Oxumorôs

Après la guerre, la paix nouvelle reste précaire et menacée...
 
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 Parce que nous, on le vaut bien, et que toi, tu peux pas test. [PV]

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Jack Field
Poufsouffle, 6 ème Année
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MessageSujet: Parce que nous, on le vaut bien, et que toi, tu peux pas test. [PV]   Dim 7 Mar - 17:21:42

Je crache le sang que j'ai dans la bouche. Quelle idée aussi d'attaquer deux mecs en même temps. Me demande plus pourquoi par contre, j'ai oublié. Je ne sais plus pour quoi je lutte, la Justice, un machin comme ça. La liberté peut être ? L'égalité ? Tout ça ? Où ça m'a juste servi à me défouler ? Je penche pour la dernière option, j'adore tabasser des gens. Enfin pas dans le sens sadique mais... Ça m'énerve quand ils comprennent pas ce que je dis, ou qu'ils se foutent de moi. Alors je frappe. Ils s'y attendent pas, ces mous du genou, eux le pire qu'ils ont fait c'est une gifle à leur petite sœur. La magie... Pfff. Le temps qu'ils dégainent je leur en met dix, des pains. Le problème, c'est qu'ils sont pas si con ils répliquent. Résultat : J'ai salopé mes fringues, mon costard et tout. Ça a coulé sur mon menton et ma poitrine. Chier. Enfin la baston était bien marrante, ça compense.
J'essuie du revers de la manche le sang de mon visage, voilà le plan du mâle viril, qui pour une fois n'a pas mis ses talons. Parce que bon, avoir l'air d'une dinde, c'est rigolo, mais on peut pas le faire tout le temps, le travestissement ça a un sens si t'es un bon vieux porc des familles entre deux. Donc là, tu l'auras compris, si j'ai mis un costard c'est vraiment pour être le cochon le plus classe de Poudlard, et deux connards m'ont pourri mon groove. Pas grave, j'aime la violence et le sang, tout ça, pour se sentir en vie et toute ces merdes. En fait, j'ai plutôt envie de dire que j'en ai rien à foutre, et que c'est que pour les hormones que je fais ça. Prends comme tu veux.

Je m'allume une cigarette dans les couloirs sordides de Poudlard. Ouais, moi, je les trouve glauques, tout en pierre et plein de morveux. Donc je sors, logique. Le parc, les petits oiseaux, et puis en Septembre il fait pas encore trop dégueulasse comme temps. Je déambule avec du sang plein partout, et note l'air effaré des élèves. C'est vrai qu'à Londres, si t'es couvert de sang séché avec la joue enflée, les passants vont essayer de t'éviter plutôt que de t'emmener à l'hosto, et là y en a un qui veut m'aider ou je sais pas quoi, j'ai pas bien compris, mais je m'en cogne et l'envoie chier. C'est qu'un peu de sang sous le nez et dans la bouche, d'ailleurs ça coule même plus, mais je préfère me planquer un peu au cas où les deux gogos viennent se plaindre auprès de maman-la-prof-la-truie. On peut rien régler entre hommes, il faut toujours se comporter comme des porcs donc.
Je marche jusqu'à la forêt, pour m'allumer un petit pétard en fait. Rien de bien violent, juste histoire de se poser, tout seul, tranquille, entre un arbre et un rocher. Lire un peu peut être, en attendant une heure ou deux que ça se tasse. Ouais, bon plan. Je sors un bouquin sur le situationnisme et plonge là dedans tout en fumant mon pétard, allongé dans l'herbe. La vie est douce là.
Et puis je pionce.

Je me réveille quand il fait nuit et tout, et je ne suis pas bien inquiet, étant en lisière de forêt. Je tourne un peu la tête pour examiner, je vois un gars, tout seul. Lui par contre il doit être inquiet, parce que trouver un mec plein de sang étendu sur le sol qui bouge plus, et qui risque certainement pas de répondre quand on lui parle... Je lui dit en essayant d'être le plus clair possible que je vais bien, que je dormais juste, et je me rallume une cigarette en me relevant. Si je veux lire sur ses lèvres, il faut de la lumière, donc j'allume ma baguette. Lumos fait parti des rares sort que je peux lancer en parlant, parce que c'est simple et court. Sinon les autres sort je les signe, y a un livre avec les noms des sort en langage des signes, c'est un sourd qui a inventé ça. Bien pratique, parce que avant tous les malentendants ne pouvaient pas faire de magie.
Je vous ai dit que j'avais un excellent sens de l'observation ? Oui, forcément que j'en un, c'est une question d'habitude, pour à défaut de comprendre les sons, au moins comprendre les mouvements du corps, les expression faciales, tout ça. Le jeune homme qui m'est apparue à la lumière a l'air angoissé, les yeux d'une couleur assez surprenante, inédite même, et il a la peau sombre. Ses traits beaux mais étranges (les yeux surtout) me font penser qu'il y a de la magie derrière son visage, mais je ne sais pas comment. Peu importe tu me diras, mais je le note juste.
Je lui demande si il n'a pas une serviette, pour m'essuyer vois tu.
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Alix Craft
Préfet de Serdaigle, 5 ème année
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MessageSujet: Re: Parce que nous, on le vaut bien, et que toi, tu peux pas test. [PV]   Mer 10 Mar - 21:33:15

Il en avait fait des rondes par ici, aussi interdites que la forêt elle-même! Cavalant avec son amie de toujours pour trouver des cachettes, y poser leurs affaires de hors-la-loi puis retourner mine de rien dans leur lit avant de revenir un autre jour afin de reprendre leur matériel et faire leur petite révolution. La lisière faisait peur à Alix avant qui craignait les affreuses bestioles qui pouvaient jaillir hors de la forêt de Poudlard... Oui vous savez, les dragons, les loups-garous et puis les limaces aussi. Vous n'avez pas idée comme c'est terrible ces bêtes là, sournois, dégoûtant, baveux, avec un petit bruit de succion horrible quand ça avance... R.E.P.U.G.N.A.N.T; or maintenant, le Serdaigle aimait ce lieu, il était rassurant et la nature sentait bon. Le fait que l'endroit leur ait servi de cache, leur ait évité bien des tortures à lui et à Calypso avait aidé à ce que le sorcier se réconcilie avec la lisière de la forêt et la nuit sombre. Profitant d'être préfet pour une fois, nostalgique, Alix alla se promener aux abords de l'endroit; bien emmitouflé dans ses vêtements chauds et sous son écharpe soyeuse, tout heureux de se sentir bien, sans blessures pour le faire souffrir comme c'était le cas en permanence l'année dernière, surtout vers la fin quand Carrow avait de plus en plus de suspicions concernant l'identité des Drôles de Dames.

Alix frissonna, non pas de froid mais de plaisir en se rappelant que, quand même, il y avait eut de bons moments, des fous rires aussi, rares mais d'autant plus mémorables... Puis de tristesse en se souvenant de l'année dernière, d'excitation rapport à l'aventure qu'ils avaient vécu; bref, cet endroit était un enchevêtrement de sensations, un peu comme une pensine géante pour le métisse. Ce dernier allait rentrer finalement, retourner bien au chaud dans son lit après avoir fait son petit tour, grondant les vilains petits premières années qui se baladaient hors de leur dortoir sans aller jusqu'à leur enlever des points ou leur donner des retenues. En effet le Métamorphomage comprenait le désir qu'avaient ceux-ci à découvrir ce merveilleux château-quoiqu'un peu glauque parfois avouons-le, et inquiétant aussi- en pleine nuit. Ils n'avaient que 11 ans, et si à cette époque là le mannequin n'avait pas été un grand trouillard, il aurait certainement fait de même. D'ailleurs n'était-il pas en train de profiter de son badge de préfet pour s'octroyer une petite balade de temps à autre depuis le début d'année? Allons franchement, ce serait bête et méchant d'abuser de ce pouvoir à mauvais escient en punissant un élève un peu rebelle; en plus ça n'apporterait vraiment rien.

