien ne se présentait. Il ne lui restait plus qu’à s’installer sur une table dressée pour l’occasion et attendre. A quelques sièges de là, le professeur Messenger arborait un air presque aussi blasé que le sien, avec une fixité plus étrange cependant.


- Eh…
, chuchota-t-il à son frère après une gorgée, c’est une impression ou notre cher professeur de défense contre les forces du mal n’est déjà plus dans son état… normal ?

Bel euphémisme à traduire par : complètement défoncé oui. Il glissa un regard perplexe sur l’homme au teint mat. Des rumeurs couraient déjà à Poudlard sur sa nature d’ivrogne avancé. S’il était envoyé pour les surveiller, il y avait de quoi s’inquiéter…

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Siobhan Greene
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Mar 16 Mar - 16:33:46

Pas de cours, mais c'était bien ça... Un concert, encore mieux! Parce que qui dit concert dit soirée, et le mot soirée représentait une des plus grandes passions et distractions dans ma vie. Non seulement j'aimais faire la fête, mais en plus j'aimais me montrer. Quoi de mieux qu'un concert de rock organisé par notre cher école Poudlard...

Les cours avaient été annulés cette après-midi, mais je n'y étais pas allée le matin. Pourquoi? Quelle question! Je m'étais reposée. Cela faisait quelques jours que je me sentais bien, et je me connaissais hélas trop bien pour savoir que cela ne pouvait durer. Aussi, avec amertume, je m'étais résolue à jouer la carte de la prudence et à dormir plus que de coutume afin de mettre toutes les chances de mon côté. Je prétexterais la panne de réveil auprès d'Alek car il allait forcément me demander pourquoi il ne m'avait pas vue dans les couloirs ce matin, et le tour était joué. Je n'aimais pas plus que cela en venir à de telles méthodes, non pas parce que je tenais à aller en cours, mais parce que je haïssais devoir céder encore et toujours à cette maladie qui me rongeait la santé, et qui m'empêchait d'être au sommet de ma forme dans toutes les situations. Mais puisque ce soir, c'était la fête, et que j'étais bien décidée à la mener jusqu'au bout, je préférais prévenir que guérir. J'avais même pris double dose de médicaments, et je me sentais un peu sur le nerfs, comme dopée par une cafetière entière d'un café noir et corsé.

Tout le monde s'agitait dans les dortoirs, les filles pépiaient à qui mieux mieux en hurlant entre deux gloussements surexcités et en s'échangeant fringues sur fringues comme si s'habiller était l'épreuve ultime avant de chanter sous les yeux de leurs idoles. Pauvres filles. On n'est jamais mieux servi que par soit-même, c'est bien connu, et jamais je n'aurais emprunté ou prêté quoi que ce soit. D'ailleurs, une fille plus jeune à qui j'avais déjà vaguement parlé s'approcha, les yeux brûlants d'envie avant de me demander timidement:


- Siobhan... Tu me prêterais ta veste noire à paillettes que tu avais l'autre jour? Elle est super belle... Si tu ne la mets pas bien sûr...

- Rêve, lui répondis-je du tac au tac sans l'ombre d'un regard. Lui prêter ma veste, et puis quoi encore! Elle l'aurait abîmée, cette imbécile. Et si mes vêtements étaient beaux, ils n'étaient fait que pour moi. En temps normal, j'aurais tourné la tête vers Lorelei, qui aurait été à côté de moi parce qu'on se serait préparées ensemble en se chuchotant tous les plans qu'on avait en tête pour la soirée à venir. En temps normal. Mais depuis la rentrée, les temps n'étaient plus normaux, Lorelei marchait dans un chemin différent du mien et je n'en avais plus rien à cirer de sa gueule de pétasse de vélane mal dans sa si belle peau. Elle pouvait crever étouffée par la horde de mecs prêts à se jeter sur elle que je ne lèverais pas le petit doigt!

J'avais beau ne pas vouloir d'attaches, quand j'avais la malchance de m'attacher, c'était pour de bon, et je ne supportais pas la trahison. Sans doute mon sang irlandais qui se manifestait. Mais je ne savais même pas si mon ex-meilleure amie était là, si elle se préparait ou quoi, mais je n'en avais rien à carrer. J'en aurais presque remercié le vacarme des autres filles, qui m'empêchait de me retrouver seule à seule avec Lorelei. D'ailleurs, j'allais passer la soirée avec Alek et pas avec elle, alors franchement, pourquoi je pensais à elle?

Évidemment, la fameuse veste à paillettes, je n'allais pas la mettre. Après mûres réflexions, puisque ce soir c'était un concert de rock, j'avais opté pour une robe grise et très courte offerte par ma tante qui travaillait avec des couturiers, des collants noirs et transparents et mes boots. J'enfilai également une masse de collier argentés et des bracelets, avant de passer au stade coiffure et maquillage. Je laissai mes longs cheveux bruns savamment décoiffés - je savais qu'Alek les aimait ainsi - et m'attaquai au kohl et au far à paupières. Je cerclai mes yeux d'une bonne couche de noir - ambiance rock'n'roll, je vous le rappelle - et appliquai du rouge vif sur ma bouche. Le miroir me renvoyait l'image d'une jeune fille très mignonne et très apprêtée, trop aguicheuse même, mais dont le maquillage ne parvenait pas à cacher l'extrême pâleur. Et cette pâleur renvoyait hélas bien trop à une santé fragile... Bah, au milieu de tous ces gens à la soirée, cela ne se remarquerait pas.

Il était l'heure. Alek m'attendait. J'attendis un peu, flânant devant ma glace, avant de quitter la salle commune des serpents. J'aimais le faire attendre. Alek était le garçon parfait: il avait ce charme spécial qui faisait battre les yeux des filles, il était discret mais avait cette prestance dès qu'on lui laissait sa place, il était beau, il était plus âgé, et comble du comble il était réfléchi et intelligent. Enfin, dernière qualité qui le rendait parfait: il était fou de moi. Je pouvais en faire ce que je voulais - voilà pourquoi, par simple envie de pimenter notre soirée, je décidai que je serais en retard. De toute manière, vu la façon dont je m'étais habillée et coiffée je savais qu'il ne me résisterait pas. Même si depuis quelques temps, un je ne sais quoi avait changé dans notre relation, j'avais encore assez de pouvoir pour me permettre ce genre de choses.

Je le retrouvai sur le chemin pour aller à Pré-au-Lard. L'embrassant rapidement au bord de la bouche, je le gratifiai d'un petit sourire en coin et de mon regard appuyé et électrique. J'aimais la savoir dans tous ses états pendant que je restais distante de mon côté... Je glissai ma main dans la sienne et nous marchâmes vers le lieu de la fête.

Des stands avaient été installés et du monde sillonnait déjà les petites allées, tous plus excités les uns que les autres. Au vu des notes qui retentissaient déjà, cela devait être les derniers réglages avant le début de la fête... Sortant un paquet de cigarettes de ma poche, j'en avais allumé une tandis que nous marchions au milieu des gens. Mon regard scrutait la foule, et mon sourire d'agrandissait au fur et à mesure que je remarquai qui était présent. Tout le beau monde de Poudlard, en fait. J'apperçus Samuel, et puis son cher frère. J'espérais qu'on allait bien s'amuser... En tout cas j'étais partie pour. Je n'avais presque pas bu de tout l'été - famille oblige - et j'étais bien décidée à me lâcher. Je discutai avec entrain de tout et de rien avec Alek, heureuse de sentir des montées d'adrénaline brûler de plus en plus fort dans mes veines. Jetant mon mégot à terre, j'eus une idée et un petit sourire cruel s'afficha sur mes lèvres. Profitant d'un endroit un peu plus espacée mais où nous restions tout de même sous les regards des autres, je m'appuyai sur une cloison avant d'attirer Alek contre moi et de l'embrasser longuement et passionnément. Je lui devais bien ça. J'en vins même à glisser mes mains sous son t-shirt, avant de séparer mes lèvres des siennes. Puis, une lueur fiévreuse dans le regard, je le priai gentiment:


- J'ai soif... On va trouver à boire? J'ai l'impression que ça n'est pas encore trop commencé... Il n'y a que Messenger qui semble être high, pour changer...


[ HJ: Ha mon petit Alek I love you
Ma tenue ressemble à ça: ]


Spoiler:
 
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Sdez Tugakx
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Jeu 18 Mar - 17:09:20

Ce plan était complètement foireux. Le village grouillait de gamins humains surexcités. Ils couraient d’une rue à l’autre, criaient, se planquaient avec des bouteilles de whisky, riaient et manquaient souvent de me bousculer. Ça me donnait de furieuses envies de mordre. A défaut, je montrais les dents, ils se calmaient vite, s’excusaient, filaient droit. Personne, pas même les gosses, n’aime avoir d’ennuis avec un gobelin. Il parait qu’à Poudlard, les guerres qui ont opposés ma race à la leur occupent une grande partie de leur programme d’Histoire. Ils se souviennent de monstres sanguinaires et sans pitié. De sales petites créatures qui passent leur temps à tourmenter les gentils sorciers. J’ai jamais essayé de lire les livres sur le sujet. Je me doute bien de ce que je vais y trouver et ça va m’énerver. De toute façon, comprendre l’anglais me demande un effort considérable lorsqu’un texte ne me motive pas. Je n’aime pas leurs enfants. Ils ont tendance à me regarder avec une curiosité franchement déplacée ou à se lancer des paris pour m’approcher. Youpi, j’ai dit bonjour au gobelin ! La gloire t’as vu. La vanité humaine resplendissait dans toute sa splendeur à l’adolescence. Ils se réjouissaient d’un rien, se sentaient important à la moindre situation particulière. Si l’un d’eux me parlait au cours de la soirée, vous pouvez être certain que cela constituerait une anecdote pour les années à venir. C’est qu’on ne se laissait pas facilement approcher. Une minorité de gobelin avait de très bons amis sorciers, pour qui la relation était au final assez proche de celle qu’ils maintenaient avec le noir ou le gay de leur répertoire. Il parait que l’on se sent souvent fier, classe en annonçant « Hier j’ai bu un verre avec Mamadou » , « Attend, y’a Andy qui arrive… il est gay ! ». Si on peut faire un mixe des deux exemples, c’est encore mieux. Enfin, c’est ce qu’on m’a dit. J’adore entendre les Hommes se critiquer entre eux. Après deux verres ils sont souvent ravis de te montrer à quel point leur espèce est ridicule. Plus tu as l’air étonné, plus ils sont heureux. Du coup, ils en ont toujours des « meilleures » à raconter. Ce soir, je me retrouvais à analyser seul le comportement du jeune humain lambda. Le gobelin du dernier groupe, celui qui joue à la guitare, c’est un de mes potes. Il a insisté pour que je vienne. D’autres amis sont venus bien sûr, mais ils évitent la foule sorcière en attendant le début des festivités dans le premier bar miteux du coin. J’avais pas envie de m’enfermer avec eux. Pas envie de discuter surtout.

Un peu suicidaire sur les bords, je me suis approché du centre d’activité humaine. Avec ma taille, on me prenait pour un première année égaré. Mais la méprise ne durait pas très longtemps. Les oreilles qui dépassaient très largement de mes cheveux sonnaient l’état d’alerte. J’avais décidé de me prendre un verre puis de m’installer dans un coin pour les observer avant le concert. L’idée du spectacle musical à venir maintenait mon humeur. Même si je râle, je suis assez content au final. En fait, j’avais un groupe plus jeune, j’étais à la batterie. Seulement, on n’a jamais essayé de faire une prestation devant les humains. A mon époque rebelle, j’étais encore pire que maintenant. Je crois qu’ils n’auraient pas aimé les paroles, s’ils avaient pu les comprendre. Les Gobelins Déchainés se sont un peu adaptés aux goûts humains pour mieux s’exporter. La musique ne doit pas avoir de frontières inter-espèces pensent-ils. C’est pas trop bête comme raisonnement. D’ailleurs le milieu musicos, même chez les Hommes, reste assez fréquentable. Ils évoluent dans un monde tellement marginal que les différences entre races arrivent presque à s’effacer. Je me suis déjà retrouvé dans des fêtes avec eux, c’était sympa, même si j’en ai oublié la moitié. Tout en commandant un whisky pur feu je me suis promis de bien me tenir. Bourré au milieu des ados, ça craignait pas mal. Mais, non loin, un type a parlé de shit. Le verre à la main, je me suis tourné vers lui. Il s’adressait à une jeune fille à la coiffure assez particulière, mais pas trop mal à mon sens. Ma taille les empêchait de me remarquer alors, sans me gêner, j’ai posé mes longs doigts griffus sur le bras du grand. Ouais, c’est ça, regarde un peu plus bas.


- Si t’en as, j’en veux bien. Montre un peu la came
, ai-je dit sans élever la voix ni attendre sa réaction.

Je savais bien qu’on allait encore me regarder comme si je sortais d’une mauvaise blague, mais à force, je m’étais habitué. A moins de se faire voir d’abord, il n’y a presque aucun moyen de faire une arrivée tranquille dans un groupe d’humains. Il fallait patienter, le temps que la surprise pas, qu’ils assimilent le fait qu’un gobelin venait de leur adresser la parole et attendaient quelque chose d’eux.
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Jeu 18 Mar - 18:13:37

[HJ: Alek, par pitié, ne me tue pas de faire ce RP plutôt qu'être raisonnable. Je n'ai pas pu résister!!!]