Ce soir ils semblaient être légion! En effet, après avoir ramené un petit Gryffondor et un Serpentard plus vieux dans leur lit, le métisse découvrit une silhouette longiligne sur le sol. C'était probablement un "grand" de sixième ou septième année, aussi le jeune sorcier prit son courage à deux mains, car son allure fragile ne lui donnait pas beaucoup de crédit. Il était rare qu'on le respecte malgré son insigne, on avait plutôt l'habitude de l'envoyer balader pour un rien et ça lui faisait très mal au coeur, néanmoins le Serdaigle tenait à bien faire son travail et ne pas embêter Calypso avec ça quand ils avaient connu bien pire. Au fur et à mesure qu'il s'approchait, le Bleu et Bronze sentit une autre inquiétude remplacer la première... Allongé et ensanglanté, voilà la situation de l'autre garçon! Très surprit, mais heureusement apte à réagir en conséquence depuis l'année dernière-il faut dire que du sang, il en avait vu, surtout le sien, ça aidait à forger le caractère quand même.- l'adolescent s'agenouilla à côté de la victime d'il ne savait quoi ni de qui... Se penchant sur cette dernière. Quelle ne fut pas sa surprise de recevoir un lumos dans la figure au moment où lui-même allait lancer ce sort!

Le garçon répondit à sa demande "ça va?" d'un ton monocorde qui rappela quelque chose au Serdaigle. Un de ses cousins lors des grandes réceptions donnés par ses haïssables parents était souvent seul dans son coin, car différent, tout comme Alix. Le Bleu et Bronze se rappela alors du nom de ce Poufsouffle, c'était lui qui était sourd mais pouvait quand même suivre les cours. Alix se demandait bien comment d'ailleurs... Il haussa les épaules, ça n'était pas important pour le moment! Voulant le rassurer, le jeune sorcier s'appliqua à se souvenir des quelques signes qu'il avait apprit avec son cousin, ses mains dessinèrent maladroitement-surtout la droite qui était à demi paralysé- son nom: "Alix"
avant qu'il ne doive reprendre la parole, s'appliquant pour parler en se souvenant que son cousin lisait sur ses lèvres.

-Je n'ai pas de serviette, mais attend


Il sortit sa baguette à son tour puis pointa son aîné, effectuant un geste précis et gracieux, prononçant la formule d'un ton égal.

-Episkey


C'était sensé soigner les blessures. Bon Alix n'était qu'en 5 ème année, donc si cela fonctionnait-mais il ne pouvait le vérifier à cause de l'obscurité, et ce malgré le lumos de l'autre élève.- cela le soulagerait juste un peu, pas totalement. En revanche, le métisse pouvait nettoyer ses habits, lesquels étaient très étranges d'ailleurs en y repensant! Un costard, comme ceux dans les mariages. Ce Poufsouffle était vraiment bizarre, mais finalement Alix décida qu'il aimait bien cette originalité, ne lui reprochait-on pas sans cesse sa différence? Et bien au moins Jack assumait ses goûts lui, puis sa silhouette était bien mise en valeur dans ce genre d'habits.

-Evanesco


Et voilà, le sang s'en était allé, ne restait plus qu'à refaire la coiffure de ce beau gaillard mais qu'Alix y mette du sien serait sans doute mal vu, préférant se lever, le sorcier s'époussiéta, haussant un sourcil de surprise en voyant Jack allumer tranquillement une cigarette. Les yeux dorés du métisse finirent par se détacher du regard de son aîné, sa main droite se tendant pour l'aider à se redresser avant qu'il ne se ravise et tende la gauche, soit la valide pour aider son comparse nocturne à se lever.

"Que faire toi là?" signa-t-il avec ses mains, de façon maladroite, rassemblant tout son savoir pour le faire. Il espérait que l'autre ne prendrait pas mal sa tentative de s'adapter... Pourvu que le Poufsouffle ne pense pas qu'Alix le prenait pour un débile. Vu sa chance avec les relations sociales, ce serait bien possible... Dire qu'il essayait juste de faire de son mieux! Enfin bon, le préfet verrait bien.

Les tâches s'évanouirent Encore mieux qu'avec Vanish alors qu'Alix tournait ses yeux vers la lune bien ronde qui devait bien rire en voyant ces deux empotés au beau milieu de son royaume qui ne parvenaient qu'à se comprendre partiellement.

"tu très mal encore?"


-Veux-tu que je t'accompagne à l'infirmerie? Et qui t'as mis dans un tel état?
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Jack Field
Poufsouffle, 6 ème Année
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MessageSujet: Re: Parce que nous, on le vaut bien, et que toi, tu peux pas test. [PV]   Ven 12 Mar - 5:57:24

Il me regarda comme si c'était une poule et que j'avais marché sur ses œufs, puis il m'épela son prénom en... langage des signes. Ça surprend, alors moi aussi du coup j'ai fait une tête de poule. Il a dit très maladroitement les lettres de son prénom. Bah oui, les prénoms en langages des signes ça s'épèle. Bon, vu comme ses gestes sont peu évident, il ne sait sans doute pas faire de phrase. Par contre les sorts il maitrise parce que je m'en suis mangé deux sans pour autant arrêter de fumer ma cigarette. C'était un pour me soigner, et un pour être moins cracra. J'apprécie l'attention, mais néanmoins c'est un peu stressant.
Attention, le prénommé Alix se tente à communiquer avec moi, ce qu'il ne sait pas c'est qu'en langage des signes le verbe se met à la fin de la phrase, ce qui pose problème à la compréhension. Deuxième fois, j'ai eu autant du mal, surtout qu'il n'a pas réflexe d'avoir des expression faciales correspondants à ses paroles, et puis ses gestes sont hésitants. Ça se comprend tout de même, et il finit par opter pour la parole.... Un très curieux personnage, ce jeune homme.

- Pas l'infirmerie. Pas mal.

Maintenant, exercice de haute voltige : Faire des phrases longues. Bouger les lèvres et la langue d'une certaine façon, de mémoire, pour formuler ma pensée. Expliquer pourquoi je saigne de la bouche. Tu parles d'un merdier. Est ce que ce « Alix » en vaut le coup ? Ne serait il pas plus simple de me casser, comme je l'ai toujours fait ? Je passe ma langue sur l'intérieur de ma lèvre, c'est vrai que ça fait quand même vachement moins mal depuis qu'il est là. Bon allez, on lui fait une phrase à ce petit, vu comme il est gentil. Allez, respiration, concentration ! Et surtout, important, parler de façon audible, articuler, j'ai une tendance naturelle à ne pas faire de bruit, je ne sais même pas crier.

- Je m'y suis mis tout seul dans cet état, je ne suis pas d'une nature... raisonnable.