Je n'avais pas été emballée par cette idée de concert. Étonnant, non? J'avais pourtant cette réputation d'adorer fêter, m'amuser et tout... Pourtant, je n'avais pas tellement envie d'aller à ce concert et c'était la faute de Siobhan. Rien ne me passionnait plus depuis qu'elle me détestait (sans même avoir LA vraie raison de vouloir me détruire). À l'école, il était facile pour moi de jouer mon rôle de parfaite jeune fille inatteignable. Je me promenais dans les couloirs, parlant à tout le monde, riant pour n'importe quoi, sautant d'une personne à une autre. Je n'avais pas l'air d'être seule, au fond. Je faisais celle qui prenait à coeur son rôle de préfète et je me trouvais toujours une tâche à faire pour éviter les lieux où je verrais Siobhan. Toutes les raisons étaient bonnes pour ne pas me retrouver dans la même pièce qu'elle.

Si elle avait daigné me jeter un coup d'oeil de temps en temps, ma chère ancienne amie aurait remarqué que, dès qu'elle était quelque part en même temps que moi, je multipliais les maladresses. Si je n'avais pas eu le don naturel de me sortir de toute situation avec classe, j'y aurais laissé mon honneur maintes fois.

J'avais néanmoins décidé d'aller au concert, car il n'était pas question que je manque une occasion d'essayer de m'amuser seulement pour éviter cette insensible. Si je ne parvenais pas à oublier sa présence là-bas, je n'aurais qu'à en profiter pour essayer d'attirer son attention de manières douteuses, le genre de façons qui étaient ma marque de commerce. Elle finirait par me remarquer; je m'en faisais la promesse.

En me préparant, dans le dortoir, je dus refaire deux fois mon maquillage, car je n'arrêtais pas de détourner les yeux vers Siobhan pour vérifier si elle me regardait. Naturellement, la garce m'ignorait. Si mon regard avait laissé des traces de peinture, elle aurait été toute bariolée en très peu de temps. Heureusement, elle avait fini par partir et j'avais enfin pu me concentrer sur ce qui était vraiment important: moi! J'avais opté pour un maquillage assez léger, car je savais que j'étais parfaite au naturel. J'avais néanmoins couvert mes cils de plusieurs couches de mascara, histoire de leur faire passer l'envie d'être blonds. Je mis une paire de jeans fortement délavés avec quelques trous joliment disposés. Comme ils étaient plutôt serrés, ils mettaient en valeur mes formes. J'avais d'emblée rejeté l'idée de porter une jupe, car je ne voulais pas débiliser aussi facilement tous les garçons qui seraient là-bas. (Ils étaient déjà assez débiles, non?) J'avais choisi de petits bottes à talons hauts noires ainsi qu'une veste assortie. Je portais aussi une magnifique camisole d'un rouge décapant avec un imprimé noir aux formes imprécises. Naturellement, le haut de ce vêtement était plutôt échancré. Pour couvrir toute cette peau blanche qui dépassait de ma camisole, j'avais choisi un immense collier composé de plusieurs chaines, certaines noires et d'autres argentées. Je portais, d'ailleurs, de grands anneaux, un noir et un en argent. (J'avais acheté les deux paires pour me faire ce look.) Pour une fois, je ne me plaignais pas d'être sublime.

Je me rendis au concert avec une horde d'admirateurs en tous genres. Des filles plus jeunes me suivaient, espérant me quêter un peu de gloire. Plusieurs garçons marchaient près de moi sans trouver comment me parler. J'avais l'impression de marcher avec des corps vides. Aussi, dès que j,en eus l'occasion, je m'éclipsai rapidement.

Je me faufilai dans la foule, espérant trouver quelqu'un à qui j'avais envie de parler. Je croisai plusieurs personnes que je connaissais, mais je ne leur adressai que salutations et sourires polis. Aucun d'eux ne m'intéressait, ce jour-là.

C'est alors que je vis deux têtes blondes dont la lointaine présence me faisait déjà sourire. Je poussai un peu quelques personnes et je les rejoins tout en les observant. Comme toujours, Lenny semblait sorti d'un univers de roman snob et Samuel avait l'air d'un adolescent à peu près normal. Comment pouvaient-ils être aussi différents? Sammy semblait s'amuser un peu, au moins. Pour ce qui était de son frère... On aurait presque crû qu'il était condamné à quelque chose de totalement douloureux. Pourtant, ce n'était qu'un concert. Alors que j'arrivais près d'eux, je me dis que j'avais pour mission de faire sourire Lenny au moins une fois. Ou de l'enrager. Ma première idée était plus difficile; je le concédais, mais la deuxième était un peu moins amusante. Un peu.


-Salut vous deux! Alors Lenny, tu ne m'en veux pas trop de t'avoir inscrit au karaoke après le premier groupe?

Il n'y avait pas de karaoke, mais j'aurais parié que ce cher préfet blond ne connaissait pas assez les concerts pour le savoir. Je fis un clin d'oeil à Sammy, en espérant qu'il m'appuierait dans ma tentative d'énerver gentiment son frère. Après tout, je l'avais sauvé après sa tentative de noyade de ma poitrine dans une mer de sauce à la rentrée. Pourvu qu'ils ne m'envoient pas tous les deux promener... Je n'étais pas vraiment d'humeur, ce soir-là. D'ailleurs, quelqu'un savait comment je pouvait me procurer de l'alcool?
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Jack Field
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Ven 19 Mar - 14:45:19

Je vous l'ai dit, je lis sur les lèvres, et ce que je vis au loin me plu beaucoup.

- Pourrais-tu m’expliquer ce que nous sommes censés faire ici au juste ? Le premier concert ne commence pas avant une demie heure, était-il si tragique d’en manquer le début ?

Un coincé ! Yeeeah ! Hélas, j'étais occupé, quelqu'un me saisi par le bras que je venais à peine de poser ma question à Madame Cheveux Blanc. Je baissais les yeux, et je fut surpris de rencontrer un type vert. Ouais je sais, je suis un marginal blasé de la vie tout ça, mais des gobelins, j'en croise pas tous les deux pas tout de même ! Remarque, que s'est il dit en voyant un type en baggys, débardeur (je sens pas le froid, dérèglement hormonal à cause de la dope) et... avec un tutu et des ailes de fée ? Oui, j'ai trouvé ça dans un Claire's, un déguisement pour môme de huit ans. Y avait une robe aussi, mais je rentre pas dedans (je n'ai pas moi même huit ans). Terrible hein ? Rose à paillettes, je kiffe. Bref, revenons en à mon ami vert et petit. Je kiffe ses oreilles ! J'veux les mêmes à mon anniv' ! Il me demande de montrer ma came. Baaaah.

- Attends deux secondes mec bouge pas j'vais chercher.

Non, en fait j'ai une urgence. Je me retourne vers le coincé, il s'est levé parce qu'une fille arrivait ou je sais pas quoi, parfaiiiit. Je me mets à courir, bondit par dessus les tables, arrive par derrière et BAM ! Je lui saisis la fesse droite et le pelote façon express avant de repartir comme je suis venu, chopant mon sac au passage. On a les loisirs qu'on peut. Je retourne vers mon pote le gobelin.


... Youhouuuuu ! Je m'ennuie je m'ennuie je m'ennuie je m'ennuie je m'ennuie... Beuh !

Je lui fais signe qu'on s'éloigne un peu, c'est pas parce que le prof est en train de boire du whisky à la paille qu'on peut faire n'importe quoi non plus, il serait foutu d'avoir une mémoire, ce con.

- J'ai de l'afghan. Je ne me fous pas de sa gueule là, je voudrais pas avoir un gobelin enragé au cul. Ouais, si ça avait été un groupe d'ado de quatorze ans, je leur aurais filé du com coupé au pneu ou je sais pas quoi, mais de l'afghan c'est bien. J'encule que les cons moi, prioritairement ceux avec un T-Shirt avec une feuille de cannabis ou Che Guevara dessus. Bref, je sors un petit bout de démonstration (ma conso perso en fait) et je lui montre. T'en veux pour combien mec.

Désolé les points d'interrogation, j'ai jamais maitrisé très bien, disons que j'y arrive un coup sur deux.


Je fais des bulles dans ma bouteille, c'est rigolo. Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark, mais je sais pas quoi. J'ai l'impression de bouger à l'intérieur de moi même, et ça colle pas du tout avec les effets de l'alcool. Je me sens... bien. Inexplicablement. J'ai aussi envie de me bouffer les bras d'excitation, mais ce n'est pas que ça, je ne suis pas que speed. Ça ressemble à rien de connu par moi en matière de drogue, à vrai dire, et pourtant... Bah dans les 70's c'était mon adolescence quoi, le mouvement punk tout ça, ça te donne une idée. C'est ma formidable expérience du monde réel qui m'empêche de me mettre à courir partout et à peloter des adolescentes. Pas mal hein ?
Je continue de siffler ma bouteille à la paille, en jetant des regards inquiets aux élèves, sans trop savoir quoi faire. J'ai surtout peur de leur dégobiller dessus.
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Luna Lovegood
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Ven 19 Mar - 20:19:37

«Les cours de vendredi après-midi sont annulés ! Il y a une sortie exceptionnelle à Pré-au-Lard pour un concert Rock. »

Le professeur Flitwick avait dû se reprendre à trois fois avant d'être écouté par les élèves de Serdaigles. Pas que la salle commune était bruyante, loin de la ! mais la plupart des élèves étaient comme en « transe » étude. De plus la petite taille du professeur de Sortilèges n'aidait franchement pas ! Le pauvre directeur de maison avait dû monter sur une table pour être bien vu et entendu de tous. Les réactions furent mitigées. On entendit fuser des « Quoi!! Mais, il y a le cour SUPER IMPORTANT de DFCM vendredi !!! » puis des « ouais! En plus il faudra réviser de fois plus pour rattraper le retard ! » Et finalement des «Mais... ça en vaut la peine tout de même ! C'est un concert Rock ! ».

Luna, dans son coin n'avait pas vraiment eu de réaction. Bien sûr, comme tout le monde elle était heureuse d'avoir une sortie supplémentaire, mais elle irait seule... et c'Est cela qui lui enlevait soudainement l'envie d'y aller. Ginny serait certainement occupée à parader au bras de son petit ami et Neville avait quitté Poudlard. Elle serait donc seule. Mais en même temps, sortir de ses murs gris pour le grand air serait bénéfique à la jeune Serdaigle. Elle avait bien trop manqué de grands espaces sans murs les derniers mois. Et puis, elle pourrait mettre à profit cette journée pour réaliser son expérience. Luna Lovegood, Serdaigle de septième année, se demandait ce qu'il arriverait si elle se mettait subitement, pour l'espace d'une journée à agir comme tout le monde. La remarquerait-ont ? Ou, passerait-elle inaperçue comme d'habitude ? Pas qu'elle voulait abandonner son mode de vie, mais elle en avait vraiment marre d'être la folle de service. Et comme toutes les adolescentes de ce monde elle avait envie, pour une fois de se sentir comme tout le monde... elle reviendrait Lufoca Lovegood le lendemain !

C'est donc pourquoi, le grand jour arrivé, Luna quitta Poudlard vêtu non pas de couleur étrange et mal assorties, mais d'un jean et d'un chandail bleu ciel, ajusté. Les radis avaient été laissés dans un coffre sécurisé dans son dortoir et son collier de bouchon avec. À son cou pendait fièrement un rang de petites perles d'où pendait joyeusement une petite médaille aux armoiries Malfoy, ayant appartenu à sa grand-mère maternelle. Ses longs cheveux, qui avait été soigneusement lavés, cascadais dans son dos d'un blond étrangement clair. Personne ne la remarqua. Ce qui était bien en soi, elle allait pouvoir profiter de cette journée sans avoir à répondre à des dizaines de questions inutiles !

Au village, elle s'arrêta au stand du club de sortilèges pour s'acheter un bièraubeurre. Ensuite elle s'éloigna un peu. Elle passa devant un châtain visiblement choqué par quelque chose, un groupe de Serpentard, un gobelin et un grand type étrange...autant qu'elle-même... une jeune fille aux cheveux bicolore et le professeur Messenger qui était semblait-il parti pour la gloire ! Elle trouva un petit carré d'herbe où elle étendit une couverture bleue nuit. Luna se coucha sur le ventre, les pieds croisés dans les aires et se mit à lire un bouquin sur les créatures magiques, buvant de temps en temps sa cannette. Elle espérait passer finir le chapitre qu'elle avait commencé la veille. Une douce brise lui secoua les cheveux, un peu d'ombre la couvrait, dû à l'arbre centenaire derrière elle, sa médaille miroitait tranquillement sur la couverture... une belle soirée en perspective finalement.

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Rolf Scamander
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Lun 22 Mar - 0:43:01

Pré-Au-Lard, comme cet endroit manqua à Rolf durant les vacances estivales. Portant un jean déchiré par endroits, un chandail sport confortable et un veston souple mais chaud, le jeune homme marcha parmi les différents stands, saluant diverses connaissances au passage. Ses yeux bleus balaya l'endroit mais ne perçurent personne avec qui il aimerait bien discuter. Avec un léger soupir il s'offrit une bonne bièreaubeurre et marcha un peu à l'écart, il éprouvait quelques problèmes à contenir Galion, son Niffleur hyperactif qui a tous moments essayait de s'agripper aux bijoux et objets métalliques divers. Rolf savait que sortir Galion pour cet événement ne fut pas une bonne idée mais comment résister à cette toute petite boule de poil triste. "Galion, par les rares cheveux de Grand-Père Newt! reste tranquille...tiens, attrape si tu veux tant jouer!" Fouillant dans sa poche droite, il en tira une pièce de monnaie étincelante et, d'un geste gracieux, la propulsa dans les airs. La petite bestiole sembla éjectée d'un canon, tel un boulet miniature, fonçant tête première à l'abordage des reflets argentés de l'horizon.

Près d'un arbre centenaire, un petit bruit sourd fut entendu, rapidement suivi par de petits couinements excités. Sautant sur la piécette de fierté, le Niffleur apperçu un reflet encore plus attirant. En une fraction de seconde, la bête plongea sur la couverture sur laquelle Luna lisait. Une petite erreur d'appréciation de l'angle de rebond fit en sorte que la boule de poils hyperactive atterrit sur le livre, arrachant une page et de petits lambeaux d'autre pages au passage pour ensuite finir dans le chandail de la jeune femme, tentant frénétiquement d'atteindre la médaille, son museau froid remuant dans tous les sens.