Raisonnable, pour me décrire, effectivement ce n'est pas le mot. Impulsif plutôt. Peut être même fou. Et un pain dans la gueule, on a pas encore fait mieux pour défouler. Disons que la douleur en fait parti. Mon fantasme ultime serait d'avoir quelque chose de valable à combattre, avec seulement ma bite et mon couteau. Mais revenons en à « Alix », qui insinue vilement qu'on m'a tabassé sans sommation, comme si j'étais une pauvre victime. A cela je répondrai bien « mon cul », cher Alix, préfet de Serdaigle (c'est comme le port salut, c'est écrit dessus) à la corpulence très faible et aux traits caucasiens sous une peau foncée. Bon, il m'a peut être insulté involontairement, mais on ne peut pas lui enlever un certain mérite : Il est joli. Je suis sûr qu'une fois qu'il aura perdu cet aspect précieux d'adolescent timide, il fera un jeune éphèbe du plus bel effet. Et il faudrait qu'il prenne du muscle aussi, pas assez viril encore. Mais il y a de bons débuts, vivement qu'il ait cinq ans de plus et une autre idée des canons esthétiques masculins.

- Et puis quant à ce que je fais là... Je lisais. Je lui montre le bouquin que je tenais dans une main : Traité de savoir vivre à l'usage des jeunes générations. C'est de la philo. Je tire une taffe de ma cigarette, passe ma main dans mes cheveux avec nonchalance (réflexe quand on est avec quelqu'un de joli : faire le lover/branleur). J'allais pas aller à la bibliothèque couvert de sang, ça aurait été... pas bien.

Prononcer « inconvenant », j'ai un peu de mal parfois. Et puis je parle rarement autant à la fois, ça me fatigue la gorge, j'ai plus l'habitude. En plus j'ai mal au ventre à cause d'un coup de poing dans le foie. Je ne sais pas si c'était visé exprès, mais en tout cas c'est bien touché. Vu l'état de l'organe, y a moyen de faire mal. Alors je regarde Alix avec des yeux de petit chat maltraité pour pas qu'il m'oblige à le frapper en me sommant de rentrer à Poudlard.
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Alix Craft
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MessageSujet: Re: Parce que nous, on le vaut bien, et que toi, tu peux pas test. [PV]   Ven 12 Mar - 21:59:49

-Raisonnable. Je crains que ce mot soit d'une grande utopie

Répondit le Serdaigle rêveur et amusé, regardant le livre que lisait son aîné. Il sourit lorsque ce dernier déclara avec un naturel stupéfiant qu'il ne s'était pas rendu à la bibliothèque parce qu'y aller avec des vêtements ensanglantés, ce n'était pas très "cool". Alix en avait vu des garçons comme Jack. D'ailleurs, malgré les apparences, le préfet lui ressemblait... Ne jamais se plaindre, parce que parler de la douleur c'est lui offrir encore plus d'importance qu'elle n'en a déjà. Sourire. Oublier. Et puis tâcher d'avancer quand même... La seule différence entre lui et le Poufsouffle c'était la virilité, chose dont ne semblait pas manquer môssieur qui passa une main dans ses cheveux d'un air un peu macho mais avouons-le, totalement craquant. Le jeune sorcier était surprit de trouver quelqu'un à cette heure, plus encore d'être accueilli aussi gentiment. Comme le Poufsouffle parlait, le Serdaigle lui prêta attention, imaginant les efforts que ce dernier devait faire pour se servir de ses cordes vocales dont il n'entendait certainement pas les sons.


Le ciel était bien dégagé et les étoiles visibles, l'adolescent remarqua aussi celles qui luisaient dans le regard suppliant de son camarade. Ah oui, il connaissait bien ces yeux là! Depuis le début de l'année on lui en servait des comme ça... Un couple qui traînait dans la tour d'astronomie et lui demandaient en silence de passer son chemin pour profiter de la nuit; un aventurier trop curieux pour attendre le lendemain pour explorer le château, quelqu'un qui avait un peu peur de son voisin de chambrée-allez savoir pourquoi- un nostalgique qui pensait à ses parents... Bref c'était un peu l'unique moment pendant lequel on le respectait; il fallait lui plaire, s'aplatir pour qu'il n'abuse pas de son pouvoir. En général ce genre d'attitude avait le don de le mettre dans une rage folle, car l'adolescent se retrouvait souvent face à ceux qui se moquaient de lui le jour... Mais là évidemment, prêts à se rouler par terre pour obtenir un petit délai de plus. Et lui qui n'avait jamais suffisamment de force de caractère pour leur ordonner de rentrer dans leur dortoir, croyant naïvement que le lendemain ces personnes lui rendraient son service. Mais non, il pouvait toujours rêver, bien souvent, les moqueries recommençaient le lendemain.

Oui, sauf que Jack lui était inconnu et que le peu qu'il lui avait dit n'avait rien de méchant, de doucereux ou moqueur. Sans compter que les suppliques ne comportaient pas ce s'il te plaît avilissant et très énervant à l'oreille; vraiment ce petit son grinçant qui sifflait, persiflait était intenable... Mais là pas le moindre gémissement bête ou la mise en place d'une comédie improvisée, juste un regard, et le silence, puis les étoiles. Pourquoi pas après tout? Le ciel était clair et le vent inexistant. Cependant le métisse en vint à penser à quelque chose de logique, déplaisant oui, mais logique, indubitable. Son comparse souhaitait certainement profiter du laxisme du préfet seul! Continuer à lire son livre peut-être...

Alix se rappelait que son cousin sourd n'aimait pas qu'on le dérange avec les sons, qu'on le fasse parler, parce que c'était difficile pour lui. En un sens, le Métamorphomage qui ne l'avait pas comprit à l'époque entendait mieux ses raisons désormais. C'était un peu pareil pour sa main handicapée. Alix détestait forcer dessus, ou faire quelque chose qui lui rappelle ce problème. Ce n'était peut-être pas pareil pour Jack qui lui avait répondu si gentiment-d'une voix monocorde certes mais quand même, son regard amical ne trompait pas selon Alix- mais il se doutait que si ce dernier s'était isolé, ce n'était pas pour être dérangé. Inutile d'être le meilleur ami du Poufsouffle ou psychologue pour comprendre ça. De toutes manières, le Serdaigle dérangeait... C'était bien connu, quoiqu'il fasse, sauf selon Calypso, sa présence n'était jamais ni souhaitée, ni souhaitable. Se levant sans bruit, le garçon reposa le livre sur la poitrine du fumeur; ne se rendant compte que maintenant qu'une cigarette était entre ses lèvres. C'était un adolescent bien fichu, et il avait du charme en passant sa main dans ses cheveux comme ça; son costard lui donnait même une petite allure chic qui plaisait à Alix. Les yeux du Serdaigle, rieurs bien qu'un peu tristes dans le fond répondirent "oui" à Jack pour qu'il demeure ici, sans que lui, préfet ne lui cause d'ennuis. Lui-même esquissa quelques pas pour laisser au Jaune et Noir son intimité, sans trop s'éloigner comme pour avoir l'impression d'avoir de la compagnie.

-D'accord, tu as gagné. Je ne dirai rien, et je te laisse tranquille.


Il signa ensuite
"Bonne nuit" et s'en alla s'adosser contre un arbre voisin; poussant un soupir un peu chagriné. Avant de se faire rejeter plus ou moins doucement, le Serdaigle avait préféré s'éloigner; c'était un peu un cercle vicieux. S'infliger lui-même du mal avant qu'on ne lui en fasse. Ses yeux d'or se posèrent sur le ciel éclairé de milliers de petites lueurs à la fois fragiles et puissantes, proches et inaccessibles.

Citation :
"Un peu plus près des étoiles, au jardin de lumière et d'argent
Oublier, les rivages brûlants.
Un peu plus près des étoiles, à l'abri des colères du vent"

Disaient les paroles d'une chanson d'un groupe des années 80 appelé GOLD. Un groupe moldu que l'adolescent avait découvert ces jours-ci au fil d'un journal qui retraçait leur histoire. Leurs paroles en français étaient difficiles à comprendre mais après avoir écouté des dizaines de fois la mélodie, le métisse avait fini par y entendre quelque chose... Et c'était de la pure poésie! De l'utopie aussi, parce que même perché sur une étoile, jamais Alix ne pourrait oublier les images... A moins que quelqu'un vienne le voir, évincer la solitude, meilleure alliée des tristes souvenirs, il resterait toujours plongé sous les colères du vent qui l'avaient condamné à s'adosser sans compagnie contre cet arbre. Lui n'était pas sourd, mais on voulait toujours le forcer à devenir muet...
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Jack Field
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MessageSujet: Re: Parce que nous, on le vaut bien, et que toi, tu peux pas test. [PV]   Sam 13 Mar - 13:20:29

J'encule les étoiles, j'encule les cieux, les archanges les démons, j'encule Dieu !
Ah flûte, il m'a mal interprété là, peut être quelques complexes adolescent qui le poussent à penser que je l'envoie chier. Moi je voulais pas qu'il se casse, je voulais pas qu'il me renvoit à l'école, c'est pas pareil ! Au lieu de ça il s'éloigne bêtement et moi je me sens pas de gueuler, parce que je sais pas le faire. Je suis désappointé. Enfin il va pas bien loin, il se cale sous un arbre. Bonne place. Je le rattrape donc parce qu'il a l'air tout triste. Je sais pas ce qui s'agite dans ce petit crâne là, mais ça m'a l'air bien profond. J'approche de lui, et me loge entre lui et l'arbre en le poussant un peu. Il est surpris mais se laisse faire, à cause de la surprise je suppose.
Je m'adosse à l'arbre et prend le jeune dans mes bras pour coller ses omoplates à ma poitrine, mes jambes de chaque cotés des siennes. Il essaye un peu de protester, mais je le serre. Il ne sait pas reconnaître un câlin quand il en voit un ? C'te jeunesse, je te jure. Y a rien de sexuel là dedans, panique pas gamin. C'est qu'un fucking câlin parce que t'es triste en dedans de toi, qu'est ce que tu voulais que je fasse ? Une petite chanson ? Déconne pas, la communication silencieuse, on a pas encore fait mieux pour réconforter. Allez, raconte à Grand Jack pourquoi t'es tout bad en dedans de toi même, je ne saurais même pas ce que tu dis parce que tu es dos à moi, mais tu peux tout balancer, ça tombera dans l'oreille d'un sourd. Je continue de fumer par dessus son épaule droite, le menton appuyé dessus. Il n'y a pas toujours du sexe partout, là ce n'est qu'un câlin. C'est pas ma faute si j'adore tripoter les gens, à notre époque c'est un peu perdu mais ça me rassure sur leur présence... et ça les met mal à l'aise. Ça les fait réagir. Regarde, tu y gagnes, tu n'es plus triste mais mal à l'aise, ce qui est quand même mieux. Profite de ta chance ! Qui peut se vanter d'avoir eu un contact si proche avec un inconnu ? Personne hein, d'habitude on dit bonjour et comment ça va, moi je te fais un câlin. Tu me sembles toujours sacrément mal à l'aise pourtant, je sens comme une tension dans ton dos. Tu tiens vraiment à ce que je parle ? Ça casserai l'instant tu sais... et puis j'ai aucun moyen de savoir ce que tu veux à vrai dire.

- C'est un câlin. T'étais triste.

Je n'aime pas être concis, mais j'ai peur que mes cordes vocales inutiles se rebellent si je me lance dans quelque chose de trop grand pour moi. Allez profite, j'adore tenir les gens dans mes bras, avoir leurs odeurs et tout ça. Je vis dans un monde visuel et tactile, odorant aussi souvent, pardonne moi. Pour ce que j'en vois, les mots sont souvent des barrières à ce que tu veux vraiment. Tu expliques ce que tu veux faire à la place de ce que tu fais, ça marche souvent comme ça avec le cul, ou l'amour. Les gens expliquent. Ils devraient arrêter. Je ne veux pas te dire que tu devrais te sentir bien, comment et pourquoi le faire, je préfère appliquer mes sages théories. Avec un câlin, ça va toujours mieux il paraît. J'espère que ça marche pour toi, tu respire la solitude comme d'autre l'ennui. Comment expliquer que tu te sois fatigué à bien articuler pour moi sinon ? Mais oui ça me touche qu'on tente d'entrer en communication avec moi, qu'on tente de signer difficilement quelques mots qu'on a vu à la télé. Je suis quelqu'un de gentil, de violent aussi, j'aimerais être intense, mais je ne sais pas comment ça marche. D'ici vingt ans je serais le meilleur de tous les branleurs de la terre, et en attendant je te prends dans mes bras, même si ce n'est pas conventionnel. Le conventionnel on l'encule.
Je finis ma cigarette et la jette au loin.
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Alix Craft
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MessageSujet: Re: Parce que nous, on le vaut bien, et que toi, tu peux pas test. [PV]   Sam 13 Mar - 18:54:34

Une ombre qui se dessine, qui passe derrière vous, lorsque vous avez connu la guerre, la torture, ce n'est jamais rassurant. Sans compter qu'Alix connaissait aussi la solitude, sa famille ne lui avait jamais montré la moindre affection; et la seule personne qui avait jusque là réussir à le tenir dans ses bras sans lui faire de mal était Calypso. C'était elle qui avait empêché le Serdaigle de sombrer totalement et de tout lâcher. Alors forcément, oui, l'adolescent se débattit un peu en sentant les doigts de son aîné enserrer sa frêle poitrine, ses omoplates se posant contre le cou du Poufsouffle le brulèrent, comme si le contact était quelque chose de dangereux. Assurément, cela ne pouvait qu'être un mauvais présage! Pourtant aucune douleur ne vint, aucune moquerie, non juste quelqu'un qui vous appuis contre lui et fume sa cigarette contre votre épaule. Un peu macho quand même comme réaction... Le genre superman, sauveur de la planète à qui on a rien demandé mais dont on apprécie quand même la présence, une fois qu'il est là. Alix cilla des yeux, encore tendu, perdu car il n'avait pas l'habitude de connaître ça, ce mot que venait de prononcer Jack: "Câlin"... Pourquoi s'attacher au préfet? Alix ne comprenait pas ce qu'on pouvait lui trouver, depuis quand essayait-on de le percer à jour pour le consoler et non l'achever? Mais pourquoi aussi se poser la question lorsque finalement, cette situation incongrue arrivait?