Voyant le Niffleur disparaître de son champ de vision, le beau Rolf Scamander referma son sac et suivit la petite bête, remettant sa lecture à plus tard.
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Shiyn Yun Mey
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Lun 22 Mar - 12:23:22

Un soupir et voila tout le beau monde de poudlard qui se trouvait déjà présent dans le coin. Des jeunes sur existés cherchant par n'importe quel moyen de se faire remarquer par leur look. Shiyn qui avait l'habitude de voir que des robes de sorciers noires en guise d'uniforme scolaire, voila que cette après-midi se déroulait un défilé de jeans déchirés et de maquillage de pute pour les demoiselles. Désolé si vous me trouvez légèrement impoli mais il n'y a pas d'autre mot pour désigner ces pots de peinture. Et oui, contrairement aux paroles de la coréenne, ses pensées sont sans limite pour critiquer les gens.
Un nouveau soupir et la voila aborder par un drôle de personne. Un garçon, un peu plus âgé qu'elle, habillé assez maladroitement. Enfin, cela ne changeait pas de d'habitude lorsqu'on le connaissait. Non, elle ne connaissait pas son nom bien qu'il soit dans la même maison qu'elle et qu'il était de la même année d'étude. La seule raison pour laquelle il lui était resté en mémoire c'était parce que c'était la seule personne qui osait porter un pantalon extra large avec des bottes à talons et un débardeur en guise de haut. Un accoutrement bien voyant. Il ne manquait plus que la veste lumineuse mais qui avait été remplacée par ce qui ressemblait à des ailes roses et un tutu de danseuse. Bon d'accord, on se trouve à un concert et il gagnerait certainement la palme de la personne la plus voyante, mais tout de même, il fallait avoir un case en moins pour s'habiller d'une telle façon. Mais il fallait bien regarder le bon côté des choses, à côté de lui, Shiyn passait inaperçue avec ses cheveux blancs et bruns.


" ... Tu veux tu shit ?"

Quoi ?! Elle avait certainement mal entendu. Du Shit ?! Il devait certainement confondre entre elle et son frère. S'il voulait refourguer sa came, qu'il aille à sa rencontre. Avec Jun, il était sûr de se faire de l'argent, mais avec Shiyn, il pouvait toujours se brosser. Elle ne touchait pas à ce genre de chose. Il lui arrivait rarement de boire de l'alcool fort et c'est tout. Une gentille petite fille. Prête à répliquer quelque chose, mais elle eut à peine le temps d'ouvrir la bouche que le garçon fut interpellé par une petite personne. Instinctivement, il baissa les yeux, tout comme la poufsouffle qui fut étonnée de poser ses yeux sur un petit homme aux oreilles pointus : un gobelin. Il est d'en croiser dans la rue, surtout lorsque celle-ci est bondée de jeunes sorciers. Un gobelin qui n'avait certainement pas peur de cette foule ou tout simplement qu'il intéressait par ce qu'avait l'étudient. Oui, c'était cela car il lui demanda très vite de montrer ce qu'il avait.
Il fallait filer. Non pas que Shiyn n'aimait pas être entourée de personnes, dirons-nous, étranges. C'était juste qu'elle n’aime pas la tournure qu'elle avait prise. Marchander des produits illicites, ce n'était pas pour elle.
Elle fit alors un léger pas de côté pour essayer de partir en toute discrétion au même moment où le garçon en baggy partit vers un groupe d'élève plus jeune. De là où elle se trouvait, Shiyn ne sut ce qu'il venait de faire, elle l'avait vu juste mettre sa main au niveau des fesses d'un garçon blond, rien de plus avant de revenir et d'amener le gobelin un peu l'écart. Très bien, ainsi elle pouvait s'éclipser tranquillement. Mais pour aller où ? Tout ce qu'elle voulait c'était retourné au château, rien de plus. Elle ne voulait pas rester ici, surtout si on la prenait pour une toxico.
Bien sûr, cela était bien joli de vouloir retourner à l'école, mais le plus dur était de pouvoir y arriver. Elle se rappela alors que son frère connaissait beaucoup de choses sur Poudlard et de ses passages secrets. Il devait bien y avoir un d'entre eux qui menait jusqu'à Pré Au Lard. Bien décidé à partir de cette ville, Shiyn partit à la recherche de Jun avant de s'arrêter trois minutes plus tard. C'était une mauvaise idée de le chercher car elle savait pertinemment que si elle le retrouvait elle devrait passer le reste de la soirée en se compagnie avant qu'il ne l'abandonne à nouveau et sans qu'il lui dise quoi que ce soit.

Conclusion : elle allait devoir rester ici jusqu'à ce qu'elle puisse rentrer.

Shiyn soupira une fois de plus. Elle se mit à regarder un peu à droite et à gauche afin de trouver un endroit tranquille. Elle ne vit pas un seul endroit où elle pourrait être seule. Elle vit pas mal de choses. Des couples s'embrassants, soit discrètement, bien que cela soit impossible de se cacher, soit devant tout le monde pour montrer à tous leur bonheur. Elle vit également bon nombre d'élèves se rendre dans des petites rues pour boire ou fumer sans se faire prendre. Bande d'ignorants, ces endroits seraient les premiers à être surveillés pour éviter ce genre de chose. Puis, elle vit son professeur de défenses contre les forces du mal, assis tout seul et qui n'avait l'air en super forme. Effectivement, il sirotait une bouteille de jus de pomme. Enfin c'était vite dit, il s'amusait plutôt à faire des bulles dedans. Se retrouver dans cet état rien qu'avec de la pomme était bizarre. Il ne devait pas y avoir que du jus de pomme dans cette bouteille.
Cela donna une petite idée à la demoiselle. Pourquoi ne pas se prendre une charge ? Après tout, cette soirée avait pour but de détendre les élèves, non ? Et peut-être qu'ainsi elle verrait le temps s'écouler plus vite. Oui, elle se fichait pas mal de se retrouver dans une situation embarrassante. Tant qu'elle ne finirait pas à poil devant tout le monde ou dans un lit avec un inconnu, cela lui convenait.
Elle se dirigea alors vers Solange et s'assit à côté de lui.


" 'jour professeur. Vous permettez ..."

Mais elle ne prit même pas la peine d'entendre la réponse de se dernier que déjà elle lui prit sa bouteille des mains. A peine but la première gorgée de ce "jus de pomme" qu'elle comprit tout de suite qu'il ne s'agissait en rien d'un simple jus de fruit. Mais ce n'était pas mauvais comme mélange.
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Luna Lovegood
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Lun 22 Mar - 13:43:43

Depuis presque une demi-heure, Luna lisait. Elle avait emprunté ce merveilleux documentaire sur les créatures magiques à la bibliothèque. Il contenait les descriptions les plus détaillées et précise du monde de la littérature. Luna voulant après Poudlard aller parcourir le monde pour les créatures magiques et mythiques, se documentait. Le chapitre dix « Soins au Sombrals » du livre « Les animaux fantastiques » par Newt Scamander était des plus passionnants ! Vraiment, installée comme ça, tranquillement dans un quoi sans rien pour la déranger pendant sa lecture c'est le paradis ! Luna était heureuse. Totalement détendu pour la première fois depuis plusieurs mois.

Elle allait tourner la page pour avoir plus ample information sur les sombrals lorsque la page vola en éclat ! Elle n'avait pas eu le temps de comprendre quoi que ce soit qu'elle sentit des petites griffes et un nez très froid dans son cou. Sur la surprise elle cria. Mauvaise idée... le truc griffu et froid eu peur... et la griffa un peu plus. Luna se contorsionna pour s'asseoir et retira la petite boule de poils de son chandail. Une minuscule petite boule de poils noirs...qui s'agitait dans tous les sens ! Un jeune niffleur. Il la regardait avec ses petits yeux noirs, implorant. Son petit nez, très froid, s'agitait gaiement. Mignon. Oui vraiment une mignonne petite bête.

Luna, tenant bien en place le petit galopin, remis ses cheveux vers l'arrière pour éviter tout type d'accidents impliquant ses longs cheveux arrachés et caché sa médaille d'argent. Puis elle s'installa plus confortablement, en indien, sur la couverture. Approchant la petite tête poilue à la hauteur de ses yeux, elle se mit à le réprimander gentiment.

- Tu sais que ce n'est pas poli d'entrer sans y être invité dans les chandails?Je ne parle même pas de ce que tu as fait à ce pauvre livre ! Mais bon vu que tu es si mignon, je veux bien laisser passer ! Mais la grande question est : Outre ma médaille, comme es-tu arrivé ici ?

La mignonne bestiole pencha sa tête sur le côté d'un air encore plus craquant qui fit fondre le coeur de la jeune fille. Elle remit donc le niffleur au creux de ses bras pour le caresser tendrement. Luna avait toujours voulu avoir un animal de compagnie, mais elle n'avait jamais eu le « coup-de-foudre » pour l'un de ceux vendu dans les magasins. Elle s'en était donc abstenue, laissant les dits animaux à ceux qui auraient un véritable coup-de-foudre pour eux. Mais à cet instant avec ce jeune niffleur dans ses bras elle regrettait amèrement de ne jamais avoir achetée de petites boules de poiles.

Comme c'était rassurant de flatter le poil soyeux d'un animal. La jeune fille qui depuis quelques mois, était souvent nerveuse voir même déprimer sans que personne ne le sache aurait bien besoin des services d'un petit compagnon. Une petite bête à qui elle pourrait compter ses problèmes sans avoir peur. Un animal, ça t'écoute, mais ne révèle jamais tes secrets. Et puis celui là était tellement mignon avec ses petites façons...bien que son nez soit froid, Loony emmena le petit niffleur à son cou pour un câlin. Les yeux fermer de bonheur, un doux sourire aux lèvres Luna frotta son nez dans la fourrure. Elle adorait les animaux et encore plus ceux qu'elle pouvait prendre dans ses bras. Et puis Luna avait désespérément besoin d'affection et ce petit chenapan était tout disposé à lui en donner. Elle gratouillait joyeusement les oreilles de ce dernier lorsqu'une ombre vint la surplomber. Elle n'ouvrit pas les yeux, mais lança:

-Bonjour !

_________________________________
Regardez ! là! un Ronflack !-->ici<--
Tu me crois folle Invité ? Le suis-je ?
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Samuel Pinsker
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Lun 22 Mar - 15:49:39

Une chose, un tout petit truc de rien du tout venait ternir – très légèrement – le bonheur de Samuel en ce vendredi soir : la mine affligée qu'arborait son frère, qui ressemblait à s'y méprendre à la bouille qu'il tirerait en subissant une mauvaise interprétation de la Sonate en si mineur de Lizst. Il lui arrivait parfois de prendre cette expression dédaigneuse lorsqu'il écoutait une pièce de musique classique qu'il connaissait bien – et il y en avait un certain nombre ; si l'interprète, spécialement le pianiste, commettait quelque imperfection, le pli hautain de ses lèvres s'accentuait tandis qu'il murmurait un commentaire :

-Il joue trop vite, c'est un andante, pas un allegro... il escamote les blanches, là...

Généralement, aucun morceau passant à la radio classique qui tournait en boucle à la maison n'échappait à ses commentaires de pro. Parfois même, excédé, il baissait le son, en déplorant que d'aussi piètres instrumentistes aient voix au chapitre... Et ce soir, tandis qu'il se frayait un chemin pour s'éloigner du stand, ses deux coupes de Bièraubeurre à la main, il avait exactement la même expression noble et ennuyée. Bientôt, il allait se mettre à faire des remarques blasées sur tout ce qu'il voyait et qui semblait insulter son regard.

Samuel avait l'habitude des réactions de son frère, il ne doutait pas que les critiques allaient venir, et il garda le silence en les attendant. Lenny devait attendre qu'il prononce quelques mots pour prendre le train en marche et se mettre à balancer, mais il ne ferait rien pour l'aider ; un large sourire sur le visage, il trempa ses lèvres dans le breuvage frais que son aîné lui offrait, juste avant la phase un de l'offensive lennyenne. Le préfet demandait, de son air le plus las, ce qu'on fichait là. Non mais quelle audace... Samuel avala en hâte sa gorgée de Bièraubeurre, et se mit en devoir de réexpliquer à l'obstiné les raisons de leur présence si tôt avant le concert :


-Ben... Pour une fois qu'on peut sortir de cette école et venir ici en-dehors des week-ends, ça valait le coup, non ? On va chlinguer le renfermé à force de s'encroûter au château. En plus j'voulais aller chez Honeydukes acheter quelques petits trucs...

Crime capital que d'aller porter de l'argent à la concurrence, mais les parents Pinsker ne possédaient aucune boutique à Pré-au-Lard... Le blondinet tapota sa poche pleine de pièces de monnaie d'un air entendu, et s'apprêta à traîner son frère vers la confiserie, mais Lenny attira son attention sur un des professeurs chargés de surveiller la soirée et, en l'occurence, assez peu qualifié pour cette tâche. Samuel éclata de rire et répliqua :

-Messenger ? Mais tu l'as déjà vu dans son état normal, lui ? J'me demande même s'il a un état normal, en fait...

Et voilà, le cas Messenger était réglé ; le Serpentard n'avait pas l'intention de s'attarder à parler des profs, ces êtres qui lui rendaient déjà la vie impossible à Poudlard avec leurs exigences et leurs principes... D'autant qu'une mélodieuse voix féminine venait de résonner près d'eux : Lorelei, la préfète la mieux roulée de Poudlard, les honorait de sa présence. Le gamin avait été odieux avec elle au festin de début d'année, mais il n'était pas du genre à remâcher ses remords (ni même à en éprouver) et il accueillit la demoiselle avec un sourire franc :

-Salut, Lorelei... ça te va bien, tout ça, ajouta-t-il en désignant la tenue de la jeune fille.