Le métamorphage se laissa finalement glisser contre son camarade, il n'y avait rien de malfaisant ou d'ambigu dans ses gestes; non, vraiment, le Poufsouffle avait l'air de le respecter. Apparemment, selon ses dires, Jack lui faisait juste un câlin pour évincer sa tristesse. A part Calypso, jamais personne ne lui avait dit quelque chose d'aussi simple, d'aussi beau. Les yeux du Serdaigle cédèrent à la tentation, se fermant avec douceur. Que répondre? Jack ne pourrait pas lire sur ses lèvres, et le son semblait être son ennemi. Encore une fois Alix ne le connaissait pas; mais entre un sourd involontaire et un muet forcé le courant passait forcément. Tous deux semblaient avoir une certaine empathie, et l'ancien résistant semblait lui aussi exécrer le bruit. Ce dernier était agressif, brutal, brisant le reflet net des étoiles, lançant des sortilèges et vous obligeant à pousser des cris terrifiants lorsqu'on vous torturait. Le son était parfois beau, la musique, les mots doux, quand on vous consolait comme Jack qui, malgré sa voix monotone avait en ce moment, le timbre le plus mélodieux qui soit aux oreilles d'Alix. Lequel ne répondait pas, encore trop surprit et sachant au fond que Jack ne comprendrait pas ce qu'il disait, pas seulement parce qu'il était sourd, mais parce qu'il n'avait peut-être pas vécu tout ça... Ou alors si, mais inutile de refaire vivre ces moments d'isolement pénibles, de solitude, pour leur permettre d'exister encore en cet instant! Non il fallait ne pas laisser ces derniers s'exprimer, car pour une fois, la solitude s'en était allée, inutile de la rappeler.

Alix prit la main de son camarade, celle qui avait lâché la cigarette pour la lever avec douceur, d'autant plus que c'était celle handicapée qui s'était enroulée autour des doigts de son aîné. Avec un sourire, manipulant doucement les doigts du Poufsouffle, entraîné dans un étrange état de transe, l'adolescent fit en sorte que la main de son camarade portée pointe l'étoile du berger. Puis il sortir sa baguette magique et fit jaillir un lumos, ainsi qu'un parchemin vierge qu'il blanchit encore plus. Avec la magie, l'adolescent le fixa à une branche d'arbre basse, juste devant eux et l'agrandit. Illuminant le tout de sa baguette allumée, l'adolescent posa l'objet à un endroit qui le maintenait dirigé vers le parchemin, sur une racine un peu surélevée; Lâchant les mains du Poufsouffle, il tendit ses mains et les rejoignit, les étendant finalement pour faire un oiseau; l'ombre se reflétant sur le papier vierge.

S'étaient envolés tous ses questionnements, le moment était étrange oui, mais après tout c'était de la magie, il était sorcier, inutile de se poser des questions donc. C'était de la magie différente de celle qui permet de jeter des sorts... Quelque chose de fort et d'incompréhensible; c'était cela qu'on appelait réellement magie, et tout risquait de se briser si l'on se mettait à agir de façon trop logique, en réfléchissant à l'incongruité de la situation. Ses doigts qui formaient les ailes de l'oiseau continuèrent à voguer un moment, l'animal chimérique avait une aile un peu ployé comme s'il se l'était froissée... Incroyable comme cette ombre révélait la réalité des choses, car au fond du coeur d'Alix c'était un peu ça, celui de Jack aussi peut-être. Cette aile c'était sa main qui ne tenait pas très droite, et en faisait un peu à sa tête, mais malgré tout, l'oiseau parvenait à s'envoler, même si ce n'était que su du papier, c'était rassurant et poétique de se dire que l'animal blessé avait quand même sa chance. Avec un sort tout simple comme amplificatum, il avait agrandit le parchemin, un dérivé de la colle éternelle avait fixé le papier tandis que Coloris l'avait rendu blanc comme neige, et Lumos donné vie au tout... Des sorts de première année, bêtes et méchants pour embellir la nuit; un peu comme celui-ci qui servait à inscrire des lettres toutes seule dans l'air... Charmante farce qui pourrait se révéler à l'avenir un bon moyen de communication entre les deux garçons.

"Merci pour tout, pour cette Étrange mais belle rencontre..."

Les mots s'inscrivirent dans l'air, légers et doux, ressemblant à des petites lueurs aux formes de nuage qui permettaient de voir bien des choses, comme des moutons, des coeurs, ou autres choses... Sauf que là, la magie faisait naître et dirigeait ces formes; c'était fou ce que le Serdaigle sentait son imagination décuplée avec ce drôle de garçon fascinant à ses côtés. Un inconnu connu en quelque sorte puisqu'il se retrouvait nettement en lui. Oui c'était cela, un inconnu connu. Il fit apparaître un double du parchemin encore accroché, réduit cette fois et tendit la plume qu'il avait toujours dans sa poche à Jack pour qu'il réponde, ou peut-être que ce dernier choisirait aussi les cieux comme tableau noir qui sait?
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Jack Field
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MessageSujet: Re: Parce que nous, on le vaut bien, et que toi, tu peux pas test. [PV]   Dim 14 Mar - 19:26:01

Alix, il est un peu bizarre dans sa tête, mais c'est pas grave. Il me prend les mains et fait des ombres chinoises avec nos bras. Je ne comprends pas, mais il n'est pas dans mes habitudes de poser des questions, et puis, c'est tellement jolie. Je laisse faire placidement, et je note au passage qu'Alix a une main abîmée... Je suppose que c'est une séquelle de la guerre, je ne sais pas, je n'étais pas là, j'ai fui avant. Et peut être qu'il s'est juste fait mal en tombant d'un vélo, mais je ne sais pas pourquoi, j'en doute. On ne se replie pas de cette façon là sous un arbre quand on s'est juste rétamé à six ans sur un vélo.
Il me dit merci, c'est mignon. Il me tend un parchemin et une feuille pour que je puisse répondre, mais je ne sais pas quoi dire. J'ai beaucoup de qualité, mais être bavard n'en fait pas parti. En langage des signes je dis pas, je suis une vraie pipelette, mais sinon... Parler par écrit me saoule un peu. Je prends la plume tout de même.

« Désolé lancer des sorts c'est pas encore ça : Mauvaise diction. Afficher des mots ça va pas être pour tout de suite. »