Il n'avait pas l'habitude de complimenter les filles, mais celle-ci avait la bonté de lui offrir une vue plongeante sur un décolleté plutôt sympathique pour son âge, et les hormones en ébullition de l'adolescent n'en demandaient pas tant. Soucieux de se concilier la préfète, il la suivit aussitôt dans le boniment qu'elle servait à Lenny :


-Hé, bonne idée ça, le karaoké... Tu vas nous chanter quoi, Lenny ?

Quiconque avait lu les affiches avec un minimum d'attention savait qu'il n'y avait point de karaoké de prévu, mais le préfet n'avait probablement pas accordé la moindre attention aux nombreux placards annonçant l'événement. Rigolard, Samuel lui donna une tape sur l'épaule comme pour l'encourager, avant de vider son verre en deux gorgées. Ces gobelets ne contenaient rien.

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Rolf Scamander
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Mar 23 Mar - 17:13:04

Rolf marcha un peu plus rapidement en entendant un cri provenant de l'endroit où son Niffleur s'aventura. Alors qu'il atteint l'arbre centenaire, il eu un sourire au coin des lèvres en apercevant la scène. Patiemment, il attendit et observa ce spectacle attendrissant.

- Bonjour! dit alors Luna.

Rolf se rapprocha de quelques pas afin de s'asseoir près de la jeune femme et lui offrit un sourire chaleureux. Il inspecta le livre en mauvais état et les quelques marques de griffes dans le cou de Lufoca Lovegood. Son sourire s'estompa quelques peu mais revint aussitôt.

- Bonjour, ce Niffleur est à moi, je m'excuse s'il t'a fait du mal, il est encore tout jeune et j'ai un peu de mal à le maintenir en place plus de dix secondes, dit Rolf en riant quelques peu. Je crois que Galion t'aime bien.

Il l'observa plus en détail et tira sa baguette et d'un mouvement gracieux pointa celle-ci vers Luna. "Epiksey." Doucement, les entailles de griffes disparurent complètement, sans grande souffrance. La petite créature se laissa cajoler et émit un petit couinement de satisfaction, profitant de cette chaleur, à défaut d'obtenir la médaille. Son minuscule museau froid reposa contre le creux du cou de la demoiselle.

- Au fait, je m'appelle Rolf Scamander et Galion c'est la boule de poil. Il semble vraiment t'avoir adopté.

Il afficha un sourire aimable. Bien entendu au cours des sept années passée à Poudlard tout le monde connaissent quelque peu tous les autres, après tout ils ont eux plusieurs cours ensemble, mais rien ne vaut une présentation formelle.
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Alix Craft
Préfet de Serdaigle, 5 ème année
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Mar 23 Mar - 22:58:03

Le voilà en train de cogiter sous la douche froide-parce qu'une chaude abime les cheveux selon son agent, et que mieux ne valait pas s'amuser à le contredire- sur ce qu'il allait mettre pour se rendre au concert de Rock. Mais au fait, pourquoi Alix s'y rendait-il? Lui qui évitait tout contact prolongé avec ses congénères, pas part dédain pour la socialisation des êtres, mais tout simplement à cause du mal qu'il se faisait en essayant vainement de s'intégrer à chaque fois... Et bien, le préfet avait tout simplement rendez-vous avec un Poufsouffle de deux ans son aîné qui avait dormi avec lui, appuyé contre un arbre jusqu'à trois heures du matin, dans le parc de Poudlard... Lequel avait certainement oublié jusqu'à l'existence du Bleu et Bronze qui avait été jusqu'à lui demander stupidement d'accepter qu'ils se revoient. Son aîné avait l'air bien gentil et si cela se trouvait, il avait dit oui pour avoir la paix, et permettre à son cadet de passer une fin de nuit paisible en s'imaginant que renouveler le contact avec un garçon qu'il avait soigné de son mieux puis contre qui il s'était endormi lui promettait la fin de la solitude. C'était totalement stupide, irationnel... Jack avait certainement oublié jusqu'à son existence! Peut-être même avait-il dit oui car étant trop fatigué pour vraiment comprendre la demander d'Alix, ou tout simplement, ne pas se sentir le courage d'argumenter en faveur d'un non poli qui ne l'aurait pas trop froissé.

Pourtant, en dépit de toute logique, le Serdaigle sortit de la douche, essuya des cheveux dans un état second puis ouvrit son placard avec suspicion. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, pour un mannequin, Alix avait une garde robe tout à fait normale, loin d'être faramineuse; pourtant il avait non seulement les moyens grâce à l'héritage de sa famille détestée tuée pendant la grande bataille et ce que sa saleté de soeur voulait bien lui lâcher de temps en temps... Il avait aussi accès aux meilleures vêtements de part son statut de protégé du grand couturier François De la Roche, créateur reconnu, et très apprécié qui l'avait prit sous son aile malgré son inexpérience, animé par son physique exotique et... Et... Allez savoir, un coup de coeur en somme qui le propulsait vers le sommets dès ses débuts.

Pourtant, tout cela n'intéressait guère le Métamorphomage qui, certes appréciait la mode mais pas au point d'en être fanatique, lui préférait des vêtements simples dont l'agencement lui plaisait plutôt que le fashion du dernier cri. Son "métier" de mannequin, c'était surtout pour faire enrager sa soeur qui ne supportait pas qu'il outrepasse les normes. Le fait de la voir hurler que leurs pauvres parents se retourneraient dans leur tombe en sachant ça lui donnait envie d'aller encore plus loin; mais c'était là son unique ambition véritable. En tout cas pour l'instant, la seule qui préoccupait son esprit était de savoir quoi mettre...

En tant que modèle il avait apprit quelques petites anecdotes sur la psychologie, si si... Le monde de la mode permettait ce genre d'études, quand on voulait bien y mettre du sien pour observer bien entendu. Donc, Alix avait pu conclure rapidement que les vêtements avaient une influence sur les gens, quoiqu'on en dise, ou que certains se vantent du contraire, le tissu sur votre dos était votre étiquette, celle que les gens observaient comme on regarde un prix dans un magasin pour savoir si l'article vaut le coup d'oeil ou non. De plus, le vêtement indiquait aussi vos intentions à vous; habits serrés et flashy "attention serial lover en chasse", tristounes et passe-partout "je n'ai aucune confiance en moi, je rêve de disparaître", froissés, trop grands ou autre " je m'en fous... Ou je veux attirer l'attention en donnant l'impression que je m'en fous". Alix voulait bien s'habiller pour montrer qu'il accordait de l'importance à l'événement et donc à Jack, mais rester assez sobre pour ne pas laisser croire qu'il s'essayait à la séduction.

Le jeune sorcier finit par opter pour un simple jean et une tunique légèrement raffinée mais sans être sophistiquée non plus, cependant on voyait que c'était du sur mesure... D'ailleurs il s'agissait d'un numéro limité qui n'était offert qu'aux "élites" de la mode, les mannequins demandaient parfois un tel vêtement plutôt qu'une prime sur leur salaire. Alix aimait bien cette tunique légère qui enlaçait sa taille avec finesse mais sans provocation non plus, il était trop jeune pour ça, ce serait vulgaire. La chemise était d'un bleu nuit profond, presque noir et une ceinture de la même matière, de la soie enserrait sa taille svelte; il enlaça ses cheveux mi-long d'un ruban léger et discret de la même couleur... Ce n'était pas là le noeud que l'on fait à une fillette ou à une poupée, il s'agissait juste de tenir ses cheveux en cotagan, un peu comme à l'ancienne... Cette fois cependant, l'objet était plus clair que la veste afin de ressortir sur sa chevelure déjà noire qu'il allongea légèrement, tandis que ses yeux adoptait une couleur azur intense, contrastant mais sachant rester harmonieux quand même avec son teint mat. Voilà c'était parfait! Élégant mais ne lançant pas le message typique de celui qui rêve de réussir son "rancart"; il faisait comprendre que c'était un rendez-vous qui lui tenait à coeur mais amical... Néanmoins, sans même le savoir cette fois, le mannequin laissait aussi entendre que les choses pouvaient évoluer, qu'il y était ouvert dans tous les cas.

Sans trop se poser de questions, sachant qu'il ferait demi tour sans cela, l'adolescent marcha d'un pas ferme, ou tout du moins qui se voulait assuré. Lorsque la foule se scinda de toute part, le Serdaigle se sentit mal à l'aise, happé par ce flot infini. Finalement, après avoir vainement cherché Calypso sa meilleure amie; à l'heure proposée par Jack, le sorcier se mit en quête de ce dernier. Ce fut bien moins difficile que prévu! Non loin de Luna et d'un Poufsouffle tenant dans ses bras un niffleur-mais qu'est-ce que cette bête fichait là?- et de Samuel le fou échappé d'asile ainsi que son préfet de frère ne sachant s'occuper de son frère et devant à tout prix venir défendre cette saleté de mioche sans cerveau; trônait Jack... N'en déplaise, en tutu avec une paire d'ailes s'il vous plaît! Quant à la présence d'un gobelin proche de sa personne, Alix se posa la même question que pour le niffleur, qu'est-ce que cette créature magique, certes elle dotée d'un cerveau mais quand même, fichait là? Ils étaient réputés pour ne pas aimer les humains non?

Le Poufsouffle avait l'air en pleine conversation-enfin dans son cas... le mot était peut-être un peu fort- avec une fille aux cheveux noirs et blancs à la fois, teintes que le Métamorphomage pourrait adopter en moins de deux secondes mais qui ne l'attirait vraiment pas; oh sur elle c'était joli mais... Un peu étrange quand même ! Oui comme la paire d'ailes et le tutu de Jack en même temps! Pas loin, tout aussi bizarre de nature, le prof de DFCM... A croire que le Jaune et noir attirait tous les marginaux dont il se rappela faire allègrement parti malgré lui au vu de son succès dans la société. -c'est à dire nul-; bousculant quelques personnes, le jeune sorcier parvint enfin à hauteur de son camarade de nui à la belle étoile, s'apercevant alors que Siobhan était là... Ah curieux que l'une des filles les plus "in" de l'école traîne avec un garçon se baladant en tutu, que pouvait-elle bien vouloir cette fois? Déjà cette dernière avait essayé de le consoler sur le banc après le passage du cyclone Samuel... Alors pourquoi était-elle encore là? A croire qu'elle le pistait et attendait de pied ferme sa venue! Bon et sinon évidemment Alek le beau mâle de Madame ne devait pas être bien loin... Sa meilleure copine vélane ne lui collait pas aux basques, étrange-en même temps, vu le nombre de mots concernant ce champ lexical, Alix avait décidé d'arrêter de compter.- elle était avec Lenny, une vraie tapette-hum hum, mauvaise réflexion de sa part, mais c'est bien connu, on a tendance à voir ses propres défauts chez les autres avec encore plus de clarté que tout le reste, surtout quand on n'aime pas la personne. Oh le métamorphomage ne connaissait pas vraiment le Vert et Argent, mais le fait qu'il défende corps et âme son abruti de frère qui l'avait poussé dans la boue sans même avoir essayé d'avoir sa version, ou tout du moins d'y croire l'exécrait, pourquoi était-ce toujours les coupables qui trouvaient du soutien... Pfft, vraiment injuste. - qui ne réagirait sûrement pas à ses charmes, aucune jugeote celle-ci! Elle devrait trouver quelqu'un de plus viril pour tenter d'user de son pouvoir.

Au final, le sorcier s'aperçut qu'il dépeignait ce qu'il voyait d'un regard bien trop critique, ce n'était pas du tout bien... Mais il supposait que c'était le fait d'imaginer que Jack, très occupé avait oublié son existence qui le rendait de si mauvaise humeur! Le Serdaigle était presque sûr que c'était le cas... Sinon pourquoi était-il entouré de cette bande de cinglés?

*Peut-être parce qu'il ne te connais pas au fond et que ces gens sont ses amis si ça se trouve, réfléchis dans ta tête...*

L'ancien résistant se fit une raison, puisa dans son courage, espérant ne pas avoir l'air stupide ni donner l'impression d'avoir attendu ce rendez-vous avec impatience et crainte mêlées, ce qui était pourtant le cas!

-Euh... Salut

Fit-il, gêné de s'exposer ainsi au regard de tous. A vrai dire, il avait peur de la réaction habituelle des groupes d'amis formés: "dégage" ou "ce n'était qu'un pari, tu ne l'avais pas remarqué? Maintenant qu'il a réussi à te faire croire qu'il acceptait un rendez-vous avec toi, dégage"... Et oui, la vie est dure parfois! Les habitudes aussi d'ailleurs, car c'était ses souvenirs précis qui l'empêchaient d'aborder une situation nouvelle avec sérénité, sans penser aux conséquences alors que les causes n'étaient même pas encore déclenchées et ne se déclencheraient peut-être pas. Du coup là, il ne savait vraiment pas quoi dire, parce que s'incruster comme ça c'était déjà souvent mal vu, alors en plus le faire avec beaucoup de bruit c'était très bof!
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Kain Romilly
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Mer 24 Mar - 1:47:53

Enfin c'était le jour. Même si Kain n'était pas le plus grand fan de musique de la planète, le concert signifiait pour lui un bon moment à passer entre amis. Pour l'occasion, il avait mis un T-shirt vert avec un motif blanc faisant ressortir la couleur de ses yeux ainsi qu'une paire de jeans noir. Il avait même spécialement mis du gel dans ses cheveux, les rendant très ébouriffés. Il ne lui restait plus qu'à afficher un sourire confiant et tout à être génial.