Dans mes premières années de Poudlard, celles où je ne pouvais pas décrocher un mot ou comprendre les autres, on m'installait gentiment au fond de la classe où je ne suivais rien, ou je ne comprenais rien. La politique en la matière a longtemps été que les sourds finiraient par parler si on ne leur apprenait pas le langage des signes. Bien sûr, échec complet, mais c'était quand j'étais vraiment petit ça. Avec ou sans de toute façon je n'avais absolument pas le réflexe de faire du bruit, comme tous les malentendants. Mesurez la chance de ma mère : J'étais le bébé le plus silencieux du monde.
Bref.
En fait j'avais envie de lui faire un master bruit à Alix, un truc que je fais pas souvent : Roucouler. Quelque chose entre le cochon d'Inde content et la colombe. En fait avant d'arriver à poser ma voix comme il faut pour parler tel un porc civilisé, je suis passé par plusieurs stades de bruits étranges, du cri de la mouette (y a un livre qui s'appelle comme ça) au roucoulement. Donc j'ai roucoulé pour manifester ma satisfaction profonde, un bruit pas trop fort je crois. Je me suis appuyé contre Alix en le faisant, pour que le message soit clair. J'ai posé le parchemin et la plume, je n'y arrive pas, trop fatigué. Il faut dire que j'ai perdu un peu de sang, ça vient peut être de là. Episkey remplace t-il le sang perdu ? Bonne question, je vois pas à qui la poser mais bonne question tout de même. En tous cas ça n'a pas guéri l'hématome que j'ai au ventre, et sur lequel Alix s'appuie confortablement. Mais je ne dirais rien, c'est moi qui l'ai foutu là après tout. Et même, je le serre encore plus contre moi tellement je suis masochiste et amoureux des contacts physiques. Enfin pour accepter ça comme ça, je serais pas surpris qu'Alix aime la bite, mais là n'est pas la question. En fait il n'y a plus de question qui se pose vraiment, il est là, moi aussi, on est bien on se tient chaud, et vous ne serez même pas surpris d'apprendre ce qui finit par m'arriver, une chose bête et anodine, peut être un signe de confiance ou de bien être, sans doute les deux.
Je me suis endormi contre Alix.
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Alix Craft
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MessageSujet: Re: Parce que nous, on le vaut bien, et que toi, tu peux pas test. [PV]   Sam 20 Mar - 21:42:58

-Ne t'inquiète pas.

Mais la phrase d'Alix resta en suspens bien sûr, il mit du temps à comprendre ce qui se passait, se rappelant alors qu'ainsi calé contre Jack, ce dernier ne pouvait rien entendre. Le jeune sorcier agita alors sa baguette et des lettres dorées apparurent, légères, éphémères mais également profondes, comme si elles souhaitaient s'inscrire à jamais dans l'écorce noire des cieux; un peu plus hautes que les deux silhouettes à demi affaissées sur l'arbre, de telle sorte que le Poufsouffle n'avait qu'à lever très légèrement la tête pour voir ces mots gravés sur une toile avec en fond, un milliard d'étoiles.

" Ne t"inquiète pas, ce n'est rien, si tu veux, je pourrais t'aider à apprendre les sortilèges informulés."

Il se rappela trop tard que Samuel avait prit la mouche de cette façon; parce que le Serdaigle lui avait proposé gentiment son aide. Du coup, le métisse se crispa légèrement, ne sachant qu'ajouter pour se rattraper! C'est alors que l'adolescent remarqua cet étrange contraste entre lui et Jack. Ce dernier avait l'air en effet totalement détendu alors que lui était aussi stressé qu'un jour d'examen. A s'en tordre le cou, le Bleu et Bronze tourna la tête vers son compagnon d'une nuit, surprit de le voir ainsi confiant, endormi en l'enlaçant presque tendrement. Cette situation prêtait à confusion, le fait de s'en rendre compte fit rougir l'adolescent, surtout que le Poufsouffle était plutôt beau garçon... C'était d'autant plus ambigu que les tendances d'Alix étaient bien connus de tous bien qu'il ait le plus souvent, essayé de le cacher. En revanche, le jeune sorcier imaginait plutôt son aîné porté sur les filles, imaginant facilement les représentantes de la gente féminine se pâmer devant le physique avantageux du jaune et noir.

En tout cas, le doute n'était pas permis, son comparse dormait à poings fermés, c'était vraiment adorable; Alix se risqua à caresser sa joue d'une main curieuse, peut-être un peu désireuse aussi mais rien de pervers ou de trop entreprenant; c'était juste un geste d'adolescent un peu surpris encore de la façon dont les choses avaient tournées et trop curieux pour ne pas s'y appesantir un instant. La caresse légère de ses doigts ne tarda pas d'ailleurs; il les retira sagement, soupira et s'installa de biais dans les bras de son aîné, tellement au chaud qu'il n'était pas décidé à bouger. Oh peut-être dans une minute? Ou deux alors? Bon 5 et après il quitterait la chaleur de son hôte... Ainsi allongé, recroquevillé dans les bras de son aîné, le jeune sorcier avait l'air d'un petit animal fragile qui cherchait un abri. A le voir dans cette position si accessible, on n'aurait jamais pensé que le métamorphomage avait traversé de multiples épreuves et connu bien des naufrages! Pourtant en y regardant de plus près, sa main, ainsi que certaines cicatrices dont une à la base du cou, bien résorbée, fine et lisse comme celle du poignet-mais qui partirait elle- prouvaient que le Serdaigle avait beaucoup donné, cette façon de trembler légèrement dès que son corps frêle s'éloignait de la chaleur de son comparse aussi. Quelque part, le sorcier avait peur...

Peur parce qu'il s'était endormit après avoir invoqué un sort pour faire apparaître une couverture sur eux. S'il avait eut assez de forces, le Serdaigle aurait porté son ainé dans son lit, ça aurait été très romantique, mais bon avec sa carrure de mannequin et sa main blessée, il était un peu mal barré pour jouer les princes portant la princesse contre leur poitrine... Alors bon, comme le jeune sorcier ne voulait pas réveiller son compagnon, il avait préféré rester un peu avec et avait fini par s'endormir. Donc ce qui l'effrayait, c'était un cauchemar... Carrow était à nouveau là et il remuait contre Jack, parce qu'il était justement en train de subir une torture, ses lèvres remuaient, permettant peut-être au Poufsouffle d'y lire
" s'il vous plaît, arrêtez, par pitié, plus le doloris..." ou d'autres phrases témoignant de l'horreur comme "oui j'avoue être dans la résistance", chose qu'il avait laissé s'échapper en fin d'année heureusement; juste avant la grande bataille, ce qui lui avait valu des séances de tortures insupportables mais une fois son identité de résistant révélée, heureusement que Harry Potter avait été là pour détourner l'intention de Carrow qui avait failli réussir à démonter le réseau. C'était à peu près 5 ou 6 jours avant la grande guerre qu'Alix avait fini par ne plus tenir bon et se laisser aller aux confidences alors qu'avant il n'avait été que soupçonné mais jamais sans preuve, son don de métamorphomage aidant.

Tout cela, le jeune sorcier le revivait présentement allongé contre son aîné qui devait bien le sentir remuer et même voir ses yeux s'entrouvrir parfois tant c'était violent; une lueur affolée luisait dans ce regard doré si particulier qui pouvait certes, changer de couleurs autant de fois qu'Alix le voulait mais jamais effacer toutes les traces du passé.
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Jack Field
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MessageSujet: Re: Parce que nous, on le vaut bien, et que toi, tu peux pas test. [PV]   Dim 21 Mar - 16:03:00