Arrivé à Pré-au-Lard, le Gryffondor et sa bande se promenèrent un moment en quête d'une place de choix. Ils se racontaient des anecdotes qui eurent lieu depuis la reprise des cours et parfois durant l'été. Kain était un peu perdu. En effet, il les avait moins vu en dehors des cours, chacun ayant des obligations et le blond était au pris de ses questionnements existentiels. Ce soir, il avait décider de mettre tout cela de côté pour s'amuser.

Alors qu'ils étaient en train de plaisanter, le Gryffondor senti soudainement une cuisante douleur au postérieur. Une main, qu'il avait senti pas très féminine, venait de lui assainir une claque magistrale. Sur le coup, il se mit à rougir et vit ses amis rirent encore plus de sa mésaventure, tous ignorants de son questionnement d'orientation. Il se retourna et vit quelqu'un vêtu d'un tutu et d'ailes de fée qui s'enfuyait subtilement.

- Est-ce vraiment ce type qui m'a fait ça!!!!!, demanda-t-il à ses amis.

Il y eut comme réponse que la reprise de rire de ses camarades. Il rougit de plus belle avant de partir dans la foule. Il allait dire sa façon de penser à ce type. Il finit par le trouver moins de cinq minutes plus tard (Il était facile à reconnaître). Le bizarroïde parlait avec un gobelin et le professeur de Défense contre les forces du mal, qui se trouvait proche, semblait dans un état second. Il vit également Alix qui venait de les saluer. Peut importe s'il était là, il allait aller dire les quatre vérités à ce fou qui lui avait claquer les fesses.

Il s'approcha, son visage exprimant son agacement.


- Hé, c'est toi l'imbécile qui m'a foutu une claque?!?!


Dernière édition par Kain Romilly le Mer 24 Mar - 1:57:58, édité 2 fois
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Lenny Pinsker
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Mer 24 Mar - 1:51:44

Il foulait une terre étrangère. Des indigènes aux coutumes et langages étranges passaient devant ses prunelles désorientées. Il se sentait observé de tous côtés, perçu comme le grand perdu de la fête, l’intrus à l’air idiot qui n’avait rien à faire ici. Cet univers intégrait mal son monde. Rien ne lui parlait, tout l’ennuyait. Il hésitait entre fuir ou tout bousculer à grand coups de critiques acerbes. Les filles qui passaient jouaient avec les extrêmes de mauvais ton. Les unes semblaient vêtus de draps mal taillées, affublées de bijoux en bois grossier, les autres ressemblaient à des porc-épiques serrés dans des filets de pêche ou à des cadavres de prostituées rachitiques. Quelques bouffonnes colorées se distinguaient du lot, et venaient les garçons. Les plus sobres avaient l’allure de Samuel, des vêtements trop larges empruntés à un cousin obèse. Puis, venaient les armadas de pointes métalliques, les coiffures de sauvages, les vêtements ridiculement déchirés, les sous-vêtements ostensiblement visibles et autres fantaisies stupides. Un énergumène avait même trouvé intelligent d’entourer un tutu autour de sa taille. Lenny étudiait ce défilé d’un regard circonspect. S’il ne pouvait pas critiquer cette peuplade à loisir il ne tiendrait jamais jusqu’à la fin de la soirée. L’impression très forte de vivre la sortie à Pré-au-Lard la plus ridicule de la décennie lui donnait déjà l’envie de fuir en courant. Il retrouverait le groupe des anticonformistes élitistes de Poudlard et leur ferait un rapport. Ce ne serait pas beaucoup plus drôle. Les heures se perdraient en commentaires ironiques, à se moquer autour une table des amusements de leurs camarades, mais, au moins, il ne se sentirait pas oppressé par une foule trop extravagante. Comment s’intégrerait-il dans cette soirée ? Même la présence de son frère ne suffirait pas. Il refusait de se mêler à ces gens, et son premier commentaire l’affirmait à nouveau. Que cela s’entende, on l’avait traîné de force, sa présence en ces lieux n’était qu’accidentelle.

Les éternelles explications de Samuel ne lui arrachèrent qu’un soupire exaspéré, et un regard contrarié pour son vocabulaire déplacé. L’intérêt de Pré-au-Lard était relativement limité. Le week-end, les rues et les auberges se remplissaient d’adolescents idiots. Il préférait de loin la tranquillité du château. L’après-midi, la bibliothèque se vidait. Tous les gêneurs filaient crier ailleurs et un véritable silence s’offrait à lui au milieu des étagères chargées de livres. Il pouvait aussi jouer du piano dans les salles de musique du château ou écouter de la musique au coin du feu sans être dérangé toutes les dix minutes par l’intrusion d’un élève. A côté de ces avantages, le petit village n’avait rien de fabuleux. Les bars souffraient d’une décoration grossière, et les boutiques visaient une clientèle très jeune, davantage portée sur la distraction que sur les études. Ils ne songeaient qu’aux farces et attrapes de Zonko, dépensaient des fortunes en bonbons, finissaient devant une bierraubeurre à hurler pour se faire entendre aux Trois Balais. Dire que son frère encourageait ces vaines activités. Il parlait même de donner de l’argent à Honeydukes, quand ses parents pouvaient obtenir les produits à plus bas prix. Il suffisait de leur donner le nom des dernières sucreries à la mode et il obtiendrait ce qu’il voudrait. Son budget d’étudiant n’était pas fait pour être dépensé aussi bêtement.

- Au lieu d’acheter dis plutôt ce qu’il manque à l’inventaire de nos parents
, marmonna-t-il d’humeur bougonne.

La réponse importait peu. Il n’avait pas l’intention d’amorcer une dispute avec son cadet. En signe d’abandon, il s’installa à une table et s’accrocha à la dernière chose qui lui restait : la critique. Le professeur Messenger était une proie facile. A force de se montrer tolérant avec les victimes de la guerre la foire à l’embauche s’ouvrait sur n’importe quel cinglé. Samuel avait raison, cet individu semblait constamment allumé. Ses cours étaient chaotiques, ses discours s’emmêlaient, on murmurait qu’il buvait la moitié de son temps libre et voilà qu’il finissait ivre avant les élèves qu’il était censé surveiller. Les concerts n’avaient même pas commencé. Ce n’était pas très drôle en réalité. La rubrique nécrologique prouvait que cet homme souffrait sans doute beaucoup. Perdre sa famille créait un vide abominable, à un point qu’il n’osait pas concevoir. Sa grand-mère paternelle lui avait raconté plusieurs fois comment ses parents avaient été massacrés devant ses yeux. Cette idée lui faisait horreur, mais il n’éprouvait pas de réelle pitié pour l’enseignant. Dans son malheur, il avait choisi d’assumer la responsabilité d’une centaine d’étudiants. Ils ne devaient pas payer pour lui. Sa tête s’inclina doucement, il approuva Samuel et Loreleï le pris au dépourvu en les abordant le plus naturellement du monde. La jeune fille s’était parée de ses plus beaux atours. Il n’y prêta qu’une attention rapide et dédaigneuse, notant cependant qu’elle n’avait pas cherché à trop en faire, à l’inverse de Siobhan qui se prenait un peu plus loin pour la fille à la mode du moment. Ses salutations enthousiastes l’étonnèrent, et la déclaration qui suivit acheva de le rendre livide. Un karaoke ? Il n’avait jamais entendu parler de ça. Cependant, cette activité populaire par excellence ne lui semblait pas inappropriée à l’ambiance, ils étaient capable d’avoir organisé ce grand moment de misère musicale. Un regard courroucé tourné vers sa collègue il s’apprêta à protester mais son frère le devança en complimentant la tenue de cette chipie.

Cette initiative l’apaisa légèrement. Samuel s’était très mal intégré auprès de Lorelei. Il se rattrapait plutôt bien en usant de la flatterie. Les filles s’attendaient toujours à ce que l’on remarquât leurs efforts vestimentaires. En revanche, aller jusqu’à approuver la préfète contre lui n’était vraiment pas nécessaire. Qu’allait-il chanter ? C’était un complot ? Ils voulaient sa mort ? Si son cadet continuait il ne le suivrait plus jamais dans ses concerts d’ado attardés ! Sa bouche s’ouvrit, choquée, puis se referma. Il était pris en tenaille, et tremblait à présent d’entendre une voix appeler son prénom. Il n’aurait même pas besoin de se présenter pour que ce soit la honte assurée. Tous les regards se tourneraient vers lui, des abrutis l’encourageraient à venir chanter et, si Jamais il cédait, il faudrait choisir une chanson de son répertoire, un titre bien évidemment obscure, parce qu’il ne s’intéressait à aux nouveautés commerciales du monde sorcier et se gardait bien de mémoriser leurs tristes chansons cultes, et assumer un texte connu de lui seul devant une assemblée critique d’élèves… Imaginez le désastre. Mais ce problème là n’était pas à prendre en compte puisqu’il ne chanterait pas. D’ailleurs, il ne chantait jamais, du moins, pas quand quelqu’un était susceptible de l’entendre. Samuel pouvait tout au plus démentir cette affirmation en arguant qu’il avait déjà interprété des chants juifs au piano mais ils appartenaient à un contexte familial et sans rapport.

- Mais rien du tout ! s’exclama-t-il comme si l’on venait d’heurter sa sensibilité. C’est une plaisanterie n’est-ce pas ? D’où vient cette histoire de karaoke ? Je n’en ai pas entendu parler et je refuse de participer de toute manière. C’est hors de question, et puis j’ignore tout des succès populaires, je ne pourrais absolument Rien faire !


Et, tandis qu’il embrouillait son propre discours en s’empourprant visiblement, il se leva, prêts à se ruer à la table des inscriptions pour effacer son nom des registres. Si son frère refusait de coopérer, il rentrerait au château. Oui, il en avait assez vu et supporté. Puisque Samuel s’entendait si bien avec Lorelei, ils pourraient très bien s’amuser entre eux. Une vague pression sur ses fesses lui donna bientôt une autre raison de renoncer. Etait-ce une idée où le débile en tutu venait de l’effleurer en des lieux que la décence n’autorisait pas ? Il rougit de plus belle en se persuadant de toutes ses forces que ce n’était qu’un geste sans conséquence, une main perdue dans la hâte de sa course. Le jeune homme n’était-il pas pressé de rejoindre un gobelin qui leur faisait l’honneur de sa présence ? Oui, c’était la bonne réponse. L’autre était rejetée par sa conscience et il priait pour que personne n’ait rien remarqué. Tout s’était passé très vite de toute façon. Soudain, il avait très envie de filer la discussion sur le karaoke… Il se rassit sur le banc et se tourna vers son frère.

- Parce que tu as une idée toi de ce que tu pourrais chanter ?


A vrai dire, il ne tenait pas la réponse. Les goûts musicaux de Sam’ lui échappaient un peu. Mais ils n’appartenaient pas vraiment au répertoire des airs qui se fredonnaient tranquillement. Lenny appréciait davantage la chanson. Cependant, ses références ne regardaient personne.

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Luna Lovegood
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Jeu 25 Mar - 0:15:49

Après avoir lancé son Bonjour, Luna senti que la personne s'installait à ces côtés. Elle su immédiatement qu'il s'agissait du propriétaire de l'adorable petite boule de poils qui reposait dans son cou. Pourquoi ? Simple. Qui d'autre que quelqu'un cherchant son bien irais s'asseoir près de Lufoca Lovegood ? À moins bien sûr qu'il ne l'ait pas reconnue... ce qui serait franchement stupide ! La personne à côté d'elle devait être un garçon, si on se fiait à l'odeur d'après rasage. Et selon la corpulence, il devait avoir environ son âge, à moins d'être excessivement grand. Ce qui mit ensemble prouvait la théorie : Le garçon devait la connaitre puisqu'ils étaient dans la même école depuis des années et donc aucune raison de s'asseoir près d'elle si ce n'était du niffleur. Elle voulait profiter des quelques minutes de calme qu'elle avait encore avec le réservoir a câlin avant que son maître ne lui lance une des éternelles insultes à sa personne. Elle resserra instinctivement son étreinte autour de l'animal.

- Bonjour, ce Niffleur est à moi, je m'excuse s'il t'a fait du mal, il est encore tout jeune et j'ai un peu de mal à le maintenir en place plus de dix secondes, dit Rolf en riant quelques peu. Je crois que Galion t'aime bien.

Voilà ! Elle le savait bien ! C'était effectivement un garçon et le niffleur lui appartenait. D'ailleurs, sa voix ne lui était pas inconnue. Elle essayait de se rappeler qui il était, sans toutefois ouvrir les yeux, car cela serait, briser le moment et précipiter les choses. Étrangement, elle ne se sentait pas menacer... En général les gens ne prennent pas la peine de s'installer près d'elle pour la railler. Et depuis les cahots.... Elle n'aimait pas être proche des inconnus. Mais là, elle se sentait bien. Peut-être que c'était dû au niffleur...qu'elle était son nom déjà ? Ah oui Galion ! mignon pour un niffleur... Mais avant qu'elle ne s'enfonce plus loin dans les divagations de son cerveau, elle entendit : "Epiksey." Puis une sensation de chaleur et de chatouillement dans son cou. Cela la fit sourire de plus belle et le petit galopin fit un couinement satisfait. Elle se dit qu'elle devait bien faire quelque chose, car rester plus longtemps ainsi allait être vraiment malpolie. Mais elle hésitait. Devait-elle être Lufoca Lovegood, la folle que tous connaissait ? ou Luna la jeune fille qui était au plus profond d'elle-même ? Elle avait voulu essayer d'être « normal » pour une journée, mais elle ne pensait pas que quelqu'un viendrait lui parler ! Luna avait peur de se montrer réellement... Loony avait été pour elle un moyen de défense au fil des ans... mais les cachots lui avaient montré la VRAI folie... Maintenant elle avait aussi peur de Lufoca que de Luna... Elle devrait peut-être s'extirper de son cocon peu à peu ? Montrer doucement quelques facettes de Luna au travers de Lufoca ? Ou abandonner peu à peu Lufoca ? La meilleure option avait l'air d'être la dernière. Sans être encore trop sur de ce qu'elle devait faire, la jeune fille ouvrit les yeux.