Hé merde, j'me suis endormi. J'me réveille, et j'ai mis un peu de temps à comprendre où j'étais très précisément sur le globe. Oh, Alix. C'est vrai que je dormais dessus, il y a même une couverture sur nous deux, je suppose qu'il l'a posé là. Ce qui m'a sorti de mon sommeil en fait, c'est le préfet qui bouge. Il est en train de faire un cauchemar, le pauvre. Je le secoue ou pas ? Il pourrait le prendre mal... d'un autre coté, laisser un petit camarade dans le caca, ce n'est pas très gentil. Il parle dans son sommeil aussi tiens d'ailleurs : « plus le doloris ». Rêve sympa visiblement, le Doloris, j'en ai juste entendu (ah ah ah) parlé, et ça m'a pas l'air d'un truc de tapette (ce que Alix semble être, sans vouloir le froisser, simple observation). Il fait des drôles de rêves notre préfet solitaire qui a pour loisir de parler à un sourd, je sais pas si c'est basé sur une réalité ou quoi son truc là... puis je pose pas de question moi, ça me regarde pas, j'vais pas faire ma commère.
Au vu de l'heure (trois heures sept du matin), du climat (froid hors de la couverture), et de l'état de notre bon ami Alix, je décide qu'il est temps de plier les gaules et de ramener ses miches à Poudlard. Un sursaut de machisme me secoua, puisque je décidai de porter le jeune homme comme une princesse. Il avait pas l'air bien lourd, et puis comme ça à son réveil il me demandera « oh mon dieu mais tu m'as porté jusqu'à mon lit ?! Comme tu es fort et musclé Jack », et après je frime comme un porc. Ouais, je le sens bien comme ça. Parfois, il faut savoir flatter son ego par des moyens un peu tortueux, pour pas que ça passe pour de la prétention. Non, mes compliments sur ma musculature herculéenne et tout ça, je les gagnerai à la force du biceps, et après on est heureux et on fait plein d'enfants (ou il me dit juste « merci », mais je serais content quand même).
Et vous savez quoi ? C'est vachement lourd en fait, un humain.
Je lui ai mis la couverture avec délicatesse, et dos à l'arbre je l'ai soulevé, un bras sous ses genoux et un autre sous ses aisselles. Et puis j'ai quitté mon appui (l'arbre, donc).
J'ai tenu trois secondes et dix dixième.
J'ai fait deux pas, mes jambes ont tremblé, et puis je suis tombé. Dieu merci, c'était en arrière, comme ça je me suis pas ramassé comme une quiche (molle, mal cuite, pas savoureuse) sur Alix en plus de lui faire manger le sol avec violence. Ça aurait été un coup à lui péter les côtes ça. Nan, moi, fin subtil et délicat, je l'ai envoyé se manger une racine dans la jambe, le reste c'est moi qui me le suis pris dans le dos et les fesses.
Merde.
Putain mais ça aurait fait trop classe qu'il se réveille dans son lit ! Mais quelle brèle je suis putain de bordel de foutre de nonne ! En fait, Alix, il est maigre et petit, mais c'est une feinte, il est super dense. J'suis sûr, il pèse cent vingt kilos et il me l'a pas dit. C'est un complot pour que j'ai l'air con ! Rââââh (cri du mâle viril de dix neuf ans en pleine déconfiture, je l'ai apprise dans un livre, le gros costaud il crie toujours ça).

- Excuse moi je voulais tenter un truc et je me suis cralé comme une merde. Désolé. T'as pas mal ?Vraiment vraiment désolé.

Ben si il a mal, moi aussi j'ai mal, quand on est pas capable de porter un frêle adolescent à peine pubère, on ferme sa gueule et on reste chez mémé au lieu de « tenter des trucs » là comme ça, en faisant tomber les gens. Putain j'ai les nerfs, j'ai vraiment les nerfs. Je m'allume une clope et je la fume comme si elle était responsable de la surestimation de mes forces. Putain mais la loose complète quoi, pire que la fois où j'ai fait semblant d'être un entendant en boîte et que j'ai pas arrêté de danser alors que y avait plus de musique. Là, c'est vraiment pire.

- En fait je voulais te porter dans ton lit parce que tu faisais des cauchemars et tout – la diction se casse un peu la gueule du fait que je suis consterné, ça se voit pas à l'écrit mais je suis à peine compréhensible – et j'ai surestimé mes forces. Quel con.
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Alix Craft
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MessageSujet: Re: Parce que nous, on le vaut bien, et que toi, tu peux pas test. [PV]   Lun 22 Mar - 8:08:19

Alix se réveilla en sursaut, par réflexe il mit ses mains devant son visage, ce qui ne l'empêcha pas de bouler dans l'herbe et de heurter quelques aspérités du sol qui l'égratignèrent aux coudes et au visage. Se redressant, totalement perdu pendant 30 bonnes secondes, le sorcier hésitait encore à placer toute ce qui venait d'arriver dans le rêve ou la réalité. En voyant Jack il se dit que ce dernier représentait finalement ce qui se passait quand on était réveillé; ce dernier ne s'était donc pas invité dans son cauchemar mais l'avait amené à se lever... Brutalement avouons-le! Peut-être n'avait-il pas apprécié que le préfet s'endorme dans ses bras? Après tout c'était un peu logique vu qu'ils ne se connaissaient pas... Sans compter les manières équivoques de l'adolescent qui laissaient largement et bien malgré lui présumer certains de ses goûts qui pouvaient effrayer le Poufsouffle ou lui donner envie de mettre les choses au clair en le jetant violemment à terre...

Alix allait s'excuser, lui demander de ne pas continuer, qu'il avait comprit la leçon et n'avait rien d'un pervers, n'ayant nullement profité de la situation; oui ça devrait aller si il s'y prenait bien pour rattraper le coup... Cependant, lorsque le Serdaigle se retourna, il fut surprit de ne pas avoir Jack fièrement levé en train de le défier, non, lui aussi était à terre! Ils avaient donc chutés tous les deux; ce n'était pas du rejet mais un "accident"... Peut-être dû au fait qu'Alix avait bougé? Le jeune sorcier se sentait confus d'imaginer s'être débattu dans son cauchemar au point de les jeter tous les deux au sol, le nez dans les pâquerettes et les coquelicots. Un froid intense l'envahit, parce que oui, quand on n'avait que la peau sur les os on gelait vite sur place à trois heures du matin dehors. S'époussiétant, le sorcier finit par se redresser, se moquant éperduement d'avoir des brins d'herbe dans les cheveux ou des égratignures aux joues ainsi que dans les paumes des mains qui avaient plus ou moins rattrapées le coup.


-Est-ce que ça va?

Demanda-t-il avant de se rappeler que héler Jack ne servait à rien! Tant que ce dernier n'était pas en face de lui, la communication était impossible! Profitant que son compagnon d'infortune sorte une cigarette, le jeune sorcier bougea péniblement sa carcasse jusqu'à lui, à croire qu'il avait déjà 60 ans à marcher avec autant de mal... Il fallait avouer que sortir d'un cauchemar profond de cette manière laissait ses traces un bon moment! Ses jambes encore groggys étaient douloureuses et le sang passait avec difficulté, il se massa rapidement le genou avant d'atterrir à côté du Poufsouffle qui disait avoir essayé un truc... Un truc? Se lever peut-être? Dans ce cas le sorcier était face à un Hercule qui s'ignorait et projettait les gens en se levant, parce qu'il ne connaissait pas sa force?!

-Est-ce que ça va? T'es-tu fais mal?

Répéta le Serdaigle, cette fois bien en face de son camarade. Entreprenant de brosser rapidement le vêtement de ce dernier du plat de la main qui ne saignait plus-ça aurait été bête de salir un peu plus la robe de sorcier de Jack quand même-. Bizarrement le Poufsouffle n'avait pas l'air d'aller bien, du coup Alix s'inquiétait pour lui, il lui aurait bien dit que fumer n'allait pas l'aider à se sentir mieux, bien au contraire il se ravisa finalement en se rappelant que ses bons conseils dérangeaient en général! Déjà il avait eu de la chance que Jack ne réagisse pas comme ce débile de Samuel Pinsker lorsqu'il lui avait proposé de l'aider pour les sorts informulés-sûrement parce que son comparse n'avait pas vu sa demande ne fait- il n'allait pas encore risquer de se faire jeter!