Ses yeux accrochèrent un regard bleu comme les cieux. Surmonter de cheveux châtains clair et accompagner de sourire sincère. Elle le connaissait, c'était un Poufsouffle de son année, avec lesquels elle avait eu la majorité de ses cours depuis son entrée à Poudlard. Son nom lui échappait par contre. La Serdaigle souleva doucement le petit niffleur jusqu'à la hauteur de son visage pour lui dire doucement :


- Hé bien voilà qui résous comment tu es arrivé à moi toi ! Tu devrais faire attention où tu mets les pattes, la zone est parsemée Joncheruine, il ne faudrait pas qu'ils t'infectent !

Un bon compromis ! Elle était habillée normalement, mais continuait son baratin que personne ne croyais. Comme cela au moins, elle serait encore un peu dans son monde... il ne pourrait pas trop l'atteindre.

- Au fait, je m'appelle Rolf Scamander et Galion c'est la boule de poil. Il semble vraiment t'avoir adopté.

Rolf Scamander ! Mais oui bien sûr ! Le petit-fils de Newt! L'auteur du livre qu'elle était en train de dévorer avant que l'animal fasse éruption ! Joueur de Quidditch pour Poufsouffle. De plus il n'avait pas trop l'air de vouloir l'agresser... peut-être que laisser tomber le masque serait une bonne idée ? Luna déposa Galion sur la couverture, continuant de le flatter doucement.

- Luna Lovegood, enchantée. C'est vraiment un adorable petit chenapan ce Galion.

La jeune fille releva la tête pour plonger dans le regard de Rolf. Elle voulait être sûr qu'il n'allait pas se mettre à la railler. Elle ne voulait plus n'être que la folle de Serdaigle, elle avait assez souffert il était temps qu'elle s'ouvre un peu à la vie. Puis un détail revient à son esprit... le chat de ce garçon... ce n'était pas lui qui avait été nommé Ori Lovegood ??? Elle ne savait pas si elle devait bien le prendre ou pas... malgré qu'il avait l'air de l'aimer son chat ! Elle décida donc de prendre le Ronflack par les cornes et de se lancer. Un air malicieux se colla sur son visage tandis que ses yeux se mire à briller comme si des dizaines d'étoiles y avaient élu domicile.

- Dit donc ! Ce n'est pas toi qui avais un chat nommé Ori Lovegood ? Je devrais le prendre comment ?

Elle avait beau avoir décider plein de choses dans sa vie, avoir eu des milliers de déception, mais sans qu'elle ne sache vraiment pourquoi, elle espérait que cette fois si la personne devant elle ne rirait pas d'elle. Elle espérait que Rolf puisse lire derrière l'armure qu'elle s'était forgé. Elle avait vraiment le gout d'être plus qu'une folle pour une fois. Cette fois-ci, pour la première fois depuis longtemps, très longtemps elle avait peur d'être déçue...

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Regardez ! là! un Ronflack !-->ici<--
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Rolf Scamander
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Ven 26 Mar - 3:29:05

Rolf observa Luna attentivement, son perpétuel sourire aux lèvres, un rictus inspirant la confiance et l'honnêteté. Appuyant ses coudes sur le tapis vert de Mère Nature, il scruta le ciel puis reporta son regard sur la jeune Serdaigle. Il posa son sac et s'allongea dans l'herbe fraiche, se servant de ce dernier comme coussin. Il lui sembla évident que son Niffleur ne risquait rien alors il laissa la paix le gagner.

Luna Lovegood, voilà un moment qu'il cherchait à en apprendre plus sur elle, la vrai Luna, seulement l'occasion ne s'était jamais présentée jusqu'à lors. Une phrase le sorti de sa rêverie. Il cligna les yeux à quelques répétitions.

- Dit donc ! Ce n'est pas toi qui avais un chat nommé Ori Lovegood ? Je devrais le prendre comment ?

Origami, surnommé Ori Lovegood par les autres ignares de Poudlard. Peu surent la véritable nature du Fléreur, le prenant simplement pour un chat fou qui miaulait sans cesse à des créatures que seul lui pouvait voir et entendre, d'où le surnom Lovegood. Rolf songea un moment, la brise caressant les cheveux du jeune homme. Une fois de plus, son regard se retourna vers le ciel et autant essaya-t-il de les réprimer en lui, une ou deux larmes discrètes coulèrent sur sa joue.

- Origami, son vrai nom était Origami. Il est mort à la mi-Août. Il était un cadeau de ma grand-mère Porpentina pour ma rentrée à Poudlard il y a six ans. Lovegood n'était pas mon idée, bien que j'admets qu'Ori Lovegood sonne plutôt bien comme nom. Dit Rolf avec un sourire. Peu importe ce que les autres disaient, j'adorais ce chat. Tu savais qu'en vérité c'était un Fléreur?

Il ignorait pourquoi il lui confia tout ceci, sans nul doute avait-il besoin d'en parler à quelqu'un. Finalement, Rolf ajouta en la regardant intensément.

- Je ne peux pas te dire comment tu dois le prendre, seule toi peut le dire, mais sache que cet animal était mon meilleur ami. Son flaire m'a sauver la vie à deux reprises et il était le plus affectueux confident que j'ai eu depuis longtemps. Origami était simplement incompris, la vérité est que les elfes de Poudlard l'aimaient bien et lui rendaient visite de temps en temps pour jouer. Pour ne pas se faire prendre, ils restaient invisibles, voilà tout. Ne le répète pas je te prie, j'ai de bons amis parmi eux et je ne voudrais pas qu'ils aient des problèmes. Alors comment dois-tu le prendre selon toi, Luna.

Le Poufsouffle vit une page du chapitre sur les sombrals s'envoler pour une vie meilleure dans les cieux. Il introduisit une main sous sa tête, dans son sac à dos pour en retirer un ouvrage de bonne taille intitulé : "Les animaux fantastiques, par Newt Scamander". Or, cet exemplaire semblait différent et surtout, plus imposant. Sur la reliure le nombre 53 brillait en chiffres dorés. Il le tendit à Luna chaleureusement.

Au fait, tiens je te le prête. C'est ma copie personnelle de la nouvelle édition qui n'est pas encore en magasins, il y a bien cinq pages de plus sur les sombrals, magnifiques bêtes. C'est dommage que les gens doutent encore de leur existence même, s'ils pourraient les voir comme moi, ils tomberaient sous le charme eux aussi.
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Sdez Tugakx
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Sam 27 Mar - 0:53:01

Quand on vit au milieu des humains, on apprend très vite une règle essentielle à sa survie mentale : ne jamais se poser de questions. Sorciers comme moldus ont un don certain pour les comportements les plus improbables. Il m’arrive souvent de rencontrer des phénomènes qui échappent totalement à mon entendement de gobelin, ce jeune homme en faisait parti. J’avais croisé un lot considérable d’adolescent en pleine rébellion vestimentaire depuis le début de l’après-midi, mais celui-ci dépassait à peu près toutes les fantaisies relevées en chemin. Une jupe de tulle rose recouvrait un pantalon trop large et, en levant bien les yeux, j’ai vu des espèces d’excroissances de la même couleur dans son dos. A la réflexion, c’était sans doute des ailes en coton. Que m’avait-on dit au sujet de l’extravagance ? C’est une manière de se démarquer dit-on. Notre peuple n’est pas étranger à ces pratiques. A plus petite échelle, nous avons nos marginaux. J’en fais parti d’ailleurs. Les tenues de ville, hauts de formes, chemises à jabot, redingote et tout l’attirail du banquier qui aime montrer sa classe sociale… très peu pour moi. On se sent vite à l’étroit dans ces uniformes. Les gobelins les ont adoptés pour s’élever au même niveau que les humains. A la base, je l’avoue, tout ce cirque est parti de la volonté d’intégrer leur civilisation. Puis, évidemment, il a fallu chercher à la dominer. C’était un beau rêve. J’aurais aimé naître à cette époque utopique, où ces crétins de sorciers ne nous avaient pas encore complètement avalés. Il reste les beaux vêtements pour rappeler notre intégrité. Merveilleux n’est-ce pas ? Perso, je m’en fiche. Je mets ce qui me passe sous la main, des trucs élimés, abîmés, troués. Ici, je ne dépareille même pas. J’en aurais presque honte. Mais, du côté de ces petits adolescents branchés, c’était un effet étudié. Ils cherchent peut-être la même chose que moi au final, ils ont choisi de tourner le dos aux règles… Allez savoir. D’autres se faisaient des paris idiots. Ils parlaient de se déguiser. Avoir l’air le plus ridicule possible devenait alors une bonne plaisanterie entre amis. J’en concluais donc sans émotions que mon revendeur potentiel cherchait à faire rire l’assemblée. Si ça se trouve, j’ai peut-être manqué une coutume locale en l’abordant sans me moquer de lui. Bof. Je préfère éviter d’assimiler leurs traditions débiles, ça aussi ça pourrait me monter à la tête.

Au moins, celui là pensait trop affaires pour s’enfuir en hurlant. Après quelques clignements d’yeux imbéciles, il se précipitait vers les tables en me promettant de revenir très vite. Il avait plutôt intérêt. Je n’ai jamais fait très confiance aux humains, alors je l’ai suivi d’un regard mauvais. Ce type n’avait pas intérêt à me rouler en se carapatant pour éviter de marchander avec moi. On n’échappait pas à un gobelin piqué de colère. J’ai une très bonne vue, une ouïe mieux exercée et je transplane comme je veux. S’il ne revenait pas, sa soirée s’annonçait très mauvaise. Mais il cabriolait à quelques pas de là. Une curieuse allégresse le poussa à peloter le cul d’un gars qui faisait tâche dans le décor - presque autant que moi, c’est rassurant – et il récupéra un sac bien plus intéressant. Je l’ai laissé revenir en buvant lentement mon whisky. Rien n’aurait pu me perturber. Il pouvait se rouler par terre, me rejoindre en sautillant, rouler des pelles à tous les passants, je n’aurais pas changé d’un iota la courbe sérieuse de mes sourcils. Tant qu’il ne m’arnaquait pas, le reste me passait au dessus, c’était plus mon problème. La fille aux cheveux blancs s’était barrée entre temps, pas intéressée sans doute. Tant mieux. Ma tranquillité était assurée. J’aime pas négocier les prix à deux. Ce sont des choses qui doivent se régler seuls.

Le grand me proposa de l’afghan. Belle offre, de quelqu’un qui semblait s’y connaître. C’est pas le plus courant chez les gosses. Souvent, ils essayent de te refiler ce qu’on leur a donné sans trop s’inquiéter de la provenance. La qualité de l’herbe a tendance à baisser d’années en années, et ils ne le remarquent même pas, c’est dire. Du bout des griffes, j’ai pris la preuve de ce qu’il avançait pour la renifler avec attention. Je les connais trop bien ces jeunes. Ils coupent la came de plus en plus pour se faire un max de thunes. Le procédé marche bien avec les dilettantes. Ceux-là, on pourrait leur refiler de la mousse séchée ils ne verraient pas la différence, trop heureux de fumer un truc qui ferait hurler leurs parents. Mais moi, j’étais plutôt rôdé. Les gobelins n’ont pas vraiment de lois à ce sujet. On fait ce qu’on veut. Est-ce un problème si le voisin se détruit la santé après tout ? Et comme on a plus de dignité, les limites sont rarement dépassées. Quand on sait que personne ne sera là pour nous relever on y réfléchit à deux fois avant de se bousiller la tête. J’en ai vu des gars à DeathlyMound se fait salement amocher parce qu’ils n’avaient plus les idées claires ! On fait ce qu’on veut des faibles, normal.

L’étude de la marchandise était plutôt positive. J’ai hoché doucement la tête et rendu l’échantillon au garçon. Ça devrait le faire. Il me demanda donc pour combien j’en voulais d’une voix étrangement atone, un peu comme s’il avait du mal à parler et quelques cases en moins. Vu son attirail, ça ne m’étonnerait pas. Je lui ai présenté un gallion pour le tester. C’était déjà assez costaud, peut-être même un peu trop, mais je voulais un minimum de réserve pour la soirée.


- Tout dépendra de tes prix. Tu les fixerais à combien si on se base sur cette pièce ?

Je la laissais tourner entre mes longs doigts noueux en surveillant du coin de l’œil un niffleur qui n’avait vraiment rien à faire ici. Ces sales bêtes étaient des fléaux dans les mines. Mon goût pour le négoce fut cependant entamé par l’intrusion de deux gamins. Le premier avait un sexe indéterminé, peut-être vaguement masculin, et l’autre, beaucoup plus dérangeant, s’imposa bruyamment en pestant à propos d’une claque. Ah l’incivilité des Hommes ! Ce genre d’attitude avait tendance à révéler toute la sauvagerie de ma race. Je détestais être interrompu par des crétins ! Ma main se referma brutalement sur le bras du blond.


- Tu ferais mieux de te la fermer si tu n’en veux pas une seconde, d’accord ? Alors attend ton tour, ai-je sifflé d’une voix aiguë et glaciale avant de retourner ma question initiale au vendeur. - Et donc, ces prix ?

La pression de mon poing se relâcha doucement. Mes griffes s’étaient plantées dans la chair du garçon, laissant quelques perforations de surface. Non, je ne plaisantais pas. J’ai beau être petit, j’ai de quoi faire reculer des sorciers adultes. Tant que les transactions n’étaient pas terminées, le sale gosse avait intérêt à se tenir en retrait.


Dernière édition par Sdez Tugakx le Mer 14 Avr - 0:26:26, édité 1 fois
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Solange Messenger
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Sam 27 Mar - 22:11:52

Du coin de l'œil, je vis arriver Alix, et l'autre blond à qui j'avais claqué le cul précédemment. Là arrivait un gros problème, trois personnes me parlaient en même temps, chose que je pouvais difficilement gérer. Je n'ai hélas pas trois yeux à vision indépendante, mais je pu à peu près reconstituer l'échange, et donner une réponse au blond après que le gobelin eu parlé - mais j'en ai loupé un bout là encore, juste compris qu'il aimait pas qu'on le fasse chier quand il achetait du shit, ce qui est bien compréhensible.

- Non c'est le pape. Va te faire enculer.

Nous étions maintenant dans une situation compliquée : D'une part, Alix, qui vu sa nervosité risquait de franchement se vexer si il était négligé, d'autre part un gobelin qui n'hésitait pas à faire des trous dans les bras quand on s'interposait entre lui et le shit. De plus, peut être qu'Alix ne goûtait pas à mes répliques subtiles et à la vente de drogue. Il était préfet après tout, donc sans doute amoureux de l'ordre et de la bienséance. Ben on s'en fout hein. Il fallait que je me débrouiller pour l'envoyer chier subtilement. Je lui fit un sourire gentil (j'ai une plutôt bonne maitrise de mes expressions faciales, du coup) et lui dit en lui touchant brièvement les doigts :

- Attends. Deux secondes.

Revenons en à notre gobelin fumeur de shit.


J'étais en train de faire des bulles sans demander rien à personne, tout en gérant la nausée qui me prenait, quand soudain une jeune élève tomba du ciel et prit une grande gorgée de ma bouteille comme si c'était du lait. Je sais pas à quoi on les élève les enfants maintenant, mais pour avaler du whisky comme ça, faut de l'entrainement derrière. J'ai pas pu l'empêcher de prendre ma came, parce que j'étais tellement à coté de mes pompes qu'un chaton nouveau-né aurait pu me foutre une pinée sans que je puisse riposter. Enfin si, la seule réplique un peu agressive que je me sentais de faire était de dégueuler sur le-dit chaton, en espérant le noyer dans une flaque de vomi. L'élève était hélas trop grosse pour ça.

- Hey mais-euh... Nan ! Y a de la drogue dure là dedans !

Je n'avais pas parlé en tamoul, c'est donc j'suis pas si beurré que ça. Je tendais mes mains vers la bouteille pour la reprendre, tout en tentant de garder mon équilibre, assis en tailleur sur la table. Pas évident. D'ailleurs, pour être honnête et raconter exactement les faits tels qu'ils se sont produit...

Bon, on était débarrassé des enquiquineurs. Enfin de l'enquiquineur, Alix il comptait pas, surtout que c'était moi qui lui avait demandé de venir. Nan mais c'est vrai quoi ! Comment je vais affronter l'angoisse d'un concert tout seul hein ? T'imagine ce que c'est pour moi ? Tout le monde sautille pour une raison très mystérieuse, y a de quoi flipper ! Quoique j'affronte ce genre d'épreuve avec une relative sérénité d'habitude. Après tout, ils prennent du plaisir parce que leurs oreilles résonnent, si c'est pas complètement con ça, je sais pas ce qu'il vous faut.

- A vu de nez, je dirais comme ça.

Je fais une largeur avec deux doigts, et la profondeur aussi (parce que le shit, ça peut être plat comme une crêpe hein). Aujourd'hui, j'ai décidé de pas entuber le monde, surtout que ce shit là, c'est ma conso perso, autrement dit ce que le grossiste me donne gratuitement pour moi, pour que je continue d'entuber le monde à sa place, ce que je fais toujours très bien. Autrement dit : Vendre ce shit, c'est du pur bénéfice pour ma poche. Elle est pas belle la vie ? J'aime pas trop ça en plus le shit, ça calme, et moi j'aime pas être calme, et puis c'est pas très violent comme drogue, un peu naze donc. J'en fumais quand j'étais pré-pubère, c'est dire.
Bordel, mais qu'est ce que Alix va penser de moi maintenant ?


Figurez vous qu'une chose tragique m'arrive : je tombe de la table, et comme je suis bourré et défoncé c'est très violent pour moi, et peu précis. Il y a un moment où je me sens basculer sans pouvoir me rattraper, un moment où je suis suspendu dans le vide et un autre où j'ai mal au dos en rentrant en contact avec le sol. Je ne sais pas précisément quelle drogue se trouve dans cette bouteille, mais c'est quelque chose de violent, et que à mon grand étonnement je ne connais pas. Hey ! Qu'est ce que tu crois ? Que j'ai pas eu une adolescence moi aussi ? Même après d'ailleurs. Enfin la moralité qu'il y a à tirer de tout ça c'est : Faites un gosse, ça calme ! ... Bon une cure de désintox' aussi en fait. La prison également. Les trois en même temps c'est encore mieux.
Je me relève en me massant le dos, l'âge tout ça, et en me tenant à la table d'une main pour ne pas encore me vautrer comme une quiche. Je considère gravement la jeune fille, qui a bu dans la bouteille maudite, à cause de moi. Cette jeune innocente aura goûté à la drogue parce que j'étais là. Enfin ça n'ira pas dans la grande déconnade, c'est pas du tout monde genre. Rien que d'y penser ça me dégoûte tiens.

- Rends moi ça, et va boire de l'eau.

Bien sûr, de l'eau face à de la drogue dure dans son organisme, ça va pas trop faire le poids, mais ça peut pas faire de mal. Je doute qu'elle bouge ses miches de là d'ailleurs. Je reprends la bouteille pour en boire une gorgée, j'ai bien besoin de ça, de me faire cramer le bide avec de l'alcool fort.

- T'as pas des copains et tout ça à aller voir ?

Non parce que c'est maintenant que je tique qu'une jeune élève, à une fête et tout ça, va voir son prof pour lui tenir compagnie. Nous sommes face à une personne très étrange – outre les cheveux blancs – qui vient s'assoir spontanément à coté de son prof. A sa place je me serais cassé le plus loin de moi possible, mais on doit pas avoir les mêmes activités extra-scolaires. Peut être a-t-elle vraiment cru à du jus de pommes. Mon dieu, je corrompts la jeunesse.

Alix, je pourrais lui dire que je suis un pauvre très pauvre, et que la seule façon que j'ai de survivre un minimum pour m'acheter de chouettes fringues, c'est de dealer de la dope et entrainer la jeunesse anglaise dans la dégénérescence pour m'en sortir. De plus, je pourrais rajouter que ma mère est une droguée qui m'a eu à quinze ans et que j'ai été élevé par ma mamie et mon papy, et que les grands-parents ça a une caractéristique très bête : Ça vieillit et ça meurt. Enfin les miens sont pas morts, mais ils ont une petite retraite. Et puis je les ai assez fait chier comme ça. Je pourrais éventuellement rajouter dans le panier que je suis sourd, mais ça me dégoûte un peu de faire ça, ça abime ma petite dignité tu vois. Donc non. Mais c'est vrai que soit dit en passant, j'ai peu de chance de trouver un boulot légal dans le monde sorcier, ne pouvant presque pas jeter de sorts, ou très lentement.

- T'en veux combien.

Non parler ça me fait chier là, vraiment.
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Luna Lovegood
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Dim 28 Mar - 1:25:45

Luna avait toujours été quelqu'un qui observait. Depuis sa toute petite enfance, elle s'était démarquée par sa capacité a tout remarquer ce qui l'entoure. La mort de sa mère avait renforcé ce trait. L'enfant qu'était Luna voulait essayer de percevoir encore et toujours la présence rassurante de sa mère même partie. Bien sûr, elle avait arrêté depuis longtemps maintenant, mais elle n'avait pas perdu sa capacité exceptionnelle à regarder. Et c'est surement la seule raison qui lui permis, d'apercevoir les deux petites larmes clairs qui coulèrent sur la joue du jeune Poufsouffle. Ainsi elle comprit à qu'elle point ce chat devait être important pour son propriétaire. Elle connaissait de vu Rolf Scamander depuis son entré au collège de magie il y avait maintenant sept ans. Toujours elle l'avait vu comme un jeune homme sur de lui, blagueur sportif bref un adolescent normal qui ne montre pas nécessairement sa tristesse... s'il en avait ! Mais là, dans la lumière du soleil tamisé par le vieil arbre centenaire elle le voyait différemment. Elle voyait un jeune homme sensible et probablement doux. Il cachait bien son jeu, un peu comme elle...

- Origami, son vrai nom était Origami. Il est mort à la mi-Août. Il était un cadeau de ma grand-mère Porpentina pour ma rentrée à Poudlard il y a six ans. Lovegood n'était pas mon idée, bien que j'admets qu'Ori Lovegood sonne plutôt bien comme nom. Dit Rolf avec un sourire. Peu importe ce que les autres disaient, j'adorais ce chat. Tu savais qu'en vérité c'était un Fléreur?

Oh! Il était mort le chat ? C'était donc pour cela qu'elle ne l'avait pas vu depuis le rentré, à miauler dans le vide. Dommage, il était vraiment attachant ce chat. Luna n'avait jamais su le vrai nom du chat, mais maintenant qu'elle le savait, elle trouvait qu'Origami était bien aussi... malgré que Ori Lovegood.... Sans le dire elle avait toujours trouvé drôle qu'on donne son nom à un chat. Un peu offusquant vu que le dit-chat était considéré comme fou. Mais bon elle aussi non ? dû moins, Lufoca Lovegood était folle. Et puis si les gens avaient su qu'il était un fléreur, il aurait vite compris qu'il n'était pas fou ! Elle l'aimait bien, souvent alors qu'elle était seule et en doute, il apparaissait au détour d'un couloir et se laissait flatter... cela rassurait Luna. La jeune Serdaigle jeta un coup d'oeil au niffleur devant elle et se dit que décidément, les animaux de compagnie de Rolf avaient le tour pour venir la réconforter au moment qu'il fallait !

- Non je ne savais pas… je sais par contre qu’il était très intelligent et bien gentil.

Luna qui commençais à avoir mal au cou, à force de regarder vers le bas pour voir son interlocuteur décida de se recoucher sur la couverture. Sur le ventre comme précédemment, au côté de Rolf. Juste devant elle se tenait Galion qui venait d'apercevoir la canette de bièraubeurre oubliée. Elle lui choppa sous le nez et la vida avant de lui rendre pour qu'il joue avec. Elle le trouvait vraiment mignon. Puis elle détourna le regard pour le porter au maitre. Elle n'avait jamais prit le temps de l'observer réellement depuis le temps. Elle était vraiment impressionnée par son regard. Un océan profond, mouvant. Toutes ses émotions passaient par là ! Luna pourrait facilement se perdre dans ce regard la. Il était...accrochant oui c'était le mot accrochant ! D'ailleurs elle commençais doucement à s'y perdre, la tête couchée sur son bras replier, à même le sol. Elle ne savait pas pourquoi elle n'arrivait pas à détacher son regard de la.. peut-être était-ce dû à la quantité de bièrauberre avaler d'un coup ? Bien que cette boisson ne soit pas très alcoolisée, l'avalé d'un seul coup était fortement déconseiller... surtout si on en buvait jamais ! Le jeune homme lui lança un regard encore plus intense avant de se remettre à parler.

- Je ne peux pas te dire comment tu dois le prendre, seule toi peut le dire, mais sache que cet animal était mon meilleur ami. Son flaire m'a sauver la vie à deux reprises et il était le plus affectueux confident que j'ai eu depuis longtemps. Origami était simplement incompris, la vérité est que les elfes de Poudlard l'aimaient bien et lui rendaient visite de temps en temps pour jouer. Pour ne pas se faire prendre, ils restaient invisibles, voilà tout. Ne le répète pas je te prie, j'ai de bons amis parmi eux et je ne voudrais pas qu'ils aient des problèmes. Alors comment dois-tu le prendre selon toi, Luna.

Son meilleur ami. Ces mots tournaient en boucle dans la tête de la jeune fille. À la lumière de ce que venait de dire le Poufsouffle, il avait perdu non pas un fidèle compagnon cet été, il avait perdu son confident, son ami... presqu'une partie de lui. C'était triste... on ne devrait jamais perdre son meilleur ami. Du moins c'est ce que Luna ce disait, car elle n'Avait jamais eu de meilleur ami. Elle avait des amis oui, mais en même temps... personne ne savait vraiment ce qu'animais la jeune fille, personne ne savait vraiment qui elle était ou ce qu'elle voulait. Personne pour l'écouter lors de ses nuits d'insomnie, lors de ses affreuses nuits où elle revivait ses pires cauchemars. Personne pour écouter ses doutes et ses peines... ni ses joies et réussites. Alors qu'elle regardait le jeune homme au côté d'elle, Luna Lovegood réalisa avec effarement ce qui lui manquait : un ami, un vrai. Elle était seule voilà pourquoi elle se sentait mal c'Est dernier temps ! Voilà pourquoi elle avait fait ce ridicule effort d'avoir l'air « normal » pour cette sortie ! Toujours couchée auprès de Rolf, qui était en fait de compte un parfait inconnu, elle réalisa pour la première fois depuis ses neuf ans à qu'elle point le réconfort humain lui manquait. Surement que les cachots Malfoy avait accéléré cette prise de conscience et que tout ou tard cela aurait éclaté, mais là, en cette après-midi elle avait plus que peur de Lufoca... elle avait brisé sa propre vie... le monde merveilleux et si attirant de la jeune fille, celui ou elle se réfugiait au moindre problème, l'avait privé de ce que tout être humain avait le plus besoin... un ami. Luna sentit son masque si parfait de jeune fille insouciante et folle se fissuré, seconde après seconde. Refoulant ses larmes, essayant tant bien que mal de refaire son masque elle lança d'une voix qu'elle espérait autant emplis de la douce folie qu'àl'habitude.