A part ça son camarade se mit à baragouiner un truc pas vraiment compréhensible, déjà sa diction était difficile mais alors là, en plus il parlait dans sa barbe qu'il n'avait pas, alors c'était pas terrible... pourtant Alix saisit le sens des choses à force de réflexion. Visiblement "voulu te porter" devait signifier que Jack avait essayé de le prendre dans ses bras pour le ramener au lit, et la chute ainsi que la gêne du Poufsouffle exprimait son échec. Ah c'était donc ça! Alix se retint de rire, il ne voulait surtout pas avoir l'air de se moquer de son pauvre "prince charmant" qui semblait en pleine déconfiture suite à sa non réussite... Tâchant de le rassurer, Alix posa une main sur son bras, essuyant vaguement son visage d'un air détaché.


-Hey, ne t'en fais pas, ce n'est pas grave, j'ai connu bien pire comme chute.


C'est vrai qu'il n'en avait pas l'air comme ça, pourtant Alix était dur au mal... Après avoir été torturé dans tous les sens du terme, moral et physique, délaissé par sa famille, par les autres... Et paroxysme des épisodes de sa triste vie, humilié, haï, considéré comme hors la loi; ce n'était pas le fait de rouler dans l'herbe qui allait le faire pleurer. D'autant plus que le mannequin était terriblement touché par l'intention du Jaune et Noir... Lui-même avait voulu le faire pour son aîné mais avait vite abandonné étant donné qu'il n'était pas assez costaud. Comme c'était mignon! Adorable même! Jack n'avait pas à s'en faire, il lui avait offert une magnifique soirée.

-C'est vraiment gentil, tu es quelqu'un d'adorable.

Il rougit, pas certain que dans son cas, ce compliment soit bien prit mais bon... Comme il était temps de rentrer au château, le sorcier passa ses doigts fins sur le bras de son camarade pour l'inviter à marcher et à se remettre de sa défaite. Qu'il ait réussi ou pas à jouer les "princes charmants", Jack était l'unique personne jusque là, mis à part Calypso qui ait prit la peine d'essayer de lui faire plaisir... Alors franchement, cette tentative valait bien toutes les réussites du monde tellement elle était mignonne et gentille; du coup le pauvre Alix avait laissé s'échapper ces mots de ses lèvres, encore cette fichue spontanéité.

- Dis-moi... Ca te dirais qu'on fasse un truc au pré-au-lard lors de la prochaine sortie autorisée? Ou même avant euh... Ce wee-kend ... Enfin, si tu veux

Articuler alors que cette demande vous gêne vraiment était un exercice très difficile mais Alix voulait que Jack comprenne tout et que lui n'ait pas à se répéter, il n'aurait sûrement pas le courage de le faire! Déjà le regard de l'adolescent se faisait fuyant... Il venait peut-être de tout gâcher!!

-On devrait rentrer

Fit-il en marmonnant, cette fois, que Jack l'ait comprit n'était pas tout à fait certain.
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Jack Field
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MessageSujet: Re: Parce que nous, on le vaut bien, et que toi, tu peux pas test. [PV]   Mar 23 Mar - 17:16:01

[HJ : C'est peut être de la merde, je sais pas, je suis malade comme un chien. Tu finis le rp et on en commence un autre ? =D]

Si j'avais encore le moindre doute sur l'orientation sexuelle d'Alix, peut être quelques soupçons concernant une quelconque attirance envers la gent féminine, tout se serait écroulé quand il me tripota les miches pour enlever la poussière. Enfin c'était pas spécialement dirigé vers mes fesses en fait, mais j'connais peu de mec hétéro qui dépoussièrent d'autres mecs. Moi docilement je lève les bras pour lui faciliter la tâche. On me surprend pas aisément, mais je dois dire qu'après avoir dormi dans les bras d'un type et tout ça, au bout d'un moment je tourne un peu au ralenti et j'me fais avoir.

- Pas mal, que dalle. Et toi ?

Par contre quand il me dit que je suis adorable, là j'ai franchement eu l'air dubitatif. Adorable ? Genre un petit chat ? Il me prend pour un débile mental en fait. Il veut mon pied aux miches ou quoi ?! Parce que je suis sensible sur le sujet tu vois. Je le regarde un peu zarb', mais comme il est pris par quelques troubles intérieurs, il relève pas. Finalement, après ses pérégrinations mentales, il me regarde avec ses grands yeux humides (d'une couleur très étrange) et me demande en faisant semblant d'avoir l'air désinvolte si j'ai envie qu'on se revoit plus tard. Si quelqu'un dans l'assistance pensait encore que Alix kiffait les nichons, il peut aller se pendre maintenant.
Et là, je me prends le chou.
J'ai plusieurs options qui s'offrent à moi, dont deux évidentes. D'une, je peux l'envoyer chier, de deux, je peux lui dire oui. Mais c'est trop simple, vous avouerez. Un peu sadique, je pourrais lui dire « hey, c'est un rencard ça ? » et le regarder dépatouiller, mais je vais pas faire ça, je sais même pas dire « hey » correctement de toute façon. Je pourrais aussi dire « oui » d'un air énamouré et lui rouler une pelle les yeux humides avant de me casser en courant. Sobre, simple, efficace, et suffisamment romantique pour que ça lui plaise, parce que si celui ci il aime pas les mic mac dans ce genre là, je veux bien aller me faire nonne.
Mais je suis vraiment un sale enculé, des fois.

- Oui, si tu veux, le week-end end prochain pas de problème.

Ensuite il s'est mis à parler la tête baissée sans bien articuler, sans doute un contrecoup du choc qu'a provoqué sa demande. Bah oui, il a l'air jeune lui, genre ado quoi. Il doit pas avoir l'habitude. Moi non plus j'ai pas l'habitude cela dit. C'est comme lire sur les lèvres de quelqu'un qui a la tête baissé, dans l'obscurité, j'ai pas bien la technique non plus.

- ... On pelait Roger ? C'est une expression ? J'ai dû mal comprendre, enfin bref. On rentre ? Il fait froid.

Aaaah, c'est peut être de rentrer qu'il a parlé lui aussi ! C'est pour ça qu'il m'a touché le bras ! Je comprenais pas ! Je croyais que c'était encore pour me tripoter, et puis je connais pas de Roger moi. J'vois pas pourquoi je le pèlerai, en plus, le pauvre. En fait j'ai plus envie de dormir que de torturer des gens avec un économe. Enfin bref, tout en tirant sur ma cigarette, je me dirige vers Poudlard. C'est bien gentil d'avoir accepté son rencard là, mais qu'est ce qu'on va y foutre ? Peut être qu'il veut juste un copain gentil pour discuter de ses petits problèmes en fait, et que c'est le coté pédale qui le rend vachement affectueux, va savoir. Bon, venant d'un mec qui s'habille en meuf, tu me diras, c'est malvenu une remarque pareille, mais moi je fais pas tantine ! Enfin pas tout le temps.

- Plus précisément, à quelle heure on se voit, et où ? Le concert c'est bien ? J'aime bien y aller, c'est marrant je comprends rien du tout.
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Parce que nous, on le vaut bien, et que toi, tu peux pas test. [PV]
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