- Oh! Vois-tu, j'aime bien le fait qu'un chat aie mon nom ! Tu avais l'air de l'adorer ! En fait je suis fière qu'il portait mon nom. Les gens pensaient nous narguer moi et lui, car ne sommes-nous pas considérer fous ?

Elle fit un sourire un peu triste, mais ce repris bien vite puis continua sur une note plus sûre d'elle. Elle disait ce qui lui passait par la tête, pour la première fois depuis longtemps elle ne mesura pas ses paroles avant de les dires... laissant la vrai Luna pointé le bout de son nez.

- Et bien ils avaient tors ! Ils ne savent pas c'est quoi la folie...ils ne peuvent pas comprendre... Et puis jouer avec des elfes invisibles n'est vraiment pas de la folie. Ce n'est pas parce que personnes autour ne les voit qu'ils ne sont pas là ! Et ne tant fait pas, je ne dirai rien au sujet des elfes...de toute façon, qui me croirait ? On ne me croit jamais.

Luna laissa le silence ce réinstaller, pas un silence lourd, mais plutôt un silence confortable. Elle était bien couchée là. Un niffleur jouant avec une cannette et un Poufsouffle au regard envoutant pour seule compagnie. Étrangement, elle trouvait qu'elle était à sa place pour une fois. Elle ne se sentait pas obliger de soûler le jeune homme de parole incompréhensible et de discourt sur les Nagoles et les Joncheruines. Juste être là et gouter le moment présent comme un bonheur. Une page des livres s'envola dans les cieux. Elle la regarda faire des arabesques magnifiques dans l'air avant de se rappeler que ce document était la propriété de l'école et de rappeler par magie la page arrachée. Avec une presque tristesse elle répara le bouquin, la page avait l'air heureuse et libre lorsqu'elle volait dans les cieux... mais sa place n'était pas dans un monde où elle pourrait faire ce qu'elle voulait. Elle devait être emprisonnée avec les centaines d'autres dans le livre pour donner ses connaissances à des générations de sorciers. Triste destin. Alors qu'elle refermait le livre et le déposait sur la couverture derrière elle, un autre livre apparu dans son champ de vision.

-Au fait, tiens je te le prête. C'est ma copie personnelle de la nouvelle édition qui n'est pas encore en magasins, il y a bien cinq pages de plus sur les sombrals, magnifiques bêtes. C'est dommage que les gens doutent encore de leur existence même, s'ils pourraient les voir comme moi, ils tomberaient sous le charme eux aussi.

Luna pris le livre, presque religieusement. Elle en caressa la reliure. Le chiffre 53 brillait tout en haut. Cinq pages de plus sur les sombrals !

- merci. Il est vrai que les sombrals sont de magnifiques bêtes. Bien qu'incomprise malheureusement... les gens croient qu'ils sont de présage de mort... Ils ne sont que de pauvres animaux rejeter de la société parce qu'ils sont différents. Ils adorent se faire câliner. Mais en général les gens ne s'arrêtent qu'à l'apparence et ne vont pas plus loin. Ils voient une bête décharnés et donc ils se disent qu'elle porte malheur ! Souvent je vais dans le foret pour leurs parlers... quand je me sens seule. Ils écoutent eux... et surtout ils ne jugent pas. J'en ai monté un, un jour ! En quatrième année pour me rendre au ministère avec les membres de l'A.D.

Luna ne comprenait pas comment les mots faisant pour sortir de sa bouche, mais ils le faisaient sans avoir de difficulté apparente... comment ? Pourquoi ? Elle ne le savait pas, tout ce qu'elle savait c'est qu'elle était bien. Elle continuait de fixer son étrange regard dans l'océan accrochant qui lui faisait face et c'est tout ce qui l'importait. Le bonheur arrive par petites doses souvent impromptu et là, elle faisait l'expérience d'une d'entre elles... un contact humain.

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Rolf Scamander
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Lun 29 Mar - 20:35:31

Rolf resta là un moment à repenser à tout ce qui fut dit. Il appréciait le silence et fixait les grands yeux bleu de la jeune Serdaigle. Il ne put s'empêcher de dévorer du regard les traits fins de Luna et bien malgré lui, son éternel sourire restait collé sur ses lèvres. Sans même en avoir la moindre idée, plus de cinq minutes passèrent sans que mot ne fut prononcé, simplement à s'observer l'un et l'autre. Le jeune allemand étendit sa main vers elle pour repousser une mèche rebelle derrière son oreille puis reprit la parole.

- Rassure-toi Luna, nous sommes tous un peu fous à notre manière. Je ne crois pas que tu sois plus folle que ceux qui te nargue. J'ai quelques cours avec toi depuis notre rentrée en première année et je sais que tu es une jeune femme brillante, tu connais une foule de choses sur une foule de sujets. Tu es sensible, c'est pour moi une évidence et je suis certain que bien des gens auraient à gagner à te fréquenter.

Le châtain lui sourit et la regarda encore et encore. Ses joues adoptèrent une légère teinte rosée, sans qu'il ne le sache, alors que dans sa tête une myriade de pensées le traversait. Rolf ne pouvait le nier, il observait Luna et la trouvait très belle, séduisante même.

Scamander jeta un rapide coup d'oeil à Galion afin de s'assurer qu'il allait bien et vit que ce dernier s'endormit directement sur la cannette de bièreaubeurre, couinant légèrement de bonheur. Il eu un petit rire en voyant la scène coquasse qui s'étalait devant lui. Rolf appréciait ce moment avec Luna, surtout que tout ça lui permit de découvrir un petit peu de la vrai Luna. Après un bref instant il se recoucha et presque immédiatement se regard se raccrocha à celui de la jeune femme, presque instinctivement, sans même y penser. En vérité, ainsi habillée et toilettée, Rolf croyait que la jeune Lovegood pourrait très bien rendre verte de jalousie bien des filles de Poudlard, du moins c'est comme cela qu'il la percevait. Il reprit d'une voix douce et sincère :

- Luna, sache que moi je te crois. C'est peut-être un peu téméraire de ma part mais sache que si tu éprouve le besoin de parler et d'être écouté, tu n'as pas à aller jusque dans les bois, ce serait pour moi un plaisir.

Et il le pensait réellement, sans même y porter une réflexion poussée, Rolf voulait se rapprocher de la petite Lovegood, et puis lui aussi aimerait avoir quelqu'un de sincère à qui parler quelque fois. Bien sûr il était plutôt populaire parmi les autre Poufsouffles mais aucun ne pouvait réellement se classer comme confident.
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Alek Turner
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MessageSujet: Re: Le grand concert de rock !   Lun 29 Mar - 22:11:59

[HJ: Désolé pour le délai, mais le voici finalement. D'ailleurs, soyez tous indulgents je vous prie... c'est mon premier RP parmi vous et je suis plus ou moins à l'aise, voilà.]

Alek s’était levé tôt ce matin là, comme tous les matins. Il devait aller faire son jogging matinal quotidien et passer en plus à la bibliothèque pour réviser. Il avait un examen à préparer pour le lendemain matin et savait qu’il ne pouvait pas compter sur la soirée ou la nuit d’aujourd’hui, il l’avait donc fait ce matin et hier jusqu’à très tard, ou très tôt… c’était selon. Normalement, quelqu’un de normal ne se serait pas levé et se serait reposé à la place, mais Alek n’était pas tout à fait normal. Il aimait bien se faire souffrir un peu chaque jour en repoussant toujours ses limites. Il adorait voir jusqu’à quel point il pouvait résister à la fatigue ou au charme d’une certaine fille. Malgré tout, la bibliothèque restait son endroit préféré dans tout Poudlard, simplement pour la tranquillité et toutes les ressources qu’elle constituait. Même s’il aimait se faire souffrir, il appréciait aussi pouvoir avoir du temps seul avec lui-même. Lorsqu’il s’y trouvait, Alek avait l’impression d’être dans le cerveau du plus grand et du plus vieux génie du monde. En sillonnant les rangées, c’était comme s’il sillonnait ses neurones et tous ses souvenirs, c’était d’ailleurs une image qui le faisait sourire à chaque fois qu’il passait le pas de la porte ou qu’il cherchait un ouvrage.

Ce matin, contrairement à ses habitudes, la bibliothèque ne réussissait pas à totalement le rassurer. Il n’avait pas toute sa concentration et pensa même qu’il devrait peut-être aller se recoucher. Il jeta un coup d’œil à sa montre et vit qu’il était désormais trop tard pour pouvoir faire une sieste avant le fameux évènement qui le tracassait tant. En fait, il était même l’heure où il devrait commencer à se préparer s’il ne voulait pas être en retard. Alek ne voulait pas vraiment aller au concert, il n’y allait que pour faire plaisir à Siobhan. Il ne tenait vraiment pas à se retrouver au milieu d’une foule de jeunes sorciers tous aussi cinglés et étranges les uns que les autres. Il considérait que les évènements du genre étaient surtout faits pour voir à quel point un QI général peut s’abaisser lorsqu’il y a un grand groupe de personnes. Il avait remarqué, à force d’observer les autres, que les gens devenaient complètements idiots lors de rassemblements du genre et cela dérangeait beaucoup le Serdaigle qui tenait beaucoup à son image et à son intelligence encore plus. Il se leva donc un peu péniblement de sa chaise et commença sa progression vers son dortoir et sa chambre. Il avançait presqu’à reculons, les gens qui le croisaient devait surement penser qu’il allait vers l’échafaud et Alek n’était pas capable de dire si c’était vrai ou faux.

Il ne mit que quelques minutes à se préparer. Il se passa une chemise par-dessus son t-shirt, des jeans un peu plus ajustés, ses souliers dits propres, la chaîne argentée que lui avait offert sa douce à son anniversaire et il tenta l’impossible pour peigner ses cheveux pour qu’ils ne retombent pas trop dans son visage, sans grand succès par contre. Il prit rapidement sa veste en denim foncé et claqua la porte. Il était parti dans un coup de vent, la première raison était avant de n’être trop en retard et la seconde, celle qu’il ne dirait pas, était avant de changer d’idée et de finalement bosser sur son examen… Il avait les mains dans ses poches, la tête baissée et marchait tranquillement vers le point de rendez-vous habituel qu’il avait avec Siobhan. Il avait pensé qu’elle serait là avant lui, mais il arriva finalement le premier. Il appréhendait ses instants seul, à mi-chemin, il pourrait se mettre à réfléchir et ainsi repartir vers Poudlard. Il avait par contre des chances de croiser sa copine, ce qui, au final, ne donnerait pas grand-chose. Il resta donc un peu sur le coté du chemin, à se dandiner d’un pied à l’autre, pour passer le temps. Lorsqu’il releva la tête, il eut le souffle coupé. Siobhan venait vers lui et elle était magnifique. Tout était parfait dans son look; la robe courte lui allait à ravir, ses bottes lui faisait des jambes superbes, son maquillage était impeccable, le choix de ses bijoux était super… Alek ne savait pas quoi dire, il se sentait comme un poisson avec sa bouche ouverte légèrement. C’est en la regardant marcher vers lui qu’Alek se rappela pourquoi il trouvait que cela valait la peine de faire tous ses sacrifices… Elle était tellement belle et il l’aimait sincèrement.

Alek sentait que son cœur s’emballait toujours autant dans sa poitrine à sa simple vue. Siobahn s’approcha de lui et lui glissa un furtif baiser, puis lui prit la main et commença à marcher. Alek ne pouvait détacher son regard de sur sa bien-aimée. Normalement, il aimait mieux regarder les autres leurs jeter des regards de jalousie, cela lui faisait un bien fou, mais en ce moment, ses yeux étaient collés sur Siobhan. Lorsqu’un jeune sorcier complètement grisé le bouscula, il réussit à détacher son regard et à le mettre devant lui. Il remarqua donc qu’ils y étaient enfin. Il y avait une tonne de gens qui circulaient dans tous les sens. Alek commençait déjà à avoir mal à la tête et la soirée ne faisait que commencer, il ne voulait pas voir ce que ça serait dans quelques heures. Siobhan s’alluma une cigarette et Alek eut une petite moue de dégout. C’était le principal défaut de son amoureuse : elle s’empoissonnait au tabac. Alek, lui, avait bien remarqué qu,elle faisait un pas de plus vers sa tombe à chaque inhalation qu’elle faisait et cela le dérangeait, heureusement qu’elle se rattrapait sur d’autres plans. Alek avait beau regarder autour de lui, il ne voyait personne qu’il connaissait, mais peut-être qu’il ne voulait pas les voir aussi…

Siobhan le surprit lorsqu’elle s’appuya contre un genre de mur et l’attira contre elle. Elle l’embrassa passionnément. Alek, au début, ne réagit pas vraiment. Il était surtout sidéré, il avait conscience du regard des autres sur eux et cela le mettait mal à l’aise. De plus, Siobhan sentait et goutait le tabac, chose qui dédaignait son amoureux. Il avait l’impression de poser ses lèvres sur un cendrier plein à rebord. Heureusement, Siobhan réussit à lui faire oublier ces deux éléments moins intéressants en glissant ses mains sous son t-shirt. Il adorait quand elle prenait les devants de la sorte et ne put plus penser à tout le contexte extérieur. Il ne comptait plus que Siobhan, ses lèvres et ses mains. Il se colla contre elle, faisant passer un de ses genoux entre ses jambes, faisant en sorte que son torse l’empêche complètement de bouger. Il passe ensuite une main dans sa nuque et mit l’autre sur sa taille. Alek profitait de son baiser et fut triste lorsque Siobhan réussit finalement à se séparer leurs lèvres pour lui demander d’aller chercher à boire.


-Ouais d’accord. Je crois avoir vu quelque chose qui ressemblait à un bar un peu plus loin.

Alek prit Siobhan par la taille et s’avança vers l’endroit où il avait vu un stand qui se voulait un bar. Il planta son regard sans celui de son amoureuse et lui sourit.

-Alors, je te commande quoi?
